La femme aux lèvres rouges

La femme aux lèvres rouges

Je suis déracinée

d’un amour impossible

Il y avait terreau pourtant

mais de mauvaise source.

Je partais le matin

sans besace ni ressource

Dans le labyrinthe des jours

mes doigts devenaient gourds.

Je rencontrai souvent

la femme au lèvres rouges

qui connaissait la vie

– elle en parlait si bien –

et je rêvais que mon coeur 

pourtant si contrôlé 

lui confiait tout bas

que l’été est bien long

dans le bois aux fougères,

que la vie est enfuie

à l’extérieur de moi,

et qu’un mur aussi haut

qu’une tour inversée

enserre mes seize ans

et bloque les nuages

…..

Mais cela, bien sûr

Je ne le disais pas…
…..

Sur les pierres du chemin

Grouillent des vies minuscules

Elles connaissent l’été dans le bois aux fougères

et la vie enfuie, à l’extérieur de soi.

Domminique Fleury Fleury

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Dominique Fleury Fleury

J’aime marcher dans des allées remplies de livres, lire des titres, me gaver de noms d’auteurs. J’aime m’asseoir entourée de ces amis qui ont chacun leur voix propre. J’aime voir d’autres lecteurs occupés comme moi à glaner des oiseaux rares, à les frôler, à flirter avec eux.

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