Avant-propos

1. LES FONCTIONS MENTALES

    Nous distinguons nos fonctions mentales par leur pouvoir opératif spécifique et les effets qu’elles produisent. Chacune nous paraît autonome et complémentaire. Ensemble elles coproduisent notre vie mentale.

    Une grande partie de leur activité échappe à notre conscience, au mieux nous n’avons conscience que de l’émergence de leur production, nous ne pouvons pas les localiser dans un espace, et si nous pouvons les associer par commodité à une architecture mnémotechnique, cette architecture ne peut être qu’arbitraire.

    Leur fonctionnement nous semble automatique sauf pour la fonction volontaire qui se caractérise par son pouvoir de choisir et que choisir c’est le contraire d’un automatisme, encore que cette volonté est souvent la conséquence d’une réaction à quelque chose.
    A chaque instant ces fonctions sont présentes, même quand leur présence peut nous paraître s’effacer, elles agissent ensemble et nous semble-t-il de concert. Dans des circonstances exceptionnelles, la fonction motrice 4 est la seule qui peut présenter un état dissocié dans une expérience onirique dite de “sortie du corps”. Au-delà de leur activité de base, même si nous ignorons l’essentiel de leurs interactions, nous devinons qu’elles réagissent l’une sur l’autre, qu’elles réagissent à leur ensemble et plus particulièrement parce que c’est là l’étendue de notre expérience immédiate, qu’elles réagissent au contenu de notre conscience. Cet ensemble d’interactions constitue une synergie à géométrie variable qui présente plusieurs états et chacun de ces états des variétés et des nuances.
    Si cette synergie a une finalité, et il faut bien qu’elle en ait une, une motivation qui la rassemble, la mobilise, lui inspire ou lui imprime son dynamisme, cette finalité ne peut être que sa survie, la survie de notre vie mentale et ce qui est la même chose, la survie de notre être vivant, et au-delà de cette survie l’amélioration de ses moyens pour survivre. Cette finalité générale se dégouline en cascades par ses conséquences jusqu’aux moindres aspects et détails de la vie mentale.
    Dans notre expérience immédiate, fluide, mouvante, fuyante, nous ne distinguons de notre vie mentale, par leurs saveurs, leurs qualités et leurs formes, que des émergences et des produits. Les émergences sont inséparables de la nature créatrice même de chaque fonction, alors que ces produits, eux le sont, et nous apparaissent comme la conséquence inerte de cette création. Ces émergences et ces produits constituent du sens. A l’origine de son apparition ce sens est brut mais immédiatement, involontairement, il est transformé en sens structuré nourrissant nos concepts et relié à notre mémoire sémantique, aussi ces deux sens se confondent, leur distinction est plus conceptuelle que sensible.
 

2. DÉFINITIONS, DÉNOMINATION ET RÉALITÉ 

2.1. Définitions

    Nous pouvons définir conceptuellement les fonctions mentales comme les sources de nos sèmes et de nos qualia, ces expériences perceptuelles mentales immédiates qualitatives pures. Cependant, ce n’est pas véritablement une définition, mais seulement l’énonciation d’une propriété générale. Nous sommes ici dans le domaine de la métalangue, donc nous ne pouvons pas définir les désignatifs de ces fonctions par d’autres termes, pas plus la conscience que l’intention ou la confiance en soi. Donc il nous faut sagement renoncer à cette entreprise de définition vouée à l’échec, pour nous contenter d’enrichir notre perception sensible en introspection. C’est la voie du mentalisme.

 

2.2. Dénominations

    Faute de pouvoir trouver des termes adéquats non polysémiques et non confusionnels dans notre langue vernaculaire, et compte tenu des problèmes qui affectent la Sémantique, nous avons retenu comme désignatifs de ces fonctions des syntagmes composés d’un terme ayant un vague rapport avec leur propriété et d’un chiffre de numérotation qui n’est qu’un cardinal, ces fonctions ne présentant aucun rapport avec des nombres, n’importe quel icone aurait pu faire l’affaire mais des chiffres sont plus facile à retenir. Ainsi : Remémoration 1, Analytique 2, Pathologique 3, Motrice 4, Conscience 5, Concentration 6, Volontaire 7 comprenant les deux sous-fonctions Direction volontaire 7d et Jugement arbitraire 7j, Energie 8, et Joker 9, cet ordre étant également arbitraire, termes que nous pouvons réduire aux simples chiffres désignatifs : 1, 2, 3, etc. pour éviter d’alourdir le texte.

 

2.3. Émergences et produits

    Dans nos qualia nous percevons et distinguons les émergences (e) et les produits (p) de nos fonctions mentales. Le quale de notre conscience 5 nous accompagne, mais nous pouvons nous en détacher, ne plus y être attentif, l’oublier, pour ne plus percevoir que le produit qu’elle révèle, qui nous sert pour conduire notre action immédiate. Pour signaler le pouvoir opératif d’une fonction nous le désignons du signe (/) placé derrière son chiffre, ainsi : 2/, 7d/, etc., et les produits de ces fonctions par la minuscule (p) placée devant son chiffre, ainsi : p2, p7d, etc. Sans ces additifs, le chiffre désignatif d’une fonction ne représente que son concept général.

 

2.4. Différences entre notre perception du monde physique et notre perception de notre monde mental

    Si notre perception sensorielle produit des qualia, ceux-ci sont des recréation mentales qualitatives qui ne témoignent pas de la réalité du monde physique mais des affects de ce monde sur nos sens biologiques. Ce monde nous est formellement extérieur et sa réalité inaccessible. Si les dualistes admettent l’hypothèse de l’existence de la matière et constatent que nos représentations sont suffisamment cohérentes pour nous permettre d’agir efficacement dans ce monde, cela reste par le biais d’images fausses de la réalité. Il en va tout autrement avec nos percepts mentaux, si nous ne percevons pas tout, ce que nous percevons est identique à ce que nous sommes, nous sommes de la même nature sémantique que la réalité de notre monde mental. Cet autre monde n’est ni spatial, ni quantitatif, mais qualitatif. Ces deux mondes ne sont pas gouvernés par les mêmes lois, aussi tout raisonnement analogique de l’un sur l’autre sont inévitablement faux.

 

2.5. Décentration

    Si nous étions monopolaires, comme le prétendent la plupart des théories ontologiques, nous serions incapables de nous observer nous-mêmes, comme l’ont souligné Auguste Comte et d’autres philosophes. Cependant nous sommes multipolaires, ennéanaires, et nous pouvons facilement nous décentrer si nous abandonnons des représentations bloquantes de notre mental. Notre fonction volontaire 7 dirigeant notre concentration 6 à observer dans le contenu de notre conscience 5, les émergences et les produits de nos fonctions mentales. Notre champ sémantique est une immense encyclopédie de nous-mêmes distinct de notre poste d’observation et d’analyse de nous-mêmes, et nous pouvons aussi nous décentrer de notre sentiment du soi, car c’est un produit inerte.

 

2.6. Plans de réalité mentale

    Tous les phénomènes mentaux que nous percevons sont réels et nous les percevons tels qu’ils sont, cependant cette réalité ne possède pas la même valeur selon son plan d’existence. Comme une partie de nos activités mentales sont inconscientes et que notre conscience 5 est protégée par des filtres, même si aucune ne nous était inaccessible nous ne pourrions pas inclure tout ce que nous sommes dans son contenu conscient, nous ne pouvons posséder de nous-mêmes qu’une réalité partielle, soit déjà deux plans distincts de réalité. Ensuite nous conceptualisons ce que nous percevons et ce troisième plan conceptuel est celui des abstractions qui même cohérentes avec notre réalité sensible précédente est distincte car d’une autre nature. Enfin notre analytique dispose d’une capacité d’imagination sans limite qui nourrit nos croyances. Leur réalité est cette des idées, c’est encore du sens, donc ces idées appartiennent à notre réalité tangible, mais existent sur un quatrième plans détaché des précédents, et auquel nous ne pouvons pas accorder la même valeur qu’aux trois premiers.
 

3. VARIABILITÉ

3.1. Variables en intensité et en rôle, adaptées aux nécessités présentes

    L’état de nos fonctions mentales varie d’une façon continue. Elles peuvent passer d’une position dominante à la servitude d’une fonction dominante, c’est à dire à se mettre à son service. Ce peut être une évolution relativement lente, mais le plus généralement, c’est rapide car la situation l’exige. Par exemple, en cas d’accident automobile grave, le passage d’une motrice 4 dominante à une volontaire 7 exaltée, qui cède le témoin au couple analytique 2 – Joker 9, en dominance partagée, qui vous fait basculer dans une expérience de mort imminente avec dissociation de la motrice 4 pour éviter de ressentir la moindre douleur, se fait en une fraction de seconde. Là, il y a urgence. De même, une fonction peut passer d’un état effacé, pratiquement imperceptible à une activité moyenne qui précédera une exaltation, dans un fondu enchaîné naturellement plus fluide. Cependant, elles sont toujours toutes présentes, sauf cas exceptionnel, même dans le métacontexte de rêve, même quand nous sommes absorbés dans une activité exclusivement physique ou conceptuellement créatrice.

 

3.2. Dominante, en servitude, effacée, exaltée

    Dans ce cours, l’état des fonctions est noté par une lettre majuscule qui précède son chiffre désignatif, D pour dominante, S pour en servitude, E pour effacée, X pour exaltée. Par exemple : D7 et S2 pour signaler que la volontaire 7 est dominante et l’analytique 2 en servitude, ce qui correspond à un état ordinaire de veille, alors que l’inverse D2 et S7 caractérise le rêve. Nos états mentaux sont la conséquence des synergies mentales caractérisées par l’état de chaque fonction. Il en existe donc une grande variété que nous pouvons classifier en classes et en sous-classes, en abandonnant ce terme d’état modifié de conscience (EMC) qui est relatif à l’état de veille, et alors que cela ne concerne pas la conscience elle-même. Notre fonction volontaire peut entraîner certaines synergies à condition que les structures comportementales existent, mais le plus souvent ces transformations ont lieu à notre insu. C’est en fait une méta structure logée dans l’analytique 2 qui gouverne tout cela en s’adaptant au mieux aux nécessitées des situations présentes. Cependant, il peut y avoir des ratés, c’est ce que prouve la paralysie du sommeil, quand bien qu’éveillé la motrice 4 ne s’active pas et que nous ne pouvons pas agir notre corps.

 

3.3. Dominante D

    Une fonction dominante est responsable de la survie de notre être, les autres fonctions se mettent alors à son service (sauf cas de dominance partagée dans certains états mentaux, comme le rêve lucide). Il lui arrive néanmoins, pour réaliser ses objectifs si c’est la volontaire 7, de conférer sa dominance à d’autres, elle devient alors un satellite d’une fonction exécutante comme la motrice 4 ou la concentration 6 en veille et l’analytique 2 en rêve, ou nous avons l’illusion que ces fonctions réactives deviennent volontaires.

 

3.4. En servitude S

    Quand elle est en servitude, une fonction n’est pas au sommet de sa puissance et de sa créativité, car elle soumise aux contraintes de survie de la fonction dominante. C’est ce qui arrive à l’analytique 2 en période de veille, qui retrouve la plénitude de ses moyens dans les métacontextes de rêve et de rêve lucide quand il est dominant.

 

3.5. Effacée E

    Une fonction effacée est une fonction peu active dans une synergie mentale donnée, ce qui ne veut pas dire qu’elle soit absente, mais que les filtres qui protègent notre conscience d’une surcharge inutile et confusionnelle de sens, privilégient la révélation des activités mentales les plus intenses, le rôle de notre conscience étant de les partager afin d’intensifier les interactions des fonctions les plus actives.

 

3.6. Exaltée X

    C’est l’inverse de l’effacement, quand les activités d’une fonction débordent d’énergie et envahissent tout. C’est fréquent dans les états mentaux mystiques, et ce n’est pas toujours très agréable à vivre. IL est plus pertinent de vivre en basse qu’en haute énergie pour résoudre des problèmes, c’est un avantage indéniable que nous offre l’ataraxie.

 

3.7. Dissociée

   Ce sont des cas rares (mais qui peuvent devenir chroniques donc pathologiques) qui ne concernent que la motrice 4 dans des expériences oniriques de sortie du corps (en anglais OBE : out of body experience), qui apparaissent systématiquement dans les expérience de mort imminente.
 

4. ANTILEXIQUE

4.1. Préambule

    Ce cours présente l’apparence d’être écrit en français ordinaire. En fait, il utilise de nombreux termes formels et les symboles d’un système sémiotique, afin d’éviter la polysémie confusionnelle qui règne dans ce langage.

 

4.2. Catégories sémiques

    Compte tenu que les mots et les signifiés collectifs n’existent pas, les signes renvoient les locuteurs à des catégories sémiques susceptibles de pouvoir contenir tous les sèmes de tous les communicants avec la richesse particulière de chacun d’eux. Il est évident que ma (neige), ma (mer), mon (chien) et mon (arbre) ne sont pas les vôtre, pas plus que mon (église) ou ma (madeleine) ne sont celles de Marcel Proust. Pour de nombreux signes, cette catégorisation n’est pas confusionnelle, car nous savons que nous parlons à peu près de la même chose, même si je sais que si vous êtes un Inuit, un marin, un éleveur de chiens, ou un jardinier, mon sème est beaucoup plus pauvre que le vôtre. Par contre en cas de polysémie, fréquente dans notre langage et différente d’une langue à l’autre, ce qui pose un problème insoluble aux traducteurs automatiques comme celui de Google, le même signe renvoie à plusieurs catégories sémiques qu’il ne distingue pas, et que nous devons nous aider de notre compréhension du contexte et de notre empathie pour y voir plus clair, ce qui n’évite pas toutes les situations de quiproquo. Là où ça se corse c’est quand nous rentrons dans des domaines où brille l’ignorance humaine, et où pullulent les théories contradictoires, les diverses écoles de pensées, les idées subjectives et les croyances des uns et des autres, avec de plus, plusieurs cadres conceptuels et des niveaux de raffinement culturel et mental qui ne nous font pas percevoir ni comprendre les même choses, même si nous puissions le croire. Nous entrons là dans le marécage linguistique où règne la confusion totale, car ici les catégories sémiques sont exclusives, qu’il y a autant de sous-catégories que de pétitions de principe, de présupposés et de partis différents, et que le même signe est censé les recouvrir toutes, donc quoique nous puissions croire et vouloir, car nous ne les partageons pas, nous ne pouvons pas réellement nous comprendre à moins que d’être frères de pensée, ce qui est plutôt rare. Ce petit chapitre n’a donc pas la prétention de résoudre cet inextricable problème, mais de mettre en garde en précisant quelques points importants et de présenter un petit lexique de signes inusités ou que j’ai créés, ou détournés, pour les besoins de l’expression verbale de mes travaux personnels.

 

4.3. Antilexique

    Certains signes sont toxiques pour la santé mentale humaine, car non seulement leur usage courant dans notre langage vernaculaire correspond à des concepts faux (ce qui est relativement fréquent, mais n’est pas fondamentalement nuisible, qui évoquent des croyances, ou des rejets de ces croyances, le plus souvent dans le cas de la dénomination de choses dont l’existence est non avérée, du type Dieu et ses anges, du démon, du paradis et de l’enfer, et tous leurs synonymes), mais qui sont nuisibles car ils sont contradictoires aux contraintes mentales formelles, et provoquent des blocages de notre fonction analytique, ou bien impliquent des identifications aliénantes particulièrement dangereuses car facteurs de troubles sociaux et de barbaries sanglantes. Les signes sont comparables aux champignons, il y a des toxiques, des non comestibles , des comestibles et des délicieux. Les principaux à proscrire sont les suivants :
    mot 
    Le concept de signe linguistique inventé par Ferdinand de Saussure est sans doute le plus toxique de tous les concepts pour notre mental. Nous pouvons le comparer à un virus dans un ordinateur. Il bloque les opérations de notre fonction analytique 2 en la soumettant à une impasse confusionnelle.
    signifié
    Dénomination d’un fantasme qui supposerait l’existence d’une mémoire collective dans laquelle les signes auraient un sens conventionnel unique et valide pour tous. Si une mémoire collective de textes et d’images (et non de sens) peut exister physiquement dans le cloud par accumulation, les conditions d’existences d’un champ sémantique collectif son radicalement différentes. Elles supposeraient l’existence d’un Big Brother dominant ce champ et imposant son sens aux autres, sinon il y aurait cacophonie de tous les sens individuels rattachés à un signe. Et pour que cette domination fonctionne que Big Brother ait implanté une structure mentale d’ouverture au champ imposée chez tous, oblitérant les champs sémantiques individuels. Heureusement que les contraintes formelles de l’univers des entités mentales que nous sommes rendent tout ceci impossible, sinon nous penserions tous pareillement dans l’aliénation la plus totale, mais les auteurs de science fiction peuvent en rêver. Les aliénations ne sont donc que culturelles, linguistiques, et consenties, et chacun peut s’en libérer.
    Le conscient et L’inconscient employés comme substantifs.
    Si nous pouvons qualifier des activités et des produits de nos fonctions mentales de conscientes ou d’inconscientes, en fonction de ce que notre fonction conscience révèle, nous ne pouvons pas définir d’entités telles que celles-ci, car cette distinction n’est pas propre à un sujet, mais la conséquence des filtres qui sélectionnent et protègent notre contenu conscient. De ce fait cette représentation duelle de notre être est non seulement fausse, contradictoire à la réalité mentale, mais aussi confusionnelle, impropre à sa découverte, et donc toxique.
    Peuple, Race
    Les concepts liés à ces deux signes sont non seulement faux mais toxiques. Faux parce qu’il n’existe que des être singuliers, que la complexité de l’esprit humain est telle que chaque individu constitue à lui seul une sous-espèce de l’humain. Toxiques parce cette aliénation est celle de la mentalité tribale archaïque porteuse de barbarie pour survivre dans un espace pauvre en nourriture exploitable, ce qui a conduit notre espèce à détruire la dernière espèce hominienne concurrente des Néandertaliens il y a environ 40 000 ans.
    Nation
    Ce concept est né à la révolution française pour mobiliser les sujets d’un état, qui n’était plus l’état d’un prince, à défendre un territoire arbitraire, qui n’était pas celui de leurs racines culturelles locales, contre un ennemi étranger. Ce concept a fait fortune en Europe et l’a plongée dans deux guerres mondiales d’une barbarie extrême, raison pour laquelle il est toxique.

 

4.4. Abus de langage

    Nous pouvons relever deux types d’abus de langage, le premier consiste à dénommer des choses qui n’existent pas, pour en convaincre les autres, une pratique religieuse ou sectaire courante, soit par simple psittacisme. Le second consiste à détourner le sens réduit ordinaire des signes pour imposer une culture. C’est le procédé évoqué de novlangue par George Orwell dans son roman 1984.
    De nombreux signes ne sont pas associés à des percepts sensoriels ou mentaux, mais à des concepts, des idées , des représentations et des théories, le plus souvent erronées, parcellaires, incohérentes ou vide de sens, plus ou moins nuisibles à la santé mentale de l’espèce humaine, qu’il convient donc de relocaliser dans une section spéciale de notre champ sémantique réservé aux concepts des autres que nous ne partageons pas. Quelques exemples :
    Raison
    Intelligent
    Etat modifié de conscience (EMC)
    Conscience supramentale, hyperconscience

 

4.5. Polysémie

    Concerne les nombreux signes désignant plusieurs catégories de sens au delà de la multiplicité ordinaire des sens personnels attachés à un signe désignatif d’une seule d’entre elle. La polysémie provoque des confusions de sens entre les locuteurs, aggravant les difficultés de la communication, donc il est utile de requalifier ces signes et de les relocaliser dans notre champ sémantique.

La méthode de développement mental DMS

     Ce qui caractérise la méthode de Développement Mental Sémantique DMS c’est d’être une méthode mentaliste. Elle n’enseigne donc pas des techniques de résolution conceptuelle de problèmes comme les mathématiques, la logique ou la philosophie, mais des techniques mentalistes éprouvées, opérant à partir de ressentis mentaux, en introspection, en méditation, voire en auto-hypnose légère, ou en rêve lucide.

Les 5 étapes de la méthode DMS

LES 5 ÉTAPES DE LA MÉTHODE DMS
     La méthode de Développement Mental Sémantique DMS est fondée sur la base théorique d’un cadre conceptuel et d’un modèle de l’esprit humain précis validé par l’expérimentation. Et non sur de vagues présupposés dont on nie ensuite se servir, sur des représentations lacunaires douteuses non avérées, comme conscient/inconscient, moi/surmoi/ça, parent/enfant/adulte, une typologie de personnalités, etc. dont se servent la psychanalyse, la PNL, l’hypnose Erickson, l’analyse transactionnelle, l’ennéagramme et leur dérivés. Elle n’utilise le langage que pour décrire et suggérer ses techniques et des gestes mentaux. Elle n’associe pas d’images émotionnelles aliénantes à ses techniques qui ne sont pas des techniques de manipulation dans le cadre d’une pensée magique ou pseudo-scientifique. Elle travaille uniquement au sein de la réalité mentale de nos qualia et vise à la transformation de l’homme conceptuel en un surhomme conscient, exploitant les structures mentales de son être. Son application comprend 5 étapes :
a) L’intégration d’un cadre conceptuel mental non physique (et donc l’abandon des identifications à son corps, son cerveau, et des modèles comportementalistes unipolaires égotiques).
b) La réalisation d’ancrages opératifs de nos neuf fonctions mentales au sein de notre mémoire sémantique.
c) l’apprentissage de la pensée infralingue ou sublinguistique hors de la pensée verbale, fondée sur des percepts mentaux et non des idées imaginaires illusoires, ce qui suppose une conscience sémantique.
d) L’acquisition de la pensée holistique globale non linéaire se nourrissant de la multitude des interactions conscientes de nos fonctions mentales.
e) La pleine conscience holistique dont l’ataraxie vraie, l’absence de trouble, d’émotion et de stress psychosomatique, n’est que la partie la plus visible dune cohérence harmonique de tous nos états et synergies mentales.
 
    Ce qui est nouveau, c’est d’avoir trouvé une technique de transmission efficace au-delà d’un verbiage qui essaie de faire comprendre mais qui ne peut pas transmettre cet état. Des cercles d’apprentissage de cette méthode sont en cours de développement, des programmes de formation dès le primaire des enfants des écoles, naturellement plus réceptifs que les adultes, seront élaborés dans le cadre de l’éducation nationale, des applications en psychothérapie sont à l’étude. Tout cela prend beaucoup de temps et ne pourra s’imposer que lentement et progressivement.
     Dès à présent, un cours annuel par correspondance a été créé pour diffuser la méthode DMS par internet. Bien qu’accessible à tous, ce cours est principalement destiné à des cercles limités à six étudiants, afin de constituer de petits groupes d’étude efficaces progressant ensemble, et ne pas laisser l’étudiant seul face au cours mais lui permettre d’en discuter et d’interagir avec d’autres dans la vie réelle. Plusieurs de ces cercles ont été créés, les premiers certificats de formation et les premiers diplômes de formateurs après examen seront délivrés en 2019. Dans une seconde étape, qui vient seulement de commencer, ces formateurs agréés, habilités à enseigner ce cours, constitueront et dirigeront d’une façon plus étroite ces cercles d’étudiants, en apportant leurs conseils, permettant ainsi, dans une relation directe avec les participants, comme dans n’importe quelle classe, un meilleur et plus facile apprentissage de la méthode DMS.
 
Blocages conceptuels
     Cette méthode est relativement simple à entreprendre, elle ne demande aucune connaissance particulière, au contraire. Sa difficulté réside d’une part dans les convictions et les représentations personnelles de soi et du monde, qui lui sont contradictoires, par exemple si elles sont physicalistes. Et d’autre part, dans l’enfermement dans le monde conceptuel des idées, propre aux intellectuels, car elle réclame la construction d’un cadre perceptuel d’une toute autre nature, approprié à l’accès et à la maîtrise de nos fonctions mentales.

Nos neuf fonctions mentales​

Nous pouvons définir nos fonctions mentales comme les sources qui produisent nos sèmes et nos qualia (Le contenu qualitatif de toutes nos expériences conscientes). Il ne nous reste plus alors qu’à distinguer dans un quale la présence de leurs émergences, leurs produits et leurs interactions, en sachant qu’elles ne sont pas nécessairement toutes présentes car elles peuvent s’effacer ou s’exalter, être dominantes ou en servitude, selon les aventures de notre vie mentale.

CONSCIENCE 5

La conscience est un contenant révélateur de sens présent dans les trois métacontextes mentaux, de veille, de rêve et l’intermédiaire propre au rêve lucide dirigé. Le flux de sens qu’elle révèle glisse rapidement dans notre mémoire.
C’est une fonction relativement monotone. Elle se réfléchit, c’est-à-dire devient consciente d’elle-même, par un bref geste mental de la concentration 6. Une concentration plus appuyée la charge d’énergie mentale p8. Elle n’est clairement pas le siège du moi comme certains le prétendent.
 

REMÉMORATION 1

La remémoration a le pouvoir d’extraire des éléments de notre mémoire et de les restituer à notre conscience. La mémoire elle-même n’étant pas une fonction mentale.
Cette fonction peut être déclenchée par notre direction volontaire 7d, dirigée par notre concentration 6 et opérée par notre analytique 2. Elle peut aussi manifester une activité involontaire et se déclencher seule quand la logique cognitive l’exige.
Les charges d’énergie de nos souvenirs sont très variable, des ordinaires aux structurants. Les affects qui les ont accompagnés jouent aussi un grand rôle, car ils sont très puissants.
 

CONCENTRATION 6

La concentration duplique du sens dans la durée, avec pour effet immédiat de fixer du sens dans le flux qui traverse notre conscience. Elle est comparable à un zoom en mouvement qui peut se fixer sur du sens, dirigé par notre direction volontaire 7d. Elle nous permet de voyager dans notre mémoire et dans notre champ sémantique, mais aussi de nous concentrer sur une analyse, un jugement, un produit ou une émergence opérative, voire une interaction dans une expérience mentale globale.
 

VOLONTAIRE 7

La volontaire comprend deux sous-fonctions : La direction volontaire 7d et le jugement arbitraire 7j.
La direction volontaire dirige mais ne juge pas, c’est l’organe de commande de notre être multipolaire.
Le jugement arbitraire juge mais ne dirige pas. Ces deux sous-fonctions sont très interactives.
Dans notre phase de veille, cette fonction est le plus souvent dominante et responsable de notre survie. Ses valeurs fondamentales sont la survie, la liberté et l’efficacité. Elle gère ses objectifs dans son tableau de bord. Comme elle ne dispose pas de moyens résolutoires elle fait appel à l’analytique 2.
 

MOTRICE 4

La motrice assure le lien entre notre vie mentale et notre corps physique. C’est grâce à elle que nous dirigeons notre corps par son interface d’information et d’instruction avec le cerveau.
Cette fonction utilise peu d’énergie mentale ainsi que montre la trace de nos souvenirs en mémoire. Elle est déclenchée par un mouvement de bascule de la volontaire 7d qui lui cède sa dominance sans que la cohérence entre l’intention initiale et l’action ne cesse. Elle opère grâce à des structures comportementales qui mettent d’autres fonctions en service. Elle s’efface et même s’éloigne dans le sommeil et le rêve.
 

ANALYTIQUE 2

L’analytique possède trois modalités opératives. La première STRU structure le sens, la deuxième PROP propose des solutions aux fonctions qui lui en font la demande, la troisième GEST range et gère le sens en mémoire. Cette fonction est essentielle puisqu’elle opère des résolutions de problèmes, de l’analyse logique, de l’imaginaire et du rêve. En phase de veille elle est soumise à la fonction volontaire dominante et c’est en phase de rêve qu’elle devient à son tour dominante au sommet de sa puissance et de son efficacité. L’analytique est une fonction automatique qui produit au mieux, sur la base de l’ensemble immense de ses données, mais ses résultats ne sont pas toujours exploitables.
 

JOKER (FOI) 9

Le Joker affirme péremptoirement sa foi en nous-même qu’il accompagne d’une aspiration au dépassement de soi. Il valide nos structures comportementales et intervient quand nos autres fonctions se déclarent incompétentes face à un problème.
Cette fonction joue un grand rôle pour valider toutes nos structures comportementales qui ne doivent pas souffrir d’un doute, et donc aussi dans leurs restructurations qui peuvent être opérées consciemment (voir dans la section Techniques : restructuration consciente), sa validation de notre transcendant et de nos convictions métaphysiques n’étant somme toute qu’une de ses activités secondaires.
 

PATHOLOGIQUE 3

La pathologique produit des émotions, des sentiments et du stress positif ou négatif. C’est un organe de contrôle de la liberté sans limite de la volontaire. Ataraxique, ses émissions ne sont plus que cognitives.
Les émotions fondamentales sont peu nombreuses et s’inscrivent dans un schéma logique (voir la rosace des émotions dans la page La méthode). Elles peuvent cependant se combiner et produire un grand nombre de variantes secondaires selon les produits mentaux auxquelles elles s’associent. Elles peuvent être maîtrisées et transformées consciemment afin d’en réduire l’intensité négative.
 

ENERGIE 8

Toute activité mentale nécessite une énergie non matérielle. Cette charge d’énergie mentale assure la pérennité du sens en mémoire.
Nous pouvons percevoir mentalement cette énergie dans les émergences opératives de nos fonctions mentales et remarquer qu’elles n’emploient pas la même quantité d’énergie, dans leurs produits émergents et dans les souvenirs que nous avons d’eux dans notre mémoire.
Nous ressentons cette énergie comme du sens quantitatif objectif. Par contre, notre estimation de sa quantité par notre jugement 7j, est imprécise et subjective.

Exercices mentaux

Restructuration mentale consciente

Ce que j’appelle communion mentale est une restructuration consciente impliquant une interaction forte de cinq de nos fonctions mentales, à savoir : notre conscience 5, notre volontaire 7, notre concentration 6, notre analytique 2 et notre joker (la foi) 9.
Pour l’opérer vous devez d’abord concevoir des représentations mentales claires et sensibles, de la structure comportementale que vous désirez abandonner et de celle par laquelle vous voulez la remplacer. Cela peut être une attitude, un comportement physique ou mental, une conviction, une phobie, un trauma psychique, une ligne directrice de vie, il n’y a pas vraiment de limite aux applications de cette technique. Ensuite, vous les rapprochez et vous les liez à l’aide de la concentration 6. Le joker 9 opère dès que ce lien est suffisant et transfère l’énergie qu’il avait mis dans la première à la seconde. A cet instant (sauf si vous êtes ataraxique) la pathologique 3 émet une grosse bouffée de stress positif (joie) qui rompt la concentration et la communion qui n’a plus de raison de perdurer, la restructuration étant faite.
 

La pensée holistique

La pensée verbale, linéaire, consiste à assembler des signifiés puisés dans notre lexique personnel en respectant plus ou moins la syntaxe de notre langue, une technique de communication très mauvaise pour penser.
La pensée holistique ne fonctionne pas ainsi, elle se transforme dans la conscience globale d’un champ sémantique. Ce champ, ainsi que le suggère les toiles d’Alexandre Beridze, est d’une grande complexité. C’est un champ infra-linguistique structuré, constitué de millions de facettes se sens, de sèmes et de qualia, qui entretiennent entre elles une multitude de relations, et qui sont par ailleurs reliées dans les tableaux de sens des soubassements de notre mémoire, que range et gère notre fonction analytique 2. 
 Ce champ est mouvant, il s’enrichit de toutes nos nouvelles expériences, nos analyses et nos pensées, au sens le plus large de tous les produits de nos fonctions mentales. Les signes (car le mot est un concept faux) sont comme des miroirs qui surplombent ça et là ce champ sans le recouvrir. Notre cerveau est bien sûr incapable de contenir tout ça, en sus de ses tâches de gestion biologique de notre corps, de codage des informations en provenance de nos fonctions sensorielles et de l’exécution des instructions qu’il reçoit de l’interface physique-mental. Il ne possède que 90 milliards de neurones, chiffre inchangé depuis le début de l’espèce humaine, pour le faire, il aurait dû multiplier sa taille par dix ou cent. Par contre notre mental n’étant pas spatial, n’est pas contraint par une limite de capacité.
La pensée holistique consciente n’assemble pas du sens, elle voyage rapidement de place en place dans ce champ où tout est interconnecté, en suivant les relations de sens, et participe à la résolution du flou, du complexe et du paradoxal qui peuvent s’y trouver, de concert avec des activités mentales inconscientes. Elle est le résultat des interactions de plusieurs fonctions mentales : l’analytique 2, la direction volontaire 7d, le jugement arbitraire 7j, la concentration 6 et la remémoration 1, révélées par la conscience 5.
La pensée holistique est infra linguistique, vide de signes linguistiques, elle est chargée de sens, percepts et concepts, qui donnent du sens aux signes que nous employons pour nous exprimer, et d’autres sens aux signes que d’autres emploient hors de notre champ sémantique personnel. C’est le paradoxe sémantique : nous imaginons le sens des autres parce que nous ne pouvons pas le vivre, même si l’empathie cognitive nous aide à nous comprendre.
Comment passer de la pensée verbale à la pensée holistique ? Ben, c’est pas si simple, car il faut non seulement nous passer des signes pour penser, mais aussi des concepts creux qui chargent de leurs signifiés les idées fausses qui nous servent pour penser. Mais il y a une voie naturelle pour y parvenir, car comme Monsieur Jourdain, qui parle en prose sans le savoir, il reste un domaine où nous continuons à penser en holistique comme les animaux. Ce domaine, c’est celui où nous dirigeons notre corps et ses actes par notre image kinesthésique (voir les articles précédents).
En effet nous n’utilisons pas de langage pour éprouver, diriger notre corps et ressentir à chaque instant notre agissement pour diriger nos mouvements. Nous pouvons faire ceci en pleine conscience si nous lui accordons suffisamment d’attention, et constater que cette pensée est holistique, c’est à dire globale et non verbale. Il est faux de dire que nous ne pouvons pas penser à deux choses à la fois, ce qui est vrai en verbalisation conceptuelle mais pas ici, où nous pouvons exercer avec précision nos deux mains et tout notre corps à la fois, ainsi que le montrent les danseurs, les gymnastes et les acrobates professionnels. En prendre conscience et en renouveler l’expérience attentive au ralenti est un excellent exercice préparatoire au développement de la pensée holistique sémantique purement mentale.
Nous allons poursuivre l’exercice de l’article 74 en fermant les yeux. Vous ne disposez plus d’images visuelles, et ainsi vous pouvez pleinement ressentir l’image kinesthésique de tout votre corps. Exercez les muscles de vos bras et de vos mains, et en les animant, ressentez cette image et votre pouvoir d’agir sur cette image jusqu’aux bouts de vos doigts. Vous pouvez aussi en méditation explorer tous les organes de votre corps.
Mais ce n’est pas tout, le plus important reste à venir. Toujours en méditation, passez de votre image kinesthésique à la perception des pouvoirs opératifs mentaux que vous utilisez pour saisir et manipuler cette image, votre conscience 5, votre concentration 6, et à tout instant votre choix volontaire de faire, ce que je nomme la direction volontaire 7d, et votre niveau d’énergie 8. Laissez votre esprit vaguer, vous allez peut-être voir émerger des souvenirs par votre remémoration 1, de l’imaginaire et des intuitions créatrices produites par l’analytique 2, que vous ne vous ne pourrez pas vous empêcher de juger par 7j, des émotions positives de source 3, et l’augmentation de votre confiance en vous 9.
Tous ces ressentis sont distincts, ils ne cessent de varier, ils émanent de fonctions mentales distinctes qui interagissent, ils ne sont pas verbaux, ce sont des percepts, des qualia, et ils construisent votre champ sémantique. Il vous faudra renouveler de nombreuses fois des exercices similaires, en en distinguant bien toutes les qualités pour enrichir ce champ, jusqu’à ce que votre fonction analytique 2 initie un méta programme qui le fasse automatiquement, structure et comble les lacunes, ce qu’elle sait bien faire, sans que vous n’ayez plus à vous en soucier.
Ce qui caractérise la pensée holistique, c’est que les concepts qui vont émerger, non seulement ne sont pas des signifiés attachés à des signes (mots), mais sont des abstractions de vos percepts ressentis qui respectent leur cohérence globale, et non plus des constructions imaginaires. Vous ne pouvez donc plus vous perdre dans des pensées détachées de votre réalité.
 

Navigation dans le champ sémantique

En dirigeant votre concentration 6 par votre direction volontaire 7d vous pouvez voyager dans les ensembles d’ensembles de sens de votre mémoire. Ouvrez l’image jointe pour mieux la voir. Les taches virevoltantes bleues de sens de cette toile d’Alexandre Beridze dissimulent une carte du monde et les lignes concentriques signalent votre pouvoir opératif de concentration. Cet exercice doit se pratiquer en méditation les yeux fermés. 
Évoquez cette mappemonde et rapprochez-vous en, c’est un portail géographique au sein de votre mémoire, circulez dans les territoires puis atterrissez dans les souvenirs des lieux que vous connaissez, naviguez dans les campagnes, les villes, les musées. Ce portail mène à d’autres portails, historiques, économiques, politiques, de travail ou de loisir.
Si vous n’avez pas développé suffisamment ce portail pour qu’il soit vraiment efficace, ne vous en souciez pas car votre mémoire contient d’autres richesses. Rendez-vous page 46 du livre Sémantique et Fonctions Mentales de la section ouvrages. Vous y trouverez votre TGM, votre Tableau Général du Monde qui contient 81 portails décrits dans les pages 47 à 49, le portail géographique étant le I/V. Explorez les portails qui vous conviennent le mieux, passez de l’un à l’autre pour continuer cet exercice. Ce tableau est la représentation analogique de l’ensemble de vos interactions au monde extérieur. Vous pouvez aussi lier les cases de ce tableau deux à deux pour explorer les progrès de la médecine, l’histoire du sport et les métiers de vos amis ou de vos voisins par exemple, car ce portail de portails se subdivise dans toutes les directions, et toutes ses cases sont en interaction. C’est votre encyclopédie personnelle. Ne verbalisez pas, restez dans vos percepts et vos ressentis. Approfondissez le sens attaché aux détails de vos souvenirs. Passez de ces sèmes à vos expériences intimes et retrouvez-y les réactions de vos fonctions mentales. Bons voyages !
 

Résolution de problèmes

La résolution de problèmes est une interaction naturelle entre notre direction volontaire 7d qui exprime des demandes et l’analytique 2 qui lui propose des solutions. Il faut d’abord que la demande soit ciblée vers l’analytique et non “va te perdre”, donc qu’elle s’inscrive de préférence dans le cadre d’un programme de collaboration étroite présente en mémoire, un geste mental dirigé, dont l’accumulation des expériences installe la pertinence. Il faut ensuite que l’objectif de la volontaire soit bien construit et cohérent avec les automatismes de l’analytique et fasse sens pour lui.
Pour résoudre les problèmes les plus complexes, il vaut mieux s’y prendre en plusieurs temps : Une première séance interactive destinée à préciser l’objectif à atteindre, à isoler les différents sous-problèmes et à les inscrire dans une architecture, puis une bonne sieste pour profiter des capacités accrues de l’analytique 2 au cours du sommeil et du rêve, enfin si nécessaire une relance au réveil pour réceptionner son travail nocturne.
La construction de métaprogrammes pour faire ne ressemble pas à la résolution d’un problème de mathématiques. La volontaire ne doit pas présupposer ni contraindre des solutions, mais se borner à des demandes. C’est l’analytique qui propose et fait tout, il le fait au mieux de ses possibles à son niveau actuel d’évolution. Quand il aboutit, il installe directement le programme et des raccourcis pour une utilisation immédiate par la volontaire, qui n’a plus qu’à constater par ses essais du niveau d’efficacité atteinte. Le rêve, lucide ou non, joue un grand rôle dans l’élaboration de ces programmes, et des solutions ponctuelles, par l’analytique.
 

Rêve lucide

Dans le rêve ordinaire la fonction analytique qui le produit est dominante, les autres fonctions sont effacées. Par contre dans le rêve lucide dirigé, la dominance est plus ou moins partagée entre l’analytique et la direction volontaire. Il s’agit d’un troisième métacontexte entre l’éveil et le rêve dans lequel peut être installé un laboratoire de recherche et de résolution de problèmes efficace, car dans cette synergie l’analytique, hors de toute contrainte de survie (le monde extérieur n’existe pas dans cet état), est beaucoup plus puissant que pendant l’état de veille.
Une des façons les plus faciles pour déclencher le rêve lucide dirigé, consiste à stopper le réveil dès que la volontaire en prend conscience pour replonger d’abord dans le souvenir du rêve, de recoller au rêve, puis de glisser dans le rêve lucide qui sera dirigé par petites touches. Après une certaine pratique, un comportement de collaboration efficace s’installe, entre les deux fonctions 2 et 7, qui s’inscrit en mémoire. 
 

Pleine conscience harmonique

L’ataraxie n’est pas la conséquence d’une discipline qui voudrait soigner les effets et non les causes. Elle est provoquée par la restructuration de la fonction 3 par l’analytique 2 (substitution de programme) quand la cohérence globale de la synergie des fonctions mentales, et en particulier de la volontaire 7, ne rend plus le stress nécessaire. Elle se produit automatiquement à un haut niveau et, exige une exploration et une adaptation fine de tous les mécanismes mentaux, et une auto restructuration de l’analytique 2 lui-même. 
Si vous voulez néanmoins conserver vos émotions, il vous faut interrompre votre évolution mentale naturelle, c’est dommage ! Sachez aussi que l’ataraxie libère le rire, que vous restez libre de prendre des postures, qu’à ce niveau tout devient plus facile, que des solutions immédiates répondent alors à vos besoins, car l’ataraxie est la partie visible de l’iceberg d’une nouvelle structure mentale efficiente complexe.

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