Du sens

Du sens

105. LANGUE FORMELLE
La langue française ordinaire ne nous permet pas d’exprimer et de décrire d’une façon suffisamment précise et concise nos états mentaux faute de termes spécifiques appropriés, de sa polysémie, sa linéarité, la pauvreté et le caractère égotique de sa syntaxe, et l’absence de logique de sa grammaire, raisons pour lesquelles j’ai développé les rudiments d’une langue formelle quand j’ai écrit l’ouvrage Sémantique et fonctions mentales en 2015. Elle exige une écriture en 3D. Je vous en explique brièvement les principes.
Nos états mentaux ou synergies Y(1 à 9) se caractérisent par les activités des fonctions mentales (1 à 9) qui les induisent. Des signes précisent leur activité : D = dominante, S = en servitude, E = effacée, X = exaltée. Ainsi D7 S2 caractérise l’état de veille ordinaire, D4 S7 S2 si vous êtes absorbé par un travail de bricolage, D2 S7 5 si vous rêvez, D2 D7 5 en rêve lucide. Ces états peuvent changer très rapidement, volontairement ou non, en fonction de la logique des circonstances, ainsi lors d’un accident automobile grave, vous passez de D4 S7 à un bref X7 S4 déclarant son incompétence qui passe la main à un X2 X9 5 S7 4 (dissocié), vous êtes alors en EMI, motrice coupée ert vous ne sentirez aucune douleur. La 4 (dissocié) favorise les OBE produites par X2.
Le signe / placé derrière celui d’une fonction précise que son pouvoir opératif est en action et crée des produits, des p (de cette fonction). Ainsi D2/ap2(voler en rasant les vagues la nuit dans la mer de chine), décrit un rêve. D3/p3(colère) S7dj E6 un état de colère pathologique qui vous submerge et vous fait perdre la maîtrise de votre concentration 6. Les termes entre parenthèses précisent les nuances des pouvoirs opératifs et les contenus des produits en français simplifié (verbes à l’infinitif qualifiés par des adverbes si nécessaire, pas d’accord en genre et en nombre). D’autre signes désignent des modalités particulières comme 2STRU/, 2GEST/, 2PROP/.
L’ensemble de l’activité mentale présente peut être décomposée en une suite de lignes raccordées par des puces ou des index, des signes de relation entre les éléments de la pensée holistique, ceci constituant un plan d’écriture. Plusieurs plans successifs décrivant alors le développement d’une aventure comme le récit d’une EMI, d’une activité quotidienne ou d’un rêve. L’ensemble étant représenté en 3D.

110. DU SENS
Le terme (sens) signale la nature des parcelles de qualité qui composent nos qualia, et ces parcelles elles-mêmes. Ainsi les couleurs, les saveurs des produits de nos fonctions mentales et nos sèmes sont des exemples de sens. Notre champ sémantique est uniquement constitué de sens.
Nous ne partageons pas les mêmes sens, l’inverse supposerait que nous ayons tous le même niveau de culture et d’évolution mentale, la même expérience du monde, de nous-mêmes et du sens, un déni de réalité. La sémantique ne devrait donc pas s’attacher à l’étude du sens des termes, mais à celle des propriétés du sens.
Nos qualia sont constitués de sens, d’un nombre considérable d’élément qualitatifs, qui avec des nuances se retrouvent dans de nombreux qualia, nos données d’expérience mentale pure immédiate.
Il y a toujours une combinaison de plusieurs sens dans un quale, ne serait-ce que notre conscience et un contenu monosémique, mais ce type de contenu est très rare, et ne se trouve que dans des états de modifiés de conscience (EMC), car plusieurs de nos fonctions mentales sont à l’oeuvre pour produire un quale, et chacune d’elle produit des catégories de qualités, donc de sens, différentes. C’est la raison pour laquelle le fameux quale rouge, toujours pris pour exemple par les monistes pour démontrer leurs sottises, est hypothétique et ne peut exister. Personne ne peut éprouver un quale rouge pur, en l’absence de conscience, de jugement, d’analyse, d’imaginaire et de multiples impressions fugitives et d’affects, ce qui implique l’extrême diversité de nos qualia et leur singularité, non communicable. Les arguments qui s’appuient sur le quale rouge, un non possible, ne sont donc pas recevables
Oeuvre de Pavel Filonov

117. ATARAXIE ET MAUX DE TÈTE
Certains ataraxiques prétendent (et oui, je ne suis pas tout seul au monde) que l’ataraxie nous protège de toutes les maladies, régule notre système hormonal et va jusqu’à transformer notre ADN, avec pour conséquences : une vie allongée et la plénitude de nos moyens mentaux jusqu’à notre dernier souffle. Je dois vous avouer que le n’en sais rien, et qu’étant d’un naturel scientifique, il me faut des preuves. Donc que je le verrai bien dans 30, 50, ou 70 ans.
Par contre, j’ai remarqué une chose : auparavant, j’avais ce que nous nommons des maux de tête. Oh ! pas énormément, une fois par mois environ, 12 fois par an en moyenne. Une aspirine et la migraine est réglée au bout d’une demie heure. Donc 12 aspirines par an, ma boite de 50 me dure 4 ans.
Or depuis que je suis devenu ataraxique, il y a 3 ans, plus un seul maux de tête. Il me manque 36 migraines, ça c’est un fait scientifique pour nous mentalistes, car contrairement aux monistes toutes nos expériences mentales, tous nos ressentis comptent comme des faits, et pas pour du beurre.
Ceci peut s’expliquer rationnellement, car nous ne souffrons plus d’aucun stress, ni d’aucune émotion, nous vivons un état mental harmonique permanent. Or le stress qui affecte somatiquement le corps physique passe nécessairement par l’intermédiaire du cerveau. Nous n’avons aucune conscience de ce qui se passe dans le cerveau (ben oui, nous ne sommes pas lui), mais il est logique d’admettre que de fortes décharges émotionnelles doivent également l’affecter aussi, et le polluer de vilaines toxines dont nous n’avons pas conscience, qui s’accumulant finissent par provoquer des migraines. Toute cause produisant un effet, et inversement tout effet résulte d’une cause. Mon explication est peut-être un peu simpliste, mais quelle que soit la réalité du phénomène, les faits têtus sont là : Je n’ai plus de migraines.
Pareil pour les besoins de sommeil de notre cerveau, comme il a moins de toxines a nettoyer, en un cycle de 90 Minutes, il est redevenu efficace et peut reprendre son poste ! Trois cycles par jour, soit 4 heures et demie de sommeil, me suffisent pour être au sommet de mon efficience, en rêve lucide (car notre mental n’a nul besoin de repos) et en veille près de 20 heures durant. En général un cycle de nuit et deux siestes. Tout ceci est validable en laboratoire de neurosciences.

129. SOMMEIL PROFOND
Il faut savoir que notre entité mentale non physique n’arrête jamais de vivre et qu’il existe un quatrième métacontexte mental en règle générale inconscient (la fonction mentale 5, révélatrice de contenu de sens étant inactive), celui du sommeil profond. L’expérience rare du sommeil lucide démontre en effet que cet état mental est loin d’être inactif et explique la résolution de problèmes qui se révèle au moment du réveil que le rêve ordinaire conscient ne signale pas.
En ce qui me concerne, je constate que la demande de sommeil provient de mon cerveau et non de mon mental. Mon cerveau me signale par des myoclonies (contractions brusques des muscles de la nuque provoquant des mouvements saccadés de tête vers l’arrière) son besoin de passer en mode végétatif dissocié de mon entité mentale afin de se débarrasser des toxines dont il est saturé. Cette dissociation se poursuit jusqu’au réveil ainsi que le prouvent les réveils en sommeil lucide où la réactivation de la fonction motrice 4 est clairement consciente et remet en place le lien mental/cerveau.
Dans les trois métacontextes de sommeil profond, de rêve ordinaire et de rêve lucide, notre cerveau ne synthétise pas d’images kinesthésiques, qu’il ne produit qu’en état de veille à l’attention de notre entité mentale, qui se retrouve dans ces autres états complètement isolée du monde extérieur physique. L’activité du cerveau y est purement biologique, incapable d’engendrer du rêve, ni de la conscience, des présupposés erronés des neurosciences physicalistes.


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Jean-Louis Tripon

Ingénieur géomètre INSA Strasbourg, Chercheur théoricien en sciences mentales, Créateur de la méthode DMS, Président fondateur de l'AFDMS. Directeur du social networking service Sic Itur

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