Domaine Ayidjaï : Ordres à exécuter

Domaine Ayidjaï : Ordres à exécuter

Le 17 Janvier 2021 : travaux hydrauliques

une ravine

Vous n’avez rien à faire à Savalou, sinon pour dire aux 2 maçons que les ouvriers que vous n’aurez pas engagé vous-mêmes ne seront pas payés quoiqu’il fassent et qu’il doivent déguerpir du chantier sans tarder.

Date d’envoi de votre message : Aujourd’hui, à 07:52

Vous avez besoin d’un plan A3 à l’échelle sur le fond de plan de Wilfried des travaux hydrauliques à faire d’urgence mentionnant les ravines, un captage de la principale par un bassin carré de 100 m3 (7X7X2m de profondeur), coupant son exutoire vers la rivière près de la borne B10 recueillant les eaux pluviales d’un fossé de 0,5/1,00 m de profondeur longeant votre domaine au nord avec un trop plein par le prolongement de ce fossé vers l’étang, ou réserve collinaire situé dans l’angle Nord -Est. De ce bassin de 100 m3 partiront ultérieurement deux canalisations : l’une gravitaire pour alimenter l’irrigation de la zone agricole et l’autre de refoulement vers le réservoir AEP des zones bâties au point haut du terrain. Dans un premier temps vous disposerez d’une réserve permanente d’eau pour alimenter les quelques gourdes à purification individuelles que vous aurez achetées pour boire (20 € maxi). L’eau à 250 € c’est terminé. Ce plan devra m’être soumis pour contrôle ce jour le 17 janvier, exécution immédiate prioritaire sans discussion. Ces terrassements devront être réalisé par les deux manœuvres que je suppose engagés au prix convenu conforme à ceux dont nous avons déjà fixés. Ils fourniront la terre et les roches nécessaires pour les fondations et les briques

Thibaut, date d’envoi : Aujourd’hui, à 08:15

Sans inspection les travaux traineraient. Nous n y sommes que pour vérifier. Je transmet ces choses à Wilfried pour le plan. Mais les instruments de dessin sont à Porto-Novo. Réponse par Thibaut :D’accord d accord

Date d’envoi de votre message : Aujourd’hui, à 08:16

Comme déjà dit = Willy ne peux pas être à la fois dessinateur à Porto Novo et directeur de chantier à Savalou = Une erreur d’organisation à corriger immédiatement !
Votre limite Nord sera soulignée par une ligne de piquets espacés de 10 mètres munie de fanions de tissus de couleur et qui sera complétée ultérieurement par un fil de fer barbelé de clôture pour les Peuls et leurs troupeaux.

Thibaut, date d’envoi : Aujourd’hui, à 08:18

D accord. Un fossé sera creusé longeant le ruisseau c est ça ?

Date d’envoi de votre message : Aujourd’hui, à 08:20

Je dois recevoir tous les plans et accords financiers entre vous et les locaux, toutes les dépenses au préalable , faute de quoi le chantier n’est pas considéré comme avancé

Thibaut vous a répondu. C est compris

Date d’envoi de votre message : Aujourd’hui, à 08:22

Exact, comme le montrera le plan hydraulique qui fait foi, plutôt que de vaines paroles et promesses de photos.

Réponse par Thibaut : Un tel fossé sera fermé un peu comme les caniveaux non ? Son fond ne sera t il pas terrassé ?

Date d’envoi de votre message : Aujourd’hui, à 08:24

Cet article fera partie d’un blog “ordres à exécuter” dans Sic Itur section Missions DMS Bénin
Un fossé est un fossé taillé à la pelle, je ne réponds pas aux questions stupides ! Exécution immédiate du plan.

Thibaut, date d’envoi : Aujourd’hui, à 08:27

Vous avez l impression qu’ elle est stupide parce-que vous croyez parler à un géomètre.
Si on creuse un fossé parallèlement au petit ruisseau cela fait deux fossés. Quelle épaisseur laisser pour ne pas voir s effondrer l espace de séparation des deux fossés ?

Date d’envoi de votre message : Aujourd’hui, à 08:32

Un ruisseau est un ruisseau et un fossé un fossé ! Le premier n’est pas rectiligne et vous y récupérerez des pierres et du gravier. Peu importe = ce qui compte ce sont le limites imposées par les bornes, avec piquetage sur la limite et le bord du fossé en retrait d’environ UN METRE.

Thibaut, date d’envoi : Aujourd’hui, à 08:38

Je transmettrai les instructions à Wilfried.

Date d’envoi de votre message : Aujourd’hui, à 08:41

Cette rivière appartient je suppose à la commune de Savalou ou à l’agence de bassin du département des collines qui a dû prendre large. Tu m’enverras les documents sans tarder ce jour même = c’est toi le responsable et toi qui a fait le croquis des ravines

Thibaut, date d’envoi : Aujourd’hui, à 08:45

OK. Je poserai des questions

NOTE : voir aussi https://groupe.afnor.org/pdf/fondamentaux-gestion-projet.pdf

Pour l’électricité, possibilité de construire des éoliennes https://wiki.lowtechlab.org/wiki/L’%C3%A9olienne

Plan masse
Plan hydraulique

Le plan hydraulique montre quatre réseaux hydraulique, le réseau existant en vert avec la rivière et les trois ravines, le réseau de capture des eaux à créer comprenant fossés et bassins, la conduite de refoulement, le réservoir et les conduites gravitaires constituant le réseau d’adduction d’eau potable proprement dit, et enfin le réseau d’irrigation en lignes interrompues noires qui partent de retenues de répartition disposés sur les fossés collecteurs.

Croquis du bassin de captage et du poste de pompage

Les besoins locaux en eau potable, sont réduit à 15 litres par personne, essentiellement pour la cuisine, la boisson et les douches, les toilettes étant sèches pour produire du compost agricole, soit 15 x 150 = 2250 l = 2,25 M3/jour. Nous avons prévu deux pompes de 0,1 m3/h, réglées manuellement sur 20 et 8 heures, soit 2,8 m3/J avec un potentiel de 4,0 m3/J couvrant une extension future des besoins en eau potable du centre.
Le bassin de 100 m3 couvre 100/2,25 = 44,4 jours de totale sècheresse ininterrompue, nous espérons donc que de petites pluies et des eaux souterraines continueront à l’alimenter sporadiquement en période sèche.
Le poste de pompage faiblement dimensionné pour loger les 2 petites pompes sera réalisé en béton armé coffré sur place, muni d’un dégrillage. Sa commande sera manuelle pour réduire les couts de commande automatique à partir du réservoir situé près de la borne B7.
Le cours naturel des ravines sera fermé par de larges barrages de moellons maçonnées en béton de terre-ciment qu’on trouvera dans la rivière. Nous espérons aussi y trouver de l’argile.

Détail réservoir d’eau potable du domaine

Solution classique : un réservoir semi enterré de 2,00 m3 situé au point haut du domaine, vers la borne B7 (133 m environ), systèmes de filtration et épuration par UV placés avant le réservoir car ils consomment une perte de charge de 1 bar environ. 2 pompes de 100l/h, refoulement 2 bars. Le trop plein est alors à 134 m. D’où la hauteur de la pression dans l’adduction gravitaire. Inconvénient : elle est faible, les bâtiments (hôtel) et le sanitaire le plus haut se situant vers 130 m et ces niveaux sont imprécis, ce qui implique une pression de l’eau faible dans leurs douches.

Solution n°2 local technique pompage et épuration

Seconde solution : un réservoir à vessie de 500 litres logé dans un local technique près du bassin de 100 m3 :
Un ballon d’équilibre des pressions au début du refoulement à 5 bars des pompes de 100 l/h, qui laisserait 3 bars au point le plus haut (hôtel) (j’ai fait ça une fois en Alsace pour un hameau isolé de 12 fermes) mais un ballon de 500 litres en acier c’est cher, et il faudrait trouver le matos et une entreprise spécialisée dans ce type d’installation au Bénin (il faut régler le pressostat pour l’asservissement des pompes à la pression du ballon).
Dans ce cas, tout (pompes, filtration et ballon) serait logé dans un petit local semi enterré à coté du bassin de 100 m3, et le système UV placé sur le toit du local technique. Le ballon en acier contient une vessie en caoutchouc de 500 litres. Un système employé dans les surpresseurs individuels d’une capacité de plusieurs m3/h. Avantage : une bonne pression d’au moins 3 bars dans tout le réseau d’eau potable. Canalisations en PEHD diamètre intérieur 25mm et 16mm pour les branchements particuliers, les pertes de charge restent très faibles (inférieures à 23 cm pour 100 m de canalisation au débit de 200 l/h (0,06l/s).

Seconde solution simplifiée : Un simple regard ou installer les deux petites pompes.
Dans ce cas, un simple grillage (3,00X4,00m) protège les installations techniques (ballon, boitier de commande, épurateur au charbon actif,…et plus tard traitement aux UV) prenant très peu de place. On pourra y ajouter un petit groupe électrogène. Le tout à l’air libre sous une charpente bois recevant un bloc de panneaux photovoltaïques qui fera office de toit, sera installé par le plombier spécialisé chargé des travaux. C’est de loin la solution la plus économique et la plus adaptable, car la demande d’eau potable sera au départ très faible.

Ref : comment installer une pompe : http://www.aquavalor.fr/installer-pompe-immergee-puits-forage/

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Jean-Louis Tripon

Ingénieur géomètre INSA Strasbourg, Chercheur théoricien en sciences mentales, Créateur de la méthode DMS, Président fondateur de l'AFDMS. Directeur du social networking service Sic Itur

Cet article a 3 commentaires

  1. François Bouquin

    François Bouquin
    Comme je te l’ai dit, je peux rentrer dans le projet sous la forme de transfert de compétences de base. Plus c’est délicat, j’ai déjà trop à faire.
    Eau:
    On ne pompe de l’eau du sol que pour boire et se laver. Pas pour les cultures.
    Le stockage se fait avant tout, dans le sol, dans les nappes.
    Il faut ralentir l’eau de pluie pour l’infiltrer dans le sol. Pour cela tu ralentis les ravines par exemple avec des micro barrages en bois et allonge leur chemin en les faisant serpenter avec le moins de pente possible.
    Ce qui ne peut être infiltre peut êtres stocké dans deux bassins dynamiques. Un bas qui collecte et un haut qui fait source. Entre les deux des cultures et des bassins de filtration. L’eau ne doit pas rester statique, sinon elle deviendra un nid à pathogène.
    Pour nettoyer l’eau : Filtre à charbon activé fabriqué localement -> Savoir à re développer si perdu. Filtre céramique poreuse. Fabriqué localement en argile ou acheté General ecology, Berkey, Doulton….Système collectif en priorité car l’individuel sera mal entretenu et mal utilisé.
    La désinfection peut aussi se faire par UV en exposant l’eau, au soleil, mais attention, les polluants chimiques perdurent, seuls les microbes et champignons sont tués, et encore, si le mode opératoire est bon.
    Pompes, filtres, et autres systèmes vitaux. Un minimum, centralisés, sécurisé contre le vol, et redondants avec au moins deux circuits identiques, en parallèle, pour assurer une continuité de service pendant une panne ou la maintenance.
    Amendement des sols: Ce n’est pas ma spécialité. Il te faudrait l’aide d’un ingénieur agronome inventif comme Yannick Van Doorne. Néanmoins, il est déjà acquis qu’Il faut enrichir le sol avec de la biomasse, du carbone en y intégrant le végétal disponible localement. Vois aussi du coté du biochar. Par exemple le charbon actif usagé des filtres à eau peut ensuite devenir un fertilisant.

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    1. Jean-Louis Tripon

      Cher François,
      On ne pompe pas d’eau, on recueille l’intégralité des eaux de ruissellement des ravines de notre terrain pendant la saison humide, dans des bassins et une retenue collinaire, avant qu’elle ne s’échappe vers la rivière bordant notre domaine au nord. Les eaux des toitures sont également récupérées pour les sanitaires et l’irrigation des alentours des bâtiments. Un système d’irrigation gravitaire est prévu à partir de plusieurs bassin et retenues de régulation.
      Nous prévoyons de ralentir la vitesse de l’eau des ravines grâce à de petits ouvrages comme tu le suggères.
      Une petite partie de cette eau, à rendre nécessairement potable, relativement peu polluée, car la parcelle était inexploitée, sera relevé du bassin de capture pour couvrir les faibles besoins journaliers en AEP du domaine (2,5 m3) et la distribuera vers les points d’eau potable des sanitaires du site. C’est à l’amont du réseau de distribution que se situeront les filtres à charbon et l’épuration par UV. Pas de risque de polluants chimiques dans ce secteur réservé à l’élevage de bovins par les Peuls.
      La grosse difficulté, c’est que nous avons 3 mois de saison sèche, très sèche, plus une goutte d’eau nulle part, pluviométrie zéro, ravines et rivière vide, d’où la nécessité de disposer de moyens de stockage importants pour les hommes comme pour l’agriculture.
      Pour l’amendement des terres agricoles nous étudions le biochar et la biomasse, des techniques complétement ignorées au Bénin où le sols sont très pauvres et pâtissent du changement climatique.

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