3. Hiérarchie des cercles d’intérêt concentriques des êtres vivants

3. Hiérarchie des cercles d’intérêt concentriques des êtres vivants

Pour l’exemple les miens :
I Recherche évolutionnaire
II Transmission de techniques mentalistes
III Etude du psychisme de l’espèce humaine
IV Victoire du dualisme de substance
V Élaboration des sciences mentales
VI Projet politique de sauvegarde de l’espèce humaine
N’ayant aucun intérêt pour le monde physique, le reliquat est vide

JLT : Tous les hommes ont une hiérarchie différente de centres d’intérêts concentriques, propres à chacun d’eux, qui constituent une forme de signature mentale. Ces cercles construisent une structure dominante au sein de la partie du champ sémantique concernant la sous-fonction Direction volontaire 7d, structurant le tableau de bord des objectifs permanents de cette fonction. Et dans chacun d’eux nous allons trouver de multiples nuances. En principe ces cercles recouvrent l’ensemble des trois types d’objectifs : nécessaires, triviaux et nobles, mais dans cet exemple le sujet n’ayant aucune prétention sociale, il n’y a pas d’objectifs triviaux, et la distanciation du corps physique libre de gérer seul la survie biologique, il n’y a pas non plus d’objectifs nécessaires ni de présence de représentation de la mort physique, le sujet joue un Grand Jeu ailleurs de ce monde.
Si les êtres aliénés peuvent présenter dans leurs cercles d’intérêts concentriques, des traces inévitables de leurs aliénations sociales et culturelles, plus les êtres seront libres et singuliers et moins ils seront marqués des moindres convergences, à tel point que la culture collective et que toute connaissance collective sont des leurres chez les êtres d’un grand raffinement mental. De fait, les divergences des cercles hiérarchiques des personnes sont telles, qu’elles ne vivent pas sur “les mêmes longueurs d’ondes”, qu’elles ne peuvent pas se motiver pour les mêmes choses, et que la gestion de leur temps disponible pour une action commune d’une ampleur suffisante pour changer l’ordre des choses, est complètement contradictoire, même si en apparence, elles semblent soucieuses de l’avenir de la biodiversité, de l’écologie planétaire et en définitive, de la sauvegarde de l’espèce humaine.
Ces signatures mentales des cercles hiérarchiques des objectifs des êtres humains constituent le principal de leurs altérités, et les définissent comme des êtres singuliers. Plus ils seront aliénés à une même cause, régionale, nationale, culturelle, économique, sociale, religieuse, écologique, ethnique, plus ils seront aptes à servir un intérêt collectif, mais leurs divergences seront toujours telles, que sauf risque gravissime pour leur propre personne, ce lien collectif sera plus faible que leur attachement à leur propre trajectoire individuelle. Ce qui permet de dire que l’espèce humaine n’est pas une espèce sociale, mais un conglomérat d’individus vivant des conjonctures communes passagères.

ET : On peut donc dire qu’il y a chez l’être humain, l’émergence quasi systématique d’un conflit entre les objectifs collectifs et ses objectifs individuels quand ces derniers sont rétrécis trop fortement par les premiers. Le plus souvent l’individuel l’emporte, si ce n’est ponctuellement mais toujours dans la durée.
On peut donc en conclure que l’être humain est avant tout un être singulier et que ses actions collectives entreprises depuis son apparition sur cette terre n’ont servi en fait qu’à lui permettre d’exercer en toute jouissance et sans contrainte sa « singularité ».
Il faut relire Alexis de Tocqueville pour comprendre que le progrès technologique incessant auquel l’humain consacre son temps et son énergie, grâce à des apports collectifs successifs, n’a pour seul but que de lui permettre d’être totalement indépendant de l’action des autres quant à sa survie et son confort.
Cette indépendance n’est bien sûr qu’un leurre car le petit nabab dans son cocon d’ivoire qui appuie sur un petit bouton sur sa petite machine portable pour se faire livrer nourriture, cadeaux, chauffage et partenaires sexuels oublie ou feint d’oublier qu’une armada d’esclaves est nécessaire pour subvenir à ses désirs égoïstes.
Lui même quand il quittera le lendemain matin son nid pour aller gagner pitance, sera l’esclave d’un autre petit nabab qui est en train d’appuyer sur un petit bouton et ainsi de suite …
Les gros nababs qui contrôlent les petits nababs sont aussi les esclaves d’autres gros nababs mais aussi des petits nababs qu’ils doivent sans cesse contrôler… et ainsi de suite
Pour que le collectif prime sur l’individuel force est de constater qu’il faut qu’il y ait urgence.
Mais derrière cette urgence, il faut qu’il y ait un espoir.
Or si cet espoir semble vain, car l’urgence semble insurmontable, il y a peu de chance que le collectif l’emporte. L’individualisme qui comporte en son sein le germe de l’auto destruction et du suicide prendra le dessus.
Nous vivons une position critique car de nombreuses Cassandre disent que la situation est rédhibitoirement perdue, que le moindre espoir est vain, surtout dans nos sociétés occidentales qui ont poussé jusqu’à l’extrême l’individualisme technologique et perdu le sens de l’effort tant collectif qu’individuel. À ce sujet, on peut dire que le capitalisme triomphant s’est bien mordu la queue et que ses dents restent coincés dans les poils de l’appendice caudal.
À moins que ces pires prévisions ne soient en fait qu’un nouveau leurre pour empêcher toute initiative et collective et individuelle qui permettrait aux humains conscients de se débarrasser définitivement du système qui les aliène.
Chaque être humain doit être désormais impeccablement conscient de son double statut, collectif et individuel, que l’un ne peut pas aller sans l’autre et que l’un doit faire des concessions à l’autre en fonction des circonstances et des nécessités ponctuelles.
Quand on lit les chroniques des grands maîtres spirituels qui ont essaimé cette planète durant ces millénaires , on s‘aperçoit que toujours ils reviennent pour aider ceux et celles qu’ils nomment leurs frères et leurs sœurs, bien qu’ils aient atteint les stades suprêmes de la félicité mentale individuelle qui leur permettraient de voguer sur d’autres plans ou vers d’autres galaxies cosmiques.. Il y a bien une raison à ça. Peut être un brin d’espoir, aussi ténu soit il ?

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Jean-Louis Tripon

Ingénieur géomètre INSA Strasbourg, Chercheur théoricien en sciences mentales, Créateur de la méthode DMS, Président fondateur de l'AFDMS. Directeur du social networking service Sic Itur

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