5. Les preuves du dualisme de substance
René Descartes , le père du dualisme de substance

5. Les preuves du dualisme de substance

Les incohérences de la thèse adverse

Le physicalisme, quelles que soient ses variantes (dualisme de propriété qui n’est qu’une forme de matérialisme émergentiste, dualisme d’attribut qui sans remettre en cause l’unicité de la substance physique, rejette la possibilité de décrire les phénomènes mentaux en termes uniquement physiques), présente de très nombreuses incohérences logiques. Nous pouvons citer :
— Affirmer que toute réalité est mesurable et nier la réalité du non mesurable bien que perceptible.
— Nier la réalité de ce que nous pouvons éprouver mentalement.
— Avoir créé une condition de non réfutabilité en exigeant une preuve physique de l’existence de ce qui n’est pas physique.
— Assumer une contradiction fondamentale entre ce que l’homme doit être pour qu’une machine lui soit assimilable : physique, et ce qu’il doit être pour jouir de ses facultés tant jalousées : non physique, ou sémantique, de la nature du sens.
— Assumer le miracle de l’émergence du non physique à partir du physique, hard problem, rupture de la chaîne logique.
— Confondre cérébral et mental. Information et sens, contenu conscient et conscience de contenu.

La reconnaissance de l’expérience intime

Reconnaître la réalité de son expérience intime est fondamental, refuser de le faire, comme Daniel Dennett, c’est affirmer être un zombie, l’expérience est la seule preuve que nous possédons de l’existence des choses. Tout est par expérience et comme expérience, il n’y a pas de différence fondamentale entre notre expérience de la nature physique extérieure et notre expérience intime. Nous ne pouvons pas trier par un acte subjectif les expériences dignes de valider une réalité de celles qui ne le sont pas, car douter d’une seule expérience c’est douter d’elles toutes comme preuve de notre existence comme expérienceur.
Notre expérience intime qui recouvre toutes nos expériences est une succession de qualia dont la nature est sémantique, non physique, la chair même de notre mental. Avant de distinguer ce qui appartient au monde extérieur de notre monde mental, toute expérience est de substance mentale, et la source de toute connaissance humaine.

La cohérence explicative

Pour le physicalisme notre conscience est un organe superflu qui révèle une illusion. Si la réalité cérébrale était préalable à toute expérience mentale, cette dernière ne pourrait donc pas intervenir sur les opérations mentales qui lui ont donné naissance. Or la nature ne développe pas de choses aussi importantes qui ne soient pas nécessaires. Le dualisme de substance est seul en mesure d’apporter des explications cohérentes sur la grande variété de nos états mentaux, le rôle joué par notre conscience et celui de nos autres fonctions mentales dans tout ce que nous vivons. Pour commencer à comprendre le fonctionnement de notre esprit, il faut commencer à admettre qu’il existe, éprouver ce qui se passe et non l’imaginer et l’induire par l’analyse de l’imagerie cérébrale, ou bien encore par l’observation de nos comportements physiques.

Les preuves physiques

Les preuves physiques sont indirectes étant donné que le non physique n’est pas physiquement détectable et que nos qualia sont ineffables, intransmissibles et non comparables. C’est par un examen d’images cérébrales au cours des phases de rêve, de rêve lucide et de veille que nous pouvons mesurer l’impact d’une thérapie brève mentaliste, la transformation volontaire d’états mentaux que le cerveau ne peut pas décider d’induire de lui même, ou encore la transformation cérébrale que provoque une ataraxie structurelle vraie et la conséquence de la pensée holistique sur les images du cerveau examiné par IRMf.

Valeurs comparées des thèses pour l’humanité

Les deux thèses du physicalisme et du dualisme de substance, n’ont pas la même valeur pour l’humanité, indépendamment de leur justesse et du critère de vérité. La croyance et l’aliénation au physicalisme, de même que l’identification à son cerveau, excluant une grande partie de ce qui existe, réduit notre libre arbitre, notre esprit critique, nos facultés créatrices, ainsi que notre capacité à résoudre nos problèmes mentaux. Car il faut commencer par croire que nous existons pour prendre conscience de ce que nous sommes et pouvoir en exploiter toutes les possibilités. C’est en particulier le cas de nos fonctions mentales non cérébrales auxquelles nous ne pouvons pas avoir accès sans un cadre conceptuel non matérialiste, approprié.

Ce que le cerveau ne peut faire

Le cerveau ne peut pas se réformer de lui même, toute réforme systémique importante de son fonctionnement doit passer par une mutation génétique, ce qui vaut pour notre système émotionnel de contrôle de l’activité de notre fonction volontaire, nos émotions. L’ataraxie ou la réforme complète de ce système serait donc formellement impossible, or elle est.
Le cerveau ne peut probablement pas non plus élaborer nos rêves alors qu’il est en phase végétative réparatrice des afflux de toxines chimiques, et encore moins produire un rêve de mort imminente alors que son électroencéphalogramme est plat, ou encore un songe onirique lors d’un voyage astral en sortie du corps, notre fonction motrice dissociée de notre corps physique, donc aussi de notre cerveau.
Tout ce que notre cerveau, ni notre nature physique ne peut pas faire, prouve l’existence de notre nature mentale, toujours valide et active dans ces circonstances particulières et parfois dramatiques.

Les applications fructueuses en thérapies brèves

Nombreuses sont les applications fructueuses des techniques et des protocoles mentalistes du développement mental sémantique DMS, pour traiter des désordre mentaux en thérapies brèves, par exemple une colère ou une timidité pathologique, une phobie ou une addiction. Nous pouvons encore parler des mêmes types de traitement en hypnose. Ces désordres ont été impliqués par une activité mentale inapproprié et sont résolus de même par une activité mentale sans que le cerveau y joue le moindre rôle, car elles n’ont pas de relation avec une activité physique que le cerveau doit diriger.

La cohérence de la voie évolutionnaire

Le cerveau n’est qu’un intermédiaire inconscient qui ne pense pas, qui alimente en informations physiques notre mental non physique, et reçoit des instructions à exécuter du même pour diriger notre corps, Telle est la thèse cartésienne dualiste de substance, qui dispose de nombreux arguments pertinents en sa faveur, et qui donne un sens opératif à la phénoménologie de Husserl.
L’interaction corps (dont cerveau) <-> mental (notre esprit, non cérébral) passe par le diplosome (un organite géométrique cellulaire) compatible par sa nature à la biologie et par sa structure à notre structure mentale, et non par la glande pinéale, une imprudence de Descartes à une époque qui manquait de connaissances biologiques. Si fait, que notre corps biologique (dont nous ne possédons qu’une expérience très superficielle) est le lieu de rencontre de deux systèmes de gouvernance = les lois physiques déterminant la matière, et les principes gouvernant notre réalité mentale (qui font apparaître des libertés, des intentions, des doutes et des confiances, donc…. des erreurs, qui sont le lot de toute entité vivante évolutionnaire, et qui nous différencient de la matière inerte).
Le cerveau ne peut évoluer que par mutation génétique bien qu’il y ait une variable épigénétique (je pense que le fait pour notre espèce d’être pleinement rentré dans la phase mentale de l’évolution, signifie que notre évolution biologique, et donc celle du cerveau, est terminée, bien qu’il reste des gènes nuisibles causes de maladies dans notre patrimoine génétique.
Notre évolution future est mentale et sans limite. Elle passe par la préhension et et la transformation de nos structures mentales intimes. Dans l’état de pagaille et de néoténie dans lequel se trouve le mental des hommes du commun, je ne pense pas que l’on puisse parler d’extension de conscience (ou de quoi que se soit), mais de remise en ordre de cet ensemble d’une grande complexité, vers la résolution de toute dissonance cognitive.
Ce chemin passe par la découverte et la maîtrise des structures de nos fonctions mentales, que de grands influenceurs (Zoroastre, Lao-tseu, Bouddha, Épicure, etc.) ont déjà emprunté dans le passé. Telle est la voie des sublimes merveilles.
La philosophie occidentale a commis plusieurs erreurs de nature à la loger dans des voies de garage, sans pouvoir en sortir =
a) Chercher la connaissance plutôt que la transformation évolutionnaire de soi.
b) Des tendances physicalistes neurocentristes (je suis mon cerveau).
c) l’influence théologique judéo-chrétienne de l’homme fait à l’image de Dieu, donc immuable
d) Croire en l’unité indivisible de notre entité mentale identifié à un soi, alors que “nous” sommes neuf fonctions mentales complémentaires en interaction.

René Descartes , le père du dualisme de substance
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Jean-Louis Tripon

Chercheur théoricien mentaliste, ingénieur géomètre INSA, expert en sémantique holistique, expert en sciences mentales, Harmonique de Pleine Conscience Holistique Ataraxique (HPCHA), dualiste de substance, métaphysicien athée, créateur de la méthode DMS, président fondateur de l'AFDMS.

Cet article a 8 commentaires

  1. antoine valabregue

    je suis pour revoir entièrement le début de cet article qui parle de concepts très peu connus alors qu’il s’agit d’un point essentiel. le but n’est pas de parler entre intitiés. Il s’agit de questions trop importantes

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    1. Jean-Louis Tripon

      Tiens, tu n’es pas en vacances ! Il faudrait dire exactement les concepts qui coincent dans le premier chapitre (incohérences) je suppose. Cet article vient à la suite du précédent inachevé pour résumer les arguments en faveur du dualisme https://developpement-mental-semantique.com/4-les-sciences-mentales/, et s’ajoutant à l’étude seconde partie du Blob, achevée mais non encore publiée par Sophie K. en vacances dans le Var. Il abonde aussi, et sera développé dans l’ouvrage que Sophie K. m’a proposé d’écrire à deux mains : Conscience, sens et matière.
      Les biais cognitifs du physicalisme qui se sont développés tout au cours du vingtième siècle et jusqu’à maintenant forment un nœud de double langage et de confusion conceptuelle assez complexe à décortiquer, donc pas à la portée du gamin ni du citoyen lamdba, mais plutôt du niveau de la cour des grands, docteurs en philo psycho épistémè Bac + 12. Désolé pour mon élitisme.

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  2. Sylvain Chiron

    Jean-Louis, j’ai toujours les mêmes problèmes avec tes raisonnements. Ce n’est pas parce qu’on n’a pas trouvé ce qui correspond physiquement au mental que le mental n’a pas d’existence physique ! Je peux bien avoir une définition de l’esprit, mais je reste persuadé que cet esprit reste matérialisé par une partie de mon système nerveux, ou plutôt par certaines des forces physiques agissant sur mon système nerveux. Ce n’est pas parce que la plupart des gens sont trop coincés pour manipuler leur système nerveux qu’ils auraient un esprit non physique manipulable.

    Je pense que tu gagnerais à cesser d’essayer d’attaquer le physicalisme directement. Contente-toi de te présenter comme une approche concurrente, avec tes méthodes et tes réussites. Peut-être que tu écris ce genre de choses en réaction à des critiques d’allure semblable, en provenance des physicalistes, à l’égard de tes théories. Dans ce cas, plutôt que de reproduire ces sales comportements, plains-t’en ! On n’a pas encore les moyens de démontrer qui des sciences mentales ou du physicalisme correspondrait mieux à la réalité, alors il faut que chacun tâche de gérer ses affaires, sans chercher à arrêter l’autre, mais en faisant du mieux qu’il peut avec ses moyens.

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    1. Jean-Louis Tripon

      Bonjour, je te prie de lire dans nos pages l’article de Mediapart consacré à un livre d’un neuroscientifique canadien qui affirme l’effondrement du matérialisme scientifique https://developpement-mental-semantique.com/quelle-est-la-nature-de-notre-conscience/, un pavé de plus dans la mare des neurocentristes qui rejoint “je ne suis pas mon cerveau” du philosophe Markus Gabriel (Mario Beauregard ne se fonde que sur de la parapsychologie, donc ce n’est pas très valable). Personnellement, nous sommes actuellement en négociation avec Lionel Naccache, un des grands chercheurs (physicalistes) de notre pays, https://fr.wikipedia.org/wiki/Lionel_Naccache mais d’un esprit relativement ouvert, pour qu’il examine mon cerveau dans un labo du CNRS ou de l’Inserm. Je suis un des rares hommes au monde dont l’activité neuronale peut invalider le physicalisme. Donc, si les négociations aboutissent comme je l’espère, ça sera un prix Nobel de Médecine pour lui et la destruction de la thèse adverse pour moi (lire mon commentaire de https://developpement-mental-semantique.com/electroencephalographie/). Les enjeux sont tellement énormes dans toutes les sciences sociales, impliquent des milliers de milliards de dollars en économie et en politique, un chambardement de fond en comble de notre civilisation installant un nouveau paradigme triomphant. Nous, les dualistes de substance, avons subi tellement de mépris des monistes pendant des siècles, que la voie selon eux sans issue que je représente, a le devoir de les terrasser à jamais, quand elle en dispose les moyens ! Car à présent nous en avons les moyens, et j’en jubile d’avance, au pire ça aboutira dans 5 ans. Après avoir installé mes centres de formation, cela reste le dernier objectif de ma vie, pour être reconnu dans toutes les universités et dans Wikipedia, et ne plus subir les soupçons de fumiste et de gourou sectaire, comme tu as pu le voir quand j’ai demandé la création d’une Faculté dans Wikiversité.

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      1. Sylvain Chiron

        En fait, je ne reçois pas de notification quand on répond à un de mes commentaires. Y a-t-il un moyen de les activer ?

        Alors, si je comprends bien, on distingue le « matérialisme philosophique » d’un certain « matérialisme scientifique » qui est apparemment plus complexe. Moi, c’est le premier que j’appelais « physicalisme » ! Voilà mon avis sur les 4 postulats énoncés en introduction de l’article de MediaPart :
        1. Matérialisme : Oui, je suis complètement d’accord pour dire que la matière est la seule réalité. Pour moi, en songeant autrement, on va vers des choses fumeuses ; cependant, personne n’a accès à toute la matière, donc on est bien obligés de développer des théories en indépendance avec ce qu’on peut voir pour construire sa philosophie.
        2. Réductionnisme : Non, le complexe peut très bien être compris tel quel… à condition qu’on ait toute l’information et de sources sures ! Comme ce n’est jamais le cas, on est constamment obligés de se concentrer sur de petites parties pour avoir des réflexions sérieuses.
        3. Déterminisme : Globalement, non. Mais une vie ne peut être épanouissante que si l’on a une capacité à prédire l’avenir, ne serait-ce que pour assurer sa sécurité (ce qui est la principale obsession de la plupart des gens). À ce titre, chacun essaie d’établir un déterminisme négatif, en tâchant de rendre vraies des assertions comme « personne ne va me tuer demain ». Lorsque la sécurité est suffisamment assurée, on peut songer à construire des projets et viser plutôt un déterminisme positif : « j’aurai construit ça demain », comme toi avec ton réseau social. Ainsi, on ne peut jamais être sûr de rien, mais l’expérience de chacun le conduit à construire des théories, qui assez souvent fonctionnent assez longtemps et lui permettent de vivre heureux dans un certain déterminisme, en évitant les dangers redoutés.
        4. Mécanisme : Peut-être, mais on s’en fiche, puisqu’on n’est jamais sûr de connaitre ces lois ! Le besoin de déterminisme nous pousse à les rechercher, mais il y a toujours une éventualité que se produise un évènement qui soit inexplicable par les théories que l’on a toujours utilisées — et alors, on cherchera à produire une nouvelle théorie qui explique comment cet évènement se coordonne avec nos autres expériences. C’est triste, mais il faut bien avoir conscience de nos limites, sinon on fonce dans un mur, et ce sera encore plus triste ! Et à force de faire bien attention à être cohérents, il se peut qu’on arrive en fait à maitriser de plus en plus de choses sans jamais être décimés par le reste de l’Univers.

        Donc tout comme toi, je suis complètement en opposition aux dogmes actuels qui font fonctionner une bonne partie de la science. Mais ça ne m’empêche pas de croire en le matérialisme philosophique, à savoir le physicalisme. Pour moi, le physicalisme se réduit au seul postulat matérialiste. Ceux qui y rattachent d’autres dogmes ne sont pas simplement physicalistes, ils s’intéressent à un tas d’autres choses qui n’ont rien à voir !

        Et encore, y a-t-il tant de scientifiques que cela qui sont d’accord avec les dogmes que je vois ainsi rattachés au physicalisme ? Peut-être que ces dogmes sont plutôt ceux des médias, des politiciens et des entreprises qui produisent l’information qui nous parvient ! Et ils ne s’intéressent à la science que dans la mesure où elle s’accorde à leur connerie — et il y a malheureusement toujours des chercheurs qui sont aussi cons que les politiciens, journalistes et entrepreneurs et qui s’entendent donc très bien avec. Alors que la science devrait justement servir à contester leur travail, c’est son rôle fondamental !

        Donc je te soutiens complètement lorsqu’il s’agit d’évincer tous ces dogmes pourris, ce qui est un énorme travail. Mais le physicalisme même, tu n’y arriveras pas ! Est-ce que c’est si problématique ? C’est juste une question philosophique !

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        1. Jean-Louis Tripon

          Pour recevoir le mail des commentaires à tes commentaires il faut que la personne clique sur répondre en haut à droite de ton texte, comme j’ai fait ici. Tu as donc dû le recevoir, mais beaucoup oublient.
          Il y a de nombreux arguments contre le physicalisme, il suffit par exemple de montrer que ce cerveau biologique n’est pas la source de notre pensée et de notre conscience. Et dans ce cas, je ne suis pas mon cerveau comme dit Markus Gabriel, je suis autre chose qui pense, non physique. Or de nombreuses espèces vivantes n’ont pas de cerveau : les plantes, les bactéries, et les métazoaires diploblastiques, auxquels les biologistes accordent de plus en plus la faculté de penser, de trouver leur nourriture, d’apprendre des autres et de communiquer leurs apprentissages aux autres (cas du blob). La ligne de défense de la thèse moniste revient alors à affirmer que ces espèces sont des machines incapables de penser, puisque sans cerveau, comme elle nie l’existence de notre vie intime, de nos qualia. Alors que d’un autre coté, d’autres chercheurs tentent en vain de créer de la conscience, de l’intention, de la confiance en soi, un sentiment d’ignorance et des émotions dans une machine qui devrait fonctionner comme notre cerveau, ce qui prouverait aussi que le cerveau n’est pas à l’origine de ces facultés mentales.
          Je pense que ce monde matérialiste magique est maintenant au pied du mur de devoir prouver ses dires, et comme il en est incapable, comme il n’a plus d’arguments sérieux contre le dualisme depuis que nous avons découvert le diplosome comme interface à la place de la pinéale, il est sur le point de s’effondrer.
          Ce n’est pas une simple question philosophique, car elle implique la représentation de l’homme, sa définition, qui est à la base de l’économie, de la vie sociale, et de la politique. Que le dualisme est une ouverture vers une démarche évolutionnaire qui remet en cause les fondements de la civilisation humaine (je ne veux pas parler de la croyance au survivalisme ou à la perception extrasensorielle), alors que croire être son cerveau est une conviction limitante ne permettant pas d’accéder à nos fonctions mentales non cérébrales, comme je peux le prouver dans un labo de neurosciences.

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    2. antoine valabregue

      Oui Sylvain a raison, le mental a un support physique ne serait-ce que la cellule (voir le blob) après qu’est ce que cela devient avec des structures plus complexes ? Je n’en sais rien. Pour moi c’est clair depuis longtemps la physique avec un seul paramètre t du temps ne peut rendre compte du vivant/ J’en avais longuement débattu avec des physiciens d’un cercle animé par un polytechnicien, il y a plus de trente ans et ils étaient d’accord avec cette observation. le vivant intègre le passé et le futur dans sa perception du monde. Donc ce n’est pas la peine d’utiliser les grands mots, mon objection est suffisante. Par contre reste à montrer la puissance de ce que jL appelle le mental et que je préfère appeler l’esprit ( quoi que …) et là c’est une autre paire de manches. Un type comme sheldrake avait écrit 7 expériences dont la science n’arrive pas à rendre compte ( de mémoire, les termites les pigeons voyageurs) où en est t-on ? Les visitations à distance sont un défi à la physique classique etc.. Donc sortons du binaire.

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      1. Jean-Louis Tripon

        L’entité mentale (ou spirituelle) du blob (comme tous les unicellulaires dont nos cellules) a sans doute un rapport avec l’entité biologique qu’il sert (car elle ne pourrait pas se nourrir, ni vivre sans lui) que nous avons peine à imaginer, et qui peut être différent de celui que nous entretenons avec notre corps (dont notre cerveau).
        Nous ne sommes pas ces cellules biologiques ni leurs entités spirituelles qui pensent, nous n’en avons aucune expérience. Nous sommes comme des démiurges planant au dessus de cette vie grouillante avec une vision très superficielle de ces choses pour gouverner des stratégies globales. A un moment donné, au delà des colonies cnidaires très primitives, nous avons dû être indispensables, et le besoin impliquant la fonction, nous sommes apparus comme des gentils lutins avec des pouvoirs de plus en plus conséquents à mesure de l’évolution biologique, puis des problèmes, cela va de soi.
        Si nous pouvons imaginer que des lignées d’entités mentales restent toujours associées à ce monde physique, division après division, chez les unicellulaires, et retournent se confondre à leur source mère à leur destruction biologique. Nous pouvons imaginer venir de cette source métaphysique du vivant et y retourner à notre mort clinique, sauf à conserver une certaine individualité si nos structures mentales sont suffisamment construites et stables, une situation qui pourrait ne pas être le privilège des animaux, ni des hominiens à moins d’avoir développé un certain stade de leur évolution mentale (une aubaine pour la vénérable profession de Gourous sectaire promettant l’éternité mentale au lieu de l’anéantissement dans la source mère).
        Au niveau cellulaire, nous pouvons imaginer que l’entité mentale se divise de même que l’entité biologique au moment de la mitose ! Et il en est de même de toutes les cellules de notre corps qui proviennent au départ d’un seule, mais pas nous, qui venons de la source inconnue de la nécessité agissante, bien à propos, au temps voulu (n’en sachons pas trop pour ne pas compromettre l’IVG).

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