Le geste mental de l’ASMR

Le geste mental de l’ASMR

10. COMPRENDRE LE GESTE MENTAL EN PRATIQUANT L’ASMR
L’Autonomous Sensory Meridian Response (ASMR) autrefois appelé orgasme mental est un frisson qui apparaît dans le cerveau à l’arrière de la tête, pour se propager le long de la colonne vertébrale, les épaules et les bras. Très jouissif, il provoque une détente générale de l’esprit et du corps.
Certaines personnes utilisent des musiques spécialisées, mais nous pouvons le déclencher très simplement par un geste mental appliqué sur un point légèrement à l’intérieur du cerveau, à l’arrière de la tête, là où il y a un méplat juste avant une petite bosse à 5 où 6 cm de son sommet. Cela demande un peu de tâtonnement la première fois. Une fois réussi, il s’ancre dans notre mémoire et devient automatique.
Ce geste mental fait intervenir plusieurs fonctions mentales : la direction volontaire 7d qui le décide, l’analytique 2 qui délivre l’image de notre corps, la remémoration 1 qui indique ce qu’il y a à faire, la concentration 6 qui cherche et trouve ce point, et enfin la motrice 4 puisque c’est un geste mental en direction du corps et non un geste interne au mental lui-même. La conscience 5 étant évidemment également présente. Bons frissons !

14. NOS MONDES
Notre expérience mentale est notre seule source d’accès à nos mondes. Sans conscience et ses multiples contenus de sens nous serions des zombis. Je ne pense pas qu’un être vivant puisse survivre en l’état de zombi. Un robot, c’est-à-dire un ordinateur dirigeant un automate, lui le peut, et il peut gagner des parties d’échecs et de go. Cependant, on ne peut pas parler de vivre, ni de survivre pour un robot, mais seulement d’existence. Car sans conscience il ne peut éprouver aucune expérience même s’il s’anime de comportements dans le monde physique spatiotemporel qui est celui des machines. Vivre suppose une conscience, des moyens de diriger des actes et des accès à des mondes dans lesquels ces actions servent à quelque chose et de ce fait ont du sens. C’est le privilège des êtres vivants.
Notre premier monde, celui que nous livre d’abord notre expérience mentale, c’est notre monde mental, avec notre conscience, des émotions, notre volition, des fonctions mentales, et parmi elles une fonction que je désigne sous le nom de motrice qui est un moyen d’accès à un second monde. Les structures de notre monde mental sont d’une grande complexité et j’aurais tout le loisir d’y revenir plus tard.
Nous sortons de la première enfance avec des structures comportementales qui semblent nous venir d’un lointain passé, ou que nous avons héritées par imitation de celles de nos parents. Ces structures nous entraînent à exercer presque inconsciemment notre fonction motrice qui nous donne l’accès à un second monde, matériel ou physique celui-là. Dans ce nouveau monde nous découvrons de l’espace, des couleurs, des objets, et les autres. Nous découvrons aussi que nous sommes liés à un corps que nous distinguons rapidement de ce qui l’entoure, et que ce corps a des besoins à satisfaire. Ces dernières choses et cette condition, nous invite à maîtriser et à comprendre ce monde étranger et, à nous détourner de notre monde mental et de notre être, plus difficile à analyser, et presque à l’oublier et à le négliger, jusqu’à ce que d’autres problèmes surgissent.

15. CE QUE JE SUIS
Je suis une entité mentale non physique capable de diriger, pendant la période improprement nommée d’éveil, un corps et un cerveau biologique.
Je ne suis pas ce corps physique, je le dirige comme on conduit une automobile, sans en connaître les organes. En fait, je ne manipule qu’un squelette et quelques muscles à travers une image grossière qui à l’évidence le représente très mal et en ignore le moindre détail, si je me réfère aux ouvrages des spécialistes qui l’on découpé en fines tranches. Comment puis-je prétendre être quelque chose d’étranger à ma nature, que je connais si mal et qui se refuse obstinément à toute introspection cognitive ? Je serais bien sot ou bien prétentieux de le croire ! Je n’en ai aucune impression intuitive immédiate et pour en savoir plus je suis obligé de consulter de gros livres qui m’apprennent que ce truc est beaucoup plus compliqué que je ne l’aurais imaginé de prime abord, qu’il y a un foie, un cœur, un cerveau, une rate et un tas de petits bidules bizarres. Non, vraiment, je ne suis pas ça.
Par contre, je sais bien ce que je suis. Car si je m’explore, je retrouve immédiatement mes fonctions mentales familières, leurs structures, leurs pouvoirs opératifs, leurs produits, tels qu’ils sont réellement. Et là, ce ne sont pas des images, mais ma propre nature, du sens, car je suis un être de sens avec une conscience, une volition, un libre arbitre et un tas de pouvoirs merveilleux. Je suis une entité non physique, non spatiale, mais plus vaste qu’une galaxie. C’est vrai, je suis un peu compliqué moi aussi, et j’ai du bricoler à l’intérieur de moi pour arranger ce qui fonctionnait mal, et maintenant tout va bien, je peux me balader où je veux, examiner ce que je veux, faire ce que je veux, et je n’y trouve aucun concurrent inconscient. Non tout cela, le moindre détail de cet être magnifique est potentiellement conscient. Je vis des synergies, des métacontextes, j’élabore des métaprogrammes sans effort pour presque tout faire, à l’intérieur de moi c’est très sympa. Je suis une entité vivante, non physique, un être mental.

30. GESTE MENTAL
Un geste mental est la construction consciente d’un type de quale particulier chargé d’une intention, qui induit, provoque ou implique (même sens) une action et/ou une transformation physique ou mentale. Voilà pour la définition. En fait, c’est beaucoup moins fastidieux que cette définition le suggère, parce que vous possédez ces gestes en mémoire, et qu’il suffit de cliquer mentalement dessus, comme vous cliquez physiquement sur votre souris, pour les produire. C’est aussi ce que vous faites, dans l’inconscience de l’automatisme installé que vous provoquez, pour diriger votre corps et votre pensée conceptuelle verbale. Seulement, dans ce qu’on peut appeler “la vie ordinaire des hommes”, ceux-ci ne savent pas en créer de nouveaux et les installer dans leur mémoire pour les utiliser selon leur bon vouloir par la suite. Pour cela il faut être ce que j’appelle un ingénieur mentaliste, c’est à dire en connaître toutes les procédures techniques, et ceci ne s’apprend pas dans vos écoles petites ou grandes, ni dans aucune de vos universités.

notre monde mental
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Jean-Louis Tripon

Ingénieur géomètre INSA Strasbourg, Chercheur théoricien en sciences mentales, Créateur de la méthode DMS, Président fondateur de l'AFDMS. Directeur du social networking service Sic Itur

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