Sacré ou profane ?
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Sacré ou profane ?

La force des publicistes est de réussir à déplacer le sacré dans la tête et le cœur des gens dans des aspects de l’existence auxquels on peut y associer des marchandises à vendre. Les valeurs telles que l’écologie, la santé, la beauté, etc., sont devenus les instruments du capitalisme, servant plus à vendre des moyens permettant des les incarner sous la forme dans laquelle ils sont symbolisés, plutôt que des expressions de ses valeurs. Lorsque le sacré est placé dans formes d’existence que nous vivons pas, nous nous mettons à les désirer, nous en croyant alors déposséder. Alors s’initie la recherche de moyens, de ressources, de méthodes pour être ce qui incarne le sacré, socialement parlant, aujourd’hui. Une version du sacré orchestré par quelques manipulateurs qui ont compris que nous cherchons à réaliser ce qui nous apparaît être sacré.
Youri Badel le 6-4-2019

Je pense qu’il y a une confusion fondamentale chez les esprits faibles, qui d’une part, ne maîtrisent pas leur dimension psychosociale (de l’intime au social), et d’autre part, qui ignorent leurs valeurs fondamentales (qui peuvent être considérées comme sacrées) et qui devraient normalement présider à leurs objectifs. Et c’est cette faiblesse du plus grand nombre (l’humain étant mentalement inachevé et tellement complexe que sa maîtrise totalement aboutie est rare, même chez les plus sages), qui est exploitée abusivement par la puissance économique commerciale libérale pour faire des profits sans limite, et donc sans aucune morale, dans un esprit purement darwinien de la domination et de l’exploitation organique du plus fort sur le faible (organique dans le sens biologique purement matérialiste de l’avoir des biens physiques, et pour résumer : de la propriété mobilière, de l’argent, et immobilière).
On crée donc des besoins artificiels, là où ne devrait y avoir que des objectifs mûrement réfléchis, et cette confusion commence chez le psychologue américain Abraham Maslow et sa pyramide mal nommée, car au-delà des nécessités de survie, les réussites professionnelle, sociale, familiale, sexuelle, économique, politique, et j’en passe, ne sont pas des besoins, et encore moins sacrés. Et sont par contre autant de pièges pour les faibles, dans une société pathologique, paranoïaque et schizophrène, délirante et confusionnelle.
Les forts, eux qui connaissent leur être, ce qu’ils sont, ce qu’ils veulent, d’où ils viennent et où ils vont, sans aucune aliénation et sans aucune appartenance, qui savent l’avoir, l’être et le faire, ne sont bien sûr pas dupes de ces manipulations sordides, à visées pécuniaires, des incomplétudes et des faiblesses psychologiques du plus grand nombre.

Raison pour laquelle une gouvernance mondiale ne doit pas seulement s’occuper d’économie, mais se doit aussi de se préoccuper de l’éducation psychique et mentale des hommes.

Jean-Louis Tripon

Chercheur théoricien mentaliste, ingénieur géomètre INSA, expert en sémantique holistique, expert en science de la vie mentale, Harmonique de Pleine Conscience Holistique Ataraxique (HPCHA), dualiste de substance, métaphysicien athée, créateur de la méthode DMS, président fondateur de l'AFDMS.

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