Empathie

Empathie

58. L’EMPATHIE (1/3)
L’empathie est un imaginaire dirigé par une intention : celle de comprendre et de partager le sens de l’autre. L’empathie n’est possible que parce que nous possédons quelque chose de commun avec l’autre, et cette chose, c’est nos fonctions mentales et la nature même du sens.
C’est notre fonction analytique 2, grâce à son immense puissance d’analyse et ses non moins immenses réserves de données dans la mémoire qu’il gère, et actualise à chaque instant, qui fait le travail. Mais encore faut-il qu’il dispose d’un minimum d’éléments pour le faire. Pour comprendre d’où il récupère ces infimes données sur l’autre, il faut d’abord comprendre ce qu’est notre altérité.
Nous sommes des êtres de sens, des êtres sémantiques. L’altérité, c’est ce qui nous différencie les uns des autres. Nous partageons le même présent et l’espace ne peut pas nous différencier car nous ne sommes pas des êtres spatiaux, si cela avait un sens nous pourrions dire que nous partageons le même lieu, mais cela n’a pas de sens. Sans altérité nous ne serions donc qu’un seul être. Cependant, un des principes universels qui régissent le vivant fait qu’il en soit autrement.
Ce ne sont pas les structures fondamentales de nos fonctions mentales qui nous différencient car nous partageons tous les mêmes, ce sont nos structures secondaires qui nous permettent de les exploiter et nos structures superficielles. Ces structures sont évolutives et témoignent de notre niveau d’évolution mentale, en sachant qu’à chaque niveau nous disposons d’un champ indénombrable de possibles, selon un autre principe universel : le principe de liberté de création du sens.

59. L’EMPATHIE (2/3)
Cette vidéo montre après 7 ans les retrouvailles d’une Suissesse avec deux lionnes qu’elle avait élevées au biberon dés leur plus jeune âge. C’est là que l’on remarque que le corps a peu d’importance, que ces deux lionnes sont empathes et qu’elles reconnaissent l’esprit de leur mère, certains diront son âme. Cette interprétation est discutable mais l’image fait plaisir à voir. Les animaux sont-ils naturellement empathes ? Je pose la question. Qu’en pensez-vous ?
On voit peut-être ici l’attachement primaire des lionnes à leur mère, mais pour que cette manifestation de joie et d’amour surgisse, il faut d’abord qu’elles la reconnaissent. Que reconnaissent ces lionnes ? le visage, la présence de l’esprit ou l’odeur de leur mère ? en sachant que l’adolescente est devenue une jeune femme ? Autre question : Comment cette femme reconnaît-elle les lionnes ? car pour nous humains toutes les lionnes de cet âge se ressemblent.
Les empathes vous diront que l’empathie consiste à intégrer l’autre en soi, ses émotions, ses sentiments, ses désirs, ses énergies, ses pensées, ses problèmes. Ils n’ont pas besoin de se mettre à la place de l’autre comme le fait un psychologue, chez eux c’est automatique et naturel, ils vivent en permanence ainsi. Pour la plupart, dans cette expérience, ils différencient l’autre d’eux-mêmes, mais chez certains il y a confusion entre ce qu’éprouve l’autre et ce qu’ils éprouvent, et ils en souffrent. Le plus souvent ils souffrent des sentiments et des énergies négatives qu’ils ressentent dans leur environnement. Leur niveau de perception varie selon chacun, de simples intuitions, flashs, voix intérieures persistantes, informations pertinentes, à un profond ressenti des différentes composantes de la personnalité de l’autre.
Ces phénomènes sensibles ne peuvent pas s’expliquer seulement, par l’analyse spontanée et intuitive de la physionomie, des mimiques, gestuelles, des intonations de la voix et de la fréquentation passée avec l’autre personne, même si tout cela y contribue, car chez l’empathe, ils se manifestent avec des inconnus bien au delà de ce qui est rationnellement déductible.

60. L’EMPATHIE (3/3) HYPOTHÈSES…
Il semblerait (voir article 33. SOLEIL NOIR) que notre fonction énergie 8 déploie dans un espace mental partagé, un champ énergétique cyclique qui porterait en permanence l’empreinte de notre altérité mouvante.
Ces champs sont interactifs, mais nous disposons d’un filtre qui nous protège des influences externes. Ce qui signifie que si nous ne pouvons pas le désactiver et nous rendre invisibles, nous pouvons plus ou moins nous ouvrir ou nous fermer. Par ailleurs, les énergies dans cet espace de contact seraient assez faibles ce qui expliquerait que certains plus ouverts sont plus sensibles et plus empathes que d’autres, et que la dimension émotionnelle qui fonctionne à des niveaux d’énergie plus élevées y soit dominante, donc la première à être perçue par les empathes, ce qui n’exclue pas le reste et des transferts d’informations.
Tout ceci, qui expliquerait la médiumnité, est très hypothétique, même si nombreux d’entre nous ont fait des expériences surprenantes qui s’avèrent être justes. En effet, on parle de don de naissance pouvant être développés, mais ceux qui les vivent et les exploitent, ignorent le détail des mécanismes mentaux en jeu dans ces phénomènes. Ils n’en éprouvent que les résultats et les conséquences sans savoir trop bien comment ils font.
Comme déjà dit certains HPE en souffrent et d’autres pas, certains maîtrisent et d’autres pas, des ateliers Ressentis Médiumniques collectifs s’organisent pour rendre ces phénomènes, non reconnus scientifiquement, accessibles à tous. Il semblerait que l’ouverture et la fermeture du filtre soit inconsciente et se décide dans la petite enfance en réaction à des expériences fortes. Le niveau de performance de notre fonction analytique y joue aussi son rôle, selon les métaprogrammes qu’elle a mis en place pour développer cette capacité.

61. PAUL ET JONAS, AUTISTES ASPERGER
La scène se passe dans une clinique aux USA, le Rain man Institute.
__ Paul : J’ai résilié mon contrat internet, j’en avais plus besoin, de mon lit je peux visualiser ce que je veux dans Facebook. Et c’est beaucoup plus rapide sans ouvrir l’ordi, ni me connecter, en quelques secondes je peux lire des dizaines de pages.
__ Jonas : Normal, grâce à ta mémoire visuelle absolue tu as mémorisé 2 milliards de pages Facebook, mais tu ne peux pas publier sur les pages de Lucie et Virginie, tes deux amies françaises.
__ Paul : Mais si ! je visualise mon texte et je l’envoie sur leurs murs.
__ Jonas : Non, tu modifies ta mémoire, pas la réalité de Facebook. Mais comme je suis un empathe parfait, voilà ce qu’on va faire : Tu penses à moi avec un signal ALERTE JONAS et tu lui lies l’image visuelle de ton post pour Lucie et Virginie. Je le capte, le tape en word, puis le copie-colle sur leurs murs. Je regarde leurs réponses et les commentaires de leurs amis, puis j’attache cette image à celle de ton signal ALERTE JONAS. Tu verras, c’est automatique : ton post sera augmenté de l’image visuelle de leurs réponses. Ainsi Facebook sera conforme à ta mémoire.
__ Paul : Merci Jonas, tu es sympa ! Je n’y avais pas pensé ! je fais ça tout à l’heure durant la sieste !
__ Jonas : Ne me remercie pas Paul ! Entre Asperger on doit s’entraider.

Cette histoire est bien sûr une fiction, mais pas si impossible que cela à réaliser par ces génies autistes qui peuvent mémoriser visuellement des dictionnaires, si l’un d’eux est en plus un empathe HPE parfait. Personnellement, je consulte souvent Facebook en rêve lucide, je lis et j’y publie. Mais ce n’est pas le vrai Facebook, mais mon Facebook de rêve (qui fonctionne beaucoup mieux et beaucoup plus vite que le vrai, et lui ne se met jamais en panne, hi ! hi !). Quand je me réveille, je constate que cela n’a pas marché. Ben non ! ça peut pas ! Mais j’ai mon article tout fait à taper. Je le tape sur mon clavier, comme je le fais maintenant : le n° 61. Paul et Jonas, autistes Asperger …

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Jean-Louis Tripon

Ingénieur géomètre INSA Strasbourg, Chercheur théoricien en sciences mentales, Créateur de la méthode DMS, Président fondateur de l'AFDMS. Directeur du social networking service Sic Itur

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