Boycott le plastique
Coca-Cola, PepsiCo et Nestlé sont les plus gros pollueurs. Le boycott s'impose

Boycott le plastique

Les raisons

La première réflexion que nous devons avoir est pourquoi il y a autant d’emballages en plastique. La raison la plus évidente de cette explosion est l’avènement il y a 50 ans et le développement ultra massif qui a suivi jusqu’à aujourd’hui des supermarchés. Dans un hangar de bonne taille et bien aménagé, il est possible de réunir des milliers de consommateurs qui vont pouvoir tous librement et surtout rapidement collecter dans leurs chariots divers produits.
Librement, rapidement et surtout sans aucune contrainte… Car c’est bien le mot d’ordre qui préside à la fièvre consumériste qui s’empare des esprits 10 ans après la guerre, quand les restrictions sont enfin passées.
Pas de contraintes comme celles de l’ancien monde d’avant !
Le supermarché permet de s’affranchir de deux contraintes: la difficulté d’accès au lieu de vente, en créant de gigantesques parkings autour de son bâtiment et en fournissant des chariots métalliques, faciles à manipuler pour faire les courses. La deuxième contrainte qui est levée c’est la gestion des récipients pour collecter les denrées achetées. Plus besoin d’amener une gamelle comme avant et de la tendre à l’épicier, ou au charcutier pour qu’il la remplisse. plus besoin de ramener les bouteilles vides en verre pour les faire remplir de nouveau ou pour récupérer la consigne.
Il suffira de jeter l’emballage une fois le produit consommé, d’autant que les services de ramassage des ordures deviennent de plus en plus performants.

Car les fabricants l’ont bien compris: il faut un emballage jetable dont le consommateur n’a pas à se soucier. il prend dans le rayon, il consomme et il jette. Il peut donc sans se poser de questions, prendre autant de produits qu’il veut, car son chariot est assez gros pour contenir pleins de bonnes choses et car il n’a pas à penser au retour des emballages.

Il est clair que ce nouveau mode de consommation va d’abord profiter à ceux qui fabriquent les produits les plus difficiles à transporter : les liquides .
Comme il est indiqué en introduction de cet article, les grands gagnants sont les entreprises qui fabriquent les boissons sucrées et sodas ainsi que les marchands d’eau.
Dans le monde d’avant, elles utilisaient des bouteilles en verre avec de la consigne et gagnaient déjà beaucoup d’argent, mais avec le nouveau monde forgé par les temples de la consommation que sont les supermarchés, leurs profits vont exploser d’une manière exponentielle.

Pour faire du profit, beaucoup de profit avec un produit bas de gamme comme le soda, il faut en vendre beaucoup. Pour en vendre beaucoup, il faut avoir un panel de consommateurs très large, ou pour parler d’une manière moins politiquement correcte, il faut vendre à la masse.

Cette masse a un avantage: elle n’est pas très exigeante quant aux qualités gustatives du produit, pourvu qu’il soit bien sucré, acidulé et pétillant. Par contre cette masse a un inconvénient: elle n’aime pas faire des efforts. Elle n’en fait pas pour être exigeante sur la qualité des produits qu’elle consomme, donc elle n’en fait pas pour acheter ces mêmes produits.
Le soda doit donc être très facilement trouvable et toujours très largement disponible.
Cette masse a en outre un autre inconvénient: elle n’est pas forcément très fortunée.
Le prix de la bouteille de soda doit donc être peu cher. Si la matière première ne l’est pas, l’emballage doit lui aussi être bon marché.
la bouteille en plastique devient donc une évidence: peu chère à fabriquer, produite aisément en quantités énormes pour inonder les points de vente afin de satisfaire l’insatiabilité des clients, fiable, facile à acheter, facile à transporter, facile à jeter.

Maintenant que ce premier constat est fait, il faut se rendre à une évidence primaire: Si il y a autant de bouteilles en plastique qui sont jetées et retrouvées dans la nature, c’est qu’elles ont été fabriquées, qu’ elles ont été bues et jetées, donc qu’elles ont été achetées.
Il y a donc un gigantesque marché de la bouteille de soda entretenu par les fabricants mais aussi par la masse qui consomme.
S’il n’est pas dans nos intentions de dédouaner les fabricants de boissons gazeuses qui ont tout intérêt à ce que leurs profits perdurent, il faut posément réfléchir sur les actions à mener pour faire cesser la gabegie mortifère du plastique, qui doivent d’une même manière cibler le contenant mais surtout et avant tout le contenu.

Le constat rendu par l’étude publiée le 19 juillet 2019 dans Science Advances, par des chercheurs américains et géorgiens est incontournable. Sur les 8,3 milliards de tonnes de plastique produites entre 1950 et 2015, 6,3 milliards sont devenues des détritus. Seuls 9% ont été recyclés, le reste a fini dans la nature, en particulier dans les océans. 
Par ailleurs, ces contenants en plastique se dégradent cependant, et nuisent à votre santé, vous ingurgitez du plastique sans le savoir et en totale ignorance des effets à long terme. Si les boissons nobles sont mises sous verre c’est que le plastique en dégraderait le goût, ce qui passe inaperçu avec les sodas fortement acidulé et pétillant. Quant aux eaux de sources, moins agressives pour le plastique, vous pouvez cependant remarquer qu’au bout de quelque semaines leur goût commence à devenir désagréable.

Les techniques de Boycott

Il ne faut pas confondre boycott et conseil sanitaire, même si vous pouvez également modifier et améliorer vos habitudes de consommation. Le Boycott est un moyen de pression que vous exercez pour faire plier des entreprises et les soumettre à vos directives sans vous priver pour autant. Il utilise la rumeur et la peur irrationnelle d’une baisse des ventes et donc de leurs bénéfices, chez les décideurs économiques.
Technique de la tournante : Elle consiste à faire quatre ou cinq groupes équivalents de vos entreprises cibles, et de les boycotter les unes après les autres jusqu’à ce qu’elles cèdent, puis de passer au groupe suivant. De cette manière vous trouverez toujours des produits équivalents à ceux que vous boycottez chez les trois ou quatre groupes d’entreprises restantes. Cette technique est particulièrement efficace auprès de la grande distribution. Ces cinq groupes pourraient être (à compléter) :
— Le groupe Carrefour
— Le groupe Auchan
— Leclerc, Lidl, Aldi.
— Intermarché, Netto, Cora,
— Groupe casino, Leader Price, Système U et divers…

Les actions et les alternatives

Première alternative de la part d’une clientèle, citoyenne, exigeante, responsable et emmerdeuse, sûre de ces droits de cliente = Se ramener à la caisse avec son broc ou sa bouteille de verre et tendre la bouteille de soda à la caissière en disant = “Vous versez le contenu dans mon récipient, car le plastique je ne vous l’achète pas, et vous me faîtes une ristourne pour votre plastique que je ne désire pas acheter”. Comme elle n’obtempère pas et cherche milles excuses, lui rendre le soda en disant = “bon, ben j’irai me servir à la concurrence”. Variante = demander la venue d’un responsable, lui expliquer trois fois, en commençant par les conséquences de la mort de Jules César aux Ides de mars, et l’analyse d’un texte fondamental de la théorie libérale d’Adam Smith ou d’Etienne Bonnot de Condillac (car nous sommes en France n’est-il pas) en bloquant la caisse trois quart d’heure, pour finir par vous tirer de là sans rien acheter, car l’éloquence vous a donné soif (et que vous disposez d’un thermos bien frais dans votre voiture).
Vous pouvez aussi former un groupe et vous relayer à l’entrée du magasin, bloquer l’entrée du parking et gêner le passage des voitures, avec force pancartes et musique, inciter les employés à faire grève, toutes sortes de choses perturbant l’activité commerciale. Mais toutes ces manifestations, qui sortent du cadre du boycott et vont au delà, ne sont guère légales dans un espace privé, et peuvent vous mettre en danger, le gérant pouvant appeler les forces de l’ordre, promptes à la bastonnade, et vous pouvez vous retrouver en garde à vue 48 heures dans une cellule puante, ou pire : déplacés dans un CHS pour examen psychiatrique, Donc nous vous déconseillons de le faire et vous conseillons de vous limiter au boycott, sans risque et insaisissable par les capitaines d’industries, psychologiquement plus efficace car l’ignorance et la rumeur agissent sur les peurs d’échouer des dominants.
Il existe divers matériaux de remplacement des emballages et bouteilles en plastique : papier, carton, verre, métaux, synthétiques biodégradables à base de végétaux, ou encore la vente sans emballage. Ce n’est pas aux boycotteurs d’en décider mais aux boycottés de faire leur choix dans cette campagne qui ne vise que le plastique.

Lettre aux grandes surfaces

Messieurs,
Nous lançons ce jour un boycott de toutes les surface de vente de votre enseigne. qui sera maintenu tant qu’il subsistera la moindre trace de plastique d’emballage ou de contenant, bouteilles, flacons, récipients divers, dans vos rayons.
Nous sommes soutenus par plus de 1500 associations françaises qui représentent trois millions de familles, et nous ferons le nécessaire pour être rejoints par d’autres. Nous vous laissons mesurer l’impact ce boycott sur votre chiffre d’affaire, vos bénéfices et la valeur de votre action en bourse.
Veillez croire, Messieurs, en nos sentiments appropriés.

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Cet article a 9 commentaires

  1. Jean-Louis Tripon

    C’est une nouvelle formule d’écriture participative que nous lançons en ton nom Emile Thyeff, responsable de notre division Boycott. Un article avec référencement : Titre, description et mots clés SEO, que nous venons d’installer dans le WordPress Sic Itur, avec appel à contribution des membres des groupes Facebook citoyens responsables, humanistes et écologistes. Partage de cet article dans les groupes Facebook avec sollicitation de commentaires, collage des observations pertinentes dans l’article par nos éditeurs, et transmission du manifeste de boycott rédigé aux grands annonceurs nationaux.

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    1. Jean-Louis Tripon

      Pour faire plus vite, c’est toujours moi qui fait. Je viens d’installer une super SEO qui permet de référencer tous nos articles, de pair avec ce nouveau mode d’écriture participative, J’ai eu un contact avec Emile qui a des idées, il remplira le cadre qui n’est pas nécessairement définitif, et j’ai des groupes à poster. Mais comme d’hab, Facebook fait chier, l’image ne passe pas, bon je verrai ça avec Vernon, et je remets la première image, car ça ne vient pas de là.

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  2. Thibaut A. GBAGUIDI

    L’utilisation des sachets plastiques

    Ces dernières décennies, le sachet plastique est entré dans nos habitudes. Il ne serait même pas exagéré de dire qu’il est devenu incontournable.

    On l’emploie pour tout et pour rien. Dans les marchés, sur les étalages, au supermarché, et pour bien d’autres choses insolites. La plus insolite de ces choses ce sont les vendeuses de nourritures qui l’emploient pour vendre toute sorte de nourriture , chaud, froid, liquide ou même solide. On est même allé jusqu’à emballer de l’eau en sachet plastique.

    Or, personne n’ignore de quoi sont faits les sachets plastiques et donc à quel point c’est nuisible pour la santé. Il y a eu plusieurs appels au boycott, des campagnes de sensibilisation mais rien à y faire. Les consommateurs pavloviens y reviennent toujours.

    Récemment, un organisme togolais a mené des recherches sur un produit que les boulangers utilisent pour glonfler le pain. Il s’est avéré que ce produit même s’il est très économique pour les boulangers, est plutôt cancérigène pour les consommateurs. 

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  3. Jean-Louis Tripon

    Pour Emile Thyeff : Cette campagne de Boycott concerne le plastique d’emballage et non le contenu, trop gras, trop salé trop sucré, qui devrait faire davantage l’objet de conseils sanitaires de prévention auprès des consommateurs, d’une interdiction gouvernementale, où encore d’autres campagnes de boycott ciblées auprès des grandes surfaces. Restons dans le sujet pour être crédibles auprès de nos clients, les associations organisatrices et les leaders d’opinions.

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    1. Emile Thyeff

      certes mais ce que j’essaye de faire comprendre c’est que le plus souvent le plastique emballe de mauvais produits, bas de gamme comme les sodas car cet emballage est facile et peu onéreux à produire.
      Il faut jouer sur les deux tableaux à mon avis car ce sont deux tentacules de la même pieuvre.

      Du soda bourré de produits chimiques qu’il soit emballé dans du plastique ou dans du verre reste une menace pour la santé.
      J’irai même jusqu’à dire que le plastique est moins mauvais que les produits chimiques ingurgités par l’organisme …
      Mais mon exposé n’est pas terminé. On va s’attaquer après à pourquoi le plastique n’est pas détruit ou recyclé…
      La première chose faire n’est pas de changer le contenant mais d’ arrêter d’acheter ces contenus qui nous empoisonnent. Car on peut faire confiance aux chimistes et aux politiques qui les soutiennent qu’ils vont trouver des bouteilles en matériau entièrement bio dégradable à base végétale… sauf que si on continue à consommer autant de sodas et autres cochonneries, on va déforester à tour de bras pour fabriquer ces belles bouteilles bio… déjà que c’est pas brillant …
      à suivre dossier à gigogne , un puits sans fond ..; eheh !!

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      1. Jean-Louis Tripon

        Tu as entièrement raison. Termine ton exposé. Nous aurons dans cet article la matière à présenter à notre client pour son boycott le plastique. A lui de savoir s’il veut ensuite étendre sa campagne à boycott les sodas et autres merdes.

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  4. Jean-Claude Thimoleon

    Je suis pour à 100 % le boycott des plastiques, mais dites moi où trouver des eaux minérales propres en bouteilles de verre. Personnellement je ne bois pas l’eau du robinet trop chargé en nitrates et en désinfectants divers. Je voulais il y a deux jours une bouteille en verre pour faire une préparation homéopathique, j’ai été obligé d’acheter de la limonade, de la virer et de rincer la bouteille pour faire ma préparation, mais tout le monde aura-t-il ce réflexe. Enfin si nous boycottons les emballages et sur-emballages en plastique, il nous faut impérativement boycotter tous les dérivés de sois-disant recyclage, portail, clôture, etc….

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    1. Jean-Louis Tripon

      Je me souviens, quand j’étais jeune, dans les années 1950, dans la région parisienne, toutes les eaux minérales étaient en bouteilles de verre, ma famille en buvait car l’eau de ville était fortement traitée au chlore. Je me souviens d’avoir acheté du Perrier en bouteille de verre. Aujourd’hui, il doit rester quelques eaux minérales de luxe dans des bouteilles de verre au design sophistiqué. A Thuir, nous avons la chance de disposer d’eau potable non traitée de qualité d’une nappe phréatique non souillée par l’homme, d’une saveur remarquable, donc je ne bois que cela. En tant qu’ingénieur conseil pour les collectivités locales, je me suis occupé de gestion de réseaux d’adduction d’eau potable en Alsace et dans les Vosges, ces services font tout pour que l’eau soit de la meilleure qualité possible, à 88 Bulgneville nous pompions l’eau à 700 mètres dans la 4eme nappe du bassin de Vittel, l’eau du robinet c’était de la Vittel ! Mais ce n’est pas toujours possible, la nappe de la plaine d’Alsace est polluée par les terrils des mines de potasse au nord de Mulhouse.
      Le vrai recyclage est partiel, le plastique sert surtout de carburant des usines d’incinération des ordures ménagères, une autre affaire toxique, le reste se retrouve dans la nature et c’est à se demander d’où viennent ces énormes quantités de plastique en mer. Les usages des plastiques sont nombreux, téléphones, télévisions, claviers et écrans, qui se retrouvent polluer des villages spécialisés dans le recyclage en Chine, le PVC est un peu partout dans les tuyaux, les portes, les fenêtres et les gouttières, qui se retrouvent en décharges. Ce boycott ne concerne que le PET et PEHD utilisés comme emballage alimentaire, lire : https://fr.wikipedia.org/wiki/Mati%C3%A8re_plastique

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