L’évolution vers l’homme post-historique

L’évolution vers l’homme post-historique

Extraits d’une interview de l’anthropologue Serge Krukoff, chargé de recherche au CNRS, par François Boitel, Dr. en Paléontologie, publiée en juin 1985 par la revue SCIENCE N°1

Pour Lamarck le rôle du psychisme est prédominant dans l’évolution

Il est clair que chez Lamarck le rôle du psychisme est prédominant et qu’il participe de façon active à l’évolution et à l’adaptation de l’organisme au changement de son milieu. Nous parlerions aujourd’hui d’une démarche “psycho-somatique”.
Mais les explications et les démonstrations de Lamarck restent pour la science actuelle confuses ou franchement erronées. Cependant on trouve chez Lamarck quatre notions sans lesquelles il serait impossible d’expliquer l'”évolution de l’homme :
1° Les espèces se transforment, en allant du plus simple au plus complexe.
2° Le système nerveux central, joue un rôle primordial au cours de de cette cette évolution complexifiante.
3° En partant des besoins de l’animal, le psychisme participe à l’adaptation de l’organisme aux changements du milieu.
4° D’où une psychologie du besoin et du désir dont nous ne pouvons plus nous passer pour expliquer les derniers stades de l’hominisation, ainsi que le passage du biologique au culturel.
Si l’oeuvre de Darwin est fondamentale, il ne intéresse pratiquement pas au rôle du psychisme, au contraire de certains de ses successeurs qui en feront un usage implicite. Il observe une variabilité incessante dans toutes les espèces, avec des variations qui peuvent être avantageuses ou défavorables. Certains individus vont en conséquence survivre et d’autre périr. L’évolution se fait donc selon un processus sélectif nettement orienté.

Darwin avait des réticences à employer le mot évolution

Pour Darwin, la sélection naturelle a un sens : celui d’une meilleure adaptation du vivant. L’évolution s’explique par la tendance de la biosphère a ne retenir que les mieux adaptées des espèces. Mais Darwin ne s’intéresse qu’à de faibles variations de caractères pour expliquer l’apparition d’espèces nouvelles, “La sélection naturelle ne peut pas produire des modifications considérables ou subites. Elle ne peut agir que lentement, et toute particularité une fois acquise est pour longtemps héréditaire.
D’ailleurs Darwin avait des réticences à employer le terme “d’évolution”, et il utilisait des expressions telles que : “descendance modifiée”, “modification des espèces” ou “théorie de la sélection naturelle”. Pour lui, le terme “d’évolution”ne devait contenir aucune notion de progrès ou de supériorité. L’amibe pouvant être aussi adaptée à son environnement que l’homme l’est au sien. C’est Herbert Spencer qui a contribué à introduire la notion de “progrès” dans le terme d’évolution, telle que nous le concevons actuellement d’un point de vue anthropocentriste.
Mais il semble qu’il ait réussit à convaincre Darwin lui-même, car dans le dernier chapitre de son ouvrage, celui-ci énonce des idées bien surprenantes de la part d’un non-progressiste :
“Nous voyons encore comment, dans toute la nature, le même but général agissant sans relâche pendant des siècles sur les habitudes de chaque être vivant, pour favoriser ce qui est bon et rejeter ce qui est mauvais. Comme la sélection naturelle n’agit que pour le bien de chaque individu, toutes les qualités corporelles et intellectuelles doivent tendre à progresser vers la perfection”.
Et dans une autre citation :
“J’entrevois des recherches encore plus importantes. La psychologie sera comme le dit M. Herbert Spencer, si bien établie qu’elle permettra l’acquisition graduelle de facultés nouvelles et de toutes les aptitudes mentales propres à jeter une vive lumière sur l’origine de l’homme”.
Cependant, malgré quelques réflexions d’ordre général sur l’importance future de la psychologie, l’ensemble des travaux de Darwin porte sur ce que nous appelons la micro-évolution.

Le monde vivant n’aurait pas été très loin avec la seule micro-évolution

Jacques Ruffié (dans De la biologie à la culture) analyse les rapports entre micro-évolution (ou évolution adaptative), et les grandes lignes de la macro-évolution, que nous pouvons résumer ainsi :
L’évolution adaptative qui diversifie les espèces à l’extrême à partir d’un schéma commun est incapable de créer un type vraiment nouveau. Elle hypertrophie ou elle supprime, elle n’innove pas. “C’est une évolution sans espoir”. “Si l’évolution s’était bornée au processus de spécialisation, elle se serait arrêtée très tôt : le monde vivant resterait d’une extrême pauvreté”.
D’autres biologistes ainsi que Th. Dobzhanski, E. Boesinger et Lucien Cuénet vont dans le même sens. Et enfin, François Jacob écrit : “L’adaptation n’est pas une composante nécessaire de l’évolution. Pour qu’une population évolue, il suffit que le fond génétique commun à cette population varie, soit brusquement, soit progressivement au fil des générations.
Si ces critiques de l’évolution adaptative ne sont pas partagées par tous les spécialistes, beaucoup d’auteurs commencent à penser que la micro-évolution ne serait pas le seul mécanisme rentrant en jeu, car ils observent aussi de grands changement brusques et discontinus (telle que la fusion chromosomique par exemple).

La macro-évolution est une spécialisation vers le psychisme

La Dame du Cavillon 24 000 ans

La macro-évolution concerne l’apparition de types nouveaux d’organisation animale. Elle s’intéresse à la réalisation des grandes subdivisions, à partir desquelles la micro-évolution différencie les genres et les espèces. Elle permet de constater une tendance à un accroissement régulier du psychisme doué d’une forte valeur sélective, qui constitue son fondement même. Disons, avec Jacques Ruffié, que “la macro-évolution n’est qu’une spécialisation vers le psychisme”.
Ce n’est pas l’effet du hasard : “L’accroissement du psychisme affine, assouplit les schémas de comportement qui deviennent de plus en plus ajustés : Il permet le regroupement des individus en sociétés de plus en plus complexes, et par là de plus en plus performants. L’animal doué du psychisme le plus évolué est, dans tous les cas, le plus compétitif”.
Citons Jacques Monod, qui envisage le niveau d’organisation et le comportement (qui dépend du psychisme) non pas comme conséquence de l’évolution mais comme facteur de cette évolution :
“C’est parce qu’un poisson primitif à choisi d’aller explorer la terre, qu’il a créé comme conséquence d’une modification de comportement, une pression de sélection qui devait développer les membres puissants des tétrapodes. C’est parce que les ancêtres du cheval avaient choisi de vivre dans la plaine et de fuir à l’approche d’un prédateur, plutôt que de tenter de se défendre ou de se cacher, que l’espèce moderne, à la suite d’une longue évolution, marche aujourd’hui sur le bout d’un seul doigt”.

Le psychisme détermine le comportement et non l’inverse

On voit donc l’importance qu’attache Jacques Monod au rôle du comportement, c’est-à-dire du psychisme, mais de façon implicite, en tant que participant actif de l’évolution. En choisissant entre plusieurs solutions, la plus adaptée au problème qui se pose à l’animal, par exemple : la stratégie d’attaque ou de fuite. C’est donc le psychisme qui est à la base du comportement et non l’inverse.
Par conséquent, chaque fois qu’un auteur utilise le terme de “comportement”, il utilise implicitement le concept de “psychisme”, qui lui est inséparable, mais sans le nommer.
Cette façon de parler de l’hominisation en utilisant sans les nommer le psychisme ou la psychologie, les fonctions psychiques, le besoin, le désir, l’apprentissage, la motivation, l’intention de domination et de puissance, se retrouve chez la quasi totalité des anthropologues et des paléontologues. Or, nous voyons que si l’on traite de l’hominisation, on ne peut échapper à l’emploi du psychisme et de la psychologie.
Jean Piveteau écrit dans son livre L’origine de l’homme : “Peu de problèmes ont soulevé autant de discussions que celui des rapports entre le psychisme animal et le psychisme humain… Si nous définissons l’hominisation comme l’apparition sur terre du pouvoir de réfléchir et de penser, nous dirons que la caractéristique de l’homme est l’intelligence réfléchie… En un mot, la réflexion est le pouvoir acquis par la conscience de se connaître elle-même, de se considérer en temps qu’objet”. L’apparition de l’outil est lié à celle de la pensée réfléchie, aussi pour le paléo-anthropologue, l’outil sera en relation avec le développement de l’intelligence.
Jean Piveteau remarque que chez l’Australopithèque (qui fabriquait déjà des outils), l’intelligence a pu avoir une action sur le corps lui-même : “Chez l’homme, l’aire cérébrale consacrée à la main, qui tâtonne et manipule l’outil, est devenue beaucoup plus importante que celle du pied (en rapport avec la bipédie), alors qu’est est de même étendue chez le singe quadrupède. La manipulation de l’outil a donc participé à la mutation du préhomme en homme”. Cet auteur explique ici une action explicite du psychisme sur le corps.
A propos de l’apparition du langage, il remarque encore que les conditions anatomiques sont à peu près réalisées chez les grands singes qui pourtant ne parlent pas, mais expriment leurs émotions par des vocalises. On peut penser qu’il en fut de même sur la lignée des hominidés, et que hominisation du langage est entièrement liée au développement du psychisme humain, individuel et dans ses rapports au collectif.
Il est donc clair pour cet auteur, que le psychisme joue un rôle déterminant dans le processus de l’hominisation.

site de Göbekli Tepe

Représentation du réel chez l’être vivant

Le scientifique tente de se soustraire du monde qu’il essaie de comprendre, de se placer dans la position d’un spectateur qui ne ferait pas partie du monde à étudier. Ce prétendu monde objectif qu’il considère être “le monde réel autour de lui” devient ainsi dépourvu d’esprit et d’âme, de joie et de tristesse, de désir et d’espoir. La démarche scientifique, a ainsi créé une coupure entre notre monde quotidien et le “monde scientifique objectif”, qui n’est plus aussi objectif qu’il semblait naguère avec l’étude de l’infiniment petit par la physique quantique, et l’effondrement de la frontière entre observateur et observé.
Notre système sensoriel nous permet de voir un tigre pénétrer dans notre chambre sans déceler le nuage de particules dont les physiciens nous affirment qu’il est la réalité du tigre. Cette représentation est en un sens un monde possible, créé par notre esprit, qui permet à notre organisme de traiter une masse d’informations reçues et de la rendre utilisable pour la vie de tous les jours. Nous sommes ainsi conduit à définir une sorte de réalité biologique pour cette représentation particulière, une idée clé qui devrait faire date dans l’étude de l’évolution.
François Jacob considère, à la suite de H.J. Jerison, que nous façonnons notre “réalité biologique” avec notre perception du temps, de notre conscience, nos mots et nos phrases, tout autant qu’avec notre vue et notre ouïe… Or, cette représentation du monde peut entraîner des changement dans le monde physique lui-même, comme le montrent les effets des développements technologiques.
Il serait donc possible de dire qu’au sein de cette “réalité biologique” réside une “réalité psychique” qui deviendra un facteur puissant de pression sélective. Une nouvelle vision extrêmement importante pour la construction actuelle d’une prospective, car l’homme continue son évolution par son psychisme et sa culture. Or, une sélection, à l’intérieur de l’humanité, pourrait très bien se faire sur la capacité de représentation de notre monde, et par suite de l’univers tout entier.

site de Delphe

L’évolution future de l’homme

L’évolution n’étant pas terminée, quel pourrait être le stade évolutif suivant de l’humanité ? La théorie de l’évolution, en tant que modèle scientifique que nous avons le droit d’utiliser, a donc un rôle important : pédagogique, didactique, philosophique, et social unificateur de tous les hommes. Ce qui est primordial pour l’élaboration d’une prospective planétaire.
Nos connaissances actuelles nous permettent de dégager au moins quatre groupes de possibles pour l’avenir de l’humanité :
1° Disparition dans une catastrophe. Dans ce cas l’humanité ira rejoindre les 500 millions d’espèces animales qui ont déjà disparues.
2° Rester figé au stade d’Homo sapiens, et stopper l’évolution par des voies d’aliénation politiques, économiques et sociales.
3° Apparition au sein de l’Homo sapiens d’une nouvelle espèce par une voie cytogénétique naturelle ou artificielle par manipulation génétique.
4° Accession collective des Homo sapiens à un stade évolutif supérieur, selon un processus de complexité croissante. Dans ce cas, il s’agirait d’un passage du quantitatif au qualitatif de l’humanité entière, avec “émergence” de qualités, de propriété, et de possibilités nouvelles qui n’existent pas chez l’homme-individu actuel.
Dans notre discipline, celle de l’évolution de l’homme, trois auteurs se sont penchés sur cette possibilité : Jean Hiernaux, Jean Piveteau, et Jacques Ruffié.

L’évolution de l’homme vers une surhumanité

Pour Jean Hiernaux, il s’agit de “l’évolution dialectique” de l’ensemble des hommes vers une surhumanité.
“Evolution dialectique”, car basée sur le principe qu’une certaine accumulation quantitative progressive de complexification de la matière va provoquer, à partir d’un seuil critique, un changement d’état qualitatif. “Ainsi, à un certain niveau de complexité, la matière inerte a débouché sur la vie. Les composants de la matière vivante gardent individuellement toutes leurs propriétés banales, mais leur ensemble organisé a des propriétés que la matière inerte n’avait pas. De même que la complexité des cellules biologiques qui composent l’homme a créé un ensemble organisé d’ou émerge un psychisme conscient”.
Pour Jean Hiernaux cette évolution future vers une surhumanité, et non pas un surhomme, vers une cohésion de tous les êtres humains en une société universelle avec une trame de rapports de plus en plus serrée, mettant l’accent sur l’interdépendance de ses éléments, sans modification biologique radicale, constituerait un bond évolutif qui l’attend s’il a la volonté de la réaliser. Elle serait tout à fait scientifiquement possible.

L’homme post-historique perdra ses derniers comportements animaux

Pour Jacques Ruffié il s’agit de “paliers d’intégration successifs” et de “mégagénèse”, qui considère l’évolution dans son ensemble comme une série de niveaux de plus en plus complexes.
Par complexification, les macromolécules se rassemblent pour former les être unicellulaires. Puis par regroupement des cellules, il y a formation des métazoaires avec l’apparition du psychisme. Ceux-ci ont ensuite formé des sociétés. Mais ce système plafonne, il lui faut faire un bond qualitatif qui mènerait à une surhumanité pour s’en sortir. Pour ce biologiste ce nouveau bond évolutif n’a rien d’impossible.
“L’humanité est rentrée dans une nouvelle période de crise, la plus grave de son histoire. Elle pourrait déboucher sur l’effondrement de nos civilisations, et même sur la disparition de notre espèce. Mais aussi annoncer l’avènement d’un palier nouveau d’intégration dont nous sommes incapables à notre niveau actuel de conscience. En franchissant cette dernière frontière, l’homme post-historique perdra ses derniers comportements animaux, la sagesse l’emportant sur la folie, la raison sur la passion, l’altruisme sur l’égotisme, la justice sur l’exploitation, la modestie sur l’orgueil”.

Vers la seconde hominisation

Jean Piveteau voit une hiérarchie de degré de complexité qui permet de distinguer des unités naturelles en un tableau, avec tout en bas les corps simples, les molécules formées par des groupement d’atomes, puis plus haut les virus, les monocellulaires, les métazoaires, les organismes supérieurs qui deviennent conscients plus ils sont complexes, et voient émerger des qualités nouvelles.
L’homme marque un palier entièrement original, d’une importance égale à ce que fut l’apparition de la vie, que nous pouvons définir comme l’établissement sur la planète d’une sphère pensante, superposée à la biosphère, la noosphère qui s’achève dans une organisation collective.
Après un premier phénomène d’hominisation dans une phase de réflexion individuelle, une seconde hominisation, collective cette fois, passerait par l’accession de l’humanité à une nouvelle unité de complexification et d’intégration de l’anthroposphère, montrant des qualités psychiques nouvelles.
Nous voyons donc l’importance que ces trois auteurs accordent à l’évolution du psychisme humain, car dans la prochaine étape de son évolution, tout serait centré sur ce psychisme, porté à un degré supérieur d’intégration collectif.

Nous ne disposons que de quelques décennies pour tenter cette nouvelle aventure

Il semble clair que dans les conditions de “planétisation” actuelle, les différents modèles de société proposés ou imposés par des sociologues, des économistes ou des politiques qui ne prendraient pas en compte les lois de l’évolution, du psychisme de l’homo sapiens et ses aspirations, sont irrémédiablement voués à des échecs catastrophiques pour l’humanité toute entière, car on ne ne peut pas s’affranchir des lois de la nature. Il y a aujourd’hui deux erreurs à ne plus faire :
— La première consiste à croire que dans la biosphère et l’anthroposphère, l’évolution est du type linéaire.
— La deuxième est de croire que l’Homo sapiens attendra sagement que se produise une évolution naturelle, en résistant à la tentation de donner un coup de pouce génétique à sa propre évolution.
Beaucoup d’auteurs montrent que notre culture évoluait sous une forme exponentielle, et que la croissance technologique était même sur-exponentielle. Ce qui signifie que prochainement la biosphère et l’anthroposphère ne vont pas seulement assister, mais subir des modifications de plus en plus nombreuses, ainsi que le montre François Meyer dans son ouvrage La surchauffe de la croissance. Nous sommes déjà rentré dans une période de crise et d’urgence qui s’inscrit dans les lois naturelles de l’évolution.
Pour conclure, je dirai que j’adhère pleinement à l’appel que lance J. Ruffié à la fin de son livre : “La mutation qui se prépare est d’une telle ampleur qu’il faudra bâtir, face à notre vieille culture inadaptée, la contre culture de l’avenir. L’humanité progresse par une remise en cause périodique pour franchir les grandes étapes de son existence. Certes, ce qui se prépare sera une coupure bien plus profonde et plus rapide que les précédentes : nous ne disposons tout au plus que de quelques décennies, pour redresser la barre et tenter cette aventure.

Serge KruKoff, Chargé de recherche en Anthropologie-biologique au CNRS, Chargé de Cours à l’Université Paris VII. Juin 1985.

Bibliographie

Hiernaux Jean. L’avenir biologique de l’homme, Cercle d’éducation populaire, Bruxelles 1964.
Jacob François. Le jeu des possibles, Fayard 1981.
Krukoff Serge. L’utilisation du rôle du psychisme dans les théories de l’évolution, Colloque “Épistémologie de l’Evolution”, CERN 1982.
Meyer François. La surchauffe de la croissance, Fayard 1974.
Piveteau Jean. Origine et destinée de l’Homme, Masson 1973.
Ruffié Jacques. De la biologie à la culture, Flammarion 1976.

Pour en savoir plus, lire 2.3. L’évolution des vivants, dans notre site Sefome consacré à DMS Expert : http://sefome-academie.fr/2-3-levolution-des-vivants

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Ennéa Almeshin

Ennéa Almeshin est l'avatar féminin de Jean-Louis Tripon. Elle est Pei Jing, Première ministre de la RP de Chine dans le roman ATARAX. Elle prétend venir de la troisième planète invisible de l'étoile Aldébaran dans le Taurus, et que Jean-Louis Tripon est son avatar Frawen favori.

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