La paralysie du sommeil

La paralysie du sommeil

Nos amis de Haïti nous ont informés que la paralysie du sommeil était endémique dans leur pays. Il a été donc décidé avec eux de préparer dans une première étape un séminaire de formation pour 400 jeunes Haïtiens pour traiter ce phénomène mental avec mission pour eux de transmettre cette technique dans le cadre d’un programme national, dans une seconde étape dont les détails resteront à définir. Cet article s’inscrit dans le cadre de cette préparation initiale.
Les sciences humaines et la médecine, ne disposant pas de la compréhension de notre fonctionnement mental, ne possèdent pas une bonne connaissance de la paralysie du sommeil. Les sorciers et dés-envoûteurs charlatans qui exploitent financièrement la crédulité des malades, ont des explications tout aussi délirantes de ce phénomène.
La technique que nous proposons fonctionne. Elle est facile à exécuter par la personne éveillée paralysée, car c’est un geste mental qui consiste en une simple visualisation d’un geste physique sur son cerveau (toute personne même non paralysée peut le vérifier sur elle-même pour se lever à son réveil, car cette méthode va la faire bondir du lit comme un diable sort de sa boite). Nous encourageons à l’exploiter sur une grande échelle en Haïti, car nous cherchons une validation scientifique mondiale à ce sujet.

Phénomène et causes

La paralysie du sommeil n’est pas véritablement une maladie, mais un état mental particulier (c’est un EMC : un état modifié de conscience) qui se manifeste au réveil chez le sujet qui en souffre, d’une façon souvent récurrente, par une impossibilité d’agir son corps physique alors qu’il est pleinement réveillé et conscient de son état et du phénomène désagréable qu’il éprouve.
Ce phénomène est connu depuis l’antiquité. Il affecte d’une façon légère jusqu’à 60% de la population d’un pays, et jusqu’à 6% de cette même population d’une façon régulière et sévère. L’électroencéphalogramme indique un état de veille, nous ne pouvons donc pas le qualifier de parasomnie, mais éventuellement d’un trouble de veille.

La paralysie du sommeil est un état de veille qui ne doit pas être confondu avec des états mentaux de sommeil comme le rêve lucide, le somnambulisme, ni l’OBE (Out of Body Experience).

Le rêve lucide est un rêve d’une personne consciente de rêver et pouvant plus ou moins diriger volontairement son rêve avec l’objectif d’une création artistique ou d’une résolution de problème.

Le somnambulisme est un trouble du sommeil où justement la fonction motrice se réactive accidentellement au cours du sommeil, le corps du sujet étant alors dirigé par des mécanismes dont il n’a pas conscience et qui peuvent se révéler hasardeux et dangereux pour lui même et ses proches.

Et enfin, l’OBE est un rêve dans lequel, motrice dissociée, la personne se voit sortir de son corps dans une mémoire très précise de son environnement réel immédiat. Ce phénomène peut survenir au cours du sommeil ordinaire, systématiquement dans les expériences de mort imminente, et il est exploité par les chamanes pour entreprendre leurs voyages astraux.

Cet état désagréable ne doit pas non plus être confondu avec la somnolence contrôlée, qui n’est qu’un état de veille volontaire dans lequel le sujet se complaît à méditer plutôt que de se lever rapidement pour vaquer à ses affaires. Bien que cet état soit agréable et volontaire, il pourrait avoir du mal à s’en sortir, non du fait d’une contrainte paralysante mais nous dirons, d’une certaine paresse. Dans ce cas, et après avoir enfin décidé de quitter la douceur d’un bon lit, il ou elle pourra rapidement se lever en appliquant le même geste mental que celui que nous proposons pour sortir de la paralysie du sommeil, avec l’avantage qu’il est plus facile de faire un simple geste mental pour faire réagir son corps que de l’actionner en luttant contre sa paresse.

La paralysie du sommeil s’accompagne souvent d’un sentiment d’oppression sur la poitrine, d’angoisses et de cauchemars éveillés qui deviennent récurrents réveils après réveils, la personne étant souvent incline à attribuer son immobilisation à des esprits maléfiques désireux de s’emparer d’elle. C’est donc une expérience qui peut devenir très éprouvante.

En fait, la paralysie du sommeil, ne fait intervenir aucun démon, ni aucun esprit extérieur. Elle s’explique par la désactivation de notre fonction motrice 4 (ce qui est normal pendant le sommeil pour éviter le somnambulisme), qui nous permet d’agir mentalement notre corps. il suffit donc d’activer cette fonction motrice pour en sortir par un geste mental (les médicaments ne servent à rien, car ce n’est pas un trouble cérébral, ni une maladie physique) comme nous le proposons (j’ai connu des personnes qui se concentraient sur leurs globes oculaires, donc avec un autre geste mental qui n’est pas aussi efficace car le résultat est loin d’être immédiat).

Voila pour le remède que vous pourriez répandre à grande échelle dans votre pays, Haîti, ou ce phénomène pénible (qui provoque angoisses et cauchemars) semble récurrent, en contactant pour cela des médecins, qui sans rien connaître ni comprendre le fonctionnement de notre esprit (notre mental), soient suffisamment ouverts pour soutenir ce qui pourrait devenir une cause nationale (avec un Prix Nobel à la clé pour l’un d’entre eux). D’où la nécessité de former sur place des formateurs locaux pour enseigner cette méthode, qui reste assez simple et à la portée de tous.

La cause de ce phénomène est purement mentale, c’est une structure comportementale acquise pour des raisons qui restent obscures. Les troubles psychologiques de l’enfance y jouent sans doute un rôle. Statistiquement, elle est relativement peu fréquente en Europe. Il semble qu’elle subisse l’influence de croyances superstitieuses et d’angoisses sourdes d’origines culturelles, de croyances aux esprits tourmenteurs, aux pouvoirs maléfiques des sorciers, etc., ce qui pourrait expliquer leur fréquence en Haïti du fait de la prégnance du culte Vaudou et des croyance animistes, qui peuvent hanter le subconscient des personnes même si elles en rejettent consciemment la croyance (donc alors avec des causes inconscientes).

Sans pouvoir le prouver, nous pouvons en effet faire l’hypothèse, que des personnes dont le psychisme craint d’être dominé et envoûté par des esprits malveillants désireux de s’emparer de leur “âme”, les créatures mythologiques comme le lougavou, voulant tester leur esprit protecteur le mé tét, se réfugient dans leur sommeil, hors d’un monde extérieur menaçant. Ce qui implique les désordres de leur fonction motrice qu’ils connaissent au réveil, que l’on nomme en haïtien le “Peze nan domi” et provoque des angoisses et des cauchemars où surgissent les mythes démoniaques du Vaudou haïtien. Ce phénomène est donc très mystique dans la culture de ce pays.

Votre fonction motrice

La fonction motrice 4 met en relation notre monde mental avec l’univers physique. C’est avec elle que nous prenons contact avec ce monde spatiotemporel extérieur grâce au système sensoriel biologique et à la perception de l’image kinesthésique de notre corps, puis avec elle encore que nous passons à l’acte dans ce monde. Un de nos article concernait notre image kinesthésique, dans celui-ci nous allons examiner le rôle de la fonction motrice dans le processus du passage à l’acte.

Chaque fonction est particulière, mais comme celle-ci est la seule qui nous fait passer d’un monde à l’autre, elle l’est peut-être un peu plus que les autres. Elle peut être complètement absente et même dissociée dans le rêve, dans les expériences de sortie du corps, dans l’expérience de mort imminente et une partie des états modifiés de conscience. Elle peut être difficile à réintégrer pour ceux qui souffrent de la paralysie du sommeil, il est donc essentiel de bien savoir comment elle fonctionne.

La motrice est une fonction périphérique, qui n’est pas en soi dominante, mais qui ne marche que quand elle le devient. D’où la nécessité pour la fonction volontaire de lui transférer sa domination en phase de veille (ce qui n’aurait aucun sens dans les autres phases). Elle le fait pour accomplir ses objectifs dans le monde physique, il n’y a donc pas de contradiction ni de conflit entre elles deux, d’autant plus que la direction volontaire 7d peut formellement et à chaque instant reprendre la main.  C’est un peu bizarre puisque la motrice est alors dominante tout en étant soumise aux objectifs d’une autre fonction, et qu’elle ne fait que mettre en œuvre des structures comportementales et des apprentissages déjà validés, qui pourront impliquer les services d’autres fonctions, que la fonction affective peut sévèrement la punir en déclenchant du stress quand les résultats ne sont pas là. Elle peut boguer la pauvre petite motrice, mais il ne faut pas trop lui en vouloir, car elle a si peu de pouvoir et dépend tant des autres fonctions.

La mise en service de la motrice 4 se fait par un souple mouvement de bascule exercé par la volontaire 7 pour passer à l’acte, dont nous n’avons à peine conscience car elle opère par un raccourci depuis longtemps installé chez l’animal. Ce comportement est vieux comme le monde. Vous pouvez constater que vous pouvez différer ce passage à l’acte aussi longtemps que vous le désirez, sauf en cas d’urgence physique à laquelle il vous faut répondre. Vous pouvez facilement en prendre conscience car il vous arrive souvent de différer une action, soit pour davantage y réfléchir, soit tout simplement parce que vous n’en avez pas envie même quand c’est nécessaire. Dans l’hypnose de spectacle, des illusionnistes parviennent à se substituer à la fonction volontaire de sujets particulièrement réceptifs à la suggestion verbale, et ainsi à diriger leur motrice, ce dont ils ne se souviennent que rarement car ils se trouvent alors dans l’état modifié de conscience de l’hypnose profonde.

Qu’est-ce qu’un geste mental ?

Un geste mental est le produit d’une construction consciente d’un type de quale particulier chargé d’une intention, qui induit, provoque ou implique une action et/ou une transformation physique ou mentale. Voilà pour la définition. En fait, c’est beaucoup moins fastidieux que cette définition ne le suggère, parce que vous possédez ces gestes en mémoire, et qu’il suffit de cliquer mentalement dessus, comme vous cliquez physiquement sur votre souris, pour les produire. C’est aussi ce que vous faites, dans l’inconscience de l’automatisme installé, que vous provoquez pour diriger votre corps et votre pensée conceptuelle verbale. Seulement, dans ce que nous pouvons appeler “la vie ordinaire des hommes”, ceux-ci ne savent pas en créer de nouveaux et les installer dans leur mémoire pour les utiliser selon leur bon vouloir par la suite. Pour cela il faut être ce que nous appelons un ingénieur mentaliste, c’est à dire en connaître toutes les procédures techniques, et ceci ne s’apprend pas dans vos écoles petites ou grandes, ni dans aucune de vos universités.

Traitement par un geste mental de la paralysie du sommeil

Nous enseignons une technique pour sortir de la paralysie du sommeil. Cette technique n’est autre qu’une réactivation de notre fonction motrice 4 qui s’est totalement effacée au cours du sommeil. Un geste mental appliqué sur le sommet du crâne suivant le croquis ci-contre (qui peut aussi, et que nombre de personnes pratiquent de haut en bas, ce qui est sans doute plus naturel, de l’extérieur vers l’intérieur), permet de réactiver cette fonction.
Pour bien apprendre ce geste, il est conseillé de faire appel à une personne qui le maîtrise bien et qui vous guidera, vous précisera la position exacte du point du cerveau à solliciter et pourra répondre de vive voix à toutes vos questions.
Cette méthode est empirique, c’est à dire qu’elle ne se fonde pas sur une théorie neurologique ni une connaissance particulière de notre cerveau, mais qu’elle fut découverte par le tâtonnement de l’expérimentation.

Réactivation de la motrice 4

Il s’agit d’un geste mental qui appuyé sur le sommet du crâne, déclenche la réactivation de votre fonction motrice, que vous pouvez utiliser si vous souffrez de la paralysie du sommeil, ou simplement pour vous lever rapidement quand vous en avez assez de paresser au lit. Ce geste doit s’apprendre en méditation dans notre phase de veille, pour trouver le point exact de notre cerveau qui opère cette fonction, de l’ancrer ainsi en notre mémoire, afin d’être capable de le reproduire instinctivement au réveil lors d’une crise de paralysie du sommeil.

En séminaire d’apprentissage, le coach fera allonger les participants au sol, les yeux fermés, imaginez votre index pénétrer l’image kinesthésique de votre crâne de haut en bas, de bas en haut, ou même simplement le toucher un bref instant au sommet exact de celui-ci, la réaction de votre corps sera immédiate : il se propulsera en avant. Faites faire cet exercice plusieurs fois de suite afin de constater que cela fonctionne à tous les coups. Vous n’avez pas besoin de vouloir, ni penser à vous lever : faites seulement ce geste pour obtenir ce résultat sans y penser.
Même s’Il ne s’agit que de l’apprentissage d’un geste mental simple qui peut se révéler utile dans la vie courante, vous commencerez cependant cet exercice par une bonne préparation de respiration, comme avant toutes les méditations.

Débriefing

Carte heuristique de nos neuf fonctions mentales : Remémoration 1, Analytique 2, Affective 3, Motrice 4, Conscience 5, concentration 6, Volontaire 7, Energie 8, Transcendantale 9

Ce geste mental fait intervenir plusieurs fonctions mentales : la direction volontaire 7d qui le décide, l’analytique 2 qui délivre et structure l’image de notre corps, la remémoration 1 qui indique ce qu’il y a à faire, la concentration 6 qui cherche et trouve ce point, et enfin la motrice 4 puisque c’est un geste mental en direction du corps et non un geste interne au mental lui-même. La conscience 5 étant évidemment également présente. Ces exercices permettent  de mieux comprendre en les éprouvant, ce que sont les gestes et les touchers mentaux.

Il est intéressant de faire ces exercices en groupe pour constater les résultats de chacun, en parler, et aider ceux qui y parviennent mal. Si un de ces gestes comme l’Autonomous Sensory meridian response (ASMR) a fait depuis le début des années 2000 pas mal d’adeptes dans le monde et fait aujourd’hui l’objet d’une recherche scientifique (voir le Wikipédia anglais), par contre personne ne parle de ce geste mental que je présente dans cet article, ce qui n’est pas surprenant car il y a dans ce simple geste de quoi détruire la théorie physicaliste dominante en science, le cerveau ne pouvant pas raisonnablement décider et faire de lui-même par une voie extérieure à lui-même une opération sur lui-même déclenchant sa propre réaction. A ma connaissance, le geste de réactivation de la motrice est très confidentiel, même dans les hautes sphères des ordres initiatiques. C’est dommage car il rendrait bien des services à ceux qui souffrent d’une pathologie chronique de paralysie du sommeil.

Si cette technique permet de sortir chaque matin de la paralysie du sommeil, et donc de donner au sujet qui en souffre l’assurance de disposer d’une méthode résolutoire efficace pour rompre avec ce trouble du réveil, de nature à apaiser ses angoisses et donc l’apparition de cauchemars, elle ne garantit pas que ce phénomène ne se reproduise à nouveau. Pour cela, il faudrait que cette personne se libère des superstitions et du mysticisme de l’animisme qui la hantent, des croyances aux pouvoirs des sorciers et des personnes malfaisantes pratiquant la magie noire, grâce à l’hypnose ou à des thérapies brèves en pleine conscience.

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Jean-Louis Tripon

Ingénieur géomètre INSA Strasbourg, Chercheur théoricien en sciences mentales, Créateur de la méthode DMS, Président fondateur de l'AFDMS. Directeur du social networking service Sic Itur

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