Problème fondamental de l’éducation nationale

Problème fondamental de l’éducation nationale

Il ne sert strictement à rien de transmettre des savoirs, c’est à dire des têtes bien pleines plutôt que bien faites pour former des hommes, et on le sait depuis déjà longtemps, mais le système continue à le faire car son objectif est de se reproduire et de perdurer le plus longtemps possible, sans se soucier des hommes.
A la place de cela, il y aurait lieu de former des femmes et des hommes à être, et au delà, à faire. Ce qui n’est pas insoluble, et d’ailleurs c’est ce que nous avons entrepris à la petite échelle qui est la nôtre, afin de constituer le fer de lance d’une nouvelle civilisation, pour reprendre le flambeau des mains de l’actuelle dominante en fin de cycle, une fois qu’elle se sera effondrée sous le poids des problèmes qu’elle aura créés. Nous attendons notre heure sans avoir la prétention, ni la volonté, de précipiter les choses.
il y a cependant deux problèmes de taille à affronter, si l’on veut oser produire dans un pays comme la France des centaines de milliers de petits génies over the top du top, par année d’âge. Le premier c’est qu’il ne sera plus possible de sélectionner les élites par des concours au grandes écoles comme on le fait aujourd’hui, il faudra se résoudre à les tirer au sort. Le second, c’est que si on lâche en liberté des millions de petits Prix Nobel dans la nature, plutôt que des jeunes imbéciles révoltés par la mauvaise part que le système leur laisse, des verrous vont inévitablement sauter pour un avenir des plus imprévisibles, une fois que le système socio économique actuel aura sauté devant cette avalanche de savoir-faire invincible.

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Ennéa Almeshin

Ennéa Almeshin est l'avatar féminin de Jean-Louis Tripon. Elle est Pei Jing, Première ministre de la RP de Chine dans le roman ATARAX. Elle prétend venir de la troisième planète invisible de l'étoile Aldébaran dans le Taurus, et que Jean-Louis Tripon est son avatar Frawen favori.

Cet article a 3 commentaires

  1. Jean-Marie Quairel

    Pour apprendre vraiment , il est nécessaire d’avoir “l’esprit libre” ……C’est évidemment loin d’être le cas pour des milliers de jeunes des milieux précarisés et fragilisés ….En plus, les procédures d’Orientation , en fin de 3eme notamment , continuent de poser des “INTERDITS” d’Accès aux études générales , pour un nombre important de jeunes , ainsi assignés à résidence . Le Droit à l’égalité des chances est alors bafoué et c’est un gâchis incroyable de talents, en mème temps qu’un réservoir de frustrations et de haine des élites ….Avoir l’Esprit Libre , c’est aussi se sentir libre d’expérimenter , d’essayer et se tromper : Cette Liberté est accordée à certains de nos enfants et pas à d’autres , sur des prétextes fallacieux et pseudo “objectifs” : Les Notes et les Moyennes …..La révolution éducative passera par la liberté totale de décider de sa formation , si non, elle ne se fera pas .

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    1. Sylvain Chiron

      Liberté de décider de sa formation, totale sur le papier, mais pas dans la vraie vie ! Avant de choisir sa formation, il faut se poser des questions, s’intéresser au sujet, être sensible. Si l’on s’y rend en déclarant qu’on est incontestablement le plus fort, qu’on réussira évidemment, parce qu’on le vaut bien, sans que la moindre discussion sur le sujet puisse être tenue, ça ne le fait pas ! Honte à ceux qui soutiennent leur proche dans l’idée de suivre des études dans un sujet auquel il ne s’est jamais intéressé !

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  2. Sylvain Chiron

    Transmettre les savoirs a quand même une utilité : on transmet un langage. En fait, ce ne sont pas les savoirs qui sont intéressants mais le langage qui s’y lit et qui donne un moyen de contrôler les adultes.

    L’intérêt de ne pas apprendre aux jeunes gens à faire, est que cela leur laisse la perspective de décider comment il faut faire, quelles sont les bonnes pratiques.

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