Avons nous le droit de juger ?

Avons nous le droit de juger ?

Il n’a pas répondu à mon message ! C’est parce qu’il a… Je l’avais appelé et il n’a même pas cherché à me rappeler. Je sais pourquoi il ferait cela… En me voyant passer, il n’a pas cherché à me saluer. Il a certainement une raison en agissant ainsi … J’ai posté une image sur Facebook, même si tous ne réagissent, il ne peut ne pas réagir !!! Qu’est-ce qui ne va avec lui ?

Trop de raisons sans raison. Trop de prétentions sans aucune. Tout ceci, à cause du manque d’introspection. Le Jugement émane d’un état d’insatisfaction permanent. D’un état qui rend le sujet frustrer dépendant. A mieux comprendre, le jugement est d’abord jugement de soi. Souvent, le sujet se juge négativement en se trouvant inférieur aux autres. Cet état de jugement subjectif et destructif, déclenche : l’apitoiement sur soi, le manque d’estime de soi et d’autres malaises.

Avons-nous ainsi le droit de juger ? Je ne prendrai pas le risque de répondre par l’affirmative ou pas. Mais je dirai tout simplement qu’au regard de la singularité de chacun, qu’au regard du fait que chaque particulier développe sa vision, opinion, comportement et projection des choses, à travers une conduite personnelle, je ne peux porter normalement un jugement sur personne sans dans un premier temps, chercher la raison qui justifierait un tel acte de lui. Ceci, à travers un dialogue véritable et véridique ouvert sur l’océan.

Secondo, il traverserait des défis (problèmes) existentiels. Cesdits défis calquent sur chaque présent des traces indélébiles qui le conditionnent à avoir tels ou tels autres comportements. Ainsi donc, l’expression : ” Expose moi ton expérience de vie, je te dirai qui tu es ” prend toute sa valeur d’être.

Pour répondre à la question d’entrée, je dirai tout simplement que le jugement devrait être jugement de soi un jugement du quête de vérité. Un jugement d’auto questionnement pour une parfaite liberté mentale. Car à force de se construire des stéréotypes stériles envers autrui, l’on risque de perdre sa pleine forme et sa muse. Pour enfin devenir une personne manipulable, soumit au rythme de la corde du marionnettiste.

C’était l’opinion d’un chroniqueur Mentaliste Singulier.

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H. Camus M.

KPOSSI H. Camus M, est professeur de philosophie dans les lycée et collège du Benin, Secrétaire Général du Bureau d'Union des Élèves-Professeurs de l'ENS/Porto-Novo/Bénin , Vice-président de DMS-BENIN; Président de l'Association des élèves professeurs en philosophie (AssEPP) à l'ENS/Porto-Novo / BÉNIN, Président de FICODAS - BENIN ; Poète Slameur national.

Cet article a 2 commentaires

  1. Jean-Louis Tripon

    Juger n’est pas un droit, mais un possible : pour certains un don de Dieu, pour d’autres de la nature, pour d’autres encore, une faculté que nous, les être vivants, ont mis des milliards d’années à construire pour guider leurs comportements.
    Ni Dieu, ni la nature, ne peuvent nous interdire de juger à tort et à travers, de nous fourvoyer dans les pires sottises mais évitons de le faire savoir si nous ne vouons pas en subir les conséquences. Voilà la règle, et honni soit qui mal y pense : juge et subit les conséquences de tes jugements exprimés aux autres car en devenant paroles ta pensée devient un acte qui peut te nuire. Ce n’est donc pas une question de morale mais une question de pratique.

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