Phytothérapie les plantes et leur classification

Phytothérapie les plantes et leur classification

Les plantes sont baptisées bien souvent par la tradition populaire ce qui nous donne une quantité de noms vernaculaires d’une part et de noms dans la langue du pays où l’on se trouve, ce qui peut entraîner des confusions et être sources d’erreurs parfois dramatiques.

Aussi la botanique donne-t-elle à chaque plante un nom latin qui est unanimement reconnu dans le monde entier, nous ne pouvons que vous encourager à utiliser celui-ci lorsque vous parlez d’une plante ou d’une partie de plante. De tout temps à jamais, les savants ont essayé de classer les différentes espèce vivantes, que ce soient animales ou végétales. Le naturaliste suédois Charles de Linné, au 18ème siècle, à précisé les notions d’espèces et de genre. Le genre étant le regroupement de plusieurs espèces possédant des caractères communs. Puis viennent les familles qui regroupent les genres selon les mêmes principes et les ordres qui regroupent les familles. Ensuite nous trouverons les classes regroupant les ordres, les sous-embranchements regroupant les classes, les embranchements regroupant les sous-embranchements et le règne végétal regroupant les embranchements.
Il serait trop long ici de vous donner la liste des 100 principales familles de plantes et l’on ne retient là que les familles botaniques qui contiennent des plantes officiellement curatives.

Sachez que ces cent familles botaniques regroupent un peu plus de 165.000 plantes différentes. Songez que la liste des plantes inscrites à la pharmacopée française n’en compte que 500 et imaginez le travail d’analyse et de recherche qu’il reste à faire sur les richesses que renferme la nature.

Et si notre avenir dépendait des plantes

Une plante n’est pas simplement un remède, cette restriction scientiste est malheureusement bien souvent celle que nous prenons en compte en occident. Ailleurs et particulièrement en orient, on considère la plante comme un ensemble qui permet de se nourrir, se soigner, s’habiller, construire, agir sur les sentiments, et qui possède des pouvoirs aussi magiques que sacrés.

Pourtant l’homme, y compris sous nos latitudes, a toujours été tributaire du monde végétal qui lui permet de se nourrir, de se vêtir, de s’abriter, de se soigner, d’écrire, de peindre, de teindre, de dessiner, de construire, de bâtir et d’inventer… Si l’extinction des espèces végétales se poursuit au rythme que nous connaissons, d’ici une génération 25 à 50 % de la biodiversité aura disparue, ce qui signifie que d’ici moins d’un demi-millénaire nous serions également appelés à disparaître.

Aspect anthropomorphe des plantes

Les plantes, à la fois aliment et médicament, nous devrions dire “alicament” ont pourtant été très longtemps un modèle pour l’homme. La théorie des signatures mis en place par Paracelse et ses élèves au 15ème siècle émettait l’idée que la plante était une représentation du corps de l’homme, de ses organes. En y réfléchissant bien, n’est-ce pas plutôt l’inverse ?

Polyvalence des vertus des simples

Les plantes peuvent avoir des effets similaires en étant pourtant très éloignées les unes des autres (Saule, Rose Trémière) et c’est tout l’intérêt de la phytothérapie que je me propose de vous faire découvrir au cours d’une série d’article. Pourtant pour la plupart la plante est un paradoxe, comment expliquer le champ d’action parfois très étendu de certaines plantes qui couvre de nombreux symptômes comme par exemple anti-inflammatoire, antidiabétique, régénérant du pourpre rétinien, etc.. alors que notre culture pharmaco-médicale nous a habitués à ce qu’à un symptôme corresponde une maladie et “de facto” un produits médicamenteux.

Les anciens avaient bien compris en désignant les plantes médicinales sous l’appellation de “Simples” que derrière l’a complexité apparente de leur biochimie, les plantes ont la vocation d’être simples.

Les principaux composants chimiques des simples

Vous trouverez ci-après, les principales classes d’éléments chimiques qui composent les plantes à l’exception des molécules aromatiques que je vous présenterai lorsque nous parlerons d’aromathérapie.

Les Tanins

Ce sont des sucres ayant pour base l’acide gallique. Nommés hétérosides, ils forment plusieurs sous-groupes dont les gallo-tanins, les diacides galliques ou les ellagitanins. Leur présence dans une plante nous indique une propriété astringente, c’est-à-dire qu’elle possèdera la capacité de resserrer les tissus.
De ce fait la plante sera antidiarrhéique, antibactérienne, antivirale (ellagitanins) et anti-inflammatoire. Elle aura également des propriétés hémostatiques qui permettent à différents niveaux de lutter contre les hémorragies et elle diminuera la perméabilité des globules rouges en particulier dans l’hémolyse intravasculaire.

Les saponosides

Egalement appelés saponines (du latine “sapo” qui signifie savon) ils ont la particularité de de ne pas avoir de correspondance en médecine allopathique, ils sont donc spécifiques à la phytothérapie. Leur action émulsifiante donne à la plante des vertus purifiantes et adoucissantes; Ce sont les nettoyeurs reconnus des reins et des bronches, ils agissent de manière puissante dans les processus vasculaires. Ce sont également des mange-graisses grâce à leur action lipolytique et ils aident à résorber les tumeurs graisseuses; D’après certaines études ils seraient capables de dégrader les cellules tumorales. Il sont également cicatrisants des plaies cutanées et pour certains d’entre eux anti-inflammatoire et hémolytiques.

Les naphtoquinones

Molécules à noyau benzénique, ce sont des dérivés des hydrocarbures; Il sont particulièrement présents dans les plantes aromatiques qu’ils rendent de ce fait potentiellement toxiques.
Ce sont des molécules qui possèdent des vertus neuro-cardiaques bien qu’étant irritantes au niveau du système nerveux. Leur champ d’action est particulièrement vaste, anti-inflammatoires, anti-parkinsonniennes, antispasmodiques, anticonceptuelles et abortives, antibactériennes et antifongiques.
Elles seront particulièrement conseillées dans les affections digestives, cutanées gynécologiques.

Les alcaloïdes

Les alcaloïdes sont des molécules organiques azotées toxiques (même parfois à faible dose) et qui possèdent un caractère alcalin. Leur signature signale toujours la toxicité d’une plante car l’organisme de métabolise pas l’azote même parfois à faible dose et l’expulse immédiatement et qui possèdent une caractère alcalin

Les flavonoïdes

Le terme vient du latin “flavus” signifiant jaune. Ce sont eux qui donnent la pigmentation jaune orangé mais également bleu aux fleurs. Il sont pratiquement tous antispasmodiques.
Ils se répartissent en plusieurs sous-groupes :
Les mono et biflavonoïdes qui sont une action vitaminique B. Ils sont de bons protecteurs vasculaires; Egalement activateurs des cellules hépatiques. Leurs principales vertus sont les suivantes : diurétique et inhibiteur de la per-oxydation des lipides (c’est-à-dire qu’ils empêchent les graisses de l’organisme de se dégrader). Ils agissent également comme frein du catabolisme des protéoglycanes (et par là permettent de lutter contre l’arthrite et l’arthrose).
Les isoflavonoïdes qui ont pour leur part une action antitumorale reconnue.
De ces sous-groupes dérivent ce que l’on nomme les dérivés flavonoliques et les anthocyanes.
Les dérivés flavonoliques se subdivisent en :
– Rudosides qui sont de bons protecteurs vasculaires qui présentent toutefois l’inconvénient de contenir trop de tanins.
– Pecaptosides qui ont une action diurétique et azotémique, ce qui leur permet d’agir efficacement contre l’acide urique et “de facto” contre les crises de goutte, les rhumatismes inflammatoires et l’excès d’azote. Ils sont présents dans la partie aérienne des plantes et dans les bourgeons floraux.
– Silymarines qui sont d’excellent protecteurs hépatiques et ont en particulier la potentialité de limiter l’empoisonnement de la sphère hépatique par la chimiothérapie.
– Flavanones qui sont des protecteurs vasculaires
– Déflavones qui agissent sur les capillaires
– Scoparosides qui sont des diurétiques.

Les anthocyanes qui pigmentent les fleurs bleues sont présentes entre autre dans le bleuet, la violette, la mauve et dans les fruits rouges.
Anti-inflammatoires naturels elle peuvent suivant les familles de plantes posséder des propriétés antidiarrhéîques, anti-bacillaires, anti-diabétiques, cholagogues, spasmolytiques, dépuratives et astringentes. Elles sont considérées comme des toniques sanguins.
Cependant à forte dose les anthocyanes peuvent être toxiques, elles sont chimiquement apparentées au cyanure.

Les mucilages

Ces molécules sont des protecteurs naturels des tissus. Ils possèdent une action adoucissante et calmante et sont de ce fait très souvent utilisés dans le traitement des affections du système respiratoire et digestif.

Cet article est issue du cours de Phytothérapie-Aromathérapie qui comprend plus de dix mille pages.

Dans le prochain article je vous parlerai des différentes parties de la plante.

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Jean-Claude Thimoleon

Thérapeute depuis plus de trente ans et fondateur du Collège Francophone de Médecines Quantique et Alternatives, créateur de la technique du Toucher Quantique, j'enseigne la Médecine Vibratoire, la Phytothérapie et l'Aromathérapie, le Reiki et depuis peu le DMS après avoir reçu le master DMS.

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