La biosphère, la qualiosphère

La biosphère, la qualiosphère

La qualiosphère désigne un domaine de réalité dont les caractéristiques sont “qualiques” et les propriétés “qualialogiques”, tout comme la biosphère est un domaine de réalité dont les propriétés sont biologiques.

Pourquoi ces nouveaux termes de “qualiosphère”, qualique, qualialogique ? Q’abord parce que “mentalosphère”, “spiritiosphère”, âmosphère, ça ne fonctionne lexiquement pas. Que noosphère est un terme de philosophes grecs abandonné depuis longtemps. Que psychologie désigne tout à fait autre chose : l’étude des mécanismes de défense et des pathologies du moi, mis en évidence par Sigmund Freud, Carl Gustav Jung, et leurs suivants. Qu’il nous faut un nouveau terme pour désigner le nouveau domaine des ressentis subjectifs que Catherine Tallon-Baudry, directrice de recherche au CNRS et à l’ENS de Paris Ulm, qualifie de de donnée expérimentale centrale pour les neurosciences. Ceci après des dizaines d’années d’hésitations chez les chercheurs en neurosciences, en intelligence artificielle et en robotique. Nous la citons : “La conscience et les ressentis subjectifs nous posent un gouffre explicatif que nous ne pouvons pas nous résoudre à renoncer à le réduire”. Que la véritable compréhension de ce domaine, au delà des biais explicatifs, serait de nature à provoquer un effondrement des présupposés et des positions de principe de nombreuses sciences, sociales et naturelles, et qu’elle permettrait l’éclosion d’un nouveau paradigme et d’une nouvelle civilisation, comme ce fut le cas des démonstrations de Galilée au seizième siècle.

Pourquoi qualiosphère ? Parce c’est un terme moderne qui n’a commencé à être utilisé par les philosophes qu’au milieu du vingtième siècle, et qui signale d’une façon non équivoque ce qu’il désigne : un phénomène non mesurable, ineffable, qui n’apparaît que dans nos ressentis, sans être significativement pollué par la polysémie ordinaire qui affecte sa catégorie de sens, tel que : “conscience”, “mental”, “subjectif”, “soi”. Et que nous sommes en des temps qui ont déjà rassemblé autour de lui ses détracteurs et ses défenseurs.

Si les phénomènes mentaux de notre qualiosphère, ne sont pas mesurables, ce n’est pas faute d’instruments de mesure plus sophistiqués à découvrir, mais du fait d’une contrainte formelle qui les exclut du contenu de l’espace physique mesurable. Ils sont ailleurs, qualitatifs, non accessible, par les grandeurs, les concepts, les règles, les montres et les balances de la physique, possèdent des qualités, des caractéristiques et des principes de gouvernance qui les exclut du champ des possibles de la physique. De ce fait, les sciences doivent-elles se réduire à n’être que l’intelligence des choses mesurables et non l’intelligence de toutes choses ? cessant dès lors d’être universelles !

Qu’est-ce qu’un domaine de réalité pour l’espèce humaine?

C’est un ensemble de choses dont l’équivalence des propriétés, des qualités et des lois qui les gouvernent peuvent faire l’objet d’une évidence partagée entre les hommes, et plus précisément parmi ceux qui étudient leur nature. Que ces distingués soit ou non mesurables n’y change rien, à partir du moment où ils sont éprouvables par tous les hommes ayant reçus un certain niveau d’éducation.

Les choses mesurables sont des choses auxquelles nous avons le pouvoir d’attribuer des nombres

pour en préciser des aspects auxquels nous pouvons appliquer les techniques des mathématiques. Mais un nombre est qualitativement vide de sens si aucun homme ne peut expliquer aux autres à quoi il se rapporte et ce qu’il signifie par cette chose. Ce n’est donc pas le nombre qui nous montre la réalité de la chose, mais l’explication conceptuelle partagée. Le nombre ne servant qu’à la validation de l’objet qui le porte.

Distinction entre information et sens

Les informations sont des architectures numériques (de nombres) décrivant des objets physiques, chimiques ou biologiques, définis par les sens de notre système sensoriel biologique.
Alors que les sens sémantiques sont des assemblages d’éléments de qualia, issus et produit par nos fonctions mentales non cérébrales.

Du sujet, du subjectif du jugement du sujet, et de l’objectif de son ressenti

Un phénomène est dit du sujet au sens qu’il appartient au sujet et non au monde extérieur extra-individuel perdurant hors de nos vies, et donc objectif par comparaison. Mais ce subjectif du sujet n’est pas nécessairement une opinion subjective de son jugement, même s’il est ineffable et incomparable avec des qualia d’autrui, il présente des qualités semblables à celles qu’éprouve une autre personne.

Qualiosphère et parapsychologie

La parapsychologie concerne des objets et des événements que nous voulons pouvoir mesurer dans le monde extérieur physique. Des choses extraordinaires comme les OVNI, les extraterrestres, la télékinésie, la télépathie, etc. dont certains veulent valider l’existence par des démonstrations le plus souvent organisées par des illusionniste ou des spirites. Nous ne sommes évidement pas dans la qualiosphère, mais dans des mondes magiques, où l’irrationalité de notre imaginaire viendrait confondre et abuser la crédulité d’autrui.

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Jean-Louis Tripon

Ingénieur géomètre INSA Strasbourg, Chercheur théoricien en sciences mentales, Créateur de la méthode DMS, Président fondateur de l'AFDMS. Directeur du social networking service Sic Itur

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