Les gens et le désastre écologique annoncé.
Chutes Sunwapta (Alberta -Canada). Image fétiche de notre parti dans Facebook

Les gens et le désastre écologique annoncé.

Il y a d’abord la grande troupe des agnostiques, dont j’avoue faire humblement partie, qui ne savent pas ce dont sera fait demain, qui ne peuvent pas se projeter dans l’avenir autrement qu’avec leurs doutes, ce qui obscurcit les paysages.
Ben oui, quand je regarde par la fenêtre de ma petite maison, au fond d’une campagne nourricière, je ne vois pas de grand changement. L’artisan auquel j’ai confié la construction d’une serre, me disait : “Cette année 2020 est la plus agréable que nous ayons jamais connue”. Il a bien raison ! Alors, à quoi bon se soucier de la moindre chose ? A quoi bon craindre ce qui ne présente à première vue aucun indice dangereux ? Nous ne sommes pas dans la terre pour voir l’état des lombrics, ni dans les airs pour voir l’état des pollinisateurs. Les insectes se sont pas moins gavés des pollens de ma vigne vierge et de mon acanthe, il me semble. Et les oiseaux toujours là à chanter vers cinq heures pour attirer les femelles du voisinage.

Il y a ensuite les pessimistes, collapsologues convaincus et les sceptiques, chacun avec ses théories, bardés d’arguments contradictoires, de photos du Groenland et de l’Antarctique, des décharges sauvages qui pullulent et des continents de plastiques. Mais nous savons tous qu’une photo est si facile à truquer et que les hommes savent nous séduire pour nous faire accroire ce qu’ils désirent.
Je serais relativement prêt à suivre les écologistes les plus radicaux, et à joindre ma voix aux leurs, non pas que j’adhère à leurs thèses, mais du fait de mes valeurs d’anticonsommateur frugal, antilibéral, en rupture avec cette civilisation malade, sa culture matérialiste et ses pratiques commerciales aliénantes.

Il y a enfin ceux qui s’en foutent, et qui sont légions ! qu’ils y croient ou n’y croient pas. Ils se répartissent en plusieurs catégories :
— Les accaparés par leur travail de survie, avec leur femme et leurs enfants, qui n’ont pas le temps de lever la tête, ni de penser à autre chose.
— Les passionnés par une quête, une mission personnelle, dont l’horizon est bouché par les limites qu’ils se sont donnés.
— Les soumis a tout ce qui peut leur arriver, qui préfèrent ne pas y penser et qui s’adapteront ou pas au pire et au meilleur, une fois les temps venus.
— Les égoïstes qui ne croient en rien, mais qui se préparent un abri se survie souterrain quelque part dans le Grand Nord et y stockent pâtes, riz et conserves de sardine, car on ne sait jamais.
— Enfin, les vrais Jean Foutre, qui vivent au jour le jour, sans se soucier du lendemain.

Tout ça fait beaucoup de monde, aussi nous ne sommes pas prêts de voir les politiques s’atteler à la tâche de prévenir le désastre écologique.

Réagir
2

Jean-Louis Tripon

Ingénieur géomètre INSA Strasbourg, Chercheur théoricien en sciences mentales, Créateur de la méthode DMS, Président fondateur de l'AFDMS. Directeur du social networking service Sic Itur

Laisser un commentaire

Article suivantRead more articles