Comment faire évoluer toute l’économie

Comment faire évoluer toute l’économie

Mieux prêter attention aux moindres dérégulations (obsolescence, toxicité, …) encourager l’économie de proximité, économie circulaire. Faire en sorte qu’on encourage les produits utiles , de qualité, locaux, non polluants etc..

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antoine valabregue

Ancien jardinier de l'esprit à Education Nationale

Cet article a 5 commentaires

  1. Jean-Louis Tripon

    Il faut commencer par identifier les souffrances des gens pour raison économique, et les classer selon leur importance pour établir une liste hiérarchique des problèmes a traiter. Au lieu de poursuivre par une analyse conceptuelle des problèmes économiques et de leurs solutions toutes faites qui témoigneront toujours de certains dogmatismes (économie durable, croissance verte, transition énergétique, etc.) et qui aboutiront à des satisfactions théoriques, plutôt que traiter le souffrances des gens.

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    1. Emile Thyeff

      Bonjour, je me permets de donner un exemple vécu. Près de chez moi une association s’est montée il y a 2 ans pour organiser un petit marché où se retrouvent tous les vendredis soirs de mai à septembre les producteurs locaux de fromages de chèvre, légumes, fruits, viandes et conserves, gâteaux, sirops de plantes, vins bios, vêtements et bijoux de créateurs etc etc … Tous les ingrédients de la recette inscrite dans l’introduction du post sont réunis :
      Produits locaux, de qualité, non polluants, circuit court, proximité, économie circulaire ..;
      De surcroît, l’ambiance est très festive, puisqu’il y a aussi des assiettes repas qui sont vendues par l’association, des musiciens qui viennent jouer, des bateleurs … Et le public est au rendez vous ..;

      Oui mais quel public ? C’est là où Jean Louis pointe juste … C’est un public éduqué qui a une analyse conceptuelle des problèmes économiques, qui maîtrise les idées de croissance verte, d’économie durable, de transition énergétique responsable ( la plupart sont anti éoliens ) et dont la mise en application directe via ce marché leur donne une énorme satisfaction, il n’ y a qu’à les voir avec leurs petits paniers en osier sous le bras remplis de belles victuailles saines et locales, et leur sourire radieux sous le chaud soleil d’été qui se couche derrière les collines des Corbières pour en témoigner.
      Bref c’est un public qui a les moyens financiers d’acheter ces produits de qualité et qui est heureux de se retrouver dans son petit microcosme économique et idéologique.

      Car les familles pauvres des villages, au RSA et aux minimas sociaux, ne viennent JAMAIS sur ce marché, peut être une fois pour boire un coup à la buvette de l’association qui reste très correcte dans ses prix, mais JAMAIS pour acheter quoique ce soit, car elles n’ont tout simplement pas les moyens tellement il y a un fossé énorme entre les prix pratiqués par les producteurs ( et pour leur défense , ils n’exagèrent pas, ils pratiquent les prix du secteur ) et ce dont elles disposent réellement pour vivre.

      La question est donc la suivante : comment faire pour que les familles plus pauvres et moins éduquées puissent avoir elles aussi accès à une nourriture saine, locale et de qualité.
      On baisse drastiquement le prix des produits locaux ou on augmente considérablement les revenus de ces familles ?
      Ou bien on préfère la solution du cloisonnement : produits de qualité pour les uns qui font vivre des producteurs de qualité pour créer une économie circulaire locale microcosmique.
      Et produits industriels de masse pour le reste de la masse non fortunée, avec toutes les conséquences désastreuses sur l’environnement, mais ça c’est ce que nous sommes en train de vivre …

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      1. Jean-Louis Tripon

        Bonne question = comment faire pour apaiser les souffrances des pauvres ?
        D’abord qualité, on interdit la vente (donc par conséquence la production) des consommables industriels merdeux. Ainsi tout le monde se verra obligé de consommer de la qualité.
        On ne joue pas sur les allocations mais sur la TVA avec des classes (A le démuni, B le smicard, C le cadre moyen, D le cadre supérieur, E ceux avec signes extérieurs de richesse) et une carte de classe pour tout le monde (plus facile encore par paiement électronique) TVA à – 20% pour la classe A, puis 0 % 10% 25 % 50% par exemple; ce qui ne change rien pour les revenus des vendeurs sur le marché, le reste étant une péréquation que les X -ENA, ingénieurs des impots savent faire, pour ne pas léser l’état

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        1. Emile Thyeff

          Cette TVA sociale et évolutive selon la classe est une idée très intéressante. Cependant elle part d’un postulat essentiel : que le ” riche ” accepte que le “pauvre” consomme exactement la même chose que lui . Donc là on va être obligé de jouer sur une révolution copernicienne des mentalités qui ont fondé nos sociétés depuis des millénaires, c’est à dire la différence ostentatoire entre les castes par l’habitat, l’habillement, le moyen de transport et le “raffinement” de la bouffe … bref l’industrie du luxe … sans oublier la ” culture” et l’art …
          Ces différences doivent donc disparaître ou du moins rester dans des échelles raisonnables de 1 à 5 maximum, c’est à dire pratiquement aucune différence. Il faut donc détruire l’industrie du luxe mortifère, donc dans le domaine de la nourriture, supprimer tous les restaurants élitistes étoilés, supprimer toutes les productions agricoles de niche comme les légumes à 30 € le kilo prix de gros ou le porc noir espagnol qui fait des jambons à 300€ le kilo …
          Le pauvre ne doit plus être obligé à manger de la cochonnerie industrielle mais en contrepartie le riche ne doit plus pouvoir trouver des produits d’exception hors de prix car ce système de qualité ultime paradoxalement accentue les différences et la distanciation sociale et donc le conflit et la lutte des classes .
          le contre argument à tout ça est bien sûr que l’on se prive de l’exigence des professionnels et donc de la qualité qui est une locomotive, du moins dans le monde capitaliste actuel, les fameux ” premiers de cordée” … Sauf que on s’aperçoit que le système se sclérose vite, comme expliqué dans mon exemple de petit marché , les meilleurs producteurs ne vendent qu’aux “meilleurs” c’est à dire aux plus riches clients …

          encore une fois, on en revient toujours au même préambule, avant d’entreprendre quoique ce soit de pratique sur le plan économique et environnemental, comment trouver la bonne mesure, que faire surtout pour que les humains acceptent de trouver leur bonne mesure , surtout les riches qui sont dans l’ hybris permanent ??, les pauvres étant aussi dans une forme d’hybris par envie et imitation .

          Les humains accepteront ils volontiers cette bonne mesure dans le matérialisme ?
          Quelle sera la ” carotte” pour qu’ils l’acceptent, quelle promesse de monde meilleur, de félicité personnelle ?? etc etc

          Dernier point qui me parait important à relever : la plupart des producteurs de produits locaux qui vendent leurs produits à des gens aisés et qui ont besoin de cette classe aisée pour faire marcher leurs exploitations, sont soumis à un curieux paradoxe: pour être pérennes ils ont besoin de subventions de la part de l’ État et ils sont pour beaucoup bénéficiaires du RSA pendant les mois creux d’hiver où il y a peu de ventes .. . Ils sont donc quelque part des travailleurs pauvres malgré les apparences de faire du commerce avec les riches…

          un mélange d’exploitation et de syndrome du larbin … car beaucoup d’entre eux ne se privent pas de dénigrer les “pauvres” qui n’achètent pas leurs produits alors qu’eux mêmes ne seraient pas capables d ‘acheter l’essentiel de leur nourriture sur les marchés où ils exposent … ( ils s’en sortent grâce au troc: un fromage contre une boite de pâté de chevreau par exemple mais ça à long terme c’est pas un système rentable )

          beaucoup de questions donc sur l ‘énorme disparité sociétale et hiérarchique , sur le terrain et dans les têtes …

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          1. Jean-Louis Tripon
            Jean-Louis Tripon

            Pour un produit actuel HT de 10 € (le bon fromage de chèvre), le prix de vente passe de 8 € à 15 € (on pourrait aller un peu plus loin (de 5€ à 20 €) en restant dans des limites raisonnables pour que le plus riche accepte cette solidarité forcée.
            Le luxe concerne toujours de très bons produits (mes cravates en soie Hermes achetées il y a plus de 50 ans alors étudiant aisé (classe B) me servent toujours et me valent des compliments des dames). Alors pourquoi s’en passer ? Sauf les Produits de très grand luxe : Grosses cylindrées et yacht de 30 mètres (mais pour d’autres raisons : pollution des gros moteurs thermiques). Actuellement ton Serano de 300 € est taxé à 5 % comme produit alimentaire (si je ne me trompe) Il passerait de 240 à 450 € TTC. Idem pour le repas gastronomique bien arrosé ! On donne 20 % de plus de pouvoir d’achat aux pauvres en compensation de la solidarité obligatoire des riches (chiffres à affiner), ce qui peut améliorer le CA du producteur local. Il ne s’agit donc pas d’une répartition générale des richesses, mais de remplacer une valeur humaniste égalitaire utopique adorée par le libéralisme, qui favorise les riches, par une valeur humaniste évolutionnaire qui va rétablir un peu les équilibres. L’accepter constituant un changement de mentalité, et une grande différence pour certains produits (carburants, technologie, services publics eau, électricité, gaz, etc.) dont le pauvre a aussi besoin).
            Plus de réalité et plus de solidarité entre les classes. la “carotte” restant : moins de souffrances pour tous ! Ne pas oublier que les riches propriétaires terriens locaux souffrent aussi des éoliennes ! Un autre problème : le RSA et les aides de l’état aux producteurs fournisseurs des riches , car ce système (à supprimer) favorise encore le riche au détriment du pauvre ! En fouinant dans les détails où se cache le diable, il y aurait beaucoup à réformer.

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