Paranoïa – Luigi Zoja

Paranoïa – Luigi Zoja

La folie qui fait l’histoire

Paranoïa, oeuvre de Luigi Zoja

Paranoïa | Confrontation troublante avec l’essai de Luigi Zoja

Faute de connaître sa réalité mentale (de l’apercevoir consciemment), l’être humain vit dans un imaginaire du monde, de la société et de lui même, les troubles mentaux affectent tous les individus d’une façon plus ou moins nuisibles pour eux et les autres, ils sont d’autant plus difficiles à soigner, et ils ne deviennent évidents que lorsqu’ils provoquent des souffrances et que les personnes consultent des médecins. La paranoïa est l’un des troubles qualifiés par la psychanalyse et la psychiatrie, elle devient dangereuse quand elle affecte des dirigeants politiques et qu’elle est propagée par les médias. La barbarie du XX ème siècle nous a permis de le constater. Hier, Lénine, Staline, Hitler, Mao, aujourd’hui les fanatismes religieux, le potentiel barbare de l’espèce humaine est toujours présent et peut resurgir avec des conséquences dramatiques. La morale dont Luigi Zoja déplore la disparition, n’est qu’une aliénation de masse parmi d’autres, elle n’a pas préservé les sociétés humaines de la barbarie (croisades, bûchers, antisémitisme chrétien propagé par Paul, guerres paranoïaques comme celle de 30 ans qui a ravagé l’Allemagne suite aux délire des Eglises). La rupture des individus avec ces morales, qu’elles soient religieuses ou idéologiques (communisme, nazisme, nationalisme), n’est sans doute pas une mauvaise chose, et n’a pu se produire que quand les individus ont pris conscience de leur toxicité sociale. Il reste que chaque individu est pauvre (sinon dépourvu) en moyens de se construire une éthique personnelle socialement saine, et qu’il rechute dans les délires paranoïaques propagés par les médias. Ceci demande un raffinement mental que peu possèdent, qui exige un travail difficile de lucidité psychologique sur soi, de savoir penser comme il faut, et qui le protège des délires ambiants de toutes sortes.

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Ennéa Almeshin

Ennéa Almeshin est l'avatar féminin de Jean-Louis Tripon. Elle est Pei Jing, Première ministre de la RP de Chine dans le roman ATARAX. Elle prétend venir de la troisième planète invisible de l'étoile Aldébaran dans le Taurus, et que Jean-Louis Tripon est son avatar Frawen favori.

Cet article a 2 commentaires

  1. Emile Thyeff

    Le problème du ” moraliste” c’est qu’il se considère comme un berger qui doit surveiller ses moutons.
    Comme il n’a pas envie d’arpenter les bois et les ronciers pour aller chercher les brebis égarées, il construit donc un enclos, avec de solides piquets et du fil barbelé bien acéré dans lequel il enferme son troupeau.
    SI on voulait plaisanter, on pourrait dire que la paranoïa qui touche les grands idéologues moralistes n’est que la manifestation de l’ incommensurable paresse mentale humaine.
    Car il est bien sûr beaucoup plus facile de garder une palissade que de courir dans la montagne toute la journée. Il est surtout plus facile et profitable d’enfermer et d’asservir que d’éduquer et d’échanger sainement entre êtres libres.
    Mais il est aussi beaucoup plus aisé pour un mouton de rester sagement dans les limites de l’enclos avec l’assurance d’une pitance quotidienne et d’une litière sûre pour passer la nuit même si le chien du berger a le coup de croc facile et que la nuit on entend le berger aiguiser la lame de son grand couteau sur la meule humide…
    Il n’est donc pas facile de se libérer mentalement de cette hypnotique servitude volontaire qui est l’effet miroir de la domination paranoïaque exercée par le moraliste idéologue et qui elle aussi est une manifestation subtilement perverse de la paresse mentale humaine.

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