Le Manifeste “Free Painters”

Le Manifeste “Free Painters”

Le retour à la beauté

Moi, Alexandre Beridze, artiste visionnaire, proclame la nouvelle ère, un nouveau cycle dans la spirale de l’évolution de l’art. Je proclame le retour à la beauté. Le retour à la vraie beauté telle que nous la connaissons depuis l’époque antique et avant le début de la postmodernité.

1. En premier lieu, il est nécessaire d’en finir avec la stigmatisation du passée et avoir le courage de fermer cette ère détestée de la postmodernité, qui nous a conduit à ce déplorable résultat. La fausse culture, érigée sur la duperie et la négation de la beauté en tant que telle. Aujourd’hui, tout est devenu art, mais l’art n’est rien devenu ! Nous vivons à une époque de substitution de toutes les valeurs, ayant balayé tous les repères et tous les concepts de base des époques antérieures, en faveur d’un mauvais goût superficiel ! L’ère de la postmodernité se caractérise par la séparation de l’artiste – créateur, de son œuvre. C’est, en termes de théoriciens du moment, tout un art, et tout le monde peut être un artiste. L’auteur est mort, un style personnalisé est devenu impossible et inutile, il n’y a rien de nouveau, tout est déjà fait, tout est une répétition ou dans le meilleur des cas une critique moqueuse de l’ancien. Par ailleurs, de nombreux théoriciens estiment que la peinture est morte, qu’elle a pris fin, car tout est déjà dessiné, et en particulier ce qui est dit à propos de l’abstraction. Ils oublient que l’abstraction est la plus jeune manifestation de la peinture, et qu’elle n’a que 100 ans. Serait-elle déjà terminée ? Les différentes écoles de peinture ont cultivé en plus de 700 ans, le paysage, le portrait, la nature morte et continuent de le faire, et la peinture abstraite serait déjà dépassée ? – Non, bien sûr. Tout cela rappelle les arguments décriés de Marcel Duchamp, qui n’était pas le plus talentueux des peintres et sachant cela, il a cherché d’autres moyens pour devenir célèbre et laisser son empreinte dans l’art. Cet homme mentalement déséquilibré a été l’un des maîtres de la satire déconstructive, et je crois que lui-même ne se représente pas, quand il expose son urinoir comme une œuvre d’art, quelle trace il laissera dans l’histoire. Ce fut le dernier épisode de la pertinence de l’humanité, qui fut alors encore capable de distinguer le manque de talent du talent, la beauté de l’horreur, et la falsification de la vérité. Duchamp a jeté un défi à la société, à toute la loi de la beauté et de l’art véritable, qui tout au long de l’histoire humaine s’est attachée à la révélation de la vérité et de la beauté divine. Il a ainsi accueilli ses adhérents et les continuateurs de sa pensée en inventant le soi-disant art conceptuel pour dissimuler son manque de talent. La beauté n’a pas besoin d’un concept, elle n’a pas besoin d’un résumé explicatif. Pendant des siècles, les gens étaient capables de voir la vraie beauté et d’admirer un chef-d’œuvre, sans explication et sans concept de l’œuvre. Aucun homme ne se sentait imbécile devant un chef-d’œuvre, parce que la vraie beauté divine se révèle clairement au spectateur. Je crois que pendant de nombreuses décennies, des gens ont triché et ont fourré leur manque de talent en pervertissant l’art. Ce que nous disent aujourd’hui les tendances de l’art, c’est qu’Il n’y a rien de plus médiocre et artificiel, que la mode dans l’art… Tous ces urinoirs vite faits, tous ces soi-disant “œuvres d’art” sont conçus uniquement pour tromper le public et gagner de l’argent. Depuis que l’art est devenu une marchandise, il a commencé à glisser dans les mains sales des commerçants et des spéculateurs, qui ont proclamé leurs valeurs très éloignées de la réalité des valeurs de l’Art. La postmodernité est devenu omniprésente dans une société, où il n’y a plus d’idéaux de beauté, où il n’existe plus de créateur et où chaque spectateur est un artiste. C’est pourtant impossible car l’artiste est inséparable de son œuvre, parce qu’il met en elle un morceau de lui-même, de son âme. C’est elle qui reste dans l’œuvre pendant des siècles et qui ravit les yeux et l’âme de plusieurs générations de spectateurs. Aujourd’hui les gens ne réfléchissent pas à ce pour quoi ils sont venus sur cette terre, pensent qu’ils vivent pour accumuler des richesses, et donc jamais dans l’histoire de l’humanité il n’y a eu un tel écart entre le spirituel et le matériel. Les gens ont totalement oublié qu’ils sont venus sur cette Terre pour devenir plus spirituels, et non pas pour acheter une voiture, une maison et d’une télévision. Et seulement l’art, l’art véritable, peut aider une personne à se développer, se dépasser et devenir plus spirituel. L’homme pourtant partie intégrante de la nature, a constamment violé cette nature, et le résultat a été une civilisation fondée sur le pouvoir, la violence, la peur et la dépendance. Rencontre terrifiante de la dysharmonie, du déséquilibre entre le matériel et le spirituel. Aujourd’hui, la réalité nous montre combien nous sommes vulnérables. La vie peut s’interrompre à tout moment, indépendamment de notre statut social ou de notre compte bancaire. Donc, c’est aujourd’hui et maintenant qu’il faut vous soucier de votre âme et réfléchir sur son remplissage … c’est votre âme, la seule communication que vous pouvez avoir avec Dieu !

2. Je crois qu’il est temps de changer l’actuel paradigme et de proclamer la Renaissance, comme cela s’est déjà produit dans l’histoire. L’art est une manifestation de la conscience qui se révèle à elle-même. Tout dans notre monde évolue et se développe selon une spirale, à chaque fois, l’automne cède la place à la remontée. J’invite tous ceux qui partagent mon point de vue, de participer à ce Manifeste et de revenir aux vraies valeurs, qui n’ont jamais changées au cours de l’histoire de l’humanité et de l’art dans notre pays.

3. Je vous encourage à revenir à la passion du beau et du fine. Je défends l’art pour qu’il redevienne beau et fine. La vraie beauté a toujours été un guide pour tous les créateurs.  

4. Il est nécessaire de replacer la peinture au sommet de la nouvelle pyramide des valeurs. En reprenant sa place dominante, la peinture nous promettra le développement de tous les autres arts (littérature, musique, théâtre, cinéma). Je crois qu’aujourd’hui il est temps de proclamer une nouvelle ère dans l’art, qui donnera l’impulsion d’un changement dans notre société tout entière. Nous devons devenir plus humains et plus spirituels. C’est le moment d’affronter la vérité et de prendre les mesures nécessaires pour éviter la grande catastrophe. Artistes et créateurs du monde entier, unissez-vous sous la bannière de la beauté divine ! Nous écrivons nous-mêmes l’histoire du séjour de l’homme sur Terre, aussi écrivons ensemble l’un des plus beaux chapitres de l’histoire de l’art !

Manifeste d’Alexandre Beridze, en collaboration avec Jean-Louis Tripon,
publié le 4 mai 2020 dans le social network service Sic Itur.

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Alexandre Beridze

Alexandre Beridze né à Saint-Pétersbourg en 1975. est diplômé des Beaux Arts de Tbilissi. Venu en France en 2000, il a démarré en tant que graphiste dans l’agence Dragon Rouge, et en 2002 il suit le master class de Philippe Starck. Il fait partie des 10 peintres français sur lesquels il faut miser

Cet article a 1 commentaire

  1. Jean-Louis Tripon

    Je suis essentiellement un visuel, donc la peinture est pour moi l’art premier par excellence ! Je ne dirai pas q’elle me parle d’un dieu ou de mon âme, mais plutôt de mes valeurs, de mes passions, voire de mes vices, dans un sens qui les conforte ou au contraire les remet en question d’une façon pertinente.
    Si je considère Les Menines de Vélasquez comme l’oeuvre la plus magnifique qui m’est donnée de voir, c’est à la fois par sa facture d’un coup de patte léger, précis, impressionniste, sa traduction des mœurs et de la logique d’une époque historique lointaine, sa complexité, sa rationalité, et la façon sublime avec laquelle le maître se met en avant. Car ce ne sont pas les menines ni les nains que Vélasquez peint, ce sont les souverains d’Espagne dont la pâle figure apparaît dans le trouble d’un miroir situé au fond de la salle, et surtout c’est lui même qu’il peint, dans ce dédale de relations qu’il maîtrise, dans une superbe tenue de Grand d’Espagne arborant fièrement la croix de l’Ordre de Santiago sur sa poitrine.
    Il est vrai que l’artiste et son oeuvre sont inséparables, si bien que quand le spectateur se sent sublimé ou exalté, et se dit : “voilà un homme que j’aurai bien aimé connaître et avec qui dialoguer”, c’est que l’oeuvre est réussie.

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