La connectique

La connectique

Les images de cet article sont provisoires de même que l’image mise en avant. Elles seront “retravaillées”en Photoshop pour y insérer du texte. Le symbole de la connectique est une simple fleur rose monté sur une tige courbe tournée vers la droite, une fine feuille et trois racines. La terre sera prolongée jusqu’au bord de l’image. Avec à gauche le slogan : La plante symbole de la connectique, et à droite : La fleur : les manifestations du problème à résoudre, M –> S, Les racines : les sources.

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Définition

La connectique est le quatrième grand type de pensée raisonnante, après les modes de pensée inductive, déductive, et analogique.
La connectique est une méthode de résolution de problèmes complexes. Elle ne vise pas comme les trois autres à élaborer et valider des connaissances, mais à finaliser des solutions. Elle résulte directement du mode de pensée holistique non verbal, non linéaire.
La connectique est donc un mode du faire, et non un mode de l’être ou du savoir.

Relation de la connectique au fonctionnement de notre fonction mentale analytique 2

La connectique est une application directe du fonctionnement de l’analytique 2, en particulier dans sa modalité de proposition 2PROP/, mais aussi de structuration et de gestion des concepts, des éléments et des architectures de sens au sein de notre mémoire sémantique, 2STRU/ et 2GEST/, au mode de pensée holistique.
Ce mode de résolution est propre et naturel à notre esprit, même si l’espèce humaine l’a un peu abandonné depuis 50 000 ans avec le début du développement du langage articulé chez les hominiens. De ce fait, s’il est un de nos principaux outils de résolution de problèmes quelque soit leur nature, leur domaine, et leur niveau de difficulté, il convient bien aux problèmes politiques, écologiques, économiques, et à la résolution des menaces qui pèsent sur la biodiversité et notre espèce, du fait du réchauffement climatique, de notre exploitation abusive des ressources naturelles de notre planète, de l’exploitation sans limite des hommes par d’autres hommes dans des conditions de travail peu justifiables, sinon pour l’augmentation des profits de quelques uns.
Le mode de résolution connectique de problèmes complexes, n’est ni méthodique ni rationnel. Il ne suit pas, pas à pas, une méthode systémique fondée sur notre connaissance des mathématiques, de la physique, de la chimie et de la biologie, comme nous pouvons le faire, à l’aide de nos outils informatiques, même si nous pouvons continuer à nous en servir pour traiter des données.
En effet, c’est d’utiliser un mode de pensée purement intuitive, et d’accéder à une technique résolutoire favorisant l’intuition créatrice, que la connectique nous propose. Elle consiste à accumuler des données dans un cadre holistique constitué de pôles “boules de neige”, et d’y voir naître des relations entre tous ces aspects, par effet “miroir”, jusqu’à ce que l’émergence pertinente résolutoire ne surgisse et s’impose à nos décisions. Cette étape franchie, nous pouvons enfin passer à la démarche du faire.
Les réponses ou réactions intuitives de ces ensembles d’ensembles aux multiples facettes, engrangés dans notre mémoire, respectant leur cohérence logique, ne nous permettre guère de nous fourvoyer.

Application de la connectique aux problèmes environnementaux, écologiques et climatiques

Le présent modèle holistique est un exemple qui comprend douze aspects en articulation conceptuelle singulière qui demande à être complété par la suite, selon les besoins. Il est en partie applicable à de nombreux domaines, en complément du modèle propre à notre sujet.
Nous sommes en pensée holistique, ce qui signifie que les numéros d’ordre affectés aux différents aspects du modèle, sont arbitraires, et ne témoignent d’un ordre quelconque dans son architecture globale.

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CARTE HEURISTIQUE

Carte heuristique générale du modèle

Il est nécessaire de travailler sur un ensemble complexe de concepts, eux mêmes assez simples pris isolément, car le vivant est complexe, plus complexe que la chimie et la physique qui gouvernent cet univers matériel inerte, si éloigné de ce que nous sommes.

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1 modèle général

Le thème ou aspect central du modèle général : la plante, symbole de la connectique, part des manifestations des problèmes pour chercher et en découvrir les sources.
Les manifestations des désordres sont multiples et variées, évidentes, immédiates, alors que leurs sources sont souvent peu visibles, complexes à détricoter et même, cachées par leurs responsables.

Pour accomplir cette première étape, nous allons rassembler une dizaine de personnes de toutes origines, mais toutes soucieuses de l’avenir de la planète, et nous allons nous isoler dans un coin calme de ce monde pour répondre spontanément à cette question : ” Quelles sont les manifestations les plus criardes des désordres de ce monde et quelles sont les sources de ces nuisances ? Nous allons commencer à construire notre modèle connectique à partir de rien. Et n’oublions pas que c’est du brainstorming, donc pas d’auto censure, un flot de pensée immédiates, et laissons parler les autres.
Un secrétaire de séance prendra sommairement note de tout ce qui s’est dit pour une exploitation ultérieure.

Le but de la connectique n’est pas de comprendre la complexité, mais de sélectionner la meilleure première solution pertinente possible parmi toutes les possibles. Car il faut s’arrêter de spéculer, s’il on veut commencer à faire.

2 Les secteurs concernés

Si la première étape a consisté à révéler les désordres et les nuisances les plus évidents et les plus connus du commun des hommes, ce n’est peut-être justement pas ceux-ci qu’il faut s’attacher à résoudre en premier, mais d’autres plus cachés et tout aussi toxiques, quoique plus facile à traiter. Nous allons donc passer en revue d’une façon systématique l’ensemble des secteurs économiques potentiellement sources de désordres, afin d’enrichir notre première liste.

Dans le modèle explicatif nous avons noté 12 secteurs concernés : Industrie, énergie, transports, agriculture, santé, commerce, éducation, loisirs, culture, recherche, informatique, banque. Cette liste n’est pas exhaustive et peut être subdivisée selon les besoins. Ainsi l’industrie peut être démultiplié en mines hors énergie, industrie lourde, métallurgie, légère, militaire, etc. L’informatique recouvre la téléphonie, l’intelligence artificielle, la robotique, etc. Chacune étant affectée d’un poids, fonction de l’importance des nuisances qu’elles génèrent pour la planète, et d’un second coefficient mesurant leur apports significatifs pour couvrir les besoins fondamentaux de l’espèce humaine.

3 Les souffrances

La souffrance des hommes, individuellement et collectivement, est l’un des meilleur révélateur des injustices, des nuisances et des désordres de ce monde. Leur examen va donc nous permettre d’aborder les maux de ce monde selon un autre aspect pesant sur les ressentis subjectifs de ces hommes. “Nous ne recherchons pas la fortune, mais le bonheur” nous disent-ils ! Qu’est-ce qui entrave donc autant votre chemin vers le bonheur ?

4 Les insuffisances des hommes

Une des principale cause des misères, des nuisances et des malheurs de ce monde, vient de leur inintelligence des choses. Les hommes en sont dans ce cas pleinement responsables. Cherchons toutes les causes des insuffisances des hommes rt comment faire pour y remédier.

5 Le cycle des conséquences, des causes et des moyens d’y remédier

Ne nous arrêtons pas à la liste des désolations de ce monde, pour chacune d’elle cherchons en la cause, puis les moyens d’y remédier.

6 L’impact des temporalités à court, moyen et long terme

Notre survie, c’est à dire la satisfaction de nos besoins fondamentaux (se nourrir, se vêtir, se reposer dans la sécurité), nécessite une stratégie et des actions à court terme, la résolution de pathologies individuelles ou collective exige des soins attentifs à moyen terme, notre relation et la relation d’une civilisation à l’universel ne possède pas de limite, c’est donc du long terme.
Si des décideurs rejettent et repoussent les décisions à prendre à court terme dans le moyen terme, ils sont techniquement déjà morts.

7 Les valeurs techniques des êtres vivants : la facilité, la nécessité, le temps passé

Les valeurs techniques comparatives attachées à toute réalisation humaine sont la facilité, la nécessité et le temps passé. Sachons évaluer ces critères pour tout problème à résoudre, afin de pouvoir déterminer l’ordre dans lequel nous allons tenter de les traiter.

8 Les arbitrages entre investissements et réglementations.

Tout investissement financier dans une opération implique une activité humaine, qu’elle soit publique ou privée, et toute activité humaine implique des émissions de gaz à effet de serre. Une réglementation pour faire cesser une source de pollution et de nuisance sera pour la puissance publique préférable à un guichet ouvert mais elle pourra engendrer des coûts et des dépenses aux entreprises et aux particuliers qui devront s’y soumettre.

9 Les coûts financiers et humains

Certaines opérations peuvent impliquer des coût importants pour la collectivité, d’autres une perte de liberté, de profits, d’opportunités ou de sécurité pour les individus. Là encore, ces critères seront à prendre en compte avant de choisir une solution à retenir pour traiter un problème.

10 Les résistances et les souplesses des hommes, de leurs profits, et de leurs objectifs personnels.

Toute mesure en faveur de la sauvegarde de la biodiversité et de l’espèce humaine se verra inévitablement heurter aux résistances de certains hommes qui se sentiront menacés dans leurs habitudes, leurs addictions, ou leurs profits ! Il faudra analyser les blocages potentiels que pourront rencontrer les solutions écologiques énvisagées, et y parer en proposant aux récalcitrants des alternatives et des apprentissages sauvegardant leurs convictions et leurs intérêts financiers. Et ainsi à les rendre plus souples à l’avenir pour accepter de nouvelles mesures.

11 Les résistances et les souplesses politiques, économiques et sociales, des communautés humaines.

La aussi, les projets écologistes risquent de rencontrer de fortes oppositions de la part des industriels, des politiques et des administrations si on veut supprimer leurs productions, leur nombre, et leurs institutions inutiles !
On devra donc se soucier de leurs avantages, privilèges et biens acquis, et leur proposer des équivalences, si on veut gagner leur agrément et les rendre plus souples face au nouveau paradigme de décroissance.

Coca-Cola, PepsiCo et Nestlé sont les plus gros pollueurs. Le boycott s’impose

12 Les effets des comportements des hommes et leur interaction avec des produits, eux-mêmes promus par la publicité et la séduction du néo libéralisme.

Les comportements des hommes ont le plus souvent des effets négatifs sur la biodiversité. Et toute activité humaine, même celle nécessaire à satisfaire les besoin fondamentaux des hommes, produit du gaz à effet de serre, donc contribue au réchauffement climatique !
Pire : par la publicité, l’offre séduit la demande et gonfle la croissance de la production de produits inutiles, toxiques et en définitive qui ne font qu’ajouter aux problèmes écologiques et climatiques.

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Une méthode particulièrement adaptée au “brainstorming” et a l’intelligence collective.

La connectique n’est pas un mode de pensée rationnelle linéaire, mais un mode de pensée intuitive dirigée, dont le résultat surgit de la compréhension intuitive de l’ensemble des relations des données dont vous avez nourri le modèle holistique. Et ce modèle sera d’autant plus riche et performant que les participants seront issus de cultures de pensée distinctes et éloignées les unes des autres.
Evidemment, comme la pensée rationnelle logique s’oppose et contredit dans son fonctionnement le mode de pensée intuitive, les réponses les plus pertinentes n’émergeront pas du plus intelligent, selon les critères des mathématiques, mais du plus intuitif des membres du groupe de travail.

Un objectif résolutoire qui s’applique à la complexité des problèmes écologiques.

Le caractère extrêmement complexe des modèles économiques, géostratégiques et climatiques utilisés pour représenter et comprendre l’écologie des systèmes naturels de notre biosphère, est tel qu’il échappe à la pertinence de l’informatique, et qu’il ne reste alors que l’intuition humaine, non pour comprendre mais pour résoudre ou découvrir des solutions qui ne se fondent pas uniquement sur la logique rationnelle.

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Application de la connectique aux recherches de soi

Il nous suffira d’adapter les 12 aspects à ce nouveau contexte

1 Des manifestations aux sources

2 Les secteurs concernés sont les neuf fonctions mentales

3 Les souffrances personnelles comme premières pistes

4 La motivation émerge des résultats positifs de nos recherches passées en mémoire qui ébauchent une trajectoire de découverte

5 Cycle des conséquences, des moyens, et de causes

6 Gestion du temps à court, moyen et long terme

7 Gestion de la facilité, de la nécessité et de la durée à investir

8 Investissement en durée, énergie, ou réglementation

9 Coût en durée et en énergie

10 Résistances et souplesses mentales de la personne

11 Résistances et blocages psychologiques et formels

12 Effet des apprentissages et des productions mentales conséquentes

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Jean-Louis Tripon

Ingénieur géomètre INSA Strasbourg, Chercheur théoricien en sciences mentales, Créateur de la méthode DMS, Président fondateur de l'AFDMS. Directeur du social networking service Sic Itur

Cet article a 2 commentaires

  1. sandra valabregue

    merci pour cet article. quelques feedback (intuitif) !
    aprés lecture la première chose que je me suis dite, c’est que j’aurais bien aimé avoir un peu plus d’info sur le passage du mode de connectivité dit intuitif à la carte heuristique. Comment cette carte heuristique a été intuitionné comme structure d’action plus pragmatique et donc plus efficace (si j’ai bien compris). De la carte heursitique il ressort que les principes d’efficatité, de pertinence et moindre dégat sont tout aussi déterminant dans la pensée connective.

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