Deux points de vue sur la pandémie
3 minutes de silence pour Xi Jinping, devant l'une des porte du Zongnanhai, le siège du gouvernement chinois

Deux points de vue sur la pandémie

Deux points de vue sur la pandémie du Covid-19, le confinement et l’économie mondiale

Celui de Daniel Sibony

Daniel Sibony

1. C’est un événement à la fois soudain et longuement annoncé, à la fois simple comme une grippe et terrible comme un coup de faux géant que donnerait la mort, surtout dans le camp des seniors. C’est un événement qui dépend de ce qu’on en dit, c’est même ce qui lui donne son rythme, sa vitesse, qui dépend de ce qui se fait à partir de ce qu’on en dit. Il comporte des parties cachées, que « les gens » ignorent sauf ceux qui se donnent la peine d’enquêter, de calculer et de réfléchir. Par exemple, calculer le nombre réel de personnes atteintes lorsqu’on dispose du nombre officiellement annoncé ; les deux chiffres n’ont rien à voir. Il y a un grand écart entre l’apparence et la réalité qui très vite change les apparences.
L’événement comporte aussi des parties cachées parce que des responsables ont voulu les cacher ou ont trouvé plus opportun de les passer sous silence ; un silence qui renvoie à bien d’autres, et qui revient retentir dans toutes les villes.
Reprenons ; on donne une information aux gens, elle touche leur corps, leurs mains, leur souffle, mais elle n’est pas intégrée corporellement. Les sujets ne pensent pas leur corps comme relais du virus, ils pensent seulement au risque d’être atteint, et encore, pas en termes concrets.
Il est remarquable que seul un pays où l’autorité peut se saisir du corps des gens comme elle veut, à savoir la Chine a pu stopper le virus chez elle ; sans empêcher, il est vrai, sa sortie vers le monde entier, en toute innocence. La Corée du Sud aussi a pu, pourtant c’est une démocratie, plus proches que nous, semble-t-il, de l’aspect collectif du sujet.
Ce que montre cette épidémie c’est que nos rapports à la vérité ou à la réalité sont précaires et fragiles. Et que la communication, qui est le grand mot voire le gros mot de notre culture, a des silences mortellement trompeurs. En effet, on prescrit aux gens depuis des semaines, sans leur dire (et peut-être sans savoir, alors qu’on le dit à longueur d’antenne) qu’on leur donnait un travail à faire, comme un devoir de classe, et que trois semaines plus tard on ramassera les copies, et si le devoir n’a pas été bien fait, c’est tout le pays qui est recalé. C’est cet écart entre sujet et collectif qui est énorme et que la masse des sujets, ici, n’a pas pu combler.
Or le virus attaque le collectif à travers les individus, il est d’emblée totalitaire, il veut tout ; la contagion qui est son fort consiste à connecter les gens atteints et ceux qui ne le sont pas encore. Il ne s’arrête que lorsqu’on lui a coupé les lignes de connexion (ou lorsque ceux qui restent en vie y sont devenus insensibles). Et pour lui couper ces lignes, on n’a jamais inventé mieux que l’isolement, la quarantaine, l’enfermement, l’absence de contacts. Tout cela était connu mi-janvier. Mais on n’a pas dit aux gens que ce qu’ils allaient faire ou ne pas faire serait jugé un peu plus tard, on ne leur a pas dit qu’ils passaient un examen. On leur a dit protégez-vous par des gestes simples ; mais pourquoi les gens feraient-t-il des gestes dont ils ne voient pas l’intérêt immédiat, ou dont l’intérêt qu’ils voient leur paraît mince ? Les gens ne savaient pas qu’on demandait à chacun de vivre en peuple, voire en tant que genre humain habitant la planète. C’est beaucoup, mais s’ils l’avaient su, si cela avait été dit, et c’était dicible car cela relève d’un savoir reconnu, alors la lutte entre la vision individuelle et la collective aurait était envisageable, rien ne s’y oppose en principe ; mais on ne peut pas gagner une guerre sans savoir qu’elle est déclarée. (Pendant la Seconde Guerre, les juifs n’ont pas su que le nazisme leur avait déclaré, sans le leur dire, une guerre d’extermination, une guerre à chaque individu en tant que peuple, une guerre au peuple juif pris un par un.)
Donc, rien n’interdisait que la vision individuelle fût jouable, mais cela forçait tout le peuple, un par un, à prendre strictement toutes les précautions. Tout un pays un par un, c’est beaucoup, cela a donc échoué. Et là où ça a réussi c’est soit dans les pays où ils en avaient déjà eu l’expérience avec le virus du Sras, ils ont pris immédiatement les mesures collectives drastiques, ou bien en Chine, État totalitaire qui a pris des mesures totales qu’un État démocratique s’empêche de prendre : on y a fermé une ville, puis 2, 3, 15 villes puis toute une région, presque 60 millions d’habitants ; ça coûte de la souffrance et de l’argent ; l’argent on le rattrape par la relance, et la souffrance des personnes ne compte pas trop dans ces régimes, elle aussi on la rattrape en envoyant des psychologues. Et la Chine peut promouvoir son régime comme le champion de l’efficience contre les fléaux ; alors qu’elle a fait exactement ce que font les pays occidentaux, mais en ayant gardé le silence tant qu’elle a pu ; tout comme eux.
Évidemment, c’eût été beau qu’un État démocratique prenne d’emblée des mesures totalitaires, et montre en acte qu’il peut jouer la dimension collective du sujet. Mais il ne le fait, en général, que dans l’intérêt de l’État, pas dans l’intérêt des gens. L’intérêt de l’État c’est d’abord de n’être pas critiqué, quitte à garder le silence sur le problème, tout en essayant d’y faire face en silence, jusqu’à ce que le problème éclate et fasse un tel bruit que l’État est caché voire protégé par l’énormité de la chose, et que les mesures qu’il fallait prendre s’imposent d’elles-mêmes. Alors le silence qui a couvert le savoir initial et les mesures totales à prendre, ce silence retentit aujourd’hui dans des villes d’Europe désertes. L’aspect collectif du sujet se retrouve dans l’enfermement collectif de chacun.
En toute justice, la Chine devrait aider en matériel respiratoire les pays occidentaux qui, eux, l’ont beaucoup aidée en lui bradant leurs techniques, à devenir le fabriquant dont ils ne peuvent plus se passer. Ils vont en avoir besoin, quand les sujets les plus atteints seront à bout de souffle.
Cela dit, si toute la terre est unifiée sous le signe d’un virus, si seul un virus peut unifier le monde, cela suggère que le monde n’a pas à être unifié, et que la mondialisation doit être revue ; d’autant plus qu’elle comporte des parts de semblant et de non-dits qu’il faut d’urgence questionner. Quand le monde est unifié, cela ne peut être, semble-t-il, que sous le signe d’un phallus mortifère. Le mythe de la Tour de Babel en fut le premier exemple ; les hommes s’en sont tirés par la pluralité des langues. Une belle issue. Aujourd’hui, cela passe bizarrement par le chacun chez soi, et chaque pays pour son compte. Une leçon de modestie face aux enflures « universelles ».

2. Le confinement s’étend sur la planète, de grandes villes désertes se renvoient leur silence d’un continent à l’autre, la planète est unifiée sous le regard d’un virus qui veut jouer les tyrans absolus et qui n’en a pas la force mais quid de la prochaine fois ? Cette catastrophe avait été prévue par un rapport de la CIA en 2010 (commenté par Alexandre Adler dans un livre éponyme) ; il prévoyait un virus très virulent venu de Chine, là où les conditions de production sont les plus folles (capitalisme communiste, cumulant les deux tares et orchestré par un Parti totalitaire de 90 millions de membres.) Le virus envisagé « devait » faire, dans le monde occidental, entre 10 et 100 millions de morts. Ce ne sera pas le cas, très loin de là, non seulement parce qu’il n’est pas si violent mais parce que la planète réagit plutôt bien, notamment en Occident. La plupart, même s’ils rechignent, comprennent l’enjeu, ils tiennent à leur peau donc ils se protègent et ils tiennent à leurs proches, donc ils font en sorte que ce beau geste : protéger les autres de soi, finisse par aller de soi ; avec au départ une rigueur variable ; les Allemands sont plus disciplinés, on s’en doutait, mais la rigueur s’égalise puisqu’elle devient quasi-totale.
Il y a bien sûr des angoissés qui vont souffrir du confinement et qu’on aidera. Mais déjà il apparaît, suite par exemple aux séances par téléphone, que si l’angoisse est un vide de repères, ce même vide, dans ces conditions limites, peut devenir un repère apaisant puisque tout le monde est dedans. Certains peuvent pousser la hardiesse jusqu’à être face à eux-mêmes et à questionner leur vie. D’autres m’ont même paru presque pressés d’arriver au « vrai » confinement, comme fascinés par l’épreuve d’être enfin seul devant ce vide qui rodait. Les hauts responsables, eux, pourraient, face au désastre économique qui accompagne cet événement, poser certaines questions qu’ils n’osaient pas aborder ; cela leur était impossible vu la pression économique du géant chinois qui, si on le mécontente, ou si on pointe ses abus, peut aussitôt vous mettre hors-jeu. La pandémie est sans doute le symptôme d’une situation précise qui s’appelle mondialisation ; ou plutôt, c’est une catastrophe qui signale des tensions et des symptômes informulés. C’est à établir de façon précise, mais déjà comme tout symptôme qui se déclare, surtout à cette échelle, cet événement énorme, cette secousse d’être questionne nos ancrages existentiels. En même temps, il ouvre de nouveaux possibles, comme la remise en cause de toutes sortes de compromis sur lesquels on faisait silence. Par exemple, l’appât du gain de grandes sociétés occidentales qui les a poussées à brader des technologies précieuses à la Chine et à nous rendre dépendants d’elle pour ces mêmes technologies. L’obsession du « marché chinois » dont la taille énorme promettait des profits juteux, a fait qu’on a aidé un grand pays peu développé et mis au pas à devenir une superpuissance dont l’emprise implacable lui permet tous les dérapages.
Plus concrètement, la pénétration du virus dans les moindres nervures de nos trames sociales traduit en langage corporel la pénétration de la Chine dans tous nos circuits marchands. Il ne s’agit pas d’incriminer les chinois qui, après avoir fêté leur nouvel an à Wuhan, ont essaimé pour leurs affaires dans toute l’Europe et notamment en Italie, y apportant de là-bas le virus qui venait de muter. Il s’agit de questionner, à cette occasion, l’emprise commerciale de la Chine, et d’oser même se demander pourquoi nous devons être, pour tous nos produits, de la chaussette au smartphone, tributaires de ce pays à qui on achète moins cher (et pour une moins bonne qualité) des produits dont le trait spécifique est que ceux qui les ont fabriqués sont bien plus exploités qu’ici, serrés qu’ils sont dans un carcan totalitaire pour la gestion productive, culturelle et sociale.
On peut aussi se demander si les 750 milliards d’euros débloqués par la Banque européenne pour limiter les dégâts du confinement, s’ils avaient servi naguère à y soutenir la refonte des systèmes productifs, n’auraient pas produit une plus grande et salutaire autonomie face au « géant chinois ». Bien sûr, cela n’aurait pas empêché des chinois de Wuhan, après avoir fêté leur nouvel an, d’apporter le virus en Europe ; il ne s’agit pas de refaire l’histoire mais de profiter de ses couacs pour en repenser les facteurs, notamment pour remettre en question une attitude de soumission qui risque de perdurer et de créer d’autres ravages ; une soumission « aux impératifs » qui dissimule certains manques de courage ; manques qui s’auto-entretiennent puisqu’une fois qu’on a cédé et que l’autre a pris les bonnes cartes qu’on lui laisse, il devient plus risqué de lui résister, et il vaut mieux garder le silence.
Le silence des dirigeants européens face à la Chine, se répercute aussi dans le silence des villes d’Europe. L’un des possibles qu’apporte ou qu’impose l’événement c’est de revoir à fond la mondialisation, de scruter les abus qui s’y cachent, les ravages qui se font en son nom mystérieux derrière lequel s’activent des intérêts qui priment sur celui des populations.
Si l’événement ne rend pas possibles de sérieux remaniements, il n’aura été qu’un désastre, un tsunami de silence emportant quelques milliers de corps. Étonnante coïncidence, nous sommes dans une société du digital et du tactile sinon du tact, et voilà que s’impose l’interdit de (se) toucher. Espérons que les règles du jeu planétaire, elles, on pourra y toucher, elles qui rendent possible cette folie où toute une planète est « fermée ». Y toucher sans la peur de contrarier les plus puissants. Il faut que les peuples aient pour le coup voix au chapitre, avant la plaie suivante.
Pour l’instant, on est face à un événement unique qui n’a pas fini de libérer les temporalités qu’il contient ou qu’il retient en mémoire. Il est unique dans l’histoire humaine que tout le monde fasse le même geste, ait le même adversaire microscopique, que nos grandes villes soient des décors de cinéma où il n’y a rien à « tourner » car rien ne tourne. Alors, « où est l’erreur » ? À quel niveau est-ce que cela s’est grippé et a mal tourné ? Les gens ont beau être sereins, peut-on encaisser le coup sans questionner le processus où ce scénario s’est écrit ?
Daniel Sibony
Dernier ouvrage paru : Un cœur nouveau.
Livre à paraître le 2 Mai 2020 : À la recherche de l’autre temps
(chez Odile Jacob)

Le nôtre

Jean-Louis Tripon

Il manque deux éléments sur les causes et la responsabilité humaine de la naissance, la propagation et la dangerosité virale de notre environnement :

1. L’action sur les équilibres biologiques naturels du fait de la déforestation, et la destruction de la biodiversité
2 L’action des agents chimiques crées par l’homme sur ces mêmes équilibres, en particulier les médicaments (et éventuellement les vaccins, mais on dira que sans eux la peste noire et la variole feraient toujours des ravages), favorisant de même la dangerosité virale..

Et l’analyse des conséquences du confinement sur deux paramètres = l’économie mondiale, la santé mondiale, et enfin : A qui cela profite-t-il ?

1 Du point de vue économique, le confinement provoque une catastrophe de très grande ampleur, en provoquant peur et modification des comportements à long terme ! Car il ne faut pas croire que sa suspension provoquera le retour aux comportements économiques antérieurs => les craintes de l’environnement extérieur seront toujours là, de même que les tendances à l’isolement, au repli sur soi et la frilosité des consommations. La période de récession économique s’étendra donc plusieurs années au delà de la cessation de toute menace virale de ce type, encore faudra-il convaincre de la cessation effective des ces menaces.
2 Du point de vue sanitaire, le risque létal sur l’ensemble de la population mondiale serait évalué à, mettons 1 % pour arrondir les calculs, soit 80 millions de personnes, dont principalement des populations à risque, des vieillards séniles, des souches biologiques malsaines pour notre espèce, et des populations pauvres des tiers et quart monde avec un impact marginal sur l’économie mondiale. Pourquoi n’a-t-on pas laissé faire ce nettoyage génétique et social salutaire par la sélection naturelle virale, avec peu de conséquences économique à court terme et aucune à long terme, en laissant le reste de la population développer des défenses génétiques naturelles. Est-ce par morale mal placée, sottise, ou calcul lucratif pour tel secteur économique (santé, pharmacie) ? Il en est résulté une aubaine pour l’écologie et la thèse de la décroissance (nous te rendons grâce petit virus, tu nous obliges à la frugalité et tu nous sauves de notre boulimie de consommation toxique), mais il est très improbable que la baisse des émissions de CO2 ait jouée dans la prise de décision du confinement.
3 Le confinement vient de Chine, les dirigeants européens, et mondiaux ensuite, ayant emboîté le pas des Chinois, la crainte d’être accusé d’irresponsables et de manquement à la sécurité des populations, plus la perspective de la jouissance de l’état d’urgence, et l’uniforme apprécié du chef de guerre, ayant rapidement emporté la décision, malgré quelques velléités britanniques. Les chinois n’ayant aucune morale, mais passés maîtres du jeu de Go mondial à neuf pierres, avec la perversité d’un neuvième dan, les mauvais souvenirs de la guerre des boxers, de la guerre de l’opium, du saccage du palais d’été, et des trafics des monnaies d’or et d’argent avec un différentiel de parité de 1/3 sur leurs taels, ayant ruiné l’économie chinoise au cours du XIX ème siècle, l’ont évidemment joué pour se venger, prendre la main, et prendre l’avantage économique sur ces stupides longs nez d’occidentaux, avec l’assurance que leur économie plus réactive et plus manipulable du fait de leur dictature politique, en souffrira moins et saura profiter des faiblesses, des faillites et des effondrement de pans entiers des économies occidentales.

L’avenir dira s’ils ont bien joué, car le Go est un jeu aléatoire qui peut réserver des surprises, même aux grands maîtres, l’incompétence des débutants pouvant jouer en faveur des imbéciles longs nez aux courtes vues.

4 La morale de cette histoire : Quand tante Yvonne est malade et que l’esprit du Grand Charles est mort, qu’un vieux veau mourant rapporte plus qu’un jeune orgueilleux qui n’en a cure, on comprend mieux la diabolisation d’un médicament sans intérêt lucratif, et l’engouement de nos dirigeants, serviles des laboratoires pharmaceutiques, à vouloir tous nos confiner dans l’attente de pouvoir nous vendre, ou de nous administrer, un jour un mauvais vaccin qu’on finira par bricoler pour ce virus.
Jean Louis Tripon

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Jean-Louis Tripon

Ingénieur géomètre INSA Strasbourg, Chercheur théoricien en sciences mentales, Créateur de la méthode DMS, Président fondateur de l'AFDMS. Directeur du social networking service Sic Itur

Cet article a 3 commentaires

  1. Emile Thyeff

    Bonjour quelques points à commenter sur des extraits du discours de Sidony :

    ” Les gens ne savaient pas qu’on demandait à chacun de vivre en peuple, voire en tant que genre humain habitant la planète. C’est beaucoup, mais s’ils l’avaient su, si cela avait été dit, et c’était dicible car cela relève d’un savoir reconnu, alors la lutte entre la vision individuelle et la collective aurait était envisageable, rien ne s’y oppose en principe.”

    Pourquoi cela n’a pas été dit par les dirigeants français ? Parce que la Macronie qui a le pouvoir actuellement et tous ses thuriféraires se veulent les parangons de l’ultra libéralisme qui ronge notre société depuis quelques années, décomplexé et sans entraves, qu’elles soient économiques, sociales, culturelles, éducationnelles et sanitaires.
    Tous les piliers ” collectifs” ( éducation, justice, police, santé, indépendance énergétique etc) qui forment l’ossature d’une nation sont ou sont en projet d’être livrés en pâture à l’investissement privé et sans frontières.

    Il était donc impossible à un Macron et à ses ministres inféodés de demander au peuple de ” vivre en peuple” alors qu’ils font tout pour individualiser au maximum chaque citoyen , jusque dans les sphères les plus intimes de la vie privée.
    Le confinement strict et répressif de toute une population est l’aboutissement logique de cette politique d’individualisation forcée , même s’il y a des stratagèmes de solidarité collective qui sont mis en place comme les applaudissements tous les soirs dédiés au personnel soignant et amplement relayés par les médias main stream.
    Mais comme disent les représentants du système médical : les applaudissements nous touchent mais ce n’est pas ça qui fait rentrer des masques et du gel dans nos armoires …

    Quelque part la Macronie aura été jusqu’au bout de sa logique libérale dans cette crise.

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  2. Emile Thyeff

    Commentaires sur la deuxième partie :

    Si les Chinois n’ont aucune morale, nos dirigeants capitalistes occidentaux, surtout européens, n’en ont pas non plus.
    Par contre ils jouent moins bien au GO et ont beaucoup moins de mémoire. Eh oui les Chinois ont déjà donné avec l’emprise occidentale …
    Une des règles de base de la guerre, qu’elle soit commerciale ou faite avec des lances ou des missiles, c’est de toujours laisser une porte de sortie honorable à l’adversaire sur le point d’être terrassé.
    Les Chinois le savent et l’ont toujours su depuis Lao tseu et Confucius.
    Quant à notre jeune orgueilleux qui nous préside, sait il seulement ce qu ‘est une porte de sortie et surtout ce que le mot honorable veut dire ?

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  3. Richard ARMENANTE

    Cette réflexion ci-dessous dans cette période de confinement et de pandémie me semble intéressante= De JP BETBEZE économiste :
    Bientôt 1,5 millions de cas et 100 000 morts, mais cette pandémie n’est pas une guerre. Elle n’a pas été voulue par une puissance contre une autre. Il n’est pas question de demander des « dommages » aux chauves-souris de Wuhan. Nous ne sommes plus au Traité de Versailles, où le prix trop élevé demandé à l’Allemagne a davantage permis la montée du nazisme que la reprise. Nous ne sommes pas en 1945, où les États-Unis étaient les gagnants et les plus riches, ce qui leur a permis de lancer et financer le Plan Marshall. C’était pour des raisons humaines et économiques certes, sans doute dans leur intérêt (poursuivre leur croissance, en passant à une économie de reconstruction) et aussi pour des raisons politiques (éviter le communisme en Europe de l’Ouest). Cliquez pour lire la suite = https://www.jpbetbeze.com/

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