Que penser d’une expression contributive à un projet ?

Que penser d’une expression contributive à un projet ?

Une expression contributive à un projet est un dire qui se veut participer et qui contribue à ce projet, il faut donc que ce projet existe au préalable. C’est un élément essentiel de l’intelligence collective, ce n’est donc pas un jugement, une théorie, une opinion ou un argument qui tente de la défendre. Le thème est la contribution, et la question est : Quelles conditions doit respecter un dire pour être contributif à un projet.

Ce Forum est spécialement destiné à Antoine Valabregue et aux spécialistes de l’intelligence collective. Merci de le faire connaître dans Facebook, car j’en suis déconnecté par force. Et maintenant à vos claviers et tablettes !

Quelles sont les conditions pour qu’un dire soit contributif ?

Références :
La nuée : http://coop-group.org/lanuee/wakka.php?wiki=PagePrincipale
La nuée, débats en IC : https://pad.colibris-outilslibres.org/p/lanuee-ic
Co-construire notre avenir :
https://docs.google.com/document/d/1OLseMyA2rC8UQkCj2b_W6yXQzDa0x4tdESw8d9n2gXc/edit#

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Jean-Louis Tripon

Chercheur théoricien mentaliste, ingénieur géomètre INSA, expert en sémantique holistique, expert en sciences mentales, Harmonique de Pleine Conscience Holistique Ataraxique (HPCHA), dualiste de substance, métaphysicien athée, créateur de la méthode DMS, président fondateur de l'AFDMS.

Cet article a 6 commentaires

  1. Jean-Louis Tripon

    D’abord éviter de vouloir séduire les autres pour les exploiter, les dominer, etc., rôle habituel du langage parlé, ensuite concevoir qu’il s’agit plus d’une action collective pertinente que de l’intelligence collective, que nous ne pouvons pas accomplir seuls. Donc faire ce qui nous incombe et parler au projet plus que parler au autres = Voilà ce que je peux faire pour toi, Projet, je m’y engage, que d’autres nous suivent, car seul, même si je sais écrire un livre ou une thèse de doctorat, je n’y parviendrai pas ! Dans un tel projet, nous avons besoin des grandes et des petites mains, toutes ont leur place pour le succès final.
    Qu’en pensez-vous ? est une chose importante, car chaque étape doit recueillir l’adhésion du groupe, et si une critique s’élève, genre : on pourrait faire mieux ! cette critique doit s’accompagner de la proposition pour mieux faire pour être prise en considération par le groupe. Ben oui, il est impératif d’écarter tous ces biais, qui sont si communs, affirmation sans argument est vide de sens !

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  2. Sylvain Chiron

    Il faut d’abord partir des expressions les plus naïves possibles : on part de l’« algorithme naïf », c’est-à-dire la manière commune dont on peut penser réaliser le projet. Puis cet algorithme se trouve critiqué par des personnes compétentes, et on établit ainsi peu à peu un processus optimal pour réaliser le projet avec la meilleure qualité possible et de la façon la plus efficace.

    Il est normal de vouloir séduire et exploiter les autres, mais un statut de dominant se mérite. La première chose est de savoir accepter un dialogue, des débats potentiellement longs et fastidieux, sans jamais se vexer. Un projet ne peut pas se construire sainement s’il se crée des ennemi·e·s ! Dans le cadre de ce débat, il faut savoir accepter les bizarreries des autres, puis faire la part des choses entre les convictions personnelles de chacun·e et les données qui sont claires pour tout le monde. Un bon projet ne doit pas s’appuyer sur des convictions personnelles mais sur des données prouvées et éprouvées. La peur de vexer est ce qui me freine le plus dans les débats. Il faut être prêt·e à fournir suffisamment d’écoute pour permettre à chacun·e d’apporter sa science, et ainsi ne laisser aucun point de vue de côté. Un bon projet ne peut pas se construire sans que l’on commence par guérir les participant·e·s de quelques maladies mentales. Il faut savoir parler aux autres, maitriser des techniques de neutralité pour se réorienter en permanence vers l’objectif concret, sans oublier que chacun·e possède une personnalité qui doit pouvoir être écoutée. On s’oublie lorsqu’on travaille pour le projet, mais pas lorsqu’on en parle.

    Ainsi, même les discours les plus naïfs ont leur intérêt dans le débat et ne doivent pas être discriminés. Le tout est de savoir accepter la critique, les rebondissements et l’évolution de son expérience au fur et à mesure de la discussion.

    Le fait qu’un dire soit contributif ne dépend pas seulement de la façon dont son auteur le rédige, mais aussi de la façon dont il est perçu. L’impertinence des débats est trop souvent attribuée aux locuteurs, alors que bien souvent, elle est due à la façon dont les gens écoutent ou plutôt la façon dont ils n’écoutent pas !

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    1. Jean-Louis Tripon

      Des débats potentiellement fastidieux, ça me rappelle Wikiversité. Parfois il faut user de ruse, de mètis, pour saisir toutes les opportunités qui se présentent afin de faire avancer un projet qui dépend des autres, nécessairement donc bien les écouter. L’authenticité me semble importante pour ne pas déclencher de suspicion, et aussi le fait de valoriser l’autre afin de reconnaître sa dignité à participer au débat quel que soit son rang social, comme dit Amans dans son traité de socioculture : https://lesuperflux.wordpress.com/socioculture-3-0/
      Une petite digression : Dizzy Blue réclame une petite sonnette tintant dans son ordi accompagnant une notification (comme dans Facebook, je crois car j’ai éteint le son). C’est possible de créer ça dans un WordPress ? (voir en salle café)

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      1. Sylvain Chiron

        Oui, comme sur Wikiversité, c’est ça ! Moi, ça m’a bien plu, ce débat sur Wikiversité, bien que le support ne soit pas vraiment prévu pour ça. Dans le rapport de la phase 2 de la Consultation sur la communication, les salariés de la fondation ont écrit qu’il fallait s’attacher à ce que les discussions sur les wikis poussent à réaliser des modifications du wiki pour les visiteurs. Je suis complètement contre cette vision productiviste, mais c’est la loi en vigueur pour le moment (du moins en théorie), alors que pour ma part je considère qu’il est très important de discuter pour clarifier un point et pour justement mieux rendre compte que les choses sont très bien comme elles sont.

        Je ne comprends pas pourquoi tu dis qu’il faut user de ruse, ni saisir les opportunités. Pour moi, il faut au contraire savoir prendre son temps. Dans le cas où ça chauffe, il faut stopper la conversation et aller réfléchir chez soi à ce qu’on veut dire pour pouvoir le ramener posément dans le débat. J’ai conscience que la nécessité de faire durer un débat est souvent méprisée : les gens ont horreur de faire des discussions intellectuelles, s’ils discutent c’est pour défendre leurs intérêts comme des bêtes sauvages, pour faire la fête sans se préoccuper des autres ! Pour masquer cela, ils prétendent que mener un débat, c’est long et improductif. Néanmoins, quand on le fait bien, le retour sur investissement est sans pareil.

        Quel est le problème avec le fait de déclencher de la suspicion ? Tu as le droit de suspecter qui tu veux ! Tant que tu n’as pas de preuve, ça n’aura aucun impact social. Et la preuve s’applique aux faits mêmes. Une fois que la personne a purgé sa peine relative à ces mauvais faits, elle a expié sa faute et peut à nouveau être considérée comme n’importe qui.

        Valoriser l’autre, je suis désolé mais je trouve ça chiant. Si on développe une relation amicale, ça devient approprié. Mais dans le contexte du boulot, il faut être objectif. Chacun·e doit venir avec de la confiance en soi. Le débat n’a pas vocation à instaurer des distinctions entre les participant·e·s. Chacun·e y est considéré·e comme l’égal·e des autres du début à la fin. Néanmoins, il est bon de reconnaitre quel·le·s participant·e·s du projet fournissent régulièrement les bonnes idées, pour peut-être leur accorder une confiance particulière, éviter de remettre toujours leur discours en question de la même manière. Une entreprise qui ne le fait pas poussera sans doute ses membres créati·f-ve·s à aller voir ailleurs, et se vautrera dans la réalisation de son projet.

        Le son à la notification, oui, ça doit pouvoir se faire. Mais je suis un peu à l’ouest en ce moment. Et puis je ne vois même pas où il y a des notifications sur ce site !

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        1. Jean-Louis Tripon

          Les notifications sont faites sur notre boite Mail (à condition que l’adresse mail donnée lors de l’inscription soit valable), mais préférant le silence je n’ai pas installé le son sur mon ordi.
          Dans la socioculture pour l’intelligence collective, il y a la théorie et la pratique du billard à quatre bandes, cher aux avocats et aux grands débatteurs, dans le troupeau des bêtes sauvages ivres de leur hybris. Il vaut mieux avoir trois coup d’avance comme aux échecs, Comme les avocats : ne pas parler sans savoir ce que va répondre l’autre, et ne dire que ce qu’il ne peut prévoir. Qu’importe de juger (même si on ne peut s’en empêcher), l’enjeu est de gagner et la légalité a bonne mine. Les Grecs supposaient que les dieux ne s’occupaient pas de ce qui se passait dans leurs esprits et qu’il était bon de le cacher. Aussi, quelles que soit les règles de justice et du jeu, notre esprit est libre et souverain de quelques opinions d’autrui, et n’en pensera donc pas moins dans son antre intime, s’il sait se mettre à l’abri des curieux.

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  3. Jean-Louis Tripon

    Le lien co-construire notre avenir fait 127 pages, ne vous inquiétez pas, la 9éme synthèse ne mesure que 38 pages de 2 à 39, et est très intéressante à lire comme expérience d’intelligence collective et comme étude sociologique. Il reste qu’elle peut faire l’objet de nombreuses critiques, que je résumerai ci-après, compte tenu de son élaboration par un groupe d’une même orientation philosophique, culturelle et politique, que je qualifierai de : matérialiste, humaniste, socioculturel, écologique, altruiste, qui est loin d’être partagée par tous les hommes. Donc, qu’elle est fondée sur un certain nombre de credo et de pétitions de principe non avérés qui ne me semblent pas nécessaires au buts poursuivis, qui sont : la sauvegarde de la biodiversité, de l’espèce humaine, et la préservation des environnements aérien, maritime et terrestre, et des ressources de la planète.
    1. LES COMMUNS
    Ce concept fut inventé en réaction à des abus, par usage de la force technologique, d’appropriation par des personnes morales ou privées d’espaces physiques comprenant tous territoires terrestres et extraterrestres, y compris la corporalité et les génotypes de toutes les espèces vivantes, végétales et animales, étant donné que malgré de vaines tentatives, hors des brevets de manufacture d’objets matériels, la propriété intellectuelle est un leurre, chacun pouvant créer les mêmes concepts et les mêmes techniques mentales dans son for intérieur sans pouvoir prétendre en être le seul propriétaire et les commercialiser tout en interdisant leur libre usage par d’autres personnes.
    Ce concept de COMMUNS suppose que toute dimension physique est appropriable par l’homme en divisant la propriété de toutes choses en personnelle ou collective (les communs) sans remettre en cause la capacité de propriété et d’exploitation humaine de ces choses. Or, on peut concevoir le rapport de l’homme à la nature et aux autres espèces sous un autre angle, limitant la liberté d’appropriation par la force humaine de ces choses, donc la propriété, qui est un droit exclusif de jouissance sans respect du vivant, ni de la nature matérielle inerte.
    2. PROPRIÉTÉ OU RESPONSABILITÉ COLLECTIVE
    Il n’est pas nécessaire d’être collectivement propriétaire de la nature pour en être collectivement responsable. Il est même probable que cette propriété collective gérée par des politiques puisse induire une tentation d’exploiter ces communs au bénéfice légitime de tous, comme on l’a toujours fait du ciel, du sous sol et des mers internationales, et de leurs locataires succulents et dévorables à merci, ou riche graisse de pingouin et baleine pour faire de l’huile de lampes, jusqu’à ce que la technique, et non l’éthique de sauvegarde des espèces en voie de disparition, rende ces pratiques caduques. Du mammouth laineux au dodo de Maurice, en passant par de nombreux marsupiaux de la Terra Australis, la goinfrerie de l’homme fut le principal responsable de l’extinction des espèces animales ! Et que fera-t-on des dernières gouttes de pétrole trouvées en Antarctique où au fond des mers glacées de l’Arctique, bien que protégées par des pactes internationaux, il ne fait nul doute que l’humanité ne saura pas s’empêcher de se les siroter, de force majeure oblige !
    Il faudrait sans doute mieux s’interdire purement et simplement la propriété de certaines choses et de certains êtres vivants pour les protéger des ambitions d’exploitations humaines peu soucieuses de leur devenir, plutôt que d’en faire des communs. Ni les singes ni les rats de laboratoire ne nous appartiennent, et que dire des futures espèces Xénomorphes que nous trouverons peut-être un jour dans l’espace ? Saura-t-on se retenir de les découper en tranches pour le bien de notre science ?
    3. L’ESPÈCE HUMAINE EST ELLE SOCIALE ?
    C’est une notion préliminaire sur laquelle se fonde et se justifie ce débat, mais on peut largement douter de son opportunité, au vu des antécédents de la race humaine, ayant toujours consciencieusement détruit ses rivaux les plus proches, certains diront “mangés”, les derniers étant les Hommes de Néandertal, au point d’être la seule espèce hominienne restante sur terre. Et plus proche de nous, comment une espèce dite sociale pourrait-elle justifier les centaines de millions de morts des génocides les plus barbares, des guerres les plus sanglantes, et des massacres les plus systématiques des idéologies les plus vertueuses, de la Sainte Barthélémy, à la Shoah et à Pol Pot…
    Lire la suite dans l’annexe “Critique de Co-construire notre avenir”. https://developpement-mental-semantique.com/critique-de-co-construire-notre-avenir/

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