Libéralisme ou exploitalisme ? – Jean-Louis Tripon
Huxley, image thématique de la page sociologie critique

Libéralisme ou exploitalisme ? – Jean-Louis Tripon

Il nous faut tout d’abord dénoncer un terme de novlangue qui s’est mis en place en catimini : Le libéralisme n’est pas une théorie économique mais une idéologie politique. Le terme approprié devrait être : “Exploitalisme” par aliénation sociale, et non par la dictature de la force comme le communisme. La racine (libéral) associée à cette idéologie est abusive, puisqu’elle vise le contraire = soumettre la multitude à un système socio-économique qui l’exploite et exploite la planète pour un maximum de profit. Comme toute idéologie politique, l’exploitalisme s’accompagne d’une morale, de valeurs suprêmes, et d’une représentation de l’homme. La morale dénonce la fainéantise, la paresse, l’insouciance, l’excentricité, le dilettantisme, la procrastination et l’infiabilité. Ses valeurs suprêmes sont le profit, le travail, la productivité, la technologie, la consommation, et la croissance. La représentation de l’homme est réduite à un acteur de comportements économiques. Ses verbes sont entreprendre, s’enrichir, consommer, travailler, être ne saurait exister donc l’homme ne peut être que physique et non sémantique ou spirituel. Son bonheur ne peut s’atteindre que par la consommation et l’avoir. La reconnaissance sociale est fondée sur la richesse et le travail qui sont les facteurs de la dignité humaine. Cette idéologie pousse les dominants et les travailleurs qu’ils exploitent au burn out (les cadres et les traders étant les plus menacés), alors que le brown out, la distanciation et la paresse sont perçus comme des pathologies sociales. La pauvreté, la maladie, et le suicide sont des signes d’échec et de faiblesse dont l’individu est seul responsable, alors que le système est d’une cruauté, d’une sélectivité, et d’une compétitivité sans borne. Le transhumanisme, l’eugénisme et la robotique sont les solutions que l’exploitalisme privilégie pour dépasser les faiblesses humaines. La technologie est sacralisée de même que la croissance économique.Cette culture idéologique, nuisible pour l’homme et toxique pour la planète, s’est emparée des médias, a circonvenu les sciences et l’université chargée de lui fournir des décideurs et de la chair à exploiter, et domine la culture politique qu’elle a envahi jusqu’à en faire une servante de ses lobbys. L’emprise de l’empire néolibéral est devenue aujourd’hui insupportable pour la multitude qu’elle contraint de plus en plus à la misère. C’est la principale cause des révoltes actuelles et à venir. Cependant, l’aliénation sociale des masses est telle, que les citoyens peinent à comprendre les filets dans lesquels ils sont pris, et mettront du temps à savoir s’en défendre pour enfin renverser ce système darwinien, violent et barbare qui les soumet.

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Jean-Louis Tripon

Chercheur théoricien mentaliste, ingénieur géomètre INSA, expert en sémantique holistique, expert en sciences mentales, Harmonique de Pleine Conscience Holistique Ataraxique (HPCHA), dualiste de substance, métaphysicien athée, créateur de la méthode DMS, président fondateur de l'AFDMS.

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