Aspects d’un quale

Aspects d’un quale

43. LES DIFFÉRENTS NIVEAUX ET ASPECTS D’UN QUALE
Dans la réalité de sa globalité, un quale, quel qu’il soit, est toujours authentique, même s’il exprime une hallucination, un jugement ou un mensonge.
Analysez ses différents aspects et constatez y trouver des émergences de vos fonctions mentales et leurs produits. Poursuivez cette analyse dans le souvenir du même quale qui vous permet d’exercer votre concentration 6, votre pouvoir analytique 2 et votre jugement arbitraire 7j, sans transformer le quale initial en quale purement analytique. Remarquez alors que l’aspect subjectif du quale ne concerne qu’une partie des produits de ces fonctions et pas la nature même de vos pouvoirs opératifs, c’est-à-dire que c’est le produit de votre jugement et les représentations dans lesquelles il s’inscrit qui sont subjectifs ainsi que toutes vos interprétations, mais que vos interprétations elles-mêmes sont objectivement les vôtres et telles qu’elles sont. Le produit d’un quale analytique d’un premier quale, comme je vous invite à le faire ici, sera nécessairement subjectif et plus ou moins pertinent et justifié, mais dans le quale initial vous pouvez distinguer des éléments subjectifs, s’il s’en présente, et des éléments objectifs comme son contenant, votre conscience. Et curieusement, quand vous jugez des éléments de subjectifs, vous faites preuve de votre objectivité.

44. QU’EST-CE QUE LE MENTALISME ?
Le mentalisme ce sont des techniques mentales d’accès à des outils qui vous permettent de faire ce qui est mentalement possible, soit beaucoup de choses.
Il existe plusieurs types de mentalisme : calcul mental prodige, mémoire hors du commun, apprentissage de langues en une semaine, finesse de l’acuité empathique de l’autre. Moi je m’intéresse à la découverte et la transformation des structures mentales de l’esprit humain. Pour ce faire j’ai du développer des techniques particulières capables de fouiner dans les recoins les plus profonds des fondements des principes qui nous gouvernent. Ce qui me permet de distinguer les structures fondamentales immuables de nos fonctions mentales, des structures superficielles arbitraires nombreuses qui nous encombrent et d’éliminer ces dernières. Le résultat de cette démarche nous donne des ouvertures, des portes, pour l’élaboration de métaprogrammes pour presque tout faire, hors les interdictions des contraintes formelles universelles inviolables.

45. VALIDITÉ ET PERTINENCE DES CONNAISSANCES
La validité d’une connaissance c’est sa conformité à une théorie que celle-ci soit philosophique, scientifique ou religieuse. Les nuances exprimées par ces trois termes sont plus voisines que ne le distingue la pensée ordinaire car dans les trois cas il ne s’agit que de systèmes d’idées des hommes disposant chacun de ses propres critères de vérité. Ces systèmes sont innombrables, nous pourrions même argumenter que chaque homme possède ses propres critères donc de sa propre théorie, et comme la pensée d’un homme est dans son détail inaccessible aux autres, rien ne permet de contredire ni d’affirmer cette proposition comme juste ou fausse. Or chaque système implique que tous les autres sont incohérents relativement à lui, encore que la cohérence d’un système soit, comme l’a montré Gödel, impossible à établir.
Le seul système conceptuel indubitable, mais lui aussi inaccessible aux hommes, est le système de lois, principes, contraintes, modèles et constantes qui gouverne notre ou nos univers. Lui est parfait, car rien semble-t-il ne permet de le détruire, donc de l’invalider, et qu’il confère une réalité à toute chose et à tout être. Relativement à ce seul, toutes les théories sont incohérentes, leurs connaissances formellement fausses, à part les tautologies qui, comme nous l’a brillamment montré L. Wittgenstein, ne nous apprennent rien. Des connaissances fausses ne m’intéressent pas en soi, pas plus que de débattre de la cohérence et de l’incohérence de mon propre système théorique, ni de ceux des autres, même si je m’y amuse par plaisir et selon mon bon vouloir parfois.
La pertinence d’une connaissance, c’est autre chose, c’est ce qu’elle apporte de tangible à moi et aux autres. Une technologie ou une science sont donc pertinentes si elles permettent de construire des ponts, d’envoyer des hommes dans l’espace, d’épargner ou de traiter des souffrances, de mieux vivre ensemble, d’augmenter ou d’améliorer nos capacités et notre pouvoir de faire. Toute théorie qui ne nous apporte rien de tangible, quelle que soit sa validité auto proclamée est donc non pertinente et par conséquence non signifiante.

88. NOS QUALIA
Dans le monde extérieur, les objets ont des grandeurs physiques mesurables. Dans notre monde mental, nos qualia ont des qualités dont les nuances nous sont perceptibles, distinguables et appréciables. Nous vivons une succession de qualia complexes composés d’une multitude de qualia élémentaires, tels que par exemple : les couleurs, et les saveurs de nos fonctions mentales. Un quale étant une expérience sensible immédiate, c’est la seule réalité tangible dont nous disposons pour analyser ce que nous sommes et toutes ces choses que nous ne sommes pas.
A partir de la réalité de nos qualia nous pouvons faire l’hypothèse de deux autres réalités : la réalité d’un monde physique extérieur, étranger à nous-mêmes, et la réalité d’activités non conscientes de nos fonctions mentales. Ces deux hypothèses constituent le credo dualiste. Les monistes spiritualistes refusent la première hypothèse, pour eux notre être contient tout ce qui existe. Les monistes physicalistes n’admettent que la première hypothèse et nient l’existence de nos qualia, pour eux il n’existe rien hors de la réalité physique hypothétique, c’est une position incohérente du fait qu’ils ont besoin de leur conscience pour faire leurs mesures et … que leur conscience est un quale. Ces derniers ne font pas seulement preuve d’une incohérence analytique grave, ils témoignent ainsi de la sous conscience de leur être.
Nos qualia portent la marque de nos fonctions mentales qui les produisent. Ainsi, notre fonction analytique produit des qualia analytiques qui les distinguent, dont des représentations imaginaires des réalités hypothétiques, auxquelles nous souscrivons, qui se veulent cohérentes. Pour être cohérentes, ces représentations de nous-mêmes et du monde, ne peuvent exclure aucun de nos qualia. et les intégrer chacun selon son type. Nous devons tenir compte de toutes nos expériences sensibles, de toutes nos perceptions, dont nos percepts mentaux, nos intuitions et nos rêves, si nous désirons développer nos savoir-faire dans tous les domaines, acquérir des techniques mentalistes, et accomplir notre évolution mentale dans les voies des indénombrables possibles que permettent les lois universelles qui gouvernent tout ce qui peut vivre et exister.

94. OBJECTIF DU SUJET ET SUBJECTIF DU SUJET
Si, en tant que dualistes, nous admettons comme Albert Einstein, l’existence d’un univers physique extra-personnel, nous n’avons de cet univers qu’une représentation scientifique imaginaire validé par des protocoles, et des images sensorielles intra-personnelles de notre sujet, qui sont des qualia de percepts sensoriels physiques. Dans un quale il y a toujours un contenant et un contenu, le contenant c’est l’émergence des fonctions mentales qui, par leurs pouvoirs opératifs, crée le quale, le contenu c’est l’objet, le produit inerte du quale. Le contenant d’un quale ne peut pas être mis en doute, son contenu, si ! Car il peut être à la fois tangible et illusoire. Dans le cas d’un quale sensoriel, son contenant est notre conscience (sans entrer dans les détails des autres fonctions mentales qui y participent, en particulier la motrice et l’analytique), son contenu est une image qui peut être une hallucination, donc illusoire. C’est notre analytique qui distingue les deux et peut nous prévenir : « Désolé, il y a eu un bug système, cette image est hallucinatoire ».
Le contenu d’un quale sensoriel, hors défauts et altérations biologiques de nos sens, est une création structurée relativement fiable de notre fonction analytique, automatique donc objective, qui nous offre une image d’un certain niveau de perception de la réalité du monde physique qui nous entoure. Sans être cette réalité même, cette image est cohérente avec l’univers physique extra-personnel dont elle est une conséquence, c’est ce que nous prouve le fait que grâce à elle, nous pouvons agir habilement dans cet univers et en exploiter les ressources.

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Jean-Louis Tripon

Ingénieur géomètre INSA Strasbourg, Chercheur théoricien en sciences mentales, Créateur de la méthode DMS, Président fondateur de l'AFDMS. Directeur du social networking service Sic Itur

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