Perception, action et conception

Perception, action et conception

137. PERCEPTION, ACTION ET CONCEPTION
Nos perceptions comme nos actions sont mentales (sémantiques). L’origine de nos perceptions peut être physique ou mentale. La destination de nos actions peut être physique ou mentale. Deux substances indépendantes : une physique et une mentale, et une troisième nature : le conceptuel.
Le conceptuel concerne les structures, les relations, les lois et les principes qui gouvernent toutes choses. Le système métaphysique permanent est de nature conceptuelle et a l’origine de toute réalité conceptuelle.
Nous ne percevons pas, nous concevons le conceptuel présent en toute chose par la modalité imaginaire de notre fonction analytique qui crée des représentations conceptuelles des choses. Comme c’est de l’imaginaire, et bien que nous créons là du conceptuel, ces représentations peuvent être plus ou moins justes ou fausses, et font l’objet de différents jugements de validité, dont les jugements de vérité et d’efficacité.
Il ne nous est pas possible de modifier les lois, les principes et les modèles universaux, par contre nous pouvons restructurer la réalité conceptuelle de nos structures mentales, et ainsi faire progresser les structures d’exploitation de nos fonctions mentales non cérébrales dans une démarche évolutionnaire. Nous n’avons aucun pouvoir sur les structures biologiques de notre cerveau et donc sur nos fonctions cérébrales.
Comme nous pouvons modifier notre système émotionnel, la loi de Karl Popper (1) implique que ce système émotionnel n’a pas sa source dans notre cerveau mais se situe dans notre substance mentale, et que le monisme physicaliste est définitivement invalidé comme une sottise et une faute conceptuelle handicapant notre faculté de penser.

Note (1) : Principe de la réfutabilité poppérienne : S’il existe un fait qu’implique une théorie (comme l’invariance du système émotionnel  biologique cérébral), contredit par l’expérience (l’ataraxie mentalement provoquée), cette théorie est invalidée. Si nous ne pouvons trouver aucune conclusion qui puisse être contredite par des faits possibles, cette théorie est irréfutable, donc non scientifique mais métaphysique. Dans le cas contraire, si ces possibles faits n’apparaissent dans aucune expérimentation, cette théorie est recevable tant qu’elle n’est pas contredite, comme ici par l’ataraxie).

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Jean-Louis Tripon

Ingénieur géomètre INSA Strasbourg, Chercheur théoricien en sciences mentales, Créateur de la méthode DMS, Président fondateur de l'AFDMS. Directeur du social networking service Sic Itur

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