Passion spirituelle et addiction

Passion spirituelle et addiction

Nous sommes confrontés à trois domaines de réalité, qui sont trois domaines où exercer nos pouvoirs : la réalité mentale, la réalité émotionnelle qui en fait partie, et la réalité physique.
Les maîtres mentalistes maîtrisent la réalité mentale, les ataraxiques sont libérés des contraintes émotionnelles, tous les vivants sont plus ou moins pertinents dans leurs activités physiques.

Passion spirituelle et addiction

Récemment on m’a soutenu que la passion spirituelle était une forme d’addiction. Or ce sont deux choses que tout oppose :
La passion spirituelle, quête philosophique ou mystique, qui anime un être depuis son enfance, est une passion philomathique de découverte et de résolution de problèmes qui vise le dépassement de soi.
Alors qu’une addiction est un enfermement dans des pratiques et des comportements limitants, dans l’inquiétude des épreuves de la vie et par crainte de souffrir davantage en y échappant vers plus de liberté.
Par exemple : il sera impossible de tenter de s’arrêter de fumer si on craint que toute tentative sera voué à l’échec, ce qui nous ferait souffrir davantage.
Les addictions ne sont pas toutes globales comme l’alcoolisme et les drogues “dures”. Certaines nous laissent une grande liberté, comme le tabac, la boulimie et l’anorexie, mais elles nous réservent des maladies telles que le cancer, l’insuffisance cardiaque, la bronchite chronique, l’obésité, le diabète, l’asthénie et la cachexie, qui finiront par nous le faire payer d’une mort prématurée, un soir de pluie.

Courage et renonciation

Voilà encore deux comportements liés aux précédents que tout oppose :
Le courage n’est pas un déni de nos limitations, mais une aspiration au dépassement de soi qui nous pousse sur les chemins de l’évolution et du raffinement mental afin d’avancer petit à petit vers la résolution de nos problèmes.
Alors que la renonciation est une soumission à nos addictions par la conviction de notre incapacité à triompher de nos épreuves et par peur de souffrir davantage. C’est une négation de la vie et une acceptation avant l’heure de la mort. Les renoncements sont autant de petites morts qui nous mènent inexorablement vers l’immobilité et la grande.
Par exemple : mon père Alzheimer me disait : “Fais moi pas chier avec tes exercices de PNL, et laisse moi mourir en paix”. Il vivait en attendant la mort, et effectivement, il est mort deux ans plus tard d’une crise cardiaque, dans une EHPAD de la banlieue parisienne. Il avait 98 ans.

Pouvoir sur notre corps et notre esprit

Notre corps est un organisme biologique indépendant de nous-mêmes. Nous n’avons que peu de pouvoir sur lui, dont nous n’avons pas la conscience de son métabolisme intime. Nous ne dirigeons guère que ses membres et notre locomotion par l’intermédiaire de notre cerveau, qui régit son métabolisme d’une façon totalement indépendante de notre volonté, pour le meilleur et le pire.
Par contre nous avons un pouvoir sans limite sur notre esprit, encore faut-il savoir faire. C’est ce que nous enseignons avec le DMS (Développement Mental Sémantique).

Fatigue et souffrance

Notre corps et notre cerveau se fatiguent, leurs déséquilibres et leurs dégradations nous font souffrir. Le cerveau a besoin de dormir à raison de 7 à 8 heures par jour dans une phase végétative pour évacuer les toxines qu’il a accumulées en période de veille. Alors que notre corps peut se contenter de se reposer au cours de siestes et de méditations, sans avoir essentiellement besoin de sommeil.
Un ataraxique ne stresse pas son cerveau émotionnellement. Son cerveau, qui ignore la céphalée et la migraine, n’a besoin que de 3 heures par jour de sommeil. Il peut rester plusieurs jours éveillé et reposer son corps par une méditation consciente. Par contre il souffre, comme tout autre personne, des dérèglements organiques et des blessures de son corps physique.
Personnellement, même si le sommeil peut me surprendre, je ne me soucie pas de dormir. Je médite ou je travaille intellectuellement des nuits entières.

La maladie physique

Il nous arrive de tomber malades et d’en souffrir énormément, et enfin, d’en mourir.
Il existe des méthodes contestées (EMDR, Access bars, tapotements de l’EFT, Reiki, magnétisme, etc.) du fait de l’effet placebo, qui prétendent agir sur notre santé et apaiser un peu nos souffrances, sans oublier l’hypnose. Mais nous n’avons finalement que peu de prise sur elle, sinon indirecte, par notre alimentation et des médicaments.

Mon cas personnel comme exemple

Personnellement, je suis affecté depuis un an d’une insuffisance cardiaque (de 35%), pulmonaire (de 50%), et rénale. J’en ai beaucoup souffert. Handicapé moteur, je peux à peine marcher, ni faire le moindre effort physique. J’ai été opéré trois fois : drainage du poumon, pose de deux stents et ponction de quatre litres d’ascite ventrale. Je dispose d’un concentrateur d’oxygène qui m’aide à respirer. Cependant, je conserve mes capacités d’ataraxique philomathe autodidacte, et m’en suis beaucoup servi. Actuellement je ne souffre plus au repos, et je vis dans un confort physique, à condition de ne faire aucun effort qui me ferait souffrir comme tout autre insuffisant cardiaque.
Ne faites pas une confiance absolue aux médecins, qui sont devenus des ordinateurs médecins pratiquant une médecine mathématique et qui ne traitent qu’une maladie dans leur ordinateur, plutôt que vous qui ne faites pas obligatoirement partie des statistiques. Or nous sommes tous des êtres originaux avec leurs particularités, leur force et leur faiblesse. Il vous donnent des médicaments toxiques et des traitements inadaptés, dont il faudra mieux vous débarrasser pour guérir, en devenant responsable de votre maladie et de ses souffrances.
Comme je suis un philomathe passionné d’études et de recherches, je me suis vivement intéressé à soigner ma maladie comme je le peux en tout autre cas pour résoudre des problèmes.
Ce fut un long cheminement d’amélioration, pas à pas, où j’ai commencé à comprendre et à apprendre les positions curatives, les mouvements, les exercices respiratoires, à prendre des décisions en dépit des recommandations des médecins, à découvrir les médicaments toxiques (saignements, inflammation, éruption cutanée, et montée d’acide urique) et les supprimer. Je suis passé par plusieurs étapes à traiter d’abord mes œdèmes, traiter les ampoules de mes jambes, puis les conséquences des effets secondaires néfastes des médicaments, faire baisser mon taux d’acide urique et évacuer cette eau perverse de mon ventre.
Comme déjà dit, je vis actuellement une convalescence confortable, sans souffrance. J’ai perdu 10 kilos sur les 15 ajoutés par la maladie à mon poids normal de 63 kilos. Mais j’ai encore à perdre 5 kilos, en particulier d’ascite, aussi j’ai élaboré un régime alimentaire rigoureux, fructilien et laitages, à raison de 1500 grammes, principalement des liquides, et de 300 calories par jour. Une alimentation que j’adore et qui ne fait pas souffrir de la faim malgré son contenu très hypocalorique. Les choses s’améliorent peu à peu, et tout cela est très long. Mais je ne suis peut-être pas si à plaindre à coté de ceux qui souffrent en permanence d’un cancer, d’arthrite, de tendinites généralisées, insolubles. Car le diagnostic létal est à présent écarté, et que je peux vivre ainsi confortablement pendant encore de longues années.

Conclusion

Courage donc, grâce à votre ténacité à vous dépasser et votre absence de renonciation, vous pouvez vaincre la maladie, ou du moins vous prémunir de ses conséquences douloureuses et retarder son échéance finale.

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Jean-Louis Tripon

Ingénieur géomètre INSA Strasbourg, Chercheur théoricien en sciences mentales, Créateur de la méthode DMS, Président fondateur de l'AFDMS. Directeur du social networking service Sic Itur

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