Le mot : un concept erroné

Le mot : un concept erroné

7. LE MOT : UN CONCEPT ERRONÉ
Le mot est l’exemple par excellence d’un concept erroné et malsain, source de confusion et de stress sémantique, plongeant la linguistique et la sémantique dans une impasse dont ces sciences ne peuvent sortir sans s’en défaire définitivement pour faire progresser la connaissance de l’esprit humain, du langage et du sens, et améliorer la communication.
Pourquoi ce concept est-il erroné ? Parce que, à partir de deux réalités : le signe, une réalité matérielle que nous pouvons voir, entendre et toucher, et le sens, une réalité mentale que nous pouvons éprouver dans notre conscience, constitutive de notre mémoire et chair de notre être, ce concept a voulu créer une unité indivisible qui ne peut pas exister, en contradiction avec le principe et la contrainte formelle de séparation de l’univers matériel spatio-temporel et de notre monde mental aspatial et présent. Une faute donc des plus graves, et d’autant plus grave qu’elle impacte directement notre communication et notre pensée.
Comment et pourquoi cette aberration incohérente a-t-elle pu se produire dans l’esprit d’éminents linguistes ? Par facilité d’abord. Par la volonté ensuite de donner à des signes collectifs du sens collectif. Un vœu louable, effectivement ce serait merveilleux, mais malheureusement ce n’est pas possible, on ne peut pas définir le sens d’un signe à partir d’autres signes, aucun signe n’ayant de sens en soi, et les signifiés collectifs n’existent pas quoique on puisse en croire. Ils appartiennent à la race des fantasmes, des licornes roses et des dieux de l’Olympe.
Ce qui existe ce sont des signes collectifs et des sens personnels, et chacun d’entre nous attribue et associe des signes, y compris ceux qu’il a lui-même créés à sa convenance et en fonction de ses besoins, à son sens personnel tel qu’il existe dans son propre champ sémantique. Ces champs que construisent nos expériences individuelles sont évidemment propres à chaque personne.

48. NOTRE DÉVELOPPEMENT MENTAL SÉMANTIQUE
Avant de pouvoir espérer une évolution sémantique saine et l’acquisition de capacités mentales efficaces, nous devons nous débarrasser des aliénations mentales qui nous entravent. Ces aliénations sont de trois types :
a) L’aliénation sociale
b) L’aliénation physique
c) L’aliénation linguistique
Si vous êtes libéré de ces trois aliénations, vous n’êtes plus un être social formaté par les médias, vous n’êtes plus un corps physique et ses diverses images, vous n’êtes plus un homme quelles que soient ses représentations philosophiques, vous êtes vous-même : un être vivant singulier libre, vous êtes libre.

49. SÉMANTIQUE ET LINGUISTIQUE
La sémantique est la science du sens, la linguistique la science des signes d’un langage. Ce serait une erreur de faire de la linguistique la science des signifiés d’une langue, à supposer que ces signifiés existent, ce que semble contredire l’évidence de la singularité de notre sens personnel. Au désespoir des convictions des linguistes, les signifiés collectifs sont un fantasme et n’existent pas.
La langue est un facteur culturel d’aliénation des trois types si vous pensez exclusivement dans un langage comme la novlangue dans 1984 d’Orwell, heureusement ce n’est pas le cas, c’est seulement ce qu’on cherche à vous faire croire. Regardez ces hiéroglyphes de l’ancienne Egypte : ils impliquent des dieux, un système social et la souveraineté du pharaon. Toute langue est en quelque sorte une novlangue naturelle manipulée par les médias qui véhiculent ces aliénations, raison pour laquelle elle est si importante pour le pouvoir politique, le système économique en place ou la religion comme l’arabe en terre d’islam, le français n’y échappe pas. Heureusement vous ne pensez pas exclusivement dans un langage, sinon vous ne pourriez pas conduire votre voiture, ni exercer votre métier qu’il soit manuel ou intellectuel. Pour diriger vos gestes, vous pensez vos gestes sans passer par la langue mais par des percepts. Il en est de même pour diriger votre mental. Comme pour votre corps, vous ne pouvez diriger votre mental que par des percepts mentaux, pas avec les mots d’une langue qui ignorent l’existence même de votre mental et ses immenses capacités. Pour diriger votre mental vous devez donc apprendre les percepts de gestes mentaux, sinon vous ne saurez rien faire et resterez pratiquement impuissant face au problèmes que vous rencontrez dans votre monde mental. Ces percepts, sèmes ou qualia, constituerons alors un champ sémantique dans votre mémoire, hors de tout langage.

50. DÉVELOPPONS NOTRE CHAMP SÉMANTIQUE
Le langage ordinaire ne nous offre guère de termes pour exprimer nos percepts mentaux et, quand il en offre, ceux-ci  sont si polysémiques qu’ils ne nous sont guère utiles. Pour exprimer nos pensées à d’autres, nous sommes contraint de créer des signes ou de les détourner des sens que d’ordinaire on leur prête. C’est ce que j’ai fait en donnant des noms à nos fonctions mentales, des termes comme pathologique ou analytique ont un tout autre sens en psychologie ou en mathématiques. Mais tout ceci n’a pas d’importance car nous n’avons pas besoin de signes pour penser. 
Pour développer notre champ sémantique il faut approfondir nos perceptions mentales intimes, ne pas se satisfaire du flou ordinaire que nous éprouvons, ne pas croire que cet état est naturel et immuable dans ses lacunes. Mais au contraire s’attacher à goûter la moindre émergence de sens fuyante. Plonger dans ce flou avec notre concentration, sans l’analyser conceptuellement, éprouver et éprouver notre intention d’éprouver. Car dans cette intention, il y a du sens, de la révélation de nous mêmes qu’aucun mot ne peut décrire. Ici c’est notre fonction volontaire dont nous pouvons remarquer les errements et les caractéristiques, et nous pouvons le faire pour toutes nos fonctions mentales, dans un état que certains nomment la pleine conscience.

96. UN TEST QUI PROUVE QUE :
Les signifiés collectifs n’existent pas, donc les mots n’existent pas, car un mot suppose l’existence d’un signifié identique pour tous. Or il n’existe que des sens personnels et des signes que le langage peut évoquer mais en aucun cas transmettre. Ces sèmes sont des qualia intransmissibles difficiles à suggérer, c’est la seconde chose que nous apprend ce test réalisé par les six étudiants du cercle d’étude DMS Bénin. A l’évidence ils sont distincts et il serait par ailleurs formellement impossible de prouver qu’ils recouvrent la même réalité sémantique. La théorie du mot soutenue par tant d’éminents linguistes est donc fausse. Il serait donc temps de construire une linguistique mentalement saine, conforme à la réalité humaine, plutôt que de se perdre dans d’inextricables paradoxes.
Thibaut Ahogninou Gbaguidi
8 avril, 11:12
RÉSULTATS DE L EXPÉRIENCE (Monographie 5)
1- Sur le mot ” Noble “
¶ CAMUS KPOSSI
Selon moi, Noble, est ce qui relève de la simplicité, le caractère de celui qui ne fait pas preuve de critique ou de résistance dans ses actes. C’est ce dernier qui ne résiste pas aux demandes et aux requêtes.
¶ THIBAUT A. GBAGUIDI
Pour moi, Noble veut dire… Pour moi, noble a un sens de respect, cela désigne l’honorable, la beauté intérieure, la sincérité.
¶ ABOU RAÏMATOU
Noble = ce qui est admirable. Noble = à mon avis, est tout ce qui a de l’admiration, ce qui a de la valeur.
¶ BIAOU ESPERANCE
Noble : selon moi, c’est une qualité morale qui a rapport à l’humilité.
¶ BARTHÉLÉMY GUIDO
Noble : C’est le bon, le respectable, qui mérite admiration et respect.
¶ FRANÇOIS NIMONTA
Noble: la noblesse constitue la plénitude d’une personne, sa valeur qui se mesure par sa place de choix dans la cité.

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Jean-Louis Tripon

Ingénieur géomètre INSA Strasbourg, Chercheur théoricien en sciences mentales, Créateur de la méthode DMS, Président fondateur de l'AFDMS. Directeur du social networking service Sic Itur

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