Pédagogie de la simplexité

Pédagogie de la simplexité

Elle consiste à repérer les entraves et les leviers les plus élémentaires de l’évolution. Leviers qui jouent sur la connaissance de soi, de l’autre, de ses rapports au monde, et de ses rapports aux lois universelles permanentes qui gouvernent les substances physique et mentale.

Verra-t-on un jour, dans les écoles de France et d’ailleurs, ce programme en en quatre temps ?

Dans chaque temps : repérage, travail et évaluation des résultats.

1- L’estime de soi

  • Prendre en compte le corps, les sens, les émotions, et tous les éléments de notre nature mentale. 
  • Examiner sa capacité à accepter la douleur, et à rechercher le plaisir.
  • Evaluer son désir de vie.
  • Repérer son attitude face à la reconnaissance et au rejet.
  • Identifier son rapport aux réussites et échecs rencontrés.
  • Analyser l’importance accordée aux comparaisons avec autrui.
    Analyser sa relation à l’universel

2- La lucidité

  • La façon dont chacun se comporte vis à vis de ses intuitions, de ses sensations, de ses perceptions, (ce qu’on appelle l’écoute, mais qui n’est jamais, au grand jamais sérieusement abordé)
  • La capacité à s’évaluer soi-même.
  • La capacité à repérer les frontières entre  dedans et dehors.
  • La capacité à identifier les dynamiques de croissance et de décroissance.
    La capacité à percevoir les moyens de son évolution mentale.

3-La capacité à évoluer : le sentiment du possible

  • La manière de vivre la temporalité, et sa propre finitude.
  • Le rôle de la mémoire et de l’oubli.
  • La capacité d’associer et de dissocier.
  • La capacité à prendre des risques et à apprécier le danger.
  • Le rapport à la réalité.
    Le rapport à l’universel.

4- La capacité à prendre en compte l’autre : rôle de la diversité

  • L’aptitude à considérer l’invisible, l’implicite, l’inconscient.
  • Le positionnement par rapport à l’inconnaissable, l’indicible, le  transcendant.
  • La relation avec du très différent par l’exploration de son rapport au stable et à l’instable, au plein et au vide, au signifiant et à l’insignifiant, au logique et à l’illogique.
  • Son rapport à l’autorité.
  • Son rapport au masculin et au féminin
  • Son rapport au groupe.
  • Son rapport avec la nature.
    Son rapport à l’universel

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antoine valabregue

Ancien jardinier de l'esprit à Education Nationale

Cet article a 2 commentaires

  1. Jean-Louis Tripon

    J’ai ajouté à ton texte une lacune qui me semblait des plus importantes = le rapport à l’universel, car quoique on puisse en croire, c’est la chose la plus importante car elle transcende toutes les autres.
    C’est la seule chose que j’ai jamais pris en compte en considérant comme négligeable tout le reste : mon corps, les autres, la société, l’espèce humaine, les sciences , les connaissances, le monde, et cette planète la terre ! Et quoi qu’on dise de ma valeur intrinsèque, et même si on me considère comme le pire des fumistes, des manipulateurs et des sophistes, je crois avoir démontré mon savoir faire dans quelques domaines où on envie mes capacités de faire avec gourmandise.
    Pourquoi en est-il ainsi ? C’est simple : en se plaçant d’emblée sur le plan métaphysique, nous créons une aspiration vers la plus haute réalisation possible, ce que les bouddhistes nomment le désir de la bodhi, et cette obsession intense, désespérée et déraisonnable, crée les conditions d’un dépassement sans limite de nos contraintes matérielles. C’est la voie royale surprenante de l’évolution mentale dont témoignent nos grands devanciers du passé. Et ça fonctionne que l’on soit mystique ou athée ! Ne pas se laisser enfermer dans de quelconques préoccupations matérielles est la façon la plus perspicace de ne jamais avoir à se débattre dans ce genre de problèmes. Sic itur ad astra !

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