Pour un nouveau paradigme politique

Pour un nouveau paradigme politique

Préambule

Tout discours politique, intellectuel urbain, vivant dans son monde, coupé de la réalité d’un peuple rançonné par un état autoritaire, exploité par les lobbys des multinationales et la haute finance internationale, avec la complicité de pouvoirs ou/non corrompus, à pleinement démontré son inefficience, qui à présent menace notre espèce.
L’homme du peuple veut du concret et voir dénoncer les scandales qui l’accablent :
— Taxes, pénalités et obligations abusives en matière automobile,
— Libre domination de l’industrie pharmaceutique sur sa santé (psychotropes toxiques, tabagisme, nicotine, etc.).
— Liberté de produire de l’industrie alimentaire qui le gave de sucre de graisse et de sel.
— Scandale des éoliennes, quand la finance détruit les campagnes et ceux qui y vivent pour plus de profits.
— Répression des actions non violentes par le matraquage, le gazage et le tir de balles plastiques blessantes, sur tous publics : femmes, enfants et vieillards compris. On se croirait revenus en 1793 pendant la guerre de Vendée, quand Robespierre déclare et ordonne aux bleus : tuez tous ces bandits !
— Démarchage téléphonique et publicité abusive.
— Des médias détenus par les grandes fortunes et subventionnés par le gouvernement qu’ils servent, qui ne sont donc que les organes de propagande d’un régime autoritaire.
Cette liste n’étant pas exhaustive
Nous ne vivons pas dans une démocratie, mais dans un système d’exploitation autoritaire de la population corvéable à merci d’un territoire, rançonnant, imposant sa loi, et aliénant à tout va. Tout ce système de domination abusive est à jeter avec l’eau du bain.

Un abus de pouvoir vieux de 7 000 ans

Le principe de légitimité gouverne la politique depuis plus de 7 000 ans, depuis les premiers empires apparus dans l’antiquité, un exemple significatif : la gouvernance du pharaon.
Il n’est pas ici question de contester le principe de désignation des décideurs politiques. Que celle-ci soit de droit divin comme le pharaon, par une élection populaire plus ou moins démocratique, par tirage au sort, ou nomination à partir d’un collège représentatif de toutes les composantes de la société civile, cela ne change pas fondamentalement grand chose quant aux décisions qui seront prises, quand elles sont prises selon le principe de la légitimité, car cela reviendra toujours plus ou moins à la dictature autoritaire d’une faction au pouvoir. On fait beaucoup trop de cas de la démocratie représentative qui n’est en fait qu’un leurre, dans une collectivité locale comme au sommet de l’état, et qui se distingue guère d’une monarchie élective s’appuyant sur une oligarchie de classe, économique, financière, bourgeoise, ou idéologique, la dernière étant sans doute la pire car la plus bornées de toutes.
Mais le problème de la légitimité n’est pas là, car le problème réside dans le mécanisme des prises de décision et non pas dans ceux qui les prennent. Ce mécanisme est élémentaire et assez simple à comprendre /
Ce mécanisme résulte directement du principe de légitimité, qui permet aux dirigeants de choisir les problèmes à traiter, de définir les solutions à retenir, et de les faire valider par leur majorité, en totale indépendance du peuple, sans se soucier de ses souffrances. Cette méthode de gouvernement est perverse. Au mieux , elle ne résoudra rien et au pire elle aggravera la situation du peuple.

La perversion du système

Dans ce paradigme politique qui date de 7 000 ans, inventé par les pharaons d’Égypte, le prince jupitérien décide, aidé par ses alliés dans le bocal stérile de imaginaire d’une élite qui se congratule de ses merveilleuses idées pour la conduite de la cité, en évitant soigneusement de s’attaquer aux privilèges exorbitants de ses alliés pour l’exploitation sans vergogne des citoyens,et des ressources de la planète. Cela ne remet pas en cause le système impérial dominant, qui ne remet pas en question le principe même de la légitimité du pouvoir, sans se soucier des souffrances du peuple, livré en pâture aux profits de la haute finance et des multinationales du système néolibéral, dont tu n’évoques même pas la toxicité, qui nous a conduit là où nous sommes, dans un cul de sac sans espoir.
Définir le politique au service d’une idéologie quelconque, même conçue comme humaniste ou pour un développement durable, restera incapable de changer quoi que ce soit du destin déplorable qui attend l’humanité même s’il était appliqué à la lettre. Car il sert fondamentalement et comme toujours d’autres causes, qu’il cache sous un verbiage comme toujours trompeur.

Le nouveau paradigme politique

Avec ce changement radical de paradigme, le dirigeant de la cité se définit (en dehors des affaires courantes), comme au service exclusif des souffrances du peuple, et non plus comme un mage spéculant dans sa bulle politique des idées imaginaires pour gouverner la cité !

De la sélection des gouvernants

Le système de sélection électorale actuel des politiques appelés à gouverner la cité n’est pas très bon, car il à tendance à privilégier certaines classes, certaines fractions de la population, à reproduire des élites à l’identique de parents à descendants, plutôt que d’obtenir une représentation de tous les fragment qui composent une société.
Aussi nous préconisons à la place d’élections, la nomination d’un corps politique plus représentatif des différentes parties de la société civile, sur le modèle du conseil économique et social, assurant ensemble les différents rôles législatif, la haute cour judiciaire, et l’exécutif, sans gouvernement, ni chef d’état, nommés pour un exercice de 5 ans non reconductible, révocables à la moindre faute et selon des critères moraux drastiques. apolitiques et décidant à la majorité simple. Ce corps politique pourrait se limiter à 100 membres, et e^tre secondé d’un second conseil représentatif des collectivités locales, rôle que tient actuellement le sénat.

La méthode résolutoire préconisée

Nul n’est besoin de grands principes idéologiques qui pourront trop facilement être détournés lors de leur application par les grands timoniers des nations. Les masses des citoyens veulent du concret, du pratique, des processus de réalisation, du prêt à penser, à croire et à faire. Or nous pouvons concevoir un modèle constructif et résolutoire de toute action citoyenne populaire collective. Pour présenter ce modèle nous prendrons un exemple : celui des éoliennes nuisibles à démanteler. Cet exemple est déclinable pour toute opération concrète de choses à défaire et à faire pour faciliter et améliorer la vie des citoyens.

1. LE CONSTAT : Une partie du peuple souffre de dispositions nuisibles (Ici des éoliennes dans les campagnes). Les autres, des villes, ne sont pas touchés. Ils ne comprennent rien aux problèmes, et désinformés, manipulés par les profiteurs, ils pensent mal,
2. LA DÉCISION : Ayant réuni toutes les informations nécessaires, effectué les enquêtes, les analyses et affiné les arguments, le groupe d’influenceurs politiques décide de passer à l’action sur ce sujet précis : éliminer une toxicité qui pèse sur le peuple.
3. L’INFORMATION : il faut, bien sûr, convaincre d’abord que quelque chose ne tourne pas rond dans notre bon royaume (ou ploutocratie, mention au choix à biffer), par une campagne d’information destinée à ceux qui pensent mal (les adorateurs inconscients des cochonneries qui tournent au vent). Quant aux profiteurs, ils voudront conserver leurs privilèges et leurs bénéfices. En d’autres temps on les aurait pendus, mais comme ils sont peu nombreux, on se contentera de les déposséder de leurs fortunes par amendes et réparations pour fautes commises envers le peuple.
4. L’ACTION : Elle peut se présenter différemment selon que les décideurs sont au pouvoir ou non, et des moyens dont ils disposent pour mettre rapidement leurs décisions en application. Selon les cas, lois, boycotts, conseils de consommation, désobéissance civile, action non violente, manifestations urbaines et grèves.
La phase 3 ayant été bien menée, les activistes sont majoritaires sur les passifs et les réactionnaires. La vindicte populaire à raison du gouvernement en place qui cède de peur de perdre le pouvoir.
Ce processus général est résolutoire, et peut s’appliquer aussi bien à la malbouffe, qu’à la pharmacie toxique et aux structures politiques injustes et perverses.

Extension de la méthode

Ces éoliennes ne constituent pas un cas d’espèce mais un cas général dans lequel on trouve des lobbys au service d’industries multinationales désireuses d’exploiter les populations pour leur plus grand profit, sans ce soucier de la santé des gens et des nuisances qu’ils provoquent, et des politiques libérales plus soucieuses d’un taux de croissance que de la sécurité des gens et de la protection de l’environnement. Chercher à réduire les souffrances du peuple va donc dans le sens de réduire les atteintes et les menaces qui pèsent sur notre espèce et notre planète, en supprimant des causes génératrices d’émissions de CO2 = Technologies toxiques, malbouffe, psychotropes. Toute suppression de fabrication de produits est bénéfique à l’environnement.
Toute souffrance humaine collective d’une certaine ampleur (de l’obésité aux maux de tête, du diabète à l’insécurité financière, et des addictions aux médicaments aux troubles du sommeil), mobilisant beaucoup de monde peut faire l’objet d’une démarche politique similaire aux éoliennes pour la suppression des causes aliénantes ou oppressives pour le peuple qui en souffre.

La nouvelle donne climatique

Quand aux investissements (urbanisme, isolation, transport, etc) C’est à mon avis des vues à très court terme qui se verront vite caduques et inutiles, vu la hausse des températures et l’épuisement des énergies fossiles (comme dit JM Jancovici). Et donc en définitive, des facteurs aggravants par l’énergie qu’ils auront coûté, dont on aurait mieux fait de se passer. Des régulations de ce type (énergie disponible, pandémie, hausse des températures et appauvrissement des ressources agricole) auront lieu, sans qu’il soit besoin que nous prenions la peine de nous en soucier, compte tenu des incapacités des élites à résoudre de tels problèmes. En résumé : supprimer du toxique sans jamais investir dans des aventures technologiques au rendements douteux, ce que l’on ne cesse actuellement de faire pour soutenir une économie défaillante, sans se préoccuper de leur efficacité réelle.

Réglementation volontaire et régulation naturelle

Il nous faut distinguer deux types de régulations : la réglementation volontaire des activités humaines par l’homme lui-même donc par la voie politique, et la régulation naturelle par les contraintes de la nature donc indépendantes de la volonté de l’homme auxquelles celui-ci sera contraint de s’adapter pour survivre.
Les régulations naturelles qui impactent déjà l’économie et la vie des gens seront progressivement plus fortes et plus déterminantes à l’avenir :
1) La diminution des ressources énergétiques fossiles (le pic de production pétrolier datant de 2006)
2) La hausse des températures (de 4 à 6°C en 2100) et par conséquence celle de la sécheresse et l’élévation du niveau des mers.
3) L’augmentation de la toxicité virale dans l’environnement impliquant des confinements
4) la dégradation des terres agricoles et des mers réduisant les ressources alimentaires
Par voie de conséquence, et du fait du ralentissement de l’économie mondiale, la plus grande parties des programme politiques actuels deviendront à court terme (10 ans) secondaires, inappropriés ou inapplicables.

Le Parti Européen de Transition Climatique PETC (Anti écologique)

Il serait temps de fonder le PETC, le Parti Européein de Transition Climatique (anti écologiste) pour mettre un frein aux délires et aux élucubrations d’EELV, des Grünen, de Dany C-B, de Y. Jadot, de Madame Delga en Occitanie, qui vont à l’inverse de ce qu’il faudrait faire par leur soumission au système libéral et aux marchants de machines inutiles. Car c’est un scandale et une imposture de dépenser de l’énergie en creusant un peu plus rapidement notre tombe pour financer des projets sans rendement à la seule fin de créer des profits et de sacrifier notre avenir au sacro saint mythe de la croissance et du progrès éternel.
Les programmes des “Verts” n’y manquent pas, en prévoyant de bâtir ici et là tous les 1/4 de km2, et de construire des projets sans autre fondement qu’une vue d’un esprit linéaire incapable de mettre en scène les bouleversements inévitables de l’avenir (hausse des températures, pénurie d’énergie fossile, environnement viral dangereux permanent, dégradation des ressources nourricières et chute de la population humaine)..

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Jean-Louis Tripon

Ingénieur géomètre INSA Strasbourg, Chercheur théoricien en sciences mentales, Créateur de la méthode DMS, Président fondateur de l'AFDMS. Directeur du social networking service Sic Itur

Cet article a 4 commentaires

    1. Jean-Louis Tripon

      Tu n’as rien compris à la méthode. Pas même sûr que tu l’aies lue. Tu conçois la politique comme il y a 2 000 ans, à Rome, totalement inefficace et incapable de résoudre quoi que ce soit dans son bocal conceptuel qui tourne à vide face à une réalité bloquée.
      Les éoliennes sont symptomatiques d’une campagne en colère avec 1600 associations et des millions de sympathisants, Macron commence à vaciller, des mairies ont été gagnées ce dimanche par les anti-éoliens (comme celle de Fourques à coté de chez moi). Ils m’ont dit “Change ton nom Demos, les écolos, on les aime pas”, ils voulaient parler d’EELV bien sûr ! Ces gens, ce ne sont pas les Gilets Jaunes, mais des personnes qui aiment leur “heimat”, leur lieu de vie, où ils sont nés, de toutes les classes sociales, des paysans, des artisans, des instituteurs et des bourgeois. Ils engagent des procès contre les préfets aux tribunaux administratifs, contre les prises illégales d’intérêt des proches des maires pro éoliens, des scientifiques les rejoignent, ils montent des dossiers. Cette affaire est un vrai scandale (et c’est loin d’être la seule, elle peut devenir le modèle pour d’autres combats). Dans quelques années quand les souffrances de ces gens seront reconnues, et l’imposture écolo financière mise au grand jour, toutes ces machines devront être démontées.
      Tu peux dire à des niais que la politique c’est complexe, mais pas à moi ! La politique c’est en fait très simple : il suffit d’être suffisamment nombreux pour s’imposer, et quand beaucoup souffrent d’une chose, les gens sont motivés et nombreux pour s’imposer. Rien à voir avec tes garages à vélos au centre ville, et la représentation de la diversité des sous cultures, dont tout le monde se moque. Cette politique ringarde des bobos intellos soixante huitards, est terminée. Les gens souffrent trop pour vous accorder la moindre confiance, mais ils sauront s’imposer pour se débarrasser de tout ce qui les fait souffrir en organisant leur masse pour lutter contre des choses précises et non se perdre dans des ” salaud de Macron, tire-toi”.
      Reste sur le carreau, pendant que passe la caravane, nous n’en avons rien à cirer.

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  1. Emile Thyeff

    une petite précision si vous le permettez :

    En effet, les collectifs anti éoliens d’ Occitanie n’aiment pas les ” écolos ” et c’est un euphémisme.
    Pourquoi ? Tout simplement parce que la vice présidente de la région Occitanie chargée de la transition écologique et énergétique, de la biodiversité, de l’économie circulaire et des déchets, n’a qu’une seule idée en tête : faire de la région le premier territoire européen en énergies renouvelables et donc en éoliennes industrielles qui sont pour elle, la panacée. Tous les responsables politiques de l’ Aude et des P O qui siègent au conseil départemental, qui se battent pour un projet de PNR ( parc naturel régional) à cheval entre l’ Aude et les P O, sur un des plus beaux territoires pour ce qui est des paysages et de la bio diversité et qui côtoient cette triste Cireuse de bottes, sont unanimes pour dire que c’est une apparatchik doublée d’une virago bornée et stupide. Son nom : Agnès Langevine , et d’où vient -elle ?
    d’ EELV bien sûr …. Et comme ils sont tous peu ou prou sur la même longueur d’onde ( il suffit d’écouter les déclarations de Jadot à ce sujet ) , on comprendra aisément qu’entre les anti éoliens et les “pseudo écolos ” de salon, lobbyfiés par les marchands de vents jusqu’aux orteils , incapables de la moindre once de bon sens tant ils sont idéologisés avec “l’énergie positive ” ( quel slogan à la con ! ), eh bien c’est pas vraiment l’ entente cordiale … C’est même la guerre de tranchée. Même les vieux socialos audois, plutôt bourrus et retors et pas vraiment à l’aise avec la participation citoyenne, commencent à comprendre que l’éolien industriel c’est un gros sac d’emmerdes à venir …

    allez petit cadeau : une pub pour cette bonne Dame Langevine …

    https://www.youtube.com/watch?v=U2ZziVTzskc

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  2. antoine valabregue

    cela n’a strictement rien à voir avec ce que je pense et dit . Je pense que l’on ne peux pas de contenter de combats contre quoi que ce soit pour être en capacité de s’occuper mieux de la planète. je pense aussi qu’il faut opter pour un autre ton

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