Anime ma curiosité

Anime ma curiosité

Comment réanimer les personnes encore coincées dans l’ancien monde ? Comment faire prendre conscience avant l’expérience ?

Au cours des interventions que je pratique auprès de divers publics, j’essaie d’évaluer l’impact des méthodes utilisées pour diffuser l’information. Du traitement chaotique et catastrophique à une approche plus statistique, ou bien encore par la mise en place d’animations.

Le résultat est sans appel. La méconnaissance des sujets ou des interconnections entre les thématiques brouille la compréhension des phénomènes et accentue le déni par renoncement à la tache immense que se révèle être notre avenir.

Dans un premier temps, les participants marchent dans la salle en se croisant et au son de la cloche s’arrête en face de la personne la plus proche, et lui pose la question suivante. Qu’est qui t’as motivé à venir ce soir à cet atelier ?

A tour de rôle, avec deux minutes chacun.

Cette approche s’appelle le brise glace et permet à l’atmosphère de se détendre, de devenir plus chaleureuse. Ce premier lien va permettre ensuite à chaque participant de devenir acteur de l’atelier autour de règles précises utilisées en facilitation, et d’activer l’intelligence collective.

Dans un second temps, j’interpelle avec des données scientifiques fiables et sourcées, nous permettant objectivement de constater l’évolution climatique ainsi que des pratiques humaines. De là, une réflexion est lancée sur comment je vois ma vie en 2050, et que dois je mettre en place pour parvenir à vivre ou survivre aux événements. Le groupe est divisé en groupes de 5 personnes qui vont collectivement réfléchir et accoucher de 3 idées. Une exposition à l’oral de toutes les idées, une mise en commun et une conclusion généralement claire sur le lien que nous tissons avec le vivant, nos semblables comme le reste de la biodiversité, comme étant le seul atout disponible pour affronter le futur. Ensuite nous terminons sur un repas où craintes, et angoisses sont levées. Ce type d’intervention permet une confrontation avec le futur, dans un instant T, de manière collective et consciente, et inscrit par ce biais, les participants dans un état actif de compréhension.

Ce que révèle ces interventions, c’est que la curiosité a été désactivé chez de nombreuses personnes. La prison mentale que représente le monde moderne ultra médiatisé, corrompu, et angoissant empêche la curiosité de se développer et installe des idées de façade routinières en adéquation avec le système dominant. Ces oeillères sont une entrave au changement, et de plus elles sont nerveusement éprouvantes. A la fin des ateliers autour du repas, nous sentons comme un poids qui s’est envolé, celui du mensonge qui nous semblait consolateur alors qu’au contraire il nous ronger de l’intérieur.

C’est dans l’action que nous menons que réside la vie et non dans la contemplation de ce qu’elle pourrait être.

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Kundun San

Chroniqueur Radio et Intervenant Climat/Transition

Cet article a 4 commentaires

  1. Jean-Louis Tripon

    Notre association AFDMS diffuse des ouvrages et des cours de développement personnel originaux DMS, suivis par des centaines d’étudiants, des centres physiques de formation ont été crées en France et à l’étranger. Nous avons commencé à délivrer quelques dizaines de diplômes de Master DMS depuis un an après un examen. Des études plus précises furent menées sur des volontaires dans le cadre du traitement de l’angoisse des enseignants face aux apprenants. Cependant, nous avons peu de remontées analytiques de la base vers notre Académie Sémantique et Fonctions Mentales, et nous n’apprécions principalement le succès de nos techniques que subjectivement, par des comptes rendus de conférences et des séances de travail des coaches eux-mêmes, qui en partie en vivent, et dont la satisfaction relève de l’auto promotion.
    Aussi, je voulais vous demander si vous faites des tests à la suite de vos interventions pour mesurer l’efficacité de vos ateliers ou si ce n’est qu’une appréciation subjective. Cette sortie de la prison mentale de l’aliénation du système néolibéral dominant, n’est qu’une première étape et vos intervenants sont déjà motivés pour s’être rendus à vos ateliers. Est-ce le début d’une transformation véritable de leurs comportements et de leurs êtres intimes ? du chemin d’une évolution spirituelle qui donnera un sens à leur vie, au delà des simples préoccupations écologiques ? Et est-ce que cela entraîne le commencement d’un engagement militant dans un projet collectif ?
    Comme vous avez pu lire dans notre Salle café de février nous considérons deux problématiques, la personnelle d’un individu qui va trouver des moyens pour se libérer seul de toutes les entraves qui pèsent sur sa créativité, et la collective qui vise une transformation mondiale de notre civilisation et de notre société humaine.

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  2. Sylvain Chiron

    Je ne suis guère d’accord avec votre analyse exprimée dans cette phrase :

    La prison mentale que représente le monde moderne ultra médiatisé, corrompu, et angoissant empêche la curiosité de se développer et installe des idées de façade routinières en adéquation avec le système dominant.

    Je pense que la curiosité est une philosophie que les personnes détiennent ou non et qui se transmet de parents à enfants. Elle s’oppose à la philosophie de l’insouciance, pour laquelle de nombreuses familles ont un penchant important, et qui consiste à imposer ses lois de façon bourrine c’est-à-dire sans préoccupation pour la structure de l’environnement qui subit ces lois. En général, on considère que le sens de l’Histoire est de faire passer les humains d’un état primitif d’insouciance à un état responsable de curiosité. Le monde moderne n’a pas aggravé la situation, c’est simplement que l’Histoire n’est pas finie. Du moins, c’est mon ressenti.

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    1. Emile Thyeff

      Sylvain bonjour
      Le monde moderne ou plutôt la technologie moderne humaine, car le monde n’est jamais moderne, il est ce qu’il est , permet à l’humain d’être de plus en plus individualiste ( relisez Tocqueville, il vous expliquera cela à la perfection )
      C’est cet individualisme forcené qui donne le sentiment d’insouciance ( qui n’a rien de primitive )
      Du fond de ma petite tanière bien douillette, je peux taper un petit code sur une drôle de petite machine qui s’éclaire et fait de jolis sons ( un smartphone) et ô magie, 20 minutes plus tard, une autre petite machine volante dépose à ma porte une magnifique pizza 4 fromages ou un poulet au curry …

      La technologie moderne aggrave donc la situation car elle tente d’ empêcher ce que vous appelez l’état responsable de curiosité , qui n’est en fait que la prise de conscience de la chaîne qui relie aux autres humains. Car celui qui commande sa bouffe sur son smart se fout royalement de toute la chaîne humaine logistique qui lui permet de bouffer chaud 20 minutes plus tard.
      Il ne s’aperçoit même pas que le lendemain quand il ira bosser, il sera lui même un maillon de cette chaîne humaine logistique qui permettra à d’autres qui ont joué avec leur smart de partir en vacances ou de prendre une assurance pour le chien.

      Ceux à qui profitent la technologie sans cesse renouvelée, pour parler clair les gros capitalistes, ont intérêt à favoriser l’individualisme ( il vaut mieux vendre 20 machines à laver que d’installer une laverie coopérative dans les caves de l’immeuble) et à saper cette envie de curiosité ( comprendre la chaîne )

      Alors vous avez raison le sens de l’histoire c’est sûrement la coopération et la solidarité mais tout en respectant les singularités et l’individualité de chacun. car nous sommes avant tout des être individuels par essence, mais notre pauvre condition physiologique sur cette planète, nous oblige à jouer collectif …
      D’où les problèmes ( dissonances cognitives dirait notre ami Jean louis )

      merci de votre attention bonne journée

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      1. Sylvain Chiron

        La technologie moderne n’empêche pas d’être curieux. Bien au contraire, elle donne accès à plein d’informations. Elle rend l’esclavage beaucoup plus difficile. Des gens qui auparavant pouvaient penser connaitre le plus grand bonheur en se fiant à quelques gourous prétendant assurer leur protection, peuvent aujourd’hui découvrir qu’il existe une multitude de groupes et de services où trouver à s’épanouir, rien qu’en saisissant un appareil connecté. Il est beaucoup plus difficile d’enfermer des gens dans une « caverne » depuis laquelle ils ne verront rien. La force insouciante continue d’essayer d’imposer ses lois à la force curieuse, mais la science va continuer de se développer pour être de plus en plus accessible à tous.

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