Croire ou non, être son cerveau ?

Croire ou non, être son cerveau ?

Etre ou non son cerveau ?

Soit vous croyez être votre cerveau ou pas, c’est votre libre choix. Mais si vous croyez être votre cerveau, vous êtes au mieux le spectateur inutile de ce qui arrive et au pire une illusion. Car dans ce cas, vous n’êtes qu’une entité biologique gouverné par des lois physiques, déterminantes de toutes vos actions au moindre atome près.

Et dans ce cas, vous n’avez aucun libre arbitre, même pas celui de croire ou de ne pas croire que vous êtes votre cerveau, car c’est lui qui va décider de toutes vos croyances. Premier paradoxe qui va vous déplaire : tous les cerveaux devraient logiquement fonctionner pareillement et croire de manière identique, or voilà un petit empêcheur de penser en rond (moi) qui ne croit rien comme vous, qui se moque de vos belles connaissances, et surtout … qui ne croit pas être son cerveau, ni son corps ! Bisque bisque, rage !

Dissonances normatives

Croire être son cerveau provoque des dissonances normatives, c’est à dire des incohérences dans votre cadre conceptuel.

Premièrement : croire être son cerveau, c’est que votre cerveau croit qu’il est lui. Or votre cerveau est composé d’une centaine de milliards de cellules biologiques, dont vous n’avez pas la moindre expérience perceptuelle. Comment se peut-il que vous soyez un multiple alors que vous avez de vous même la conscience d’un être singulier, et comment pouvez-vous être une chose, qui a conscience de nombreuses choses mais aucunement de lui-même.

Deuxièmement : Si par aventure, vous n’êtes pas votre cerveau, et que vous imaginez l’être, c’est non seulement que vous commettez une erreur, mais que vous ne pouvez pas vous connaître comme ce cerveau que vous n’êtes pas, ni comme cette autre chose que vous êtes. Et comme vous n’êtes pas votre cerveau, qui est incapable de créer de la conscience et de penser, comme vous le faîtes, vous serez incapable de vous trouver pour exploiter vos fonctions mentales non cérébrales et tout le potentiel des outils qu’elles renferment.

Croyez-vous pouvoir programmer votre cerveau ?

Dans les deux cas, être ou ne pas être lui, votre cerveau c’est comme une voiture, soit vous la conduisez, soit c’est elle qui fait tout. Mais dans aucun des cas vous pouvez la reprogrammer, la libérer, ou quoi que ce soit du genre. Donc si vous le prétendez, vous êtes au mieux un ignorant et un imbécile, et au pire un menteur et un charlatan, ce qui s’avère d’autant plus que vous prétendez offrir vos techniques pour de l’argent, organiser des formations et vendre des livres.

Par contre, vous pourrez faire progresser ce que vous êtes dans une démarche évolutionnaire. Pour rependre notre exemple, c’est comme d’apprendre à conduire sur une route verglacée, sur deux roues, et à sauter des obstacles. C’est toujours la même voiture, le même cerveau, mais son conducteur, votre esprit a augmenté son potentiel de réalisation.

Et évidemment, pour progresser ainsi mentalement, il existe des techniques, celles que nous avons mis au point et que nous proposons dans nos cours gratuits et nos conférences DMS.

Lire la suite https://developpement-mental-semantique.com/quest-ce-que-le-developpement-mental-semantique-dms/

Du problème du croire

Nous sommes, mais la majorité des gens ou des humains ne savent pas ce qu’ils sont, ils n’ont ni la perception intime, ni la puissance d’être pour cela. C’est là où le croire prend son importance, car les personnes se croient être faute de disposer de la capacité de se vivent être.

Ceci, quelles que soient leurs convictions, les jugements qu’ils portent sur eux-mêmes et leur véritable réalisation ontologique. La réalité incontournable des faits est là, face au délire de leur ego qui aimerait se la “péter”, et à la confusion de leurs pensées dissonantes.

Au delà du croire, il y a le faire. Effectivement, celui qui sait faire n’a plus besoin de croire. C’est sur ce faire que les hommes peuvent se juger d’une façon empirique et plus pertinente : Qu’est ce que je sais faire ? Voila la vraie question. Qu’est ce que je sais faire sur tous les plans : professionnel, intellectuel, littéraire, conceptuel, sémantique, psychique, mental, spirituel, et ontologique ? Je n’ai même pas cité le physique, négligeable et sans importance, et vous avez pu remarquer une gradation, car nous avons tous un niveau d’évolution ontologique ! Il me faudra aussi accepter que certains soient au-delà de moi et de mon savoir-faire, et d’autres, en-deçà.

Réagir
4

Jean-Louis Tripon

Ingénieur géomètre INSA Strasbourg, Chercheur théoricien en sciences mentales, Créateur de la méthode DMS, Président fondateur de l'AFDMS. Directeur du social networking service Sic Itur

Cet article a 2 commentaires

  1. Jean-Louis Tripon

    Notre ambition est de former un club de réflexion. Pour cela nous disposons de moyens : Le social networking service Sic Itur, une plateforme interactive, qui pour l’instant est surtout un magazine suivi par bientôt 25 000 personnes, ouvrant environ 100 000 pages par mois. L’association AFDMS qui coordonne un certains nombre de projets principalement dans les domaines éducatif et thérapeutique. Et le DMS qui est une méthode de développement personnel confirmé pour acquérir une puissance d’être et progresser dans l’évolution ontologique de l’espèce humaine.
    Pour un tel club, et parce que nous ne sommes pas une secte, il est essentiel de se rassembler autour de valeurs communes, sans pour autant prétendre constituer un groupe social sectaire ou chaque individu serait asservi à la survie et aux intérêts de la communauté. Ces valeurs se distribuent en deux groupes. Le premier groupe recouvre le champ des valeurs sociales, économiques, politiques et éducatives qui sont les nôtres. Le second groupe se recentre sur des valeurs ontologiques communes qui s’appuient sur un modèle de l’esprit humain, un idéal ontologique et une puissance d’être. Ce dernier groupe de valeurs communes est sans conteste le plus important pour constituer la réalité de notre club de réflexion, d’où l’utilité de cet article sur ce que nous croyons être. Elles sont évidemment loin d’être réalisées du fait des divergences des croyances philosophiques et des apprentissages de penser et faire de chacun, révélant l’altérité des hommes.

    Réagir
    2
  2. sandra thoquer

    Bravo pour cet article. ça laisse à réfléchir tout ça, à changer de perception. Une perception différente de croire et de comprendre comment évoluer. J’ai toujours dit on peux changer notre comportement, mais pas qui nous sommes.

    Réagir
    1

Laisser un commentaire

Article suivantRead more articles