Le jour d’après devra être l’occasion de réformer le néolibéralisme
Geoffroy Roux de Bézieux, président du Medef

Le jour d’après devra être l’occasion de réformer le néolibéralisme

Voici les projets exploitalistes inacceptables des libéraux du Medef et du gouvernement

La question des congés payés et du temps de travail se posera, dit le Medef

Le président du Medef Geoffroy Roux de Bezieux estime, dans une interview publiée samedi dans Le Figaro, qu’il faudra à l’issue de la crise engendrée par l’épidémie de coronavirus se poser la question “du temps de travail, des jours fériés, des RTT et des congés payés” pour accompagner la reprise économique.
“L’important, c’est de remettre la machine économique en marche et de reproduire de la richesse en masse, pour tenter d’effacer, dès 2021, les pertes de croissance de 2020”, déclare le président de la première organisation patronale française.
“C’est la création de richesses qui permettra d’augmenter l’assiette des impôts et donc les recettes, et ainsi de rembourser la dette accumulée pendant la crise”, ajoute-t-il.
“Ensuite, il faudra bien se poser la question tôt ou tard du temps de travail, des jours fériés et des congés payés pour accompagner la reprise et faciliter, en travaillant un peu plus, la création de croissance supplémentaire”, juge le patron des patrons.

« L’enjeu est de donner de l’oxygène aux entreprises »

La secrétaire d’Etat à l’Economie, Agnès Pannier-Runacher, a également prévenu qu’« il faudra probablement travailler plus que nous ne l’avons fait avant » pour « rattraper » la perte d’activité induite par le confinement en cours depuis le 17 mars. « L’enjeu est de reprendre le travail plein pot », a-t-elle insisté sur franceinfo.
Pour soutenir les entreprises face à l’impact de la pandémie sur l’économie, le gouvernement a mis en place un plan d’urgence à hauteur de 100 milliards d’euros. Mais, « cela ne veut pas dire que dans la durée on peut vivre à crédit lorsque la situation économique est normale », a souligné Agnès Pannier-Runacher.
« L’enjeu est de donner de l’oxygène aux entreprises pour qu’elles survivent et passent le cap, mais derrière, il faudra mettre les bouchées doubles pour créer de la richesse collective », selon Agnès Pannier-Runacher.

Le peuple ne veut plus de ce système nuisible exploitaliste sans limite des hommes et de la nature au profit de quelques uns, il est temps de l’asservir aux réels besoins de la cité

Réglementons, avant qu’il soit trop tard, le travail et les productions inutiles et nuisibles

Notre planète est limitée et ne peut pas supporter davantage le mythe de la croissance sans fin du libéralisme, il nous faut dès à présent passer à la décroissance réglementée, si nous voulons préserver notre espèce humaine, la nature et la biodiversité, des blessures irréparables qui les menacent. Nous ne voulons plus de ces arguments fallacieux de création de richesses et d’offres d’emplois, soi-disant altruistes, pour réduire le chômage.
La perte de croissance due à l’épidémie du coronavirus fut une aubaine et un temps de répit pour notre planète, marqué par la réduction des pollutions et des émissions des gaz à effet de serre, qu’il nous faut à présent consolider et poursuivre dans un ordre efficace et déterminé.
Cette réglementation sera d’autant plus facile que les services inutiles et les produits industriels à obsolescence programmée sont pléthore, que les produits de luxe ou de performance comme les grosses cylindrées et les voyages aériens sont à bannir, que la production robotisée est à exclure, que l’alimentaire industriel trop gras, trop sucré, trop salé, facteur d’obésité, de diabète et de maladies diverses, nuit à la santé des hommes et ne peut justifier une liberté de consommation toxique, que 50% des médicaments en vente dans les pharmacies, en particulier les psychotropes, sont inutiles voire nuisibles pour la santé.

Interdisons les méthodes commerciales et les publicités destinées à soumettre la demande à l’offre

Le marketing qui n’est qu’une technique pour abuser les consommateurs, la publicité, le démarchage téléphonique, les procédés commerciaux abusifs, qui n’ont d’autre but que de manipuler la demande par l’offre, et sont donc en contradiction avec le principe sacré de l’équilibre et de la liberté parfaite et virginale de l’offre et de la demande du libéralisme, sont de ce fait à bannir totalement et à jamais de nos pratiques économiques, avec pour conséquences une diminution des ventes, des déchets, des émissions polluantes, et des dégradations de notre environnement.

Réduisons les horaires de travail en conséquence des économies sur le travail inutile

Les faillites d’entreprises et la réduction des travaux administratifs, commerciaux et de production inutiles, nuisibles et toxiques, libérera beaucoup d’hommes de tâches ingrates, parfois ruineuses pour leur santé physique et mentale, entraînant une hausse massive du chômage, qu’il s’agira de compenser par une réduction des horaires de travail permettant à chacun de disposer d’un salaire pour vivre décemment, et plus de temps libre à consacrer au bonheur de sa famille et à soi-même. Le travail n’est pas une valeur mais une obligation, au contraire de la survie, de la liberté et de la pertinence, sachons donc réduire les effets pervers de cette obligation.

Le peuple devra utiliser tous les moyens à sa disposition pour avoir gain de cause : élections, grèves, boycotts et conseils précis de consommation

Au delà des moyens traditionnels de pression dont le peuple dispose, comme les élections présidentielles et législatives de 2022, les grèves tournantes pour faire plier les capitaines d’industries, le boycott pour soumettre les entreprises commerciales, il y aura lieu d’établir des listes exhaustives précises, des marques et produits inutiles, nuisibles et toxiques, que le peuple s’engage à ne plus consommer pour sauvegarder l’homme et la nature de notre planète, et à l’inverse les listes des produits et marques dont la consommation est recommandée pour la survie de notre espèce. Tout ceci afin de mettre fin au libéralisme (qui est une idéologie politique, et non au capitalisme qui n’est qu’un moyen de production) d’une façon ferme et définitive.

Tous les citoyens sont invités à proposer des éléments à ajouter à ces listes de nuisibles, en commentaire de ce présent article de Sic Itur, qui seront validées par un groupe de sages, élus par la base, en prévision de leur publication ultérieure par catégories.

Il est temps de mettre en place un nouveau paradigme économique

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Jean-Louis Tripon

Ingénieur géomètre INSA Strasbourg, Chercheur théoricien en sciences mentales, Créateur de la méthode DMS, Président fondateur de l'AFDMS. Directeur du social networking service Sic Itur

Cet article a 3 commentaires

  1. Emile Thyeff

    Bonjour

    Depuis que cette crise a éclaté, nous avons tous constaté la faillite de ce système ultra libéral qui se voulait mondialisé, sans aucune barrières étatiques, avec de grosses entreprises qui coopèrent et échangent en toute liberté, voire en toute impunité pour certaines.
    La France qui mit à sa tête en 2017 un jeune et fougueux start upper dont l’ambition rivalisait avec l’orgueil de celui qui veut toujours avoir le dernier mot, se fit le fer de lance de cette doxa du capitalisme triomphant et décomplexé et plongea sans aucune mesure ni réflexion dans ce sillon, déjà bien creusé il faut le dire, par les prédécesseurs de l’apprenti sorcier élyséen, qui crut benoîtement qu’il suffirait de se faire surnommer Jupiter pour savoir manipuler la foudre sans se brûler les mains…

    Erreur grave… L’antique concept d’ état nation souveraine a tout de suite repris ses droits et les dirigeants des grands pays qui comptent actuellement dans l’équilibre géo politique de la planète se sont fait fort de fermer leurs frontières et d’imposer leurs lois et leurs conditions aux entreprises multi nationales apatrides, ainsi qu’aux autres états avec lesquels ils étaient en affaire.

    Bien entendu, parmi ces grands pays il y a la Chine. La Chine qui depuis des décennies lentement mais sûrement tisse sa tapisserie et amoncelle un trésor de guerre… La Chine qui fabrique tout ce que les autres états ne veulent pas fabriquer, des petites choses insignifiantes du quotidien, comme des ressorts, des ouvre-boites, des bassines, des boutons de culotte ou des masques de protection …

    Et puis arrive un jour pas comme les autres où un petit objet insignifiant qui ne coûte que quelques centimes à fabriquer et qui ne dégage pas une plus-value assez intéressante pour faire saliver de gros capitaines d’industrie, devient le must, la nécessité absolue que tout le monde doit posséder sous peine de grand péril.

    La France a donc besoin de masques de protection qu’elle ne fabrique pas, qu’elle doit commander en Chine, qui a fermé ses frontières et qui impose désormais son diktat et ses tarifs. Voilà qui explique donc toutes les pantalonnades que nos dirigeants, ainsi que leurs serviles thuriféraires médiatiques piteusement nous offrent au quotidien quand ils essayent de justifier la pénurie et les délais de retard dans les livraisons de ces précieuses protections…

    La France est donc en situation de dépendance, alors que ses zélés leaders il y a peu se croyaient les rois de la piste et les donneurs d’ordres. Il a suffi que la règle du Grand Jeu change du jour au lendemain pour qu’ils deviennent de pauvres mendigots à la sortie d’une bouche de métro.

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  2. Mhamed Aid

    Quand on parle du néocapitalisme moi je sous entend l’ultra libéralisme qui est une suite naturelle du capitalisme , la démission du service et de la production publique confortées par une politique à donner plus aux riches et réduire l’homme ouvrier à un simple outil de production c’est bannir toute tendance humaine dans la vision ultra libéraliste . un autre élément essentiel basé sur les moyens persuasifs et fallacieux afin de pousser l’homme à consommer souvent n’importe quoi tel un enfant qui aime ses jouets , bousculant l’homme dans une cadence socio-économique robotisée ou la liberté de penser et de reflechir est reportée à une autre date , je rajoute en disant que la trajectoire du développement tout azimute a pris un sens polluant mettant en danger la planète , la santé et l’avenir de des enfants , toute production polluante doit etre revue , les solutions sont entre les mains de l’homme de base ( l’homme ouvrier ) dans une politique qui respecte la dimension humaine et la nature dans sa grandeur et son hospitalité .

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  3. Emile Thyeff

    Suite du commentaire 1

    La France est donc en dépendance pour un produit certes vital aujourd’hui pendant cette crise sanitaire mais qui nous l’espérons perdra de son caractère urgent lorsque la pandémie sera passée. Il faudra néanmoins régler ce problème de dépendance si dans l’avenir son utilisation s’avérait de nouveau nécessaire et urgente et assurer au niveau national sa fabrication en nombre suffisant ainsi que son stockage.

    Mais il y a une autre dépendance qui est beaucoup plus grave et qui pourrait causer beaucoup plus de nuisances et de drames que le Coronavirus. C’est la dépendance alimentaire.

    Nous constatons déjà à cause de la fermeture des frontières et du confinement un effet immédiat :
    La production de cultures vivrières et maraîchères est très impactée.
    Les gros producteurs qui font du légume intensif et pesticidé n’ont plus de main d’œuvre pour ramasser et conditionner la production car effet pervers de la mondialisation qui se grippe, leurs ouvriers corvéables à merci, sous payés, afin de garantir des marges et des bénéfices, viennent pour la plupart tous de l’étranger et sont bloqués pour le moment aux frontières …
    On pourrait quelque part se réjouir du frein mis à la distribution à la population de ces légumes bombardés de chimie et sentant la sueur acre des travailleurs spoliés, s’il n’y avait le revers de la médaille : la production de légumes sains et bio par de petits producteurs à taille humaine n’est pas suffisante pour nourrir sainement la totalité de la population.
    Encore une fois notre pays est en état de dépendance, non pas d’une nation étrangère, mais du complexe industriel agricole chimique international qui a mis en coupe réglée la plupart des terres des paysans par le biais de ses sbires et larbins de la FNSEA.

    La première chose urgente à opérer est de retrouver cette indépendance alimentaire maraîchère non chimique, base essentielle d’une alimentation saine et suffisamment nourrissante.

    Chaque ville doit désormais accaparer des terres, ou créer des accords avec des propriétaires paysans proches, les assainir, instaurer une production maraîchère raisonnée et planifiée, instaurer un service agricole obligatoire hebdomadaire pour tous les citoyens, qui seront rétribués pour le service rendu en panier de légumes variés pour leur consommation personnelle et familiale en dehors du travail. Ce service obligatoire aura aussi des visées pédagogiques en nutrition saine et en respect du milieu écologique. ( il faudra organiser les services de transports collectifs pour se rendre aux lieux d’exploitation ). Le gros de la production servira à alimenter les écoles, hôpitaux, maisons de retraite, administrations, cantines collectives d’entreprises qui doivent assurer les repas quotidiens à leurs employés. Des restaurants de quartier aux tarifs encadrés seront créés pour nourrir les employés des petites entreprises qui ne peuvent pas ouvrir une cantine du personnel. Les restaurants existants pourront se reconvertir dans cette activité de restaurants encadrés pour le service du midi.
    Il est évident que les restaurants dits haut de gamme, considérés comme des productions de luxe, seront obligés de se recycler en des établissements plus vertueux et moins élitistes.
    Ce recyclage s’appliquera aussi aux établissements bas de gamme ou frites surgelées, viandes grasses et sauces industrielles font encore les choux gras de leurs tenanciers.

    Ces aménagements s’appliqueront aussi dans les communes rurales, à une échelle moindre mais néanmoins suffisante pour que chaque village ait son indépendance alimentaire. Chaque commune devra donc créer des jardins communaux et organiser des rotations de main d’œuvre.

    Ces services agricoles pourront être étendus à l’entretien et à l’exploitation raisonnée et vertueuse des domaines forestiers ainsi que des garrigues qui fourniront de précieuses plantes médicinales et comestibles.

    Il serait incomplet de passer sous silence le problème de la production vinicole française, qui malgré sa réputation internationale, de plus en plus malmenée soit dit en passant, constitue un grave danger pour l’environnement de notre pays, tant elle est gourmande en pesticides et produits chimiques divers.
    Il convient d’être radical et de prévoir dans un avenir assez proche l’éradication d’au moins 50% de son terroir occupé. Ces terres récupérées devront être bien sûr assainies avec des plantations de plantes nettoyantes, puis dédiées à des productions de blés, durs ou tendre de variétés anciennes bio, autres céréales, oliviers pour l’huile, arbres fruitiers etc … tout ce qui constitue avec les légumes la base d’une alimentation saine et équilibrée.

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