Arrêt du tabac par l’hypnose.

Arrêt du tabac par l’hypnose.

Préambule

Fumer est un acte qui a des causes et des conséquences. Afin de pouvoir les juger et les combattre l’apprenti non fumeur doit d’abord les connaître. L’hypnose est l’un des moyens qui lui permettra de parvenir à cette connaissance de soi.
Le praticien doit comprendre et faire comprendre au patient que dans cette thérapie, il cesse d’être seulement un praticien de l’hypnose mais un technicien de rupture avec le tabagisme.
Dans cette démarche thérapeutique l’hypnose sera utilisée dans quatre directions :
1. L’exploration des causes de l’acte de fumer.
2. L’aide au jugement des conséquences de l’acte de fumer.
3. La suggestion et le renforcement des motivations à cesser de fumer.
4. La diminution par l’auto hypnose des souffrances, des sensations de manque et de la fringale tabagique du patient au cours du sevrage.

Technique d’hypnose pour arrêter de fumer.

L’hypnose est une technique efficace pour l’arrêt du tabac, qui permet au fumeur, longtemps immobilisé par cette dépendance, de prendre enfin sa décision, de percevoir la cigarette comme inutile, incompatible avec son corps, ou encore, comme acteur de l’esclavage dont il est la victime. 

La motivation de la décision de l’arrêt du tabac doit être personnelle, car si le fumeur est poussée à l’arrêt du tabac par son entourage familial ou professionnel, alors, l’échec est probable.

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Depuis son origine, et du fait de la personnalité de son fondateur, Milton Erickson, l’hypnose c’est donné pour mission, non pas de traiter des maladies comme la médecine, mais de soigner les souffrances des malades. C’est toute la différence entre une science impersonnelle qui prescrit des médicaments pour lutter contre des maladies et réduire administrativement le nombre des toxicomanes, et une technique, l’hypnose, qui accompagne les souffrances des sujets jusqu’au plus profond de leur réalité mentale pour dissoudre le mal qui les accable. De ce fait, l’hypnose est donc particulièrement indiquée pour délivrer avec une grande pertinence les personnes du tabagisme. Il est certain que pour atteindre cette performance, l’hypnose ne doit pas se borner à n’être qu’une simple méthode de suggestion pour augmenter les motivations des addicts au tabac, mais quelle doit devenir une branche maîtresse de la tabacologie, en ayant recours d’une façon perspicace à tous les outils et à toutes les méthodes permettant à l’apprenti futur non fumeur de vaincre plus facilement son addiction au tabac.

L’arrêt du tabac par hypnose repose sur le mécanisme de la suggestion et de l’imprégnation d’un nouveau comportement instinctif. Il existe en chaque fumeur une part qui désire se libérer du tabac. Le thérapeute amplifie cette part de délivrance. Plusieurs suggestions sont proposées pendant les séances. La personne prendra en considération les suggestions les mieux adaptées et acceptées. Par exemple : le plaisir de respirer de l’air plus pur, d’avoir un meilleur souffle, le plaisir de se débarrasser d’une substance toxique, la satisfaction de vaincre une dépendance, le plaisir d’être à l’aise dans un corps plus saint, l’économie d’argent dépensé pour fumer, car le tabagisme finit par coûter cher au fumeur, plusieurs centaines d’euros par mois.

La qualité de la relation entre l’hypnothérapeute et ” le sujet”, est très importante. La séance se passe dans l’échange, le partage, le non jugement, la bienveillance et la confiance. La personne doit se sentir en sécurité. Elle expose son point de vue, ses peurs, ses ressentis. Toutes les informations données sont à aborder dans la séance pour mieux accompagner la personne. Cette technique pour arrêter de fumer fonctionne, que la personne soit faiblement ou très fortement dépendantes. Elle calme les symptômes du sevrage du tabac et réforme les gestes et les comportements addictifs.

Une seule séance d’hypnose peut suffire. Mais le thérapeute propose des séances d’écoute et de soutien en cas de difficulté. Progressivement, le thérapeute peut poursuivre avec détachement. Si la décision d’arrêter de fumer n’apparaît toujours pas, il ne sert à rien de multiplier les séances. Il faut attendre quelques semaines avant de poursuivre. L’arrêt immédiat du tabac s’est révélé plus fiable à l’arrêt progressif. Le fumeur a choisi l’hypnose, une thérapie brève, justement parce qu’il souhaite être débarrassé au plus vite du tabac. Toutefois, de nombreuses personnes ont besoin de passer par des étapes pour construire leur décision. Un suivi sera donc nécessaire pour améliorer leurs résultats.

Enfin, il s’agit de ne pas se tromper de cible, la nicotine n’est pas du tabac mais un stimulant du cerveau bien utile pour combattre de nombreuses maladies, et en particulier comme substitut pour faciliter le sevrage du tabac. Elle n’est ni cancérigène ni addictive. Aussi il faudra souvent convaincre le patient que : “la nicotine est responsable de la dépendance du tabac” est un mythe abusif et confusionnel, afin qu’il puisse en consommer à toutes fins utiles à son bien-être.

Méthode des Cinq séances pour arrêter de fumer (MCS)

Arrêt du tabac en une séance - Conscience Harmonie Hypnose ...

Une pièce en cinq actes

Nous ne suivrons pas le déroulement classique du psychiatre américain Herbert Spiegel qui comporte trois suggestions essentielles : la fumée de tabac est un poison, le corps mérite d’être protégé de la fumée, il est possible et agréable de vivre sans fumer, car nous pensons que pour sortir du tabagisme il faut plus que renforcer les motivations du patient et lui donner tout les outils disponibles.
Nous proposons une méthode complète en cinq séances, qui pourra être réduite en trois séances (la une, la deux et la quatre) pour les budgets plus modestes.

1. L’entretien préliminaire – les substituts

Premier jour
Cette première séance qui ne durera qu’une demie à une heure est destinée à cerner les problèmes et les besoins du consultant. Voir s’il ne présente pas de contre indication. Lui expliquer ce qu’est l’hypnose et le déroulement de la méthode.
En dernière partie, on lui expliquera les effets des substituts nicotiniques et on lui proposera de diminuer sa consommation de tabac de moitié au cours des dix prochains jours à l’aide d’une dose journalière de spray de 1mg. On lui fera goûter le spray pour voir s’il supporte bien le menthol, sinon on lui indiquera l’existence des bonbons et des gommes à mâcher dosés à la nicotine.

2. Fumer : causes et conséquences – l’arrêt

Onzième jour
C’est le grand jour de l’arrêt immédiat du tabac après dix jour de diminution et une première séance d’hypnose de 1 heure 30. On explorera avec lui les causes et les conséquences de son tabagisme, ses raisons de fumer et à quoi il doit à présent s’attendre en cessant de fumer. On explorera et on renforcera ses motivations par de premières suggestions.
Dans la première période de sevrage, on lui permettra d’augmenter les doses de substituts de 3 à 5 mg pour les réduire ensuite à un mg/jour en fin de traitement.

3. Accompagnement et suggestion

Quatorzième Jour :
En principe au troisième jour de sevrage la personne a gardé intacte sa détermination et ses motivations.
Dans cette phase, le praticien va proposer à la personne un ensemble d’approches et de techniques qu’utilise l’hypnose pour arrêter de fumer, par exemple :

  • Suggérer directement au fumeur un changement : Il n’est plus tout seul dans sa galère.
  • Modifier la perception de l’action de fumer.
  • Utiliser l’hypnose pour visualiser l’avenir sans tabac.
  • Utiliser l’hypnose pour suggérer dégoût et de mal être : le tabac c’est la nausée, la mauvaise halène, la fatigue.

4. Renforcement des motivations

Vingt et unième jour
Le dixième jour du sevrage est un cap difficile à passer à partir duquel les souffrances et les envies de fumer vont commencer à diminuer avant de disparaître. On renforcera dons l’ensemble des motivation de l’apprenti non fumeur.

5. Auto hypnose et mise en garde

Trente et unième jour
Au vingtième jour après avoir cessé de fumer, les conséquences physiques du sevrage tabagique sont pratiquement achevées, mais il reste des dépendances psychologiques et éventuellement des troubles cérébraux.
L’auto-hypnose est un excellent moyen non seulement pour réduire les souffrances du sevrage tabagique, mais aussi pour lutter contre les petites envies qui ne tarderont pas à se manifester, la plus grande partie de cette cinquième séance sera donc consacrée à l’apprentissage de l’auto-hypnose.
A la fin du programme en cinq séances on préviendra le nouveau non fumeur des risques de déséquilibre cérébral qu’il courre s’il présente une déficience en neurotransmetteurs (dopamine, sérotonine, noradrénaline), et qu’il lui faudra continuer a utiliser un substitut nicotinique à faible dose (1 mg/jour) pour éviter soit de rechuter, soit de tomber dans la dépendance de médicaments psychotropes plus toxiques.
Des séances supplémentaires pourront être organisées si nécessaire à la demande des personnes.

Les substituts nicotiniques

Si fumer est un acte, ne pas fumer est aussi un acte, un acte que l’apprenti non fumeur devra maintenir dans la durée face aux souffrances du sevrage. Pour mettre toutes les chances de réussite de son côté, il doit disposer d’armes. Certaines sont psychologiques, l’hypnose en fait partie, et d’autres sont physiques, ce sont les substituts nicotiniques, qui vont atténuer les souffrances physiques et la fringale de fumer du sevrage. Rappelons cependant que la nicotine n’est pas un substitut des 4 000 substances toxiques du tabac, elle n’est qu’un stimulant cérébral évitant la recapture des neurotransmetteurs.
Il faut déconseiller au patient d’avoir recours à la cigarette électronique qui reste toxique pour son consommateur, bien que moins que le tabac. Ces vapeurs aromatiques irritent la gorge, et ne sont pas à confondre avec de l’air pur.
Ces substituts se présentent sous plusieurs formes : le patch à 16 mg nous semble trop dosé, aussi nous conseillerons la gomme, le bonbon, et surtout le spray fortement mentholé dosé à un mg de nicotine.

Conséquences thérapeutiques de l’arrêt de la consommation du tabac

Il est indispensable de mettre en garde le patient contre les risques qu’il prend à se priver du seul élément positif que contient le tabac contre les 4 000 toxiques.
Il peut très bien ne pas avoir besoin d’un stimulant cérébral, surtout s’il ne souffre pas de ce qu’on appelle une recapture de neurotransmetteurs qui sont la dopamine, la sérotonine et la noradrénaline. La nicotine étant un inhibiteur de cette recapture.
Le premier risque, c’est le surpoids, avec boulimie, obésité et diabète, la nicotine étant un coupe faim.
Le deuxième risque, c’est de se priver d’une protection contre divers troubles : mauvaise humeur, anxiété, dépression, troubles du sommeil, etc.
Le troisième risque c’est de devenir sensible à certaines maladies comme la spasmophilie et la tétanie. Il faut savoir que la nicotine fait actuellement l’objet de nombreuses études contre des maladies, comme la maladie de Parkinson et les déficiences cognitives.

Sandra Thoquer et Jean-Louis Tripon, le 18 mai 2020

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sandra thoquer

Hypnothérapeute

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