Le monde physique

Le monde physique

21. NOTRE CORPS PHYSIQUE ?
Nous sommes liés à notre corps physique par une interface. Qu’est-il vraiment ? Un ensemble d’êtres vivants, de cellules biologiques, aliénées à un modèle dans lequel chacune a une place et un rôle pour assurer la survie de leur ensemble. Si elles s’en libèrent nous les appelons cancéreuses. Comme tous les être vivants elle sont probablement conscientes. Y avez-vous pensé ? Qu’est-ce que cela implique ? Que nous ne sommes pas le véhicule mais seulement le conducteur. Que si nous en avons l’usage, il ne nous appartient pas vraiment. Il appartient à ces milliards de petits êtres qui triment et se sacrifient ensemble pour assurer sa survie. Cessons donc de prétendre être ce que nous ne sommes pas et qui leur revient de droit. Qui sommes-nous alors ? Des êtres mentaux non physiques qui ignorent leur origine et leur devenir et se connaissent mal, qui profitent de cette merveilleuse opportunité de disposer d’un corps qu’ils n’ont pas eux-mêmes construit, et sachons le respecter. Nous identifier à ce corps serait une erreur, lui nuire serait une faute

22 LA SOCIÉTÉ HUMAINE
La société humaine ne fonctionne pas comme notre corps car les liens entre les cellules (les individus) y sont faibles, plus faibles encore que dans certaines sociétés animales telles que les fourmis et les abeilles. Il y a trois types de liens faibles :
a) La domination par la force.
b) L’aliénation, sociale, politique, économique, morale et/ou religieuse. C’est une domination psychique ou mentale.
c) La conviction de la nécessité du partage et d’objectifs communs pour le bien de tous.
Ces divers liens s’imbriquent, se contredisent et s’opposent, ce qui rend la société humaine instable et tumultueuse.

23. RELIGIONS
Les religions sont des théories philosophiques abusives. Comme toutes les théories philosophiques ce sont des assemblages de concepts, en grande partie des fantasmes, des mythes, avec la dénomination de choses non avérées comme Dieu, son paradis et ses anges. Elles sont abusives parce qu’elles obligent leurs adeptes à des cultes et des actes, à convertir leurs enfants, à des sacrements irréversibles qui les rendent formellement soumis à jamais. Enfin, leurs textes sacrés appellent à la haine, au meurtre et aux massacres de mécréants, d’hérétiques et d’apostats, ainsi que nous pouvons lire dans le Deutéronome, texte commun aux trois monothéismes : chap. XIII. 15 et 16. “Vous ferez passer aussitôt au fil de l’épée les habitants de cette ville, et vous la détruirez avec tout ce qui s’y rencontrera, jusqu’aux bestiaux. Vous amasserez au milieu des rues tous les meubles, et vous les brûlerez avec la ville, consumant tout en l’honneur du seigneur votre Dieu, en sorte que cette ville devienne comme un tombeau éternel. Elle ne sera jamais rebâtie”. Cette phrase du niveau de “Mein Kampf” ne fait pas exception, il y en a des dizaines. Quels crimes ont commis ces pauvres gens pour mériter un tel châtiment ? Ils se sont laissés séduire par des dieux étrangers, et encore pas tous, les autres sont coupables de ne pas avoir dénoncé leurs amis et leurs frères. Au yeux de ces religions c’est impardonnable, et ce texte a servi de référence aux tribunaux de l’inquisition en Espagne. Les mêmes affirment que la conscience et la raison humaine ne peuvent constituer un guide infaillible pour organiser la société, une révélation étant nécessaire.

24. LES SCIENCES
Les sciences sont des théories philosophiques régulées par des procédures précises et rigoureuse qui leur permettent d’affirmer avec assurance leurs dires. Mais toute science a des convictions ou à priori métaphysiques qui font que ses vérités sont relatives à celles-ci. Si une science ignore ses convictions métaphysiques ou fait semblant de croire qu’elle n’en a pas en affirmant : ceci est vrai dans l’absolu, ce n’est plus une science, mais du scientisme, une religion comme une autre.
La physique est une science fondamentale qui exerce une profonde influence sur les autres sciences y compris les sciences humaines. La physique est une théorie philosophique dont le but est d’étudier les composants de la matière et leurs interactions. La physique repose sur le principe métaphysique qui veut que “La structure de la matière et ses interactions déterminent la nature, les formes, les lois et le devenir de l’univers spatiotemporel qui nous entoure”. La physique n’affirme pas que la matière vivante et notre mental sont gouvernés par les mêmes lois et possèdent les mêmes propriétés et les mêmes fonctions que matière inerte, ni que notre esprit soit physiquement déterminé, ni l’inexistence de phénomènes non physiques. C’est ce que fait une philosophie abusive : le physicalisme, une religion qui domine encore certaines sciences.

25. LE PHYSICALISME : UNE THÉOLOGIE ABUSIVE
Quand les disciples du physicalisme ne vont pas jusqu’à nier toute réalité à notre expérience consciente, ils s’acharnent à démontrer que notre conscience et son contenu, notre volition et son libre arbitre, notre capacité analytique et notre mémoire ne sont que des conséquences à posteriori du fonctionnement du cerveau et de lui seul.
Si c’était le cas rien ne distinguerait le comportement du vivant de celui d’un zombi inconscient ou d’une machine telle qu’un robot. Toute conscience et les fonctions mentales seraient superflues. Or la nature ne fait rien d’inutile, si notre conscience a une raison d’être, celle-ci nie formellement la thèse des évêques du physicalisme scientifique. La physique ne peut se permettre d’affirmer quoi que ce soit sur quelque chose qui se trouve hors de la portée de ses mesures et hors de son objet sans cesser d’être une science.
Cette question serait secondaire si cette théologie qui remplace la catholique dans la culture ordinaire n’avait pas des conséquences sur les comportements. En effet, si le cerveau est responsable de tout nous ne sommes responsable de rien, nous n’avons aucun effort à faire et devons accepter tels les philosophes stoïques de l’époque romaine tout ce qui arrive, spectateurs passifs inutiles d’un film que le cerveau déroule et sur lequel nous n’avons aucune prise. C’est peut-être la raison pour laquelle le physicalisme a autant d’adeptes chez les décideurs économiques et politiques, car un peuple de consommateurs et de citoyens passifs leur convient à merveille.

38. LA RECHERCHE DE LA VÉRITÉ
Est une obsession maladive dont je me suis défaite, pour me contenter de la réalité de mon champ sémantique infralinguistique, c’est à dire de la multitude des nuances des ensembles de sens que je possède, y compris le flou, le multiple, le complexe et le paradoxal. Dans ce champ, je constate que le VRAI (et le FAUX) n’est que le concept de la catégorie des tautologies (et des contradictions) formelles propres à ma fonction analytique. Et, qu’en dehors de cela le VRAI n’est qu’un simple concept, une valeur logique, qu’utilise mon jugement arbitraire pour qualifier les énoncés des propositions imprécises dont la qualification sera toujours relative à son jugement, de l’indécision à l’assurance suffisante, sans jamais pouvoir en exclure le doute aussi minime soit il.

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Jean-Louis Tripon

Ingénieur géomètre INSA Strasbourg, Chercheur théoricien en sciences mentales, Créateur de la méthode DMS, Président fondateur de l'AFDMS. Directeur du social networking service Sic Itur

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