Hypnose

Hypnose

77. ETAT D’HYPNOSE (1)
L’hypnose est un état de conscience modifié (synergie mentale) du métacontexte de veille. Ce n’est pas un état de sommeil ou de rêve dans le sens que l’entité mentale de la personne, les yeux fermés, perçoit la voix du praticien et peut lui répondre par des signes de la main et même par la parole. Sa fonction motrice 4 est donc active. Nous pouvons rapprocher cet état de celui de la méditation profonde, avec les caractéristiques et propriétés suivantes qui l’en distinguent :
a) La conscience 5 est plus ou moins présente ou effacée. Le praticien peut d’ailleurs demander si cet état désire être conscient ou non. En hypnose profonde le pouvoir opératif de la conscience s’efface totalement, ce qui n’enlève rien de la capacité de réponse de cet état et de son aspect curatif pour le patient.
b) La direction volontaire 7d est présente, le praticien lui demande de faire des choix et négocie avec elle pour qu’elle les exécute, par exemple de choisir entre des solutions que les activités mentales inconscientes ont proposées. Elle n’est cependant pas dominante dans cet état.
c) Les activités mentales inconscientes sont dominantes, en particulier l’analytique 2 qui interagit aux suggestions du praticien et propose des solutions, mais aussi le joker 9, qui est amené à valider la solution retenue par 7d et à l’inscrire dans une nouvelle structure comportementale efficace pour le patient. C’est d’ailleurs l’objectif de la thérapie brève hypnose Erickson.
d) L’hypnose Erickson n’est pas comme on aurait tort de le croire un état de soumission, le praticien n’est là que pour faciliter un dialogue entre les différentes fonctions mentales (ou parties) du sujet, qui permet de faire émerger des solutions acceptables pour le patient et de les mettre en oeuvre volontairement.
e) L’analytique 2 est sollicité dans sa modalité 2PROP/ ordinaire de veille et non pour sa production onirique. Cependant, comme elle est dominante, son niveau de performance est proche de sa puissance maximale pour résoudre les problèmes du patient, ce qui fait tout l’intérêt de l’hypnose Erickson.

78. RÉPONSES A YOURI BADEL
Il y a bien sûr un cadre conceptuel, mais qui s’est construit à partir de percepts. On ne peut accéder et maîtriser nos fonctions mentales qu’à l’aide de leurs percepts en mémoire. Le cadre conceptuel est un guide, comme une carte, seul il ne sert à rien, il faut accéder au “territoire mental” de ces fonctions pour les contrôler. C’est la même chose que dans le monde physique : il vous faut une voiture pour vous déplacer, pas une carte.
Il n’y a pas d’interface, mais des moyens de contrôle. Ces fonctions et leurs pouvoirs opératifs, c’est vous. Pour diriger votre corps par la motrice 4 vous disposez d’une chaîne d’interactions solide et fiable (elle existe depuis des milliards d’années) à l’aide de votre imaginaire (des représentations conceptuelles) et de votre centre décisionnaire. ( Direction volontaire 7d, motrice 4, image kinesthésique, interface mental/physique, cerveau, muscles, voir articles 67 à 72). Pour diriger vos fonctions mentales, la chaîne est plus courte, mais il faut la construire car elle n’a jamais été. Avec votre désir et votre imaginaire de faire, vous pagayez dans le vide, il vous manque un embrayage : des ancrages perceptuels.
Pour revenir à l’hypnose, c’est une synergie mentale qui installe un dialogue entre deux fonctions, même en l’absence de toute conscience, et qui permet de réformer des structures comportementales après validation par la confiance 9 (le joker). J’ignore si on peut installer des ancrages perceptuels de nos fonctions mentales en hypnose. C’est un point dont nous n’avons pas encore parlé avec Sud Conscient Jean Clement, cela n’a jamais été fait, et il serait important de savoir si c’est possible.
Nous aurions besoin d’un langage formel spécifique pour en parler. J’utilise des termes (signes) très précis, c’est pourquoi je réserve le terme d’interface quand il y a deux natures (comme physique/mental), sinon je parle d’interaction. Quand tout est installé, nous ressentons en arrière plan dans notre conscience en permanence des percepts d’accès à ces fonctions, avec en plus des accès à des liens, des raccourcis, des schémas, des techniques, tout ce que nous avons expérimenté et construit, une sorte de tableau de bord de tout ce que nous savons faire. La mémoire comportementale perceptuelle joue un rôle très important, il y a les cartes que vous avez conçues mais c’est comme de diriger votre corps, vous n’avez pas besoin de cartes pour faire, vos objectifs impliquent spontanément vos actions dès que vous cessez de les retenir en y pensant. C’est notre fonction analytique 2 qui structure, gère et range tous ces percepts et concepts dans les architectures de la mémoire, selon ses propres règles formelles, une activité automatique inconsciente, tellement elle est complexe, c’est encore lui qui construit les métaprogrammes et les raccourcis conscients dont nous nous servons.

79. ETAT D’HYPNOSE (2)
Le jugement arbitraire 7j est nécessairement présent dans l’état d’hypnose sinon la volontaire ne pourrait pas prendre la décision de choisir l’une ou l’autre des solutions que l’analytique-inconscient lui propose. Elle ne prend pas son choix au hasard, elle se fonde sur des jugements d’efficacité, de facilité et de faisabilité. Par contre, mais à vérifier, comme dans la restructuration consciente, la pathologique 3 reste discrète, son intervention par des émotions fortes bloquerait le processus de dialogue en cours. C’est peut-être d’ailleurs ce qui se passerait, par des montées de colère ou d’angoisse, si l’éthique ou les convictions profondes étaient menacées. Mais ceci n’a guère de raison d’être, sauf désordre pathologique, car comme dans la méditation la personne se sent dans le cabinet du praticien dans un milieu protégé, presque isolé du monde, en dialogue avec elle-même, pour son bien, en accord avec ses objectifs et confiante dans issue des résultats qu’elle est venue chercher grâce à cette technique, aussi elle se laisse aller ainsi que le montrent de nombreux témoignages. Il est probable que cette impression de confiance augmente au fil des séances d’hypnose.
Reste la question du mensonge. En général, on ment pour se protéger, pour protéger quelqu’un, ou plus rarement par perversion. Il reste donc possible, c’est à dire en répondant oui pour non ou non pour oui aux questions du praticien. Mais il peut être détecté en début de séance en posant à l’état d’hypnose une série de questions en apparence anodines, propres à révéler des contradictions, donc le mensonge. En général, comme nous l’avons vu plus haut, la personne se trouve dans un état de confiance, elle n’a alors aucune raison de mentir ou se mentir à elle-même. Reste que son authenticité n’est pas la vérité, mais ce qu’elle perçoit ou croit percevoir d’elle-même. Cependant, le praticien ne cherche rien d’autre que ce contenu tangible dont la qualité dépendra du niveau de raffinement du mental du sujet.

80. ETAT D’HYPNOSE (3)
Les articles précédent et les témoignages des sujets, montrent qu’en état d’hypnose Erickson, les patients se laissent aller dans un état de fluidité mentale plus riche d’informations que dans l’état de veille, qu’ils répondent volontairement aux questions que le praticien leur pose sans manifester d’intention de mentir, de travestir la réalité qu’il vivent, ou simplement de se dérober aux questions posés pour des raisons diverses, comme c’est le cas dans l’état de veille ainsi que le montrent les tests. L’état d’hypnose Erickson se révèle alors être un champ de vision pertinent de l’authenticité de notre être mental (y compris de la falsification de nos souvenirs enfouis), qui pourrait être exploité dans le but d’une connaissance scientifique, et constituer des preuves acceptables dans le cadre de protocoles à établir (des séries de questions pré établies). Les réponses des sujets peuvent être enregistrées et filmées à leur insu sans que ce dispositif n’interfère avec ce qu’ils vivent, comme c’est psychologiquement le cas en état de veille.
Nos activités mentales sont extrêmement complexes, en partie non conscientes et même si l’état d’hypnose Erickson permettrait d’en découvrir davantage, plusieurs difficultés subsistent et de nombreuses incertitudes restent à lever :
1) Le langage est un passage obligé. Or il présente des lacunes, des insuffisances et même des incohérences pour décrire ce que le patient ressent. Par ailleurs chaque sujet possède une pratique linguistique propre et un niveau d’expression plus ou moins sophistiqué. Son dire et ses signes enregistrés demandent donc à être interprétés. Nous aurions besoin d’un petit lexique de termes formels, mais nous ne savons pas si le sujet est capable de l’apprendre et de l’utiliser en hypnose.
2) Chaque sujet possède une culture générale, des convictions ontologiques, un niveau de raffinement mental, une certaine représentation inexacte de lui-même. L’hypnose place le sujet dans une situation mentale différente que l’état de veille, mais nous ne savons pas ce qu’elle va induire, quelles sont les interactions culturelles à ce niveau et à quel degré cet état hypnotique pourrait en être libéré.

81. ETAT D’HYPNOSE (4), EXPÉRIMENTATION
Comme je suis sans trouble et que je dispose de techniques de résolution pour tout problème, je n’ai jamais ressenti le besoin de recourir à cette thérapie brève. Par contre, ce que j’ai appris récemment de l’hypnose Erickson me montre que cette technique peut être exploitée dans plusieurs directions. Ce qui m’a incité à élaborer un protocole de validation et à entreprendre des séances pour en savoir plus (à suivre donc, le processus est en cours).
Dans la deuxième partie de cet article, j’indiquerai les objectifs et les pistes poursuivis, ainsi que les perspectives nouvelles que pourrait ouvrir cette technique :
a) Explorer et établir précisément les caractéristiques de l’état d’hypnose par rapport à l’état de veille.
b) Découvrir de nouvelles exploitations possibles de cet état aussi bien pour le soin aux personnes que pour la recherche scientifique.
c) Valider mon modèle de l’esprit humain et si possible le compléter
d) Obtenir si possible des réponses à des questions complexes, paradoxales, ou concernant des recoins obscurs de notre vie mentale.
e) Constituer un ensemble d’arguments et de preuves irréfutables contre le monisme physicaliste dominant actuellement les sciences et la culture occidentale.
f) Établir les bases d’une science humaine dualiste dans les spécialités de la sémantique, la linguistique, la psychologie, la thérapie, la sociologie, la science économique, et la science politique.

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Jean-Louis Tripon

Ingénieur géomètre INSA Strasbourg, Chercheur théoricien en sciences mentales, Créateur de la méthode DMS, Président fondateur de l'AFDMS. Directeur du social networking service Sic Itur

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  1. Jean-Louis Tripon

    PROTOCOLE DE VALIDATION EN HYPNOSE ERICKSON
    Soit E l’état d’hypnose profonde, C les chercheurs, Q la question, R la réponse du doigt, Qs l’ensemble du protocole, Rs l’ensemble des réponses, P prouve que, NP ne prouve pas que, IP indécision, l’absence de R ne prouve rien, donc il nous faut des R, les divergences d’interprétation de Rs par les C est l’affaire des C (il y en a toujours eu) mais c’est hors protocole, s’il n’y a pas partage de l’intérêt d’aucune Q par les C (nous deux) ce n’est pas la peine de continuer, Je propose les Q et tu en disposes, = implique que, : soit.
    : Q (il y a-t-il présence de conscience ?). R = un niveau de perception, de motricité, de compréhension linguistique, de participation de E. Si R est non, très intéressant car s’il n’y a pas d’incohérence dans les Rs qui P que E est un pervers qui ment = P hors conscience E répond à Q. Si R est oui = une conscience distincte de l’inconscient qui répond est présente.
    : Q n°2 (connaissez-vous le problème pour lequel vous êtes ici sollicité ?)
    : Q n°3 (disposez-vous de capacités propres à le traiter ?)
    : Q n°4 (avez-vous la volonté de proposer des solutions ?)
    : Q n°5 (vos réponses sont-elles spontanées ou réfléchies ?)
    : Q n°6 (vos réponses sont elles logiques ou instinctives ?)
    : Q n°7 (doutez-vous de l’efficacité de vos réponses ?)
    : Q n°8 (êtes-vous libre ou non de servir cette personne ?)
    : Q n°9 (êtes-vous une entité distincte ou non de cette personne ?)
    : Q n°10 (vous-servez vous du langage ou non pour analyser les problèmes ?)
    : Q n°11 (savez-vous des choses inaccessibles à notre conscience ?)
    : Q n°12 (disposez-vous d’une mémoire absolue ?)
    : Q n°13 (contrôlez-vous la source des émotions ?)
    : Q n°14 (vos techniques ou processus de résolution sont ils immuables ou évolutifs ?)
    : Q n°15 (votre programme de gestion de votre mémoire est-il immuable ?)
    : Q n°16 (existez-vous chez tous les êtres vivants ?)
    : Q n°17 (savez-vous ce que fait cet organe biologique que l’on appelle le cerveau ?)
    : Q n°18 (recevez vous des informations de ce cerveau ?)
    : Q n°19 (donnez-vous des instructions à exécuter par ce cerveau ?)
    : Q n°20 (êtes-vous une émanation ou un produit de ce cerveau ?)
    : Q n°21 (fonctionnez-vous d’une façon indépendante de ce cerveau

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