Omar Khayyâm
Merci Omar... poésie persane

Omar Khayyâm

Omar Khayyam ou de Khayyâm (1048 à Nichapur en Perse (actuel Iran) – 1131) est un écrivain et savant persan musulman. On trouve son nom orthographié Omar Khayam dans les traductions d’Armand Robin (1958) ou de M. F. Farzaneh et Jean Malaplate (dans l’édition critique de Sadegh Hedayat, Corti, 1993). Sa date de naissance est supposée. Ses poèmes sont principalement écrits en persan alors que ses traités scientifiques le sont en arabe.

Il existe de nombreuses controverses concernant l’attribution de ces quatrains, leur traduction et le nom même du célèbre poète, aussi dans cette tentative de vulgarisation auprès du grand public, nous les présentons comme du style d’Omar Khayyâm.

Rubayat, poèmes du style d’Omar Khayyâm, quatrains I à XX

I
Tout le monde sait que je n’ai jamais murmuré la moindre prière.
Tout le monde sait aussi que je n’ai jamais essayé de dissimuler mes défauts.
J’ignore s’il existe une Justice et une Miséricorde…
Cependant, j’ai confiance, car j’ai toujours été sincère.
II
Que vaut-il mieux? S’asseoir dans une taverne, puis faire son examen de conscience,
Ou se prosterner dans une mosquée, l’âme close?
Je ne me préoccupe pas de savoir si nous avons un Maître
Et ce qu’il fera de moi, le cas échéant.
III
Considère avec indulgence les hommes qui s’enivrent.
Dis-toi que tu as d’autres défauts. Si tu veux connaître la paix,
La sérénité, penche-toi sur les déshérités de la vie,
Sur les humbles qui gémissent dans l’infortune, et tu te trouveras heureux.
IV
Fais en sorte que ton prochain n’ait pas à souffrir de ta sagesse.
Domine-toi toujours. Ne t’abandonne jamais à la colère.
Si tu veux t’acheminer vers la paix définitive,
Souris au Destin qui te frappe, et ne frappe personne.
V
Puisque tu ignores ce que te réserve demain,
Efforce-toi d’être heureux aujourd’hui.
Prends une urne de vin, va t’asseoir au clair de lune,
Et bois, en te disant que la lune te cherchera peut-être vainement, demain.
VI
Le Koran, ce Livre suprême, les hommes le lisent quelquefois,
Mais, qui s’en délecte chaque jour ?
Sur le bord de toutes les coupes pleines de vin est ciselée
Une secrète maxime de sagesse que nous sommes bien obligés de savourer.
VII
Notre trésor ? Le vin. Notre palais ? La taverne.
Nos compagnes fidèles ? La soif et l’ivresse.
Nous ignorons l’inquiétude, car nous savons que nos âmes, nos cœurs, nos coupes
Et nos robes maculées n’ont rien à craindre de la poussière, de l’eau et du feu.
VIII
En ce monde, contente-toi d’avoir peu d’amis.
Ne cherche pas à rendre durable la sympathie que tu peux éprouver pour quelqu’un.
Avant de prendre la main d’un homme,
Demande-toi si elle ne te frappera pas, un jour.
IX
Autrefois, ce vase était un pauvre amant
Qui gémissait de l’indifférence d’une femme.
L’anse, au col du vase…
Son bras qui entourait le cou de la bien aimée !
X
Qu’il est vil, ce cœur qui ne sait pas aimer,
Qui ne peut s’enivrer d’amour !
Si tu n’aimes pas, comment peux-tu apprécier
L’aveuglante lumière du soleil et la douce clarté de la lune ?
XI
Toute ma jeunesse refleurit aujourd’hui !
Du vin! Du vin! Que ses flammes m’embrasent !
… Du vin! N’importe lequel… Je ne suis pas difficile.
Le meilleur, croyez bien, je le trouverai amer, comme la vie!
XII
Tu sais que tu n’as aucun pouvoir sur ta destinée.
Pourquoi l’incertitude du lendemain te cause-t-elle de l’anxiété ?
Si tu es un sage, profite du moment actuel.
L’avenir? Que t’apportera-t-il ?
XIII
Voici la saison ineffable, la saison de l’espérance,
La saison où les âmes impatientes de s’épanouir recherchent les solitudes parfumées.
Chaque fleur, est-ce la main blanche de Moïse ?
Chaque brise, est-ce l’haleine de Jésus ?
XIV
Il ne marche pas fermement sur la Route,
L’homme qui n’a pas cueilli le fruit de la Vérité.
S’il a pu le ravir à l’arbre de la Science, il sait que les jours écoulés
Et les jours à venir ne diffèrent en rien du premier jour décevant de la Création.
XV
Au delà de la Terre, au delà de l’Infini,
Je cherchais à voir le Ciel et l’Enfer.
Une voix solennelle m’a dit :
« Le Ciel et l’Enfer sont en toi. »
XVI
Rien ne m’intéresse plus. Lève-toi, pour me verser du vin !
Ce soir, ta bouche est la plus belle rose de l’univers…
Du vin! Qu’il soit vermeil comme tes joues,
Et que mes remords soient aussi légers que tes boucles !
XVII
La brise du printemps rafraîchit le visage des roses.
Dans l’ombre bleue du jardin, elle caresse aussi le visage de ma bien aimée.
Malgré le bonheur que nous avons eu, j’oublie notre passé.
La douceur d’Aujourd’hui est si impérieuse !
XVIII
Longtemps encore, chercherai-je à combler de pierres l’Océan ?
Je n’ai que mépris pour les libertins et les dévots.
Khayyâm, qui peut affirmer que tu iras au Ciel ou dans l’Enfer ? D’abord, qu’entendons-nous par ces mots ?
Connais-tu un voyageur qui ait visité ces contrées singulières ?
XIX
Buveur, urne immense, j’ignore qui t’a façonné ! Je sais, seulement,
Que tu es capable de contenir trois mesures de vin, et que la Mort te brisera, un jour.
Alors, je me demanderai plus longtemps pourquoi tu as été créé,
Pourquoi tu as été heureux et pourquoi tu n’es que poussière.
XX
Aussi rapides que l’eau du fleuve ou le vent du désert,
Nos jours s’enfuient.
Deux jours, cependant, me laissent indifférent :
Celui qui est parti hier et celui qui arrivera demain

Lire la suite dans l’intégrale du Rubayat : 170 quatrains dans KEDISTAN
http://www.kedistan.net/2015/12/04/omar-khayyam-poete/

Réagir
1

Ennéa Almeshin

Ennéa Almeshin est l'avatar féminin de Jean-Louis Tripon. Elle est Pei Jing, Première ministre de la RP de Chine dans le roman ATARAX. Elle prétend venir de la troisième planète invisible de l'étoile Aldébaran dans le Taurus, et que Jean-Louis Tripon est son avatar Frawen favori.

Laisser un commentaire

Fermer le menu
×
×

Panier