Procrastination

Procrastination

Mal que le ciel en sa fureur
Inventa pour punir les crimes de la terre,
Ils ne mourroient pas tous, mais tous étoient frappés.
Plus d’amour, partant plus de joie.

La Fontaine – Les Animaux malades de la peste

Trois qualités indispensables de nos partenaires pour participer à la construction d’un projet collectif :
— La compétence.
— La motivation, garante de la fiabilité.
— La disponibilité.

La procrastination est une remise sempiternelle à plus tard, de tâches qui ne nous sont pas nécessairement essentielles, comme de nous nourrir et de dormir, mais qui sont plus ou moins inscrites dans notre tableau d’objectifs. Ce n’est pas obligatoirement un vice, elle peut être aussi une protection contre un environnement nuisible, comme un environnement de travail propice au surmenage et à la dépression.

La procrastination est un élément de la personnalité dominant dans le second des Big Five, le C de OCEAN, la conscienciosité, un terme un peu barbare, qui désigne simplement la capacité à réguler ses impulsions émotionnelles, pour faire ce qu’on se doit, ou que l’on a décidé, tant bien que mal, d’accomplir et de mener à terme.

Pour mener à bien des projets collectifs, nous avons besoin de la participation active d’autres personnes, ne serait-ce que pour constituer un collectif. Or, si la compétence et un peu de disponibilité sont assez facile à trouver, la fiabilité est la chose la plus rare et la moins également partagée chez tous ceux qui nous promettent beaucoup et brillent par leur absence quand nous avons besoin d’eux pour travailler et faire avancer un projet. Les procrastinateurs doivent donc savoir que les personnes fiables, et motivées, même moins compétentes et moins disponibles qu’eux, sont nos amis les plus chers et les plus rares.

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Jean-Louis Tripon

Ingénieur géomètre INSA Strasbourg, Chercheur théoricien en sciences mentales, Créateur de la méthode DMS, Président fondateur de l'AFDMS. Directeur du social networking service Sic Itur

Cet article a 2 commentaires

  1. Jean-Louis Tripon

    Pour ma pomme, je sais me démerder seul dans l’avoir, l’être et le faire. Le problème se pose pour mener à bien des projets collectifs, car là on a besoin des autres, et là on est confronté au C des big five : la Crasse des paresses individuelles et sociales, et le culte de la procrastination. Les politiques ne vont pas plus haut que de s’occuper de la survie, et les aboyeurs ne leur demandent que de l’argent pour développer les activités économiques et se remplir les poches. Sans doute serait-il plus sage de laisser toute cette masse inculte, toxique et débile, se détruire, avant qu’elle ne détruise totalement la planète, c’est sa trajectoire, il suffit de laisser faire. Et ne se consacrer qu’à ceux qui méritent de survivre, qui eux sont motivés pour l’être et le faire, et qui savent que pour atteindre quelque chose, il faut bosser, beaucoup bosser. Et que tous les autres se meurent, il sont peanuts, du lest inutile pour l’espèce, et pour eux-mêmes. Il n’existe ni égalité, ni fraternité, l’altruisme est un leurre pour notre amour propre, et la compassion pour les faibles, une pathologie de notre éthique.

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  2. Jean-Louis Tripon

    La participation au grand débat national n’a été que de 1 à 2 % de la population, arrondissons à 2 % pour inclure ceux comme moi, qui y auraient participé s’ils respectaient ce gouvernement, mais qui n’ont pas voulu légitimer ainsi, un système qu’ils abhorrent.
    Il serait intéressant de savoir qui sont les 98 % restant qui ont évité de se déplacer et pourquoi, afin de pouvoir évaluer les chances de succès d’un projet collectif national. Plusieurs groupes sont à considérer :
    A. Les demeurés, analphabètes, QI inférieur à 80, prisonniers, et malades mentaux en hôpital psychiatrique.
    B. Les abstentionnistes par principe, estimant que toute expression populaire est inutile pour infléchir une gouvernance politique.
    C. Ceux dont les convictions impliquent qu’ils doivent défendre bec et ongles leur manières de vivre personnelles, et se tenir à l’écart de tout ce qui viendrait les déranger.
    D. Les procrastinateurs, qui ont toujours et à chaque instant, mieux à faire.

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