Pollution absolue et relative

Pollution absolue et relative

Pollution des côtes par les déchets plastiques

Les sociétés qui ont réussi à se reconstituer sont celles qui ont su maintenir des liens sociaux, pour échanger de la nourriture, se protéger, se reproduire, bâtir et innover (selon Ronald K. Faulseit – Beyong collapse).

La question du lien est donc centrale à notre époque des catastrophismes plus ou moins éclairés.

Les principaux liens entre les hommes sont :

Les liens de subordination(respect du chef ou du maître)

Les liens decompétition(respect du meilleur et hommage au vaincu)

Les liens de  co-création(respect de la place de chacun, repérée par une qualité perçue par suffisamment d’autres).

Il semble à peu près acquis que  les deux premiers types de liens  ne permettent pas de résoudre les immenses dérégulations qui sont face à nous. 

Nous n’avons donc guère le choix.

Cette co-création doit aller de pair avec un diagnostic partagé des problèmes

Aujourd’hui nous aborderons celui de la pollution.
Nous estimons qu’il est utile de distinguer deux types fondamentaux de pollutions

Les pollutions absolues et relatives.
La pollution absoluecomme les déchets nucléaires, le glyphosate, etc …font des dégâts, quelque soit le niveau de relation entre les individus. Pour la première nous n’avons que le choix de pousser la recherche à réduire les déchets longue durée en moyenne durée, à enfouir de façon sécure ceux-ci pour éviter les bombes sales  (ce qui l’objet de vastes polémiques) et sans doute à remplacer l’uranium par le Thorium. Mais de toutes façons il n’y que 200 ans de stocks, ce qui est très bas. Comme personne ne pense plus à 200 ans, tout le monde s’en fout.

Le glyphosate ainsi que ses remplaçants sont indéfendables aujourd’hui. Il n’y pas de discussion. Comme chacun sait qu’il y a des solutions de remplacement et bien il y a une forme de guerre à mener, mais cela ne suffira pas.

La pollution relative,c’est, entre autres, tout notre appareillage technique.  ( nous parlerons une autre fois des pollutions psychiques)  En effet cela dépend de la population sur terre et de notre capacité à recycler des matériaux qui eux aussi ont une durée de vie limitée mais qui dépend de la production finale.

Si l’on veut ne pas revenir à la bougie, nous avons besoin de nous mettre d’accord à l’échelle planétaire sur le cahier des  charges nécessaire au maintien de tel ou tel produit où à la découverte de nouveaux produits estimés utiles par les citoyens. Car nous ne pouvons plus compter sur les Etats ( ou du moins si peu)

Une raison de plus pour venir rejoindre notre embryon d’ONG pour une gouvernance mondiale.

https://ourworldindata.org/plastic-pollution

Jean-Louis Tripon

JLT : Question : Le dialogue, tant prôné par les utopistes de l’intelligence collective, est-il un outil politique fiable ? Pour qu’il le soit, il faudrait que tous les citoyens puissent et veuillent l’utiliser, sinon ce n’est pas un instrument démocratique. Or la récente consultation nationale (suite révolte des Gilets Jaunes) montre que ce n’est pas le cas, car moins de 2 % des citoyens y ont répondu. Avant de vouloir faire du dialogue ou de la co-création un canal principal de la Gouvernance Mondiale de demain, il faudrait d’abord vérifier que votre agent n’a pas les pieds d’argile, et que votre proposition n’est pas fondée sur des présupposés non avérés. Les votations, que je préconise (qui ne sont pas des dialogues) ne recueilleront pas ce jour le 26 Mai 2019 guère plus de 50 % des voix des inscrits. Pour des tas de raisons, les citoyens n’y participent pas, et encore beaucoup moins à des dialogues.
Le dialogue a du sens, une nécessité et une fiabilité au sein d’une équipe gouvernementale, il en a déjà beaucoup moins au sein d’une assemblée parlementaire représentative, qui est une chambre de résonance des conflits partisans, il faudrait démontrer qu’il conserve le moindre sens et la moindre fiabilité au sein de l’ensemble de la masse mouvante des citoyens.

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antoine valabregue

conseil en possibles cohérents avec la fragilité du vivant

Cet article a 18 commentaires

  1. Jean-Louis Tripon

    Il ne me semble pas du tout acquis que subordination et compétition soient hors jeu, pas plus qu’il soit prouvé que la co-création ne soit pas plus que de l’imaginaire dans l’esprit d’un utopiste. On se moque de ces concepts puisqu’on a guère d’autre choix que de faire avec ce qu’on a : tous ceux qui pensent, bien ou mal.
    Pollutions = Il y a des physiques, qui constituent les symptômes les plus évidents et les plus visibles, comme les bouteilles de plastique de l’image du texte.
    — Il y a les structurelles : les moyens de production des précédentes (usine nucléaire ou de contenants plastiques).
    — Il y a les légales : les textes de loi, les normes et les réglementations qui permettent l’édification des précédentes.
    — Il y a les culturelles : les principes et les valeurs qui président aux précédentes. Dans notre cas présent le mythe du progrès et la théorie économique néolibérale.
    — Il y a les religieuses ou philosophiques : Le scientisme matérialiste physicaliste.
    Quant-aux causes elles sont multiples, on retiendra ce qui résume tout : La sottise des hommes.

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  2. Jean-Louis Tripon

    Cet article me semble complètement à côté de la plaque, sémantiquement et conceptuellement.
    Il n’y a pas de lien entre les hommes (sauf chez les aliénés) mais des relations et des interactions. Des relations hiérarchiques et égalitaires, mais c’est très formel ! qui respecte quoi ? sans contrepartie d’un salaire, du judiciaire et des forces de l’ordre ? L’homme n’est pas social et fait naturellement ce qui lui plaît ! Certains partagent un esprit de compétition, voire de conflit, ou encore de violence, mais respect du meilleur et l’hommage au vaincu prêtent à rire ! Quant-à la co-création, on voit ce que ça donne dans cette ville et sur cette plage polluée, c’est une agglutination inorganisée d’actions individuelles, une hiérarchie souveraine étant nécessaire pour organiser et réglementer le bordel de l’espèce humaine ! Un ensemble disparate et inaservi d’humains ne constitue pas une société, et une société n’est pas nécessaire à leur survie ! Ce qui est nécessaire c’est de leur éviter de mal faire en les privant de certaines sources de liberté : de pouvoir librement produire dans le but de vendre n’importe comment, n’importe quoi, seul où en bande organisée; de se livrer à des manifestation cultuelles prosélytes, dérangeantes ou obscènes dans l’espace public, de déposer tous types de déchets dans les communs et de réglementer leur entrepôt dans les privés, etc. Pour ces raisons, l’espèce humaine à besoin de forces souveraines responsables : les états et leurs pouvoirs régaliens, ce qui existe depuis longtemps, nulle raison d’inventer, il suffit de lui donner les moyens de bien faire, et de veiller que les politiques ne dérapent pas par incompétence ou corruption.
    Pour le reste, j’ai répondu au commentaire précédent.

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    1. antoine valabregue

      je passe sur l’aspect “complètement à côté de la plaque” car ce serait du masochisme au’un site garde des articles à côté de la plaque, pour tenter de répondre au fond. Liens, relations interactions c’est du pareil au même pour moi ou du moins suffisamment synonymes. L’homme n’est pas social dis tu ! L’homme n’est rien, il le devient, cette remarque n’a donc aucun fondement. La question devient alors comment élaborer des systèmes de contraintes qui ne soient pas des asservissements mais des principes au maximum acceptés par le plus grand nombre, avec bien entendu des contrôles et des contraintes vis à vis de celles et ceux qui foutraient trop le souk. je ne crois pas du tout n’étant pas binaire qu’il faille faire disparaître toutes les formes de relation au profit d’un idéal de co-création. Je dis que les problèmes que nous avons à résoudre ne pourront JAMAIS se traiter sans un fin tissage de contraintes et de dialogues. C’est cela que la gouvernance mondiale doit élaborer. On va dire que tu représente le rappel aux contraintes, et moi le côté dialogue. Si on ne parvient pas à établir un juste équilibre, ça ne le fera pas.

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      1. Jean-Louis Tripon

        Moi, je ne suis pas social du tout, et j’en suis conscient, donc ça a du sens, et je vais au bout du bout des conséquences dans mes comportements et mes dires, sans aucune hypocrisie (ce qui me fait maudire, mais qu’importe car je peux me le permettre, c’est mon luxe inaliénable). Alors que beaucoup se disent sociaux, font n’importe quoi et voudraient qu’on les opinent, ça va la tête ? (oui, je sais c’est pas la tête qui fait, ça se passe ailleurs). Social ne veut pas dire qu’on vous donne raison, on appelle ça de la flatterie pour vous berner Monseigneur ! L’être vit et construit son évolution, c’est ce que j’enseigne (voir mes cours).
        J’insiste sur les contraintes et les manières de les faire oublier pour qu’elles ne paraissent pas insupportables (les choses obligatoires sont insupportables, alors que la réduction des possibles ne l’est pas ou l’est moins, s’il n’y a plus de Cognac, tu boiras de l’Armagnac ! et puis c’est tout ! Alors que de nouvelles taxes (soi-disant incitatives) pour financer des éoliennes sont insupportables. Idem le prélèvement fiscal à la source sur nos comptes bancaires, on redevient des serfs corvéables à merci, carte bancaire et smartphone obligatoires pour faciliter cette gouvernance libérale et nous soumettre un peu plus. On est des veaux, mais il y a des manières plus subtiles de garder le troupeau, que de mettre à chacun un anneau dans le nez ! L’anneau gène mon nez hypersensible !
        Le dialogue est nécessaire, j’en conviens,… pour adoucir les angles et apaiser les colères. Mais quand on voit ce qui vient de se passer à Nairobi (accord international impossible, référence ton mur) entre les plus grands experts en diplomatie de la planète (du moins, on les paye pour ça), nous devons aussi convenir que le dialogue n’est pas le meilleur moyen de bien faire pour de multiples raisons (subjectivité, égotisme, incompétence, avidité individuelle, dissonance et sottise, etc… la liste est longue). Le problème c’est qu’il y a une menace écologique, sinon, que les hommes ne savent pas se gouverner, j’en ai rien à foutre.

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        1. antoine valabregue

          je n’ai pas dit dialogue avec n’importe qui ni n’importe comment, ni de la même façon.
          J’ai dit qu’il était illusoire de croire que des mesures venues du ciel règleront les pbs.
          La question n’est pas de déterminer si ce que tu dit a un sens ou pas, la question
          est de se mettre d’accord sur le fait que l’incapacité des gens conscients du bordel planétaire
          à se mettre d’accord est un souci, qui, pour moi, ne va pas se régler que par des mesures aussi lumnineuses
          soit-elles. Le fait que tu sois plus un être non social ne plaide pas forcément pour avoir des idées pour faire société. je te verrais bien en gardien de la singularité et de la cohérence.

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          1. Jean-Louis Tripon
            Jean-Louis Tripon

            Je suis un gardien de la cohérence, la singularité étant un aspect de la cohérence afin d’éviter une dissonance normative. Je dois avouer que la cohérence m’importe plus que le destin de la planète et la survie de l’espèce humaine, car mon destin propre est distinct de ces deux affaires extra individuelles, et que la cohérence est indispensable à mon plan B.
            Vous disposez sans doute d’une marge. Cependant, vous ne devez pas vous éloigner trop de la cohérence, si vous ne voulez pas craindre que votre projet de sauvegarde de l’humanité n’échoue.

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      2. Jean-Louis Tripon

        Nous ne sommes pas dans Wikipédia, dans ces articles on ne supprime pas le dire des autres, on se contente d’ajouter, d’autant plus s’il y à des commentaires d’autres membres que la suppression d’un article ferait disparaître. C’est aux auteurs et à eux seuls de corriger leurs sottises et leurs imprudences conceptuelles que nous leur signalons, ce qui s’applique aussi aux membres de notre bureau.
        La pollution est physique, sinon on parle de concepts incohérents, d’une culture aliénante toxique et de structures comportementales (ou d’apprentissages) nuisibles. Une pollution est plus ou moins dangereuse ou préoccupante quand elle affecte la biodiversité et l’avenir de l’humanité. Les termes d’absolu et de relatif s’appliquent à des connaissances et non à la pollution. Si l’usage des pesticides détruit la biodiversité et la qualité des terres agricoles, le nucléaire et ses déchets ne menacent pas l’espèce humaine (en cas d’explosion d’une centrale le risque n’excédera pas 50 000 victimes). Le nucléaire nous met en présence de l’émotionnel exploité par une idéologie pour des fins électorales et au profit de certaines industries et des intérêts financiers qui veulent nous vendre des énergies vertes toxiques (voir le scandale des financements de Greenpeace 1). Nous n’avons donc pas à nous en soucier outre mesure, ni engager des recherches coûteuses en énergie comme vous le proposez.
        1 https://www.polemia.com/greenpeace-ses-conflits-dinteret/?fbclid=IwAR0ncwQ2IRDKBt1C56zOs4m8Puw-63z-SVQHsu7jCLz8DVdFHvEEwaI-5PE

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        1. antoine valabregue

          Près de 32 millions de Japonais ont été exposés à des retombées d’iode 131, consécutives à l’emballement des trois réacteurs de la centrale nucléaire à Fukushima.
          L’iode 131 a contaminé près de 1 800 kilomètres carrés de terrains. Et on retrouve des doses critiques de césium, qui reste radioactif pendant une trentaine d’années, sur plus de 30 000 kilomètres carrés, soit l’équivalent de la superficie de la Belgique. Un accident nucléaire n’est donc pas seulement là pour jouer sur l’émotionnel. Bien sûr que la notion de pollution relative est pertinente car elle a à voir avec l’usage appropriée des ressources ( qui dépend de la population et des dites ressources). Quand au fait qu’on ne puisse pas étendre le mot pollution à autre chose que de la physique, cela sera débattu par l’académie appropriée quand elle existera. Je ne prendrais qu’un exemple celui de résilience qui au départ désigne une propriété physique des matériaux et dont l’usage a été de fait élargi

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          1. Jean-Louis Tripon
            Jean-Louis Tripon

            Je réaffirme que du fait de amalgame entre le Tsunami qui a fait 23 500 victimes et l’accident de la centrale nucléaire de Fukushima qui l’a provoqué, qui n’en a fait aucun pour cause de radioactivité, cet accident fut abusivement exploité émotionnellement auprès des populations angoissées par la crainte de l’usage des armes atomiques, par les opposants au nucléaire et les lobbys des industries de l’imposture écologique de l’énergie renouvelable (parfois financièrement liées comme en particulier Greenpeace, voir le lien de mon précédent commentaire).
            D’après l’Organisation mondiale de la santé (OMS), les conséquences sanitaires anticipées des doses d’irradiations reçues par les populations sont minimes en 2013. Au-delà d’une dizaine de kilomètres de la centrale, le niveau de radiation moyen n’a pas dépassé 100 µGy h-1, débit de dose en dessous duquel aucune pathologie n’est plus observée en laboratoire même pour des expositions chroniques. Pour l’UNSCEAR, les doses reçues par la population auront finalement été trop faibles pour entraîner un risque significatif de cancer ou un impact sanitaire quelconque, y compris pour les populations non évacuées qui n’auront été exposées qu’à quelques milli-sieverts.
            Enfin, cet accident qui a montré les carences et les fautes techniques impardonnables des exploitants, ne peut pas avoir lieu en France, du fait de la situation des centrales, de la maîtrise technique des ingénieurs français et de l’accroissement des normes de sécurité.
            Le choix du terme de “résilience” pour désigner un phénomène mental, est abusif et confusionnel, car ce phénomène n’a rien à voir avec la résistance des matériaux. Ce genre d’abus de langage regrettable ne peut donc pas servir d’argument, car c’est de la novlangue (ou sottelangue).

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          2. antoine valabregue
            antoine valabregue

            Que c’est difficile de se faire entendre. Je suis en en contact avec le meilleur spécialiste des accidents nucléaires
            en France, donc lorsque je dis quelque chose cela s’appuie sur une expertise. Le danger des déchets nucléaires à l’air libre
            est collosal, les conséquence d’un accident nucléaire en Europe seront catastrophiques même si elles ne menacent pas l’espèce.
            Pour le mot résilience il suffit de lire ce que je dis et de ne pas déformer. ces arguties sont fatigantes. je n’ai proposé le mot résilience comme phénomène mental, j’ai dit que l’usage du mot n’était pas réduit à son origine physique pour illustrer qu’on pouvait utiliser le mot pollution à autre chose que de la pollution physique. et personne qu’il soit le plus grand génie de la planète ne va pouvoir me démonter qu’on ne peut pas parler de pollution psychique. Donc passons à autre chose ce sera plus constructif

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          3. Jean-Louis Tripon
            Jean-Louis Tripon

            Donc les déchets nucléaires ne menacent pas l’espèce = un point d’accord, (et personne ne veut les mettre à l’air libre que je sache).
            Une faute linguistique n’est pas une excuse pour avancer un argument ! Boris C. aurait dû dire “assumer un traumatisme” et non résilier, assumer appartenant au domaine mental et non à celui de la physique, et donc “assumence” et non résilience. Par ailleurs polluer signifie “dégrader un espace par du contenu nuisible”, or notre psychisme n’est pas un espace, et personne ne peut me polluer mes champs sémantiques à moins que je sois aliéné (et dans ce cas c’est moi qui me pollue et pas l’autre, l’emploi d’un terme inapproprié est confusionnel, donc à proscrire).

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  3. Emile Thyeff

    Absolument, la recherche de la cohérence, même si le chemin d’apprentissage est tortueux , entre nécessité individuelle et impératifs collectifs
    La première leçon était inscrite sur le temple de Delphes : Gnothi seauton , ” connais toi toi même ”
    Les sages chinois dans leur grand pragmatisme se contentèrent d’un “gouverne toi toi même “, car il savait que le champ de la connaissance absolue est trop vaste pour l’esprit humain étriqué en raison du conflit permanent qui le traverse : moi et les autres.

    Arnaud Desjardins dans ses séminaires disait que l’humain a 4 stades à passer pour devenir universel et se libérer.

    Moi, Moi et les autres, les autres et moi, les autres …

    En d’autres termes prendre conscience intégralement de notre condition d’être singulier confronté à une obligation de vie sociétale inhérente à notre espèce fragile physiologiquement, le but étant de transformer cette “confrontation” en une acceptation et donc un épanouissement , puisque les autres sont intégrés au moi sans que ce dernier en soit affecté puisqu’il n’ y a plus de jugement.

    Il rajoutait que c’était déjà bien pour un être humain de prendre conscience du 2ème stade, c’est à dire l’existence des autres.
    La plupart des dirigeants politiques et économiques actuels se servent de ce deuxième stade pour conforter le premier : les autres servent à moi d’abord, mon profit, mon confort, éventuellement celui de mes rejetons à condition qu’ils aient fait allégeance à ma doctrine.
    Voilà pour le moment le problème de l’humanité. Ses représentants restent de grands prédateurs incapables de franchir le stade 2, si ce n’est à des fins égoïstes, et bien entendu totalement allergiques au passage au stade 3, ce que Desjardins appelait le “grand basculement” qui fait propulser celui qui le connaît dans une autre dimension.
    Moi et les autres
    Les autres et Moi

    Il faut donc rester très circonspect devant tous ces projets de ” gouvernance mondiale” sous couvert d’urgence écologique et climatique car derrière peuvent se cacher les ambitions égocentriques, ainsi que les peurs inconscientes de leurs créateurs.

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    1. antoine valabregue

      Soit on joue la carte du repli sur les territoires, soit on se se dit on n’y arrivera pas sans avoir une vision globale et donc une gouvernance globale. Dans tous les cas il aura des problèmes, ils ne seront pas de même nature c’est tout.

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      1. antoine valabregue

        C’est quand même “étrange” cette capacité à caricaturer la position de l’autre. Il n’y a aucune dichotomie dans ma position qui disait que dans tous les cas il y aurait des pbs. C’est tout. A part cela ou est l’accord où est le désaccord. Que la question éducative soit la question principale est ma ligne de conduite depuis 40 ans. Même si on avait la plus belle éducation du monde, l’attirance vers du “toujours mieux” resterait, c’est ma conviction profonde. C’est d’ailleurs l’erreur des communistes de croire en un monde idéal identique pour tout le monde. De toutes façons il y des pbs globaux connus qui ne peuvent pas se régler à l’échelle d’un seul territoire ( syndrome du nuage de Tchernobyl) donc c’est totalement stupide de vouloir les nier. Aprè,s le dosage juste, l’énergie à apporter est une affaire de sensibilité personnelle. La mienne est de “marcher sur ses deux jambes” comme disait Mao Tsé Toung Ah ! Ah !

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        1. Jean-Louis Tripon

          Une proposition ne peux pas être retenue sans discussion face à des arguments contraires. Tchernobyl n’a pas menacé l’espèce humaine, les hydrates de méthane instables qui menacent d’une élévation brutales des températures de 3° C, oui ! Une bonne éducation ne pouvant pas résoudre tous les problèmes, ni être donnée à tous, il faut nécessairement envisager d’autres solutions plus radicales. http://www2.ggl.ulaval.ca/personnel/bourque/s3/hydrates.methane.htm

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  4. Emile Thyeff

    La vision scrupuleusement dichotomique du monde est amusante au cinéma quand c’est Clint Eastwood qui donne la sienne, sinon dans la vraie vie, elle fait preuve chez celui qui la soutient d’une forme de paresse intellectuelle pour ne pas dire limitation, surtout quand elle s’appuie sur l’emploi de formules lapidaires ne souffrant aucune réplique afin de tenter d’imposer un autoritarisme de façade qui peine à cacher le manque de réflexion et d’observation objectif des nombreuses nuances qui composent ce vaste univers, ainsi que des passerelles, aussi tenues soient elles, entre ces dites nuances.

    Dans les deux cas, repli sur les territoires ou gouvernance mondiale, il y aura l’emploi de forces coercitives pour maintenir tant bien que mal le système.

    On pourrait comparer à un paysan qui séparerait son champ en deux récoltes distinctes, du blé et du maïs, les deux parties séparées par un fossé infranchissable avec destruction systématique de toute autre plante sauvage qui pourrait se disséminer dans l’une ou l’autre récolte.
    les forces coercitives à l’œuvre seraient donc l’entretien permanent du fossé à coup de bulldozer et l’emploi systématique de pesticides pour tuer coquelicots, mélilots, bleuets et autres adventices non désirables et surtout considérés comme non rentables mais que le vent frivole, insensible à la petite comptabilité mercantile du fermier, s’acharne à en apporter les graines.

    On pourrait aussi comparer à un directeur d’école qui séparerait la cour de récréation en deux sur un critère arbitraire décidé par lui et qui construirait une cloison infranchissable par les élèves.

    Il est vain de renier la puissance du territoire et ses composantes ( géographie, altitude, climat, espèces végétales et animales qui le composent ) pour ceux qui le peuplent. Il est vain de leur imposer un mode de vie global mondialisé car l’impératif dicté par la particularité de chaque territoire aura tôt fait de faire voler en éclat le diktat mondial.

    Plutôt que de vouloir imposer encore plus de coercition, réfléchissons un peu au système actuel qui possède déjà toutes les manettes et les passerelles pour que les peuples s’entendent et partagent , territoires par territoires. L’ONU existe et pourrait très bien fonctionner mais qui empêche qu’elle fonctionne au mieux ?
    Ceux qui détiennent le pouvoir capitaliste et politique et qui vérolent et verrouillent le système en bloquant les passerelles entre les territoires et en leur refusant leurs autonomies citoyennes.

    Sans l’envie de lucre et de richesse de certains, sans la peur de l’inconfort et de la ruine des autres, le monde tournerait très bien car tous les outils sont déjà là et surtout la plupart du commun des mortels n’aspirent qu’à la tranquillité, la félicité, l’ataraxie pour reprendre un terme cher à jean louis, sans pour autant se départir de la tâche quotidienne de travail à accomplir, à condition que cette tâche soit équitablement répartie, ainsi que les fruits qui en découlent.

    C’est la raison pour laquelle je répète que tout projet de “gouvernance” qu’elle soit mondiale ou par astuce sémantique, globale, doit être traité avec la plus grande circonspection, car le mot gouvernance porte en lui tous les germes de la domination sur le plus grand nombre par une poignée d’élitistes, communément appelés les Alpha +.

    Seuls les projets éducationnels visant à débarrasser enfin les humains de leurs peurs ancestrales qui leur font commettre exactions et asservissements des autres doivent avoir grâce à nos yeux.

    Le reste suivra tout naturellement, économies d’énergie et de ressources naturelles incluses… Car personne n’aura besoin de surconsommer pour assouvir tel ou tel désir, toujours associé à une peur ou une angoisse incomprise.

    D’où le travail préliminaire indispensable et urgemment nécessaire sur le mental humain à effectuer, ainsi que le propose Jean Louis par l’intermédiaire de ce site.

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