..Aimer nos faiblesses ?

..Aimer nos faiblesses ?

Voici une pensée d’Adorno qui me semble parfaitement résumer l’un des manques les plus évidents des temps présents :

” Tu n’est aimé que lorsque tu peux te montrer faible sans provoquer une réaction de force ” ….

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Jean-Marie Quairel

J’ai travaillé pendant 41 ans dans le Service d’Orientation de l’Éducation Nationale ( Conseiller en Orientation pendant 27 ans puis Directeur de CIO ) à l’écoute des désirs d’avenirs des jeunes , en essayant de limiter les dégâts d’un système éducatif inique.

Cet article a 7 commentaires

  1. Jean-Louis Tripon

    Bonjour Jean-Marie,
    Je ne comprends absolument pas cette affirmation : que signifie “être aimé” dans cette phrase : sympathie ou pitié ? Qu’est-ce que se montrer faible : physiquement, insuffisance ou débilité mentale ? Quel serait le but de cette force : exploitation des faiblesses, protection de la société, solidarité,.. et son absence serait elle conséquence de l’indifférence, de l ‘incompétence ou du mépris ?
    Pourrais-tu nous l’expliquer davantage ?

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  2. Jean-Marie Quairel

    Bonjour ,
    Je fais mienne cette citation car j’y retrouve ce que j’ai pu expérimenter dans ma vie professionnelle et personnelle : Très fréquemment , les faiblesses ou les fragilités exprimées, entrainent en retour des réactions de force : La sélection, la stigmatisation, le rejet et le mépris en étant la déclinaison la plus courante ….Aimer , c’est , pour moi , vouloir que l’autre soit le plus heureux possible dans sa condition et , si possible , lui faciliter la vie et le faire progresser . Je trouve qu’il est très difficile de se sentir aimé quand tu montres tes faiblesses ….Le sort des personnes porteuses de handicaps dans notre pays, en est une démonstration éclatante, quel que soit leur handicap .

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  3. Jean-Louis Tripon

    Je dois avouer, ce qui n’aura peut-être pas la vertu de te plaire, que tu dégages une forte impression de fragilité, non pas biologique, mais psychologique, non pas dans le sens névrotique, mais d’une grande fébrilité non maîtrisée, à fleur de peau, comme si une sensibilité hors du commun pour les réalités sociales, doublée d’un idéalisme forcené, et d’une exigence sans compromission, ni cynisme, te rendait la vie et les relations avec les autres, difficiles.
    Il n’y a aucun mépris ni rejet dans ce constat que vivent nombre d’HPE, mais il déclenche une réaction de prudence chez certains de tes interlocuteurs, qui te perçoivent comme un vase de cristal qu’il faut éviter de toucher de peur de le briser. Ce qui peut expliquer que tu aies fait cette citation tienne et lui donne un sens personnel. Je n’ai pas cette difficulté, et souvent on me reproche une absence d’affect émotionnel qui me donne l’avantage de pouvoir être transparent et authentique sans rien craindre de personne.
    J’en profite pour t’inviter à suivre notre élaboration d’un centre scolaire expérimental au Bénin : https://developpement-mental-semantique.com/construction-dun-complexe-scolaire-multifonction-a-savalou/ et https://developpement-mental-semantique.com/1ere-tranche-des-travaux-novembre-2020-a-15-mars-2022/, et te demander ton avis et quelques conseils et liens en matière de pédagogie de projet et de pédagogie active. Par avance, Merci !

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  4. Jean-Marie Quairel

    Jean louis , pourquoi serais je fâché par ton diagnostic ? Il y a tellement longtemps que j’en suis conscient ! Au sortir de l’adolescence, j’ai choisi de faire de ma fragilité , une ressource , voire une source d’inspiration et de création ( écriture ) . C’était ça ou la folie . Ainsi, pendant 40 ans j’ai travaillé pour développer ma sensibilité et mon intuition , en essayant de me mettre au service d’une utopie de justice et de soutien aux plus faibles . Effectivement j’ai refusé de basculé du coté des compromissions , de la démagogie et du cynisme et j’en suis heureux . Donc je n’ai pas de problèmes avec ça : Si j’avais du “casser” il y a longtemps que ce serait advenu et ètre assimilé à un “vase de cristal”est un beau compliment…Tu as choisi , avec beaucoup d’autres , un autre chemin : Celui de la toute puissance du mental . Je respecte ce choix et la somme de travail et de connaissances qu’il exige, mais j’en suis incapable et mème, ça ne me donne pas envie . Je vais donc continuer à amener de l’expérientiel et du sensible , quand cela me paraitre avoir du sens et pouvoir ètre utile, en essayant d’être le plus juste possible dans le choix de mes mots ( ma concession au mental sémantique ).
    Concernant les pédagogies actives , le lien le plus sérieux me semble ètre ” les cahiers pédagogiques ” ..Voir aussi ” L’école du possible” prés d’Arles ( Mas Thibert exactement ) . Mais tu avais , avec Antoine V. un référent tout aussi valable .

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    1. Jean-Louis Tripon

      Jean-Marie,
      C’est bien que tu en sois conscient et que tu l’aies choisi, alors que d’autres se débattent contre et tombent, comme tu dis, dans la folie !
      En ce qui me concerne, je n’ai pas choisi la puissance, mais de m’attacher à résoudre la complexité immense du fonctionnement de notre mental, quoi qu’il m’en coûte, comme d’autres cherchent à résoudre le théorème de Fermat, alors que ma vie d’adolescent était insipide et ne valait pas la peine de vivre. Ce fut donc le Grand Jeu, le jeu salvateur, le jeu du solitaire philomathique multidimensionnel inépuisable, à 12 ans, qui m’a donné le goût de vivre… et tout le reste en plus.
      Merci pour tes liens.

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