La structure de conscience différentielle
Exemple de décomposition trinaire fractale avec la SCD

La structure de conscience différentielle

Par Madame Elisabeth Meichelbeck, PDG de Reneka et des Editions Cohérence – Sophon
Dupliqué à partir d’un document papier autographié d’époque. Ce texte n’a pas été modifié, ni corrigé, seul les signes astrologiques du chapitre 3 qui figurent dans les schémas bleutés originaux scannés, ont été remplacés par leur noms propres. Les titres et les sous-titres ont été numérotés. Les observations figurent en commentaires.

1. Avant propos

Une grille de décodage du réel.
Un outil vers la maîtrise de soi.
Un outil de construction de projet, par exemple Promotech-Alsace.

Depuis la plus haute antiquité, l’homme est en quête de la connaissance. Les différentes grilles de lecture qu’il a projeté sur la réalité lui ont permis d’explorer certains aspect du réel. les informations recueillies par l’ensemble de ces lectures constituent le corps de connaissances actuellement disponibles. Ces derniers siècles, l’occident a privilégié les grilles de lectures permettant le développement des connaissances de l’environnement de l’homme.
L’importance des connaissances accumulées ramène l’homme à lui-même. Le mythe de l’homme, observateur objectif est battu en brèche. L’interaction de l’homme observateur avec l’objet observé, se révèle de plus en plus. Un besoin impérieux de connaissances nouvelles recueillies sous l’angle de vue de l’homme, acteur interagissant, commence à émerger. Ces connaissances seront conquises grâce à de nouvelles grilles de lecture.
La structure de conscience différentielle peut être une de ces nouvelles grilles de lecture.
“Conscience différentielle” renvoie au fait que la conscience naît par différence.
Le mode opératoire de la conscience est de distinguer pour relier.
L’utilisation de ce type de grille nécessite une approche système permettant de percevoir à la fois l”ensemble et les éléments constitutifs de l’ensemble.
l’axiome de base peut s’énoncer ainsi : il est possible de considérer toute manifestation sous trois aspects différents. Ces trois aspects peuvent être conçus comme coi-existants et interagissants.
Leur co-existence et leur interaction forment un ensemble, d’ordre plus complexe.
Cet ensemble, d’ordre plus complexe, peut être mis en relation avec 2 autres ensembles de même ordre de complexité ; mais de nature différente, de telle manière qu”apparaisse un nouvel ensemble d’un ordre de complexité supérieur.
Cette démarche repose sur une certaine utilisation de la pensée analogique.

2. La structure de conscience différentielle comme outil de maîtrise de soi

Nous pouvons définir la “maîtrise de quelque chose” comme l’aptitude à mener ce quelque chose où nous voulons, quand nous le voulons, comme nous le voulons.
La maîtrise de soi serait, selon cette définition l’aptitude d’un être à se conduire où il veut, quand il veut, comme il veut.
Se conduire, se mener, suppose se connaître. La maîtrise de soi n’est jamais absolue, mais il est possible d’accroître le degré de maîtrise de soi. Cet accroissement du degré de maîtrise de soi est directement fonction du degré de connaissance de soi.

La structure de conscience différentielle peut être utilisée pour accroître la connaissance de soi. L’homme peut être représenté comme un ensemble, un tout, composé de 3 types d’éléments co-existants et interagissants soit :
— des éléments concrets : Ex. Son poids, son système sensoriel
— des éléments sensibles : Ex. Sa détermination, ses sentiments
— des éléments conceptuels : ex. Ses connaissances conceptuelles, ses idéaux.
Les trois types d’éléments ont des degrés de subtilité différents.

Une représentation schématique peut représenter ces trois éléments constitutifs de l’ensemble. Pour faciliter l’illustration, nous utiliserons C pour concret, S pour sensible, P (penser) pour conceptuel.
Les trois angles représentent des éléments de nature différente.
Le point central symbolise le lieu d’interaction de ces trois types d’élément. En fait, les interactions remplissent l’ensemble tout entier. Le point central, comme les différents éléments, ne sont, en fait, pas localisés dans l’ensemble. La localisation est une nécessité de représentation graphique, faute de savoir illustrer la co-existence et l’interaction en touts points, d”éléments de degré de subtilité différents.

Ces éléments peuvent être eux-mêmes considérés comme ternaires. Une nouvelle représentation plus affinée peut ainsi distinguer parmi les éléments concrets :
— du concret du concret C/C
— du sensible du concret S/C
— du conceptuel du concret P/C

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En appliquant la même démarche aux deux autres types d’éléments, la structure représentera 9 types d’éléments plus le point d’intégration des 9 éléments.


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La structure permet un affinement indéfini. Chaque point peut, à nouveau, être considéré comme une unité ternaire ce qui donnerait pour le C/C, etc …
Cette structure permet une approche globale de l’être. Elle peut être utilisée comme un système de repérage et d’auto-repérage. Elle s’applique d’ailleurs aussi bien à un projet, à une institution, à une situation, qu’à un objet, etc …
Cette représentation permet de s’imaginer un être comme un champ d’interaction de 9 éléments interagissants. Chacun des neuf éléments a son mode de fonctionnement propre. Chaque impact sur le champ ou sur l’un quelconque des éléments aura des répercutions sur les autres éléments et sur le champ lui-même.
Faute d’un terme plus approprié, nous nommerons “énergies” ces 9 éléments.
Les énergies fondamentales sont en fait au nombre de 27 soit (3X9), mais leur exploration est trop complexe pour avoir sa place dans cette étude. Elles sont traitées dans “le chemin d’Adam” de Jean-Louis TRIPON, actuellement en souscription aux Editions Cohérence 2, rue du Donon 67200 STRASBOURG.
Aller à la découverte de ces 9 énergies, apprendre à les connaître, apprendre leur fonctionnement à l’intérieur de soi est une aide précieuse pour le développement de la connaissance de soi et de la maîtrise de soi.

3. Quelles sont les neuf énergies ?

3.1. Le sensible du concret S/C, la lune

symbolisé par C la lune. Cette énergie régit l’imaginaire, les rêves, les émotions, les peurs. Comme la lune, elle réfléchit une lumière dont la source est ailleurs. Elle régit le système sensoriel et par là, relie l’être profond et le monde extérieur.
Devenir attentif au fonctionnement de cette énergie permet de connaître des points sensibles spécifiques : ce qui émeut, ce qui effraye, ce qui apaise.
Maîtrisée, cette énergie permet le développement de la visualisation et rend apte à construire des simulations d’expériences, ce qui permet, entre autre, de les affiner avant de passer à la réalisation.
Non maîtrisée, cette énergie peut nous submerger, envahir toute la personne et “noyer” temporairement toutes les autres énergies.
Cette énergie est la mieux connue, essentiellement pour les dégâts qu’elle cause lorsqu’elle submerge la personne toute entière. Jusque là, elle fut essentiellement dominée, c’est à dire bloquée, empêchée d’agir, pour éviter les débordements. Une partie de l’apport de la psychologie et de la psychanalyse fut de redonner droit de cité à cette énergie condamnée précédemment. Toute formation destinée à libérer la créativité est nécessairement axée sur la libération de cette énergie.

3.2. Les deux extrêmes, Pluton et Neptune

Le concret du concret C/C et le conceptuel du conceptuel P/P.
Pour symboliser les différentes énergies, nous retiendrons des figures simples :
2 symboles : la lune C comme reflet, le soleil O comme source
et un système d’axes + composé d’une verticale et d’une horizontale.
La verticale évoque dans presque toutes les cultures le lien entre le grossier et le subtil, entre la profondeur et la hauteur. L’horizontale évoque un étalement à un niveau donné, la largueur et la longueur. L’axe complet symbolise parfois la Terre.

a) Le “concret du concret” C/C sera symbolisé par Pluton, la lune puisant dans les profondeurs de la terre. Cette énergie évoque Pluton ou Hadès le dieu des enfers, sous terre. cette énergie est la plus dense, elle régit le déjà là, l’accumulation, la matière. En fait, tout ce qui est mesurable. Elle est résultat, dépôt, stock, etc …
La connaître, c’est connaître la relation que nous entretenons avec la matière, avec l’argent, avec nos biens matériels, notamment avec notre corps physique et avec nos pulsions les plus primaires.
Toute une série de comportements ascétiques sont des tentatives de dominer cette énergie, faute de savoir la maîtriser. Dominer est toujours l’expression d’une volonté d’empêcher, d’une volonté de contraindre. Maîtriser, au delà de la domination, est le développement de l’aptitude à “jouer avec une énergie”, à la laisser agir et s’exprimer là où cela paraît adéquat, à la retenir et à la dévier, c’est-à-dire à la mener et à la canaliser lorsqu’il ne paraît pas adéquat de la laisser s’exprimer.
Apprendre à maîtriser Pluton c’est apprendre à gérer ses avoirs, ses acquis, ses biens. C’est apprendre à posséder sans être esclave de ses possessions. C’est apprendre à être aussi à l’aise avec ou sans biens au soleil. La maîtrise de Pluton nous donne l’aptitude à compter et à mesurer à bon escient.

b) L’extrême inverse, le “conceptuel du conceptuel” P/P est symbolisé par Neptune, la lune puisant dans le ciel. Cette énergie est la plus fine, elle régit l’avenir, les aspirations, l’inspiration, l’accession à l’intemporel, au monde des idées, des concepts.
Non cultivée, elle est l’énergie qui nous pousse à la quête de l’absolu et à tout ce qui est supposé pouvant y mener, la recherche de drogues hallucinogènes, d’expériences, d’extases, etc …Cette énergie maîtrisée nous ouvre le monde des Idées, nous relie à notre idéal, nous donne accès à l’inspiration, aux contenus conceptuels.
Apprendre à maîtriser Neptune c’est apprendre à rentrer en résonance avec ce qui nous dépasse, c’est apprendre à nous ouvrir à des dimensions plus subtiles.

3.3. Les autres énergies lunaires, Jupiter et Saturne

Le conceptuel du concret P/C Jupiter la lune sur l’horizontale, et le concret du conceptuel C/P Saturne la lune sous la verticale.

a) Le conceptuel du concret P/C. Cette énergie évoque Jupiter-Zeus, le dieu de la foudre et du tonnerre. C’est l’énergie d’expansion, elle commande la faculté d’enthousiasme. Elle régit l’aptitude à conceptualiser le concret, à formuler et a appliquer des recettes, les processus et méthodes. Elle régit les connaissances concrètes, les sciences, elle permet de savoir “comment ça fonctionne”. Elle régit le know-how, la compétence, l’aptitude à l’expansion.
Jupiter non maîtrisé correspond à l’apprenti-sorcier qui met en mouvement des dynamiques dont il ne connaît pas les conséquences et les effets pervers, dynamiques qu’il ne sait plus arrêter.
Cette énergie est actuellement survalorisée par rapport à toutes les autres énergies. Maîtrisée, elle permet de lancer des dynamiques et de les contrôler, notamment de les arrêter à volonté. Elle permet de tirer des leçons des expériences vécues et de les transposer à des situations analogues.

b) Le concret du conceptuel C/P. Cette énergie évoque Saturne – Chronos dieu du temps, de la concentration. Cette énergie nous permet de déceler les limites, de décoder les cycles du temps.
Non cultivée, elle est éprouvée comme source de limitation, de contrainte, de restriction. Maîtrisée, elle permet de prendre conscience des lois, d’apprendre à les utiliser. Apprendre à maîtriser Saturne, c’est apprendre à percevoir les structures sous-jacentes, à construire des plans, à choisir les cadres de contraintes nécessaires à l’inscription des idées dans la manifestation. Saturne régit également les grilles de décodage du réel, notamment les structures du langage

3.4. Le soleil et les deux autres énergies solaires, Mars et Vénus

a) Le soleil ou le sensible du sensible S/S. Cette énergie évoque Apollon, le dieu du Soleil. Le soleil est la source de la lumière et de la chaleur que la lune et les planètes réfléchissent chacune à sa manière. Dans le corps de l’homme elle correspond au plexus solaire. Cette énergie régit l’être profond.
Elle est la source de nos sentiments éprouvés, vécus (avant d’être nommés). C’est de cette énergie qu’émane notre détermination, c’est d’elle qu’émane le “je veux”. Elle est également source de toute motivation(moteur). Energie subtile, elle n’est perceptible que lorsqu’il y a un minimum de silence, d’harmonie intérieure.
Non maîtrisée, elle parait absente : mais aucune de nos énergies ne peut être absente – elle n’est plus perceptible – Comme toutes les énergies non perçues, elle agit et nous agit de manière inconscience. Cette énergie est celle évoquée par certains auteurs comme la lumière intérieure, la cultiver consiste à affiner l’attention et les perceptions aux nuances des sentiments qui nous habitent constamment.
Apprendre à la maîtriser, c’est appendre à connaître ces sentiments, à les laisser s’épanouir, à déceler quelles sont les conditions favorables à l’éclosion de sentiment positifs qui dilatent et éclairent la vie, ou au contraire, à déceler les conditions qui font éprouver des sentiments négatifs qui contractent et assombrissent le paysage intérieur.
Maîtriser cette énergie, c’est savoir choisir les sentiments à cultiver, savoir créer les conditions nécessaires à leur épanouissement, c’est également savoir couper l’alimentation nécessaire à l’éclosion de sentiments négatifs qui polluent.

b) Mars, le concret du sensible C/S. Cette énergie évoque Mars, le dieu de la guerre. Le concret du sensible est l’énergie qui régit les manière d’agir, les stratégie personnelles.
Chaque être, lorsqu’il veut réaliser un désir, conquérir un objet, un territoire ou un autre être, déploie une stratégie. Non cultivée, cette énergie reproduit indéfiniment la même stratégie.
Apprendre à maîtriser les manières d’agir, c’est devenir conscient de la stratégie habituelle et s’exercer à en utiliser d’autres.
Maîtriser Mars, c’est devenir apte à maîtriser le passage à l’acte, quelles que soient les pulsions qui viennent des autres énergies, notamment Pluton, la lune et le soleil qui sont souvent les plus fortes. Maîtriser Mars, c’est devenir capable de construire et de choisir la stratégie la plus adéquate à une situation donnée.

c) Venus, le conceptuel du sensible P/S. Cette énergie évoque Vénus, déesse de l’Amour et des Arts. Cette énergie régit “l’intelligence du cœur” comme Jupiter régit “l’intelligence du concret et Neptune “l’intelligence de l’esprit”. Elle permet de nommer les sentiment vécus. Elle représente l’échelle des valeurs vécues, l’éthique. Elle relie l’être profond solaire S/S aux valeurs spirituelles, comme Mars C/S relie l’être profond à la réalisation.
Cette énergie non cultivée bloque la faculté de confiance en soi et dans les autres, elle reproduit indéfiniment et inconsciemment l’échelle de valeur ambiante du milieu d’origine. Cette énergie régit nos appartenances à un milieu, à une classe, à une religion, à un parti.
Apprendre à maîtriser notre Vénus, c’est déceler quelles sont les valeurs que nous privilégions, c’est décoder les liens qui nous unissent à ceux que nous considérons comme “de notre monde”.
Maîtriser cette énergie, c’est devenir apte à choisir nos échelles de valeurs, aptes à choisir celles qui sont compatibles avec les projets que nous souhaitons réaliser. Maîtriser Vénus c’est être capable de se choisir une éthique, de vivre en état d’amour quel que soit l’environnement, y compris dans la solitude. Maîtriser Vénus c’est maîtriser la culture des sentiments souhaités vis-à-vis de soi-même ou de l’environnement.

3.5. Le sensible du conceptuel S/P Uranus

Ce symbole est le plus complexe, par la lune orientée à la fois vers le passé et vers l’avenir sur l’horizontale et le soleil réduit sous la verticale, ce symbole évoque la multidimensionnalité de cette énergie. Cette énergie évoque Ouranos un des premier dieux de l’olympe, père de Chronos, mutilé par celui-ci. Dieu de l’Espace comme Saturne est le dieu du temps, Ouranos relie l’être aux grandes dynamiques cosmique.
Cette énergie régit notre génie personnel et se manifeste sous la forme d’intuitions fulgurantes. Un de ses symbole est l’éclair.
Appendre à maîtriser cette énergie, c’est devenir attentif aux intuitions, même les plus anodines, les respecter, les expérimenter. S’ouvrir à Ouranos exige un a-priori positif (ce qui nécessite une bonne connaissance de P/S Vénus). Maîtriser Uranus c’est devenir capable de percevoir les tendances lourde d’un moment historique, c’est être apte à déceler la signification d’une situation particulière, à décoder ce qu’elle réclame comme réponse.

3.6. Le point d’interaction

Ce symbole qui réunit en superposition les trois éléments C+O qui ont servi à l’élaboration de tous les autres symboles représente l’interaction, la faculté de relier. Dans l’Olympe, les grecs anciens nommaient cette faculté Mercure ou Hermès, le messager des dieux.
Dans cette grille de représentation du réel, la faculté de relier qui est un des aspects de l’intelligence est nettement distincte des trois autres énergies : l’intelligence concrète P/C, l’intelligence sensible P/S, l’intelligence conceptuelle P/P. La fonction du centre est celle de relier toutes les énergies entre elles. Cette fonction dépend essentiellement de la richesse à véhiculer et à synthétiser selon que les énergies sont cultivées ou en friche, selon qu’elles “jouent” pleinement ou de façon handicapée.
Par ailleurs, la validité de la synthèse produite à tout moment dépend du développement équilibré ou non de toutes les énergies. Il est certain qu’une hypertrophie d’une ou de plusieurs énergies entache considérablement la validité de la synthèse produite.

4. La structure de conscience différentielle comme outil de construction d’un projet cohérent

4.1. Préambule

Nous pouvons définir un projet comme l’exploration d’une idée à inscrire dans l’espace et le temps. Quelle idée ? Conçue par qui ? Portée par qui ? Réalisée par qui ?
Dès qu’un projet doit prendre une certaine ampleur, une seule personne ne peut plus assumer toutes les fonctions nécessaires, à sa conception, à son évolution, et à sa réalisation.
Dès que plusieurs personnes doivent collaborer à un même projet, le projet lui même devient une “entité”, une personne morale (terme juridique jusqu’ici employé pour les sociétés de capitaux).
En tant qu’entité, un projet peut être représenté et élaboré à l’aide de la structure de conscience différentielle. Qu’elle idée ce projet est-il supposé incarner ? Qui sera source de l’énergie nécessaire ? Comment se manifestera concrètement cette idée dans les faits ?

4.2. Prenons l’exemple du projet Promotech-Alsace

L’idée sous-jacente à ce projet est celle de combler un vide entre les chercheurs, détenteurs de connaissances scientifiques, c’est-à-dire détenteurs de richesses conceptuelles, et les industriels capables de gérer des activités de production, c’est-à-dire des personnes capables de transformer des richesse conceptuelles en richesses matérielles.

Comment est née cette idée ?

Deux personnes, Raymond Ambruster et Michel Génévaux, chercheurs scientifiques, ressentent violemment le manque de passerelles, entre les richesses conceptuelles dont ils connaissent l’existence et auxquelles ils ont accès, et les richesses concrètes qu’ils supposent réalisables par la mise en oeuvre économique de ces richesses conceptuelles.
L’idée d’une association entre chercheurs et réalisateurs germe et Promotech-Alsace est créé, réunissant : des chercheurs scientifiques, des financiers, des industriels. Les finalités de cette association sont de favoriser le passage au stade artisanal ou industriel de quelques recherches scientifiques en cours d’expérimentation en laboratoire.
Quel projet faut-il construire pour combler ce vide ? Qui sera source de l’énergie nécessaire pour porter ce projet à maturité ? Que faut-il qu’il se passe concrètement pour pouvoir considérer que ce projet est abouti ?

4.3. Quel projet construire ?

Conceptuellement et par analogie nous pouvons dire qu’il nous faut concevoir ce projet comme devant ressembler à un convertisseur, à un transformateur capable de convertir des énergies subtiles en énergies plus denses (convertir des énergies conceptuelles en énergies concrètes). Il nous faudra notamment explorer les principes fondamentaux qui régissent ce type de transformation.

Au niveau sensible nous pouvons dire qu’il s’agit de faire présenter les connaissances scientifiques de manière à les rendre “communicables” non plus à des pairs (ayant la même échelle de valeurs) mais à des personnes d’un “autre monde” (ayant des échelles de valeurs différentes adaptées au monde de la réalisation. A ce titre, il faut faire intervenir des “interprètes”, des “traducteurs”, dont la fonction sera de reformuler les connaissances de manière à les rendre assimilables par les parties concernées, soit faire intervenir des “professeurs de langue” enseignants les rudiments des différentes “langues” aux parties prenantes, soit encore créer un lieu de traduction capable de se servir des différentes langues et traitant avec chaque partie prenante dans sa propre langue.

Au niveau concret : A quoi verra-t-on que le projet a abouti ? Concrètement lorsque des connaissances scientifiques ainsi traitées aurons généré des richesses concrètes qui deviendront en feed-back (nourrir en retour) les différentes parties qui auront collaboré à ce projet entretenant ainsi le dynamisme propre du projet initial.

En résumé, Promotech-Alsace s’assigne comme finalité de devenir :
1 – Un transformateur d’énergies conceptuelles en énergies concrètes.
2 – Un traducteur de connaissances formulées de manière à être perçues par des scientifiques, en connaissances formulées de manière à être perçues et utilisables par des industriels et des artisans.
3 – Un lieu d’interaction de ces différents types d’énergies, de connaissances et de richesses, capable de reconstituer ou de remplacer les énergies utilisées, pour leur transformation, pour leur traduction, pour son propre fonctionnement, et son propre développement.

Sa vocation commencera à être pleinement opérante lorsque les premières industrialisations lui rapporteront des royalties et permettront de financer de manière autonome les débours et les honoraires de ceux qui se consacrent à faire vivre ce projet.

4.4. Qui sera source de l’énergie nécessaire pour porter le projet à maturité ?

Dans l’exemple choisi : Promotech-Alsace, il s’agit de réunir et de faire interagir trois types d’énergies : des énergies conceptuelles, des énergies sensibles, des énergies concrètes.
1) Les énergies conceptuelles
P/P Connaissance fondamentale des principes qui régissent les domaines concernés
C/P Connaissance des lois, des contraintes des domaines concernés
S/P Connaissance intuitive des zones inexplorées des domaines concernés

2) Les énergies sensibles

P/S Connaissance des échelles de valeur ((priorité qualitatives) des domaines concernés
C/S Aptitude à formuler et à respecter les stratégies adéquates à faire aboutir les projets choisis
S/S Détermination de faire aboutir les projets choisis dans les domaines concernés. Aptitude à sentir constamment l’évolution des projets choisis

3) Les énergies concrètes
P/C Connaissance des processus et des méthodes d’application des projets
C/C Aptitude à réunir et à gérer les biens matériels : capitaux, investissements et compte d’exploitation
S/C Aptitude à simuler les différents scénari de réalisation et à les mettre en application

4.5. Chaque projet de quelque niveau qu’il soit ne peut avoir qu’un seul porteur.

Ainsi Promotech-Alsace en tant que transformateur traducteur et lieu d’interaction de différents types d’énergies de connaissances et de richesses ne peut avoir qu’un seul porteur dont le rôle sera de favoriser l’épanouissement et l’interaction des différentes énergies nécessaires à la cohérence du projet afin d’en faire une synthèse permanente.
Ce porteur attentif, en quête et à l’écoute de tous les apports mais solitaire en sa décision finale, est garant de l’évolution du projet dans l’orientation convenue. Il peut s’entourer d’autant de partenaire qu’il jugera utile de susciter autour de lui, lui fournissant les éléments nécessaires à l’élaboration de sa synthèse permanente. Il lui appartient de susciter et d’entretenir la motivation de ses collaborateurs, ainsi que la sienne propre. Son rôle est de susciter et de réunir toutes les énergies, connaissances et biens concrets utiles, de les faire interagir et de les orienter vers la concrétisation des finalités convenues.
Par ailleurs, Promotech-Alsace, pour chaque projet particulier, peut susciter la création de structures indépendantes, des unités complètes, affiliées à Promotech-Alsace, à condition d’en respecter les finalités et de négocier avec le porteur de Promotech-Alsace des accords précis des contraintes et des avantages consentis réciproquement.
A condition de respecter scrupuleusement les accords passés entre Promotech-Alsace et le porteur du projet particulier, celui-ci est totalement libre de mener son projet comme il l’entend, de s’entourer des collaborateurs et des conseillers internes ou extérieurs à Promotech-Alsace. Il se retrouve, à son niveau, à gérer l’ensemble des énergies nécessaires pour la cohérence du projet qu’il porte et d’en assurer l’évolution conformément aux finalités du projet particulier dont il a la responsabilité.

4.6. Que faut-il qu’il se passe concrètement pour pouvoir considérer qu’un projet est abouti ?

Un projet est abouti à partir du moment où le fruit des investissement de tous ordres (conceptuels, sensible et concrets) permettent au projet de continuer à fonctionner et à se développer sans investissements extérieurs supplémentaires. En fait il est abouti lorsqu’il peut fonctionner de manière autonome.
Un projet précis, tel que Promotech-Alsace ou l’un quelconque des sous-projets que Promotech-Alsace aura suscité, sera amené à maturité seulement lorsqu’il arrivera à s’autofinancer tout en ayant respecté pleinement les finalités poursuivies. Dans le cas de promotech -Alsace, le projet sera abouti lorsque une ou plusieurs recherches scientifiques par an trouvera des artisans ou des industriels capables de créer des richesses concrètes avec ces recherches et de verser des royalties pour rémunérer de manière satisfaisante kes énergies préalablement investies dans la préparation à l’industrialisation de ces recherches, et ainsi garantir à Promotech -Alsace un fonctionnement autonome.
Des grandes lignes tracées ci-dessus résultent, si elles sont acceptées, un certain nombre de contraintes et de critères de choix, notamment quant-aux quantités d’énergie à investir sur chaque projet particulier, quant-aux structures de fonctionnement à retenir, quant-aux personnes porteuses des différents projets à choisir, etc…
Lorsque les décisions de principe seront connues, il faudra entre autre, simuler quelques scénari différents, afin de tracer les grandes lignes et bles ordre de grandeurs à traiter dans les 5 prochaines années.
Il pourrait être intéressant, si une démarche conceptuellement élaborée est acceptée, de soumettre le projet rédigé au ministère de la recherche (et si cela était possible, même pour le Colloque de la recherche du 13 ;.1 . 82 à Paris) dans l’espoir d’y intéresser le cabinet du Ministre ou les responsables de la Politique de l’innovation et de trouver ainsi les premières sources de financement des premières années d’investissement.

Elisabeth Meichelbeck
Décembre 1981, ce document n’est pas daté, nous avons retenu cette date approximative en fonction des événements qu’il mentionne.

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antoine valabregue

Ancien jardinier de l'esprit à Education Nationale

Cet article a 8 commentaires

  1. Jean-Louis Tripon

    J’ai personnellement vécu toute l’élaboration de cet outil depuis son origine au cours de l’été 1972. J’ai alors été la première personne à laquelle E. Meichelbeck à présenté la première mouture qui présentait trois triangles superposés. C’est moi-même qui lui ai proposé ce schéma avec trois triangles intégrés aux sommets d’un premier grand triangle, permettant une démultiplication trinaire à l’infini de tous les points : 3 – 9 – 27 – 81, etc., ainsi que le nom de Structure de Conscience Différentielle (SCD), un terme qui rappelle en clin d’œil The Structural Differential d’Alfred Korzybski, présenté dans Science and Sanity.
    L’inspiration de mon amie Elisabeth à toujours été très marqué par l’astrologie et le raisonnement analogique, alors que j’étais un sémanticien géomètre attiré par la cabale. Nous avions constitué à l’époque un groupe de brainstorming de quelques personnes qui se réunissait en Belgique, où furent explorées les possibilités conceptuelles du SCD. Sous mon influence, le modèle c’est largement écarté de l’astrologie pour adopter en chaque point des chiffres des neuf premières lettres de l’alphabet hébraïque, ainsi que le montre la carte heuristique placée à la fin de ce texte.
    Nous nous sommes un peu perdus de vue vers la fin des années 70, pour nous retrouver au début des années 80, quand mon premier livre fut publié en 1981 par les éditions cohérence qui deviendront Sophon, et c’est à l’occasion d’un salon du livre à Paris que j’ai dû récupérer ce texte, en constatant un franc retour à la conception astrologique d’origine et à l’addition d’un dixième point au centre du modèle, ce que j’ai considéré comme une déviation vers une totale incohérence. Je me suis donc éloigné de cet outil, et c’est bien plus tard, vers l’an 2000, j’ai réutilisé la grille ennéanaire que j’avais créée pour toute autre chose : la carte heuristique de nos neuf fonctions mentales 💡

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  2. Jean-Louis Tripon

    Ce texte traduit très fidèlement la pensée d’Elisabeth Meichelbeck, et en même temps me rappelle nos divergences fondamentales : ma répugnance pour l’astrologie et pour le raisonnement analogique, et mon goût pour la précision linguistique et la cohérence conceptuelle. Nous avons vécu pendant toutes ces années une confrontation créatrice, qui n’est sans doute pas la pire des choses qui peut naître d’une relation intellectuelle. Je conserve de l’affection pour cette grande amie décédée en 1993, malgré trois fâcheries dues à son caractère colérique et à mes intransigeances, tout en avouant avoir toujours totalement rejeté la moindre de ses théories abracadabrantesques. Les hommes sont fait ainsi, il ont par leur nature, beaucoup de mal à s’entendre, et c’est encore pis quand ils sont animés l’un et l’autre d’une quête évolutionnaire aussi farouche que solitaire. Je pense qu’elle aurait aimé ce que je suis devenu, et qu’alors j’aurais enfin pu la convaincre, mais sur ce dernier point, sans doute je me trompe encore 🙄

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  3. antoine valabregue

    j’ai aussi, plus tard ( entre 87 et 93, date de sa mort et non 95) beaucoup échangé avec E.M Je posterai sous peu les ternaires que nous avons élaboré. j’ai hérité de ses archives? Avec le temps je pense qu’il est judicieux de dire 1 que le concret désigne le rapport entre le visible et l’invisible, c’est le moteur du savoir 2 le sensible désigne le rapport entre ce qui croit et ce qui décroit, c’est le moteur du temps cyclique du pouvoir et de la vie, car cela introduit la dimension de la mort. 3 le conceptuel désigne le rapport entre le possible et l’impossible ( EM Disait dedans-dehors) et est bien la dimension spécifique à l’homme en ce sens que l’homme est un inventeur de possibles, ce qui ne semble pas le cas de tous les autres animaux. Dans une phrase grand public je disais en milieu défavorable la plante meure, l’animal s’adapte et l’homme transforme le milieu. J’ai montré dans de nombreux séminaires la puissance du ternaire fractal et ai écrit un chapitre du livre ” réinvestir l’humain” sur la vision que j”ai développée. Le ternaire couplé avec le temps cyclique je l’ai appelé simplexité (ntuitions que j’ai eue en 1980) et EM l’avais appelé sophronique. L’histoire tranchera

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    1. Jean-Louis Tripon

      J’ai terminé la copie de cet article de 1981. E M avait subit de lourdes épreuves et des échecs dans sa vie avec Reneka où elle a failli perdre sa fortune, et les influences néfastes de Rapaille, Pichon, chamarande, errances dans la faune parisienne, quand elle a écrit cet article qui montre une régression vers l’astrologie, la mythologie, d’une guide d’âme qui n’a rien achevé et qui va mourir d’un cancer psychosomatique à 57 ans ! Je n’y retrouve pas les réflexions du groupe de brainstorming que nous avions formé 8 ans plus tôt !
      Si tu veux faire quelque chose de cette technique conceptuelle trinaire fractale, il faut la mettre à jour, en deux temps = une critique du texte chap 1 à 3 paragraphe par paragraphe, virer Promotech-Alsace qui fut un échec de plus, et récrire un article complet pour ton ami Maxence, effaçant les dérives vers les énergies imaginaires mystico boule de gomme qui le rende inacceptable pour une presse d’avenir raisonnable. Je peux t’y aider, même si je n’ai rien dû conserver de cette époque, mon regard n’en sera que plus neuf.
      D’abord la SCD est une carte heuristique propre à aider l’analyse conceptuelle fractale trinaire de toutes choses, dans une mouvance spéculative imaginaire, et non un manifeste ésotérique d’une connaissance de sources d’énergies chamaniques. Si tu es d’accord sur ce point, nous pouvons continuer.
      Cette carte nous présente 3 portes S, C, P, la première vers notre expérience mentale intime, la seconde vers une réalité physique, la troisième vers les lois métaphysiques universelles. Et comme notre pensée analytique est structurée par cette distinction qualitative trinaire, où que ce porte notre modalité conceptuelle de penser, nous ne pouvons que la retrouver, car nous restons dans le bocal de notre représentation conceptuelle des choses jusqu’à la nausée. C’est une technique conceptuelle, je ne dis pas que c’est toujours fallacieux et inutile, mais cela n’est pas une démarche perceptuelle intuitive évolutionnaire quoique ce texte puisse prétendre. C’est la différence entre la voie spéculative et la voie opérative.

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    2. Jean-Louis Tripon

      Ce qu’il faut bien comprendre c’est que la SCD est un outil de brainstorming conceptuel, capable d’analyser les problèmes et de décrypter la complexité des situations. Il fonctionne très bien, c’est un outil d’excellence, comme le montre ton exemple plus haut concernant “La France”, il fait appel à notre mouvance spéculative conceptuelle, qui est un imaginaire au service d’une intention = analyser pour résoudre ! mais il ne nous permettra pas d’en sortir ! pour cela il faut recourir à d’autres méthodes. Elisabeth se raconte ici ses rêves et ce n’est pas acceptable, car si cela peut aider à construire des projets, cela ne mène pas à la maîtrise de soi, ni ne décode le réel mais nos représentations, nos propres outils conceptuels ! et rien d’autre. D’ailleurs “décoder le réel” est un non sens, on ne le décode pas, on le perçoit (ou non). Le réel étant muet et tel qu’il est, il reste alors à l’exploiter plus qu’à le comprendre = faire et non savoir illusoire.
      Pour la mise à jour, je propose (après analyse critique de cette article), une rédaction en trois parties à plusieurs mains (auxquelles ceux et celles qui connaissent déjà l’outil pour l’avoir déjà pratiqué, pourraient participer si tu arrives à les convaincre de venir écrire jusqu’ici) :
      1) Un avant propos qui explique à quoi l’outil sert, ce que nous pouvons attendre de lui et donc, ce qu’il n’est pas.
      2) Une présentation des caractéristiques des portes conceptuelles et de leur ternarité avec 9 sous chapitres, et éventuellement des exemples.
      3) Un exemple détaillé, pour permettre de mieux comprendre comment ça marche.
      4) Une conclusion pour expliquer d’abord pourquoi ça marche, quelles sont les extensions possibles vers 27 et 81, et enfin comment aller plus loin et sortir de cet outil de brainstorming pour entreprendre une démarche de maîtrise évolutionnaire de soi.
      Cet ensemble, s’il était suivit par plusieurs personnes pourrait faire l’objet de plusieurs articles et donc d’une catégorie : (SCD trinaire fractale), si cela te convient.

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  4. Jean-Louis Tripon

    CRITIQUE :
    1. Avant propos
    Le SCD n’est ni un outil de décodage du réel, ni un outil vers la maîtrise de soi, ni un outil de construction dune entreprise, c’est un outil conceptuel d’analyse trinaire fractale, et rien de plus, même s’il peut contribuer au trois premiers points évoqués. La conscience ne naît pas par différence, c’est une fonction fondamentale de révélation de choses qu’elle ne crée pas ni ne distingue elle-même. Cette distinction est réalisée par une autre fonction : l’analytique. Il y a dans ce texte une multitude de confusions sémantiques, de poncifs mythologues éculés et de culture astrologique, qui n’ont rien à y faire, même si à l’inverse cet outil peut analyser conceptuellement des représentations mythologiques ou astrologique.
    2. La structure du SCD
    A l’époque où Elisabeth m’a présenté cette structure, je travaillais la cabale sémantique, version Carlo Suarez, variété votre serviteur, moi. il y a évidemment une similitude entre les deux structures conceptuelles, ici de 9 points et en cabale 3×9 unités, dizaines centaines. Et si cette grille est opérative c’est que notre fonction de distinction analytique est structuré par une base 9, comme pour tous les êtres vivants, nous comptons également en base 9 et non 10 (car O n’est pas un nombre mais une absence. Ce sont nos structures intimes, qui ne supposent rien de la réalité des structures universelles.
    C’est un outil conceptuel cohérent avec ce que nous sommes qui produit du conceptuel, ce n’est donc pas un outil de maîtrise de soi, même s’il peut y contribuer, la suite du texte va dans ce sens : des représentations de l’homme et du monde et non pas des processus de maîtrise intuitives de nos fonctions mentales.
    Nous pouvons ajouter qu’avec une grille 27 nous pouvons signaler nos neuf fonctions mentales dans le portail du sensible, et de là passer du conceptuel à l’évocation symbolique du perceptuel avec trois grilles ennéanaires = Le perceptuel de nos fonctions, c’est à dire leur S/S, leur conceptualisation P/S et leur manifestation tangible C/S, dans un grand cadre 81 où nous avons 27 pour la réalité physique de l’univers, et 27 pour les principes universaux gouvernant les trois mondes : notre monde mental, le physique et le métaphysique. Soit une sorte de grand mandala de représentation du tout.
    3. Les neuf pôles
    3×3=9, 9×3=27, et 27×3=81, et ça n’a guère de sens d’aller au delà. Les trois portes du modèle heuristique s’ouvrent dans trois domaines = le sensible du vivant, le produit inerte, et les lois universelles. Cependant chaque domaine présente neuf pôles d’ou 27 en cabale sémantique (unités, dizaines et centaines). Donc pour en extraire neuf, il faut prendre trois de chaque catégorie (encore que ce n’est pas tout à fait exact puisque chaque pôle des 9 représente une section couvrant trois pôle du plan supérieur des 27 :
    S/S, C/S, P/S = 5, 3, 7 : Des concepts du sensible = concevoir, ressentir, vouloir
    S/C, C/C, P/C = 40, 80, 20 : Des concepts du concret = le corps, l’énergie, la forme
    S/P, C/P, P/P = 600, 100, 900 : Des concept des universaux = cyclicité, temporalité, finalité
    4. Conclusion
    L’article se termine par la présentation du projet Promotech-Alsace, l’auteure voulant démontrer à tout prix que son outil pouvait avoir une application économique entrepreneuriale. On constate qu’elle est bien à la peine pour y parvenir, ses explications sont restées confuses voire illisibles, l’auteure y projette sa propre conception de l’entreprise qui n’a rien à voir avec l’outil SCD, n’a été suivi par personne, et ce fut un échec total.
    Tout cela pour montrer que le SCD est un outil conceptuel qui peut rendre des services en amont de toute démarche, au niveau de la clarification conceptuelle, qu’il sera surtout utile pour la construction de la cohérence de la pensée, mais pas nécessairement dans l’élaboration concrète, et encore moins dans une démarche évolutionnaire de maîtrise de soi, qui réclame de sortir du conceptuel. Ce que là encore, l’échec de la vie de cet auteur, décédée à 57 ans d’un cancer psychosomatique, démontre, sans appel. En effet, les règles universelles du bien-vivre sont dures, nous pouvons ressentir de la compassion pour ceux qui nous quittent trop tôt sans avoir su régler leurs affaires, sans oublier cependant de tirer des leçons de leurs échecs.
    (ce commentaire est achevé)

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    1. antoine valabregue

      Bien sûr qu’il n’y a de conscience que différentielle. Que, dans ton dispositif, ce rôle soit dévolu à la fonction analytique ne fait que confirmer que la conscience, sans fonction analytique, ne sert à rien ou dit autrement que c’est un modèle complet. Simplement toi et Elisabeth n’avaient pas le même usage de la conscience. Pour toi la conscience est une perception intuitive sensible des choses, et pour Elisabeth c’était plus une fonction cérébrale. En gros vous ne mettiez pas le sensible au même endroit

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      1
      1. Jean-Louis Tripon

        Je suis débordé car on va vers un doublement de nos inscrits chaque mois, et donc il me reste les paragraphes 2 et 3 à terminer avant un article destiné à remettre le SCD à jour. (tu peux démarrer, j’ai mis celui-ci à ton nom).
        Aucune fonction ne sert à rien seule, les fonctions mentales sont complémentaires et ne s’empiètent pas. Évite de parler pour moi car tu risques de te planter. Notre culture fait un amalgame entre notre seule fonction révélatrice des choses et le contenu qu’elle révèle, ce qui permet à Dehaene et ses coreligionnaires de dire que la conscience émerge de l’information. E M n’a jamais été une perceptuelle mentale sans être une neurobiocentriste mais plutôt une spiritualiste conceptuelle subjuguée par l’astrologie, et comme elle était un tantinet colérique pathologique je ne me serais pas permis de la contredire (nous nous sommes brouillés trois fois). Donc elle s’est perdue dans des incohérences sémantiques faute de perception appropriée. Il n’y a pas plusieurs usages, car la conscience est un organe mental, et non un concept qui peut admettre plusieurs point de vue. Alors évitons de nommer une carpe, un lapin et un lapin un canard, la conscience est un percept d’une réalité mentale dont ne pouvons pas dire n’importe quoi. Si tu remarques d’ailleurs : une grosse lacune dans ses “énergies” au § 3, le mot conscience n’est pas une seule fois cité, ce qui démontre bien qu’elle n’a pas eu la révélation salvatrice et que pour elle (conscience) n’a jamais été qu’un concept donc de l’imaginaire planant bien au delà de la réalité. J’avais cru vendre au groupe que la conscience pouvait être désignée par le point S/S, mais je vois que quelques années plus tard elle est revenu à ses vielles lunes astrologiques. Le soleil n’est pas un élément du SCD, à l’inverse le soleil peut être localisé au pôle S/S quand on utilise le SCD pour analyser le système conceptuel des planètes en astrologie.

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