Apprenons à dire non.

Apprenons à dire non.

Le système mondial, a pris une trajectoire, qui met chaque sujet dans une posture de dépendance radicale. Où la conscience collective d’une façon instinctive, répond à l’affirmative à toutes les injonctions possibles. Je pense par contre, qu’il n’y a aucun mal en cela. Le seul mal, consiste juste, à avoir mal. Mal de dire maladroitement “Oui je suis pour”. Mal d’être dans une posture d’inconfort. Mal d’avoir vraiment mal fait. Il faudrait apprendre à dire “Non”. Si “lorsque l’on ne veut pas, on dit “Non”, c’est justement parce que la quête d’un “Oui” était lancé auparavant par l’autre et que le consentement est soumis au jugement du second autre. L’homme, honnêtement, devient honnête sans savoir la raison. Trois facteurs fondamental, impactent l’agir humain. Nous pouvions noter : L’éducation, le choix, et le climat social. L’éducation, conditionne le sujet, à répondre d’une certaine façon. Une fois activé l’interrupteur de l’interrogation, le répondant, devient direct : Monsieur Paul, vous devriez aller maintenant décliner cette offre que l’autre vous propose. À Monsieur Paul de répondre par l’affirmative : OUI. C’est un exemple parmi tant d’autres. L’enfant dès son enfance, est façonné pour combler un besoin de longue durée. Son choix devient donc le choix collectif, le choix de ses parents et non celui de son vouloir. Ceci, à travers son éducation. Le climat social injecte en son sein le venin du suivisme, du, conformisme. Pensez autrement que l’autre, c’est être hors du commun des mortels. L’on devient le démon à fuir à tout prix. Cet état de chose n’est autre que l’effet de la conscience collective. Qu’est-ce qui justifie donc cela ? Comment pouvions-nous l’expliquer ?
L’une des fonctions étudiée par la science de la vie mentale, la fonction Pathologique, responsable des émotions, provoque au sein des pères le désire de ne pas voir leur progéniture subir les mêmes situations auxquelles ils étaient confronté. Celle de leur manque de réalisation, de leur manque d’enthousiasme, de leurs échecs. Ces ainés, sont narcissiques et sont imbus de leur personne, de leurs désirs et volontés. L’intérêt personnel, conduit d’autres à miser sur l’autoritarisme dont ils ont herité. Pour un simple, fait, l’humeur change et l’autre devient l’animal à abattre. Pourquoi donc devrions-nous vivre comme les autres, lorsque nous sommes tous d’une différence absolue ? Différence de goût, différence de choix, différence de manières d’appréhender la réalité et le monde. Nous avions l’habitude de nous dire que nous sommes seuls au monde. Il n’y a point donc l’identique de Monsieur Arnaud, c’est-à-dire quelqu’un ayant la même couleur de peau, la même posture, la même manière d’expression ou quoi d’autres ? Nous avions des caractères, des différences. Même les jumeaux du même jour, ont des différences. ET POURQUOI NE PAS DONC NOTER CETTE DIFFÉRENCE EN TOUT ? Le monde à besoin de créativité et d’innovation.
Pour y arriver, il faudrait nous débarrasser des préjugés, des dogmes, adopter la méthode <> qu’a préconisé l’Ivoirien Ramsès T. BOA dans sons livre intitulé La Sorcellerie n’existe pas, pour une rationalité critique (Édition CERAP, Abidjan, 2010,142 pages), il juge idéal cette méthode, pour mieux affronter la question de la sorcellerie. Elle consiste plus précisément à affronter toute vérité dite , certitude certaine pour enfin opter pour un dépassement. Nous libérer de tout, pour une renaissance complète, serait donc l’ultime moyen par lequel nous pourrions y arriver. Prenons l’exemple du premier Homme sur cette terre celui dont Charles Darwin à fait mention à travers sa théorie dite évolutionniste ou, celui des saintes écritures. Comment vivaient-ils ? Une vie parfaite sans lois, normes, règles, ni ordonnances. Une liberté mentale loin de toute forme d’aliénation. Une renaissance parfaite et complète. L’humanité a besoin de renaître des dogmes, des normes, des théorèmes, pour une évolution mentale. Ceci passe par la capacité qu’a le sujet à pouvoir dire NON. Un non, qui ne blesse pas mais qui démontre juste la singularité de chacun. Non ! aux situations problèmes, Non ! à une maladie durable ! Non aux systèmes d’aliénations, Non ! À toutes les formes de domination, pour une parfaite régénération. Une guerre pacifique sans arme ni feux. Une guerre constructive. Chacun est une particularité qui s’ignore qu’il urge de lui redonner vie. Une chronique qui mérite aussi un “NON”.

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Hémoros Camus M. KPOSSI

KPOSSI Hémoros Camus M. née le 11 Avril 1994 à porto-novo, est professeur de philosophie dans les lycée et collège du Benin, Secrétaire Général du Bureau d'Union des Élèves-Professeurs de l'ENS/Porto-Novo/Bénin , Vice-président de DMS-BENIN; Président de l'Association des élèves professeurs en philosophie (AssEPP) à l'ENS/Porto-Novo / BÉNIN, Président de FICODAS - BENIN ; Poète Slameur national.

Cet article a 1 commentaire

  1. Jean-Marie Quairel

    Le plus compliqué me semble être de savoir bien identifier les moments où il faut savoir dire NON et ceux où il faut savoir dire OUI ….En l’occurrence une rationalité excessive me semble être un obstacle à ce discernement , notamment lorsqu’on empêche , à priori , des réalisations d’expériences qui pourraient être structurantes pour une personne en devenir …..

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