Méthode pour une ONG de Gouvernance Mondiale
Conseil Fédéral Suisse

Méthode pour une ONG de Gouvernance Mondiale

1. Avant propos

Il faut faire un diagnostic de la situation présente, décider des valeurs à respecter ou non, des objectifs, des moyens et des méthodes, puis des stratégies pour les mettre en action sur deux axes :
— Le citoyen par le boycott du toxique et du nuisible et la construction d’alternatives concrètes.
— Le politique qui peut se passer des citoyens pour appliquer le nécessaire.
Sans être obligatoirement contradictoires ces deux axes sont indépendants l’un de l’autre, le premier pouvant être acté sans prise du pouvoir politique, et le second sans organisation citoyenne efficace.

Il y 4 problèmes qui mènent l’espèce à une extinction de masse :
a) écologique, principalement environnemental et biodiversité,
b) économique, l’empire libéral ayant dépassé les bornes acceptables de l’exploitation des masses consommatrices,
c) social, parce que les hommes doivent vivre dignement,
d) culturel, il faut sortir de la voie sans issue d’un matérialisme niant la réalité ontologique humaine, qui abandonne l’humanité à la souffrance, la pathologie, et la barbarie sanglante.
On ne peut pas faire l’impasse sur aucun de ces problèmes sans se planter. Il y aura un mixte de mesures autoritaires et démocratiques à élaborer de façon collective.

L’objectif de cette ONG devrait être de donner des directives performantes dans les deux axes précédemment mentionnés :
1) aux citoyens sous forme de conseils sanitaires et de boycott (en collaboration avec des associations telles que : i-boycott.org ). Ce qui distingue le conseil du boycott, c’est que le premier est permanent et qu’il ne demande rien en échange d’une cessation qui n’a pas lieu d’être, alors que le second exige des prises de décisions politiques ou économiques des décideurs et responsables en échange de quelque chose qui n’a pas nécessairement de lien direct avec son objet (ce fut le cas aux Indes avec les campagnes de Gandhi et aux USA pour les droits civiques). 
2) Aux gouvernements des états. C’est un arme à double tranchant car en en rendant des gouvernements plus efficaces par des directives pertinentes tous azimuts, on risque de renforcer les positions des régimes à détruire contre les populations qu’ils oppriment. Il faudrait parfois mieux aider des oppositions à prendre le pouvoir qu’à aider des dictatures à les faire taire. D’où la nécessité de réfléchir sur les valeurs et la morale. 
Pour réussir cette ONG doit avoir du poids et du nombre, donc multiplier les alliances, mener des actions et tenir un discours stratégique qui n’a d’autre but que de séduire les masses. Il faut donc distinguer la réflexion interne d’un think tank, des objectifs externes, de la propagande et des stratégies à suivre, état par état, car les situations sont différentes

Nous devons être prudents avec les grandes déclarations. Le générique ne résout pas les problèmes qui se traitent au plus petit détail, il n’y a donc pas de solution toute faite.
Avant de tenter d’énoncer des solutions, il faut d’abord cerner les problèmes à résoudre, les disséquer en leur plus petites parties, analyser les valeurs humaines et choisir les limites morales à ne pas dépasser.

Ne se donner aucune limite quand à l’idéal des moyens à mettre en oeuvre, avant de retenir les solutions acceptables par les hommes à un moment donné, qui dépendront de l’ampleur des catastrophes subies par l’espèce à ce moment précis.
L’incitation à bien faire est l’outil privilégié des associations de citoyens, qui ne disposent pas de la puissance légale pour agir et opèrent par le conseil sanitaire et le boycott face à la malfaisance des états et du système néolibéral.

Les gouvernements exécutifs par contre, disposent de cette puissance sans limite formelle pour légiférer et réglementer, et ne s’en sont jamais privés par principe souverain légitime. Il n’ont donc pas lieu d’avoir recours à des incitations inefficaces et des taxes perçues comme abusives. Il n’est cependant pas toujours nécessaire de contraindre directement les populations, mais de réglementer les productions (si la production de plastiques est interdite, ils ne peuvent plus être achetés, consommé et/ou jetés, et il en va ainsi de toutes les productions à commencer par l’obsolescence programmée, l’alimentaire nuisibles à la santé, trop gras, trop sucré et trop salé, les médicaments et la chimie toxique pour les hommes et les terres). S’il nous faut contraindre ce libéralisme de produire et de vendre, c’est que les gouvernements ne disposent pas d’autres moyens systémiques radicaux pour résoudre les problèmes posés.

2. L’organisation et le fonctionnement de l’ONG

L’image en tête de cet article est une photo du Conseil fédéral helvétique. La Suisse est le seul état au monde pratiquant un haut niveau de démocratie directe. Son gouvernement paritaire de sept conseillers assisté du chancelier de la confédération est apolitique, il n’y a pas de chef d’état mais une gouvernance collégiale, chacun d’eux est responsable d’un département administratif, et est appelé par roulement annuel à assumer la présidence de la Confédération. Au delà du traitement des affaires courantes, le Conseil fédéral a pour tâche de choisir les problèmes politiques prioritaires, de recueillir les avis des experts, et de constituer un dossier remis au Parlement fédéral de 200 membres chargé de proposer les lois à la votation obligatoire des citoyens. A ces procédures législatives s’ajoute la possibilité de référendums d’initiative populaire. Ces votations ont de plus en plus recours aux consultations électroniques.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Conseil_f%C3%A9d%C3%A9ral_(Suisse)
Si j’ai évoqué ce système politique c’est qu’il pourrait servir en partie de modèle au fonctionnement d’une ONG de Gouvernance Mondiale de grande envergure au sein d’un réseau social citoyen, sans tomber dans la cacophonie inhérente au grand nombre, avec au plus haut niveau un conseil de sages, entouré de deux cercles concentriques, celui des chargés de missions, aptes à analyser, et à apporter des solutions aux problèmes à traiter, et celui de l’ensemble des membres chargés de les valider. Cette organisation, son fonctionnement et les votations pouvant parfaitement se faire à intérieur d’un WordPress qui permet de distinguer plusieurs rôles de contributeurs. Faire valider les recommandations aux états et au populations mondiales par des votes de l’ensemble des membres, vise à éviter des résolutions par trop stratosphériques d’un petit groupe d’intellectuels, et de rester ainsi proche de la base et donc aussi de ce que le commun des hommes est prêt à accepter.

3. Sujets à traiter

Nous pouvons classer les premières propositions d’Antoine Valabregue en quatre grandes catégories de problèmes :
a). Écologique
— Défis planétaires (acidification des océans, réchauffement climatique, pollutions multiples, manque d’eau de qualité, extinction des espèces vivantes massives, réduction des forêts primaires..). 
— S’attaquer aux pollutions en tous genres, sans être bridés par des lobbys honteux. On a besoin en particulier d’un vaste programme de recherche pour convertir les déchets nucléaires à long terme en déchets à moyen terme.
— Revivifier les terres arables et respecter les forêts primaires.
b). Economique
— Nous sommes coincés dans des logiciels libéraux. La consommation comme antidote à l’angoisse de la mort empêche de relativiser la puissance illimitée. 
— Faire en sorte qu’on consomme, et se déplace moins et plus intelligemment, que chacun puisse vivre, à sa façon, en se rendant utile à la société et attentif à la planète.
— Aider les gens qui travaillent à se loger décemment, en minimisant les factures énergétiques.
— Relocaliser les industries nécessaires à tout le monde (voiture, vélo ordinateur, chaudières, bâtiment, etc..
— Réfléchir sur ce qu’on va faire avec la robotique qui va supprimer 25 % d’emplois en 30 ans.
— Supprimer les paradis fiscaux, éradiquer les réseaux illégaux de drogues et d’armements sauvages,
c). Social
— Diminution drastique de la fertilité masculine, démographie incontrôlée.
— L’écart croissant entre les riches et les pauvres.
— Créer de la cohésion sociale dans chaque pays grâce en particulier à des formations massives contre les incivilités, les multiples formes de racisme et d’exclusion, une véritable intégration des migrants, et sans doute à un service civique à créer.
— Réduire drastiquement la maltraitance des enfants.
— Avoir une politique de santé adaptée à chaque individu, encourageant une hygiène du corps de la nourriture, et de la relation aux autres.
— Réguler les mouvements de population.
— S’attaquer à la natalité trop forte.
— Veiller à ce que 80 % de décisions soient prises localement comme dans n’importe quel organisme vivant.
d). Culturel
— Les éducations en œuvre sélectionnent des élites qui reproduisent les travers du système et encouragent de fait la servitude de la majorité par des formes d’hypnoses collectives. 
— Le matérialisme n’est pas non plus l’horizon indépassable du monde.
— Les menaces du multiculturalisme de fait.

Cette liste n’est pas exhaustive, une première tâche consistera à la compléter,
— faire un état des lieux aussi complet que possible pour chacun de ces groupes,
— puis en analyser les causes,
— établir des priorités,
— et enfin proposer des solutions sous formes d’actions possibles pour chacun des éléments de problème dégagés, en s’attaquant aux causes systémiques et non pas aux symptômes, et en veillant à leur cohérence holistique, c’est à dire à réduire la dissonance cognitive de l’espèce humaine.

4. Méthodologie

Chacun de ces quatre groupes de problèmes (N pour écologie, E pour économie, S pour social, C pour culturel) fera l’objet d’une suite d’études exhaustives que nous pouvons définir ci-après dans une première approche, l’ensemble constituant un couloir résolutoire aboutissant à des tâches concrètes à accomplir :
1. Constat des désordres (DN à DC)
DN : https://developpement-mental-semantique.com/dn-constat-des-desordres-ecologiques/
DE : https://developpement-mental-semantique.com/de-constat-des-desordres-economiques/
DS : https://developpement-mental-semantique.com/ds-constat-des-desordres-sociaux/
DC : https://developpement-mental-semantique.com/dc-constat-des-desordres-culturels/
2. Analyse des causes (CN à CC)
CN : https://developpement-mental-semantique.com/cn-causes-des-desordres-ecologiques/
CE : https://developpement-mental-semantique.com/ce-causes-des-desordres-economiques/
CS : https://developpement-mental-semantique.com/cs-causes-des-desordres-sociaux/
CC : https://developpement-mental-semantique.com/cc-causes-des-desordres-culturels/
3. Objectifs à poursuivre (ON à OC)
ON : https://developpement-mental-semantique.com/on-objectifs-ecologiques/
OE : https://developpement-mental-semantique.com/oe-objectifs-economiques/
OS : https://developpement-mental-semantique.com/os-objectifs-sociaux/
OC : https://developpement-mental-semantique.com/oc-objectifs-culturels/
4. Discussion de cohérence holistique (HN à HC)
HN : https://developpement-mental-semantique.com/hn-discussion-ecologique/
HE : https://developpement-mental-semantique.com/he-discussion-economique/
HS : https://developpement-mental-semantique.com/hs-discussion-sociale/
HC : https://developpement-mental-semantique.com/hc-discussion-culturelle/
5. Recommandations aux organisations citoyennes (RcN à RcC)
6. Recommandations aux gouvernements des nations (RgN à RgC)
7. Définition et distribution des tâches à accomplir (TN à TC)
Soit 28 dossiers (articles à dénommer) à élaborer concomitamment en publication partagée, à décomposer en autant de sous catégories que nécessaire (par exemple pour DN : pollution environnementale terrestre et marine, biodiversité, forêts, terres agricoles, etc.). Des études et informations annexes seront classées et référencés dans une bibliothèque de fichiers. Tous ces document sont destinés à évoluer tout au long de leur élaboration. Dès que le site spécialisé sera créé tous les documents élaborés dans SIC ITUR lui seront transférés.
Et tous les écologistes du monde, et quelque soit leur compétence, peuvent lire et commenter ces 28 dossiers, sans même être auteurs, il suffit qu’ils s’inscrivent au site, et nous pouvons si nous le jugeons nécessaire copier et intégrer du contenu de ces commentaires dans le corps de ces dossiers. C’est donc une forme d’élaboration ou chacun peut s’exprimer sans perturber ce qui se fait à l’étage supérieur. Il faudra bien sûr pour un maximum d’efficacité, comme dans Wikipédia, des patrouilleurs afin de pêcher les bons poissons dans le marécage confusionnel des commentaires quand il seront très nombreux. Ces pages sont publiques, cependant nous disposons d’un Blogger politique privé, pour discuter de sujets sensibles ou confidentiels.

5. Organisation des pages

Comme indiqué au paragraphe précédents, la catégorie Gouvernance Mondiale est structurée par la présente page d’introduction et une colonne montante de 28 blogs résolutoires. Chaque blog pourra faire l’objet d’une division en sous blogs référencés dans le blog général en particulier pour les blogs de synthèse et de conclusions qui feront l’objet d’un vote, désignés par la lettre S (par exemple STN pour la synthèses des tâches à accomplir dans la section N). Tous les autres articles, documentation et publications contribuantes seront logées dans la catégorie politique et rappelées par un lien consultatif en bas de page du blog concerné.

6. Membres du collège de sages

La composition du conseil de Gouvernance Mondiale devrait se limiter à une douzaine de personnes, et évoluera par cooptation ou élection.
Après son approbation, chacun d’eux recevra un rôle d’éditeur permettant d’écrire en publication partagée dans tous les articles de Gouvernance Mondiale. Il devra se familiariser avec les outils de publication d’un WordPress. Chacun y pourra écrire dans une langue que Google sait à peu près traduire (nous avons installé un translator en pied de page), par contre évitez le russe et le chinois. De plus un petit problème, comme le montre l’essai ci-dessous : toutes les langues sont traduites dans toutes les langues (exemple, l’anglais en italien et vice versa) sauf en français, car c’est un traducteur du français, donc préférez l’anglais à toute autre langue étrangère.
Participants
AV : Antoine valabregue
JLT : Jean-Louis Tripon
TAG : Thibaut A. Gbaguidi
DM : David Millemann
MD : Madeline Drake

7. Divers

Nous disposons également d’un compte privé Facebook Demos Ecolo Humanis réservé aux membres du collège des sages
https://www.facebook.com/demos.ecolohumanis.5

Un ouvrage d’analyses et de propositions politiques : “Entre un double chemin” de Bernard Vatrican, à lire et à partager sans modération : www.developpement-mental-semantique.com/entre-un-double-chemin/

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antoine valabregue

Ancien jardinier de l'esprit à Education Nationale

Cet article a 5 commentaires

  1. Jean-Louis Tripon

    A coté du groupe de sages, il nous faut des centaines d’ACO (Adjoints Chargés d’Opérations, c’est ainsi que l’on appelle les cadres chargés de mission à la CDC), pour enquêter, réunir des documents, mener des études de détail, établir des contacts, débaucher et en former d’autres, la cheville ouvrière de ta future ONG de Gouvernance Mondiale, c’est à dire une administration générale comme en possèdent les organes de L’ONU.

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