Sagesse/Philosophie

Sagesse/Philosophie

” N’oublie jamais que tout est éphémère, alors tu ne seras jamais trop joyeux dans le bonheur, ni trop triste dans le chagrin.

SOCRATE

” Réfugie-toi dans l’étude, tu échapperas à tous les dégoûts de l’existence. L’ennui du jour ne te fera pas soupirer après la nuit et tu ne seras pas à charge de toi-même et inutile aux autres. “

De la tranquillité de l’âme – Sénèque

” Dans un monde composé pour les cinq sixièmes de voyous ou bien de fous et d’imbéciles, tout individu du sixième restant devra, dans une mesure qui croit avec la distance le séparant des autres, nécessairement fonder l’organisation de sa vie sur le retrait du monde. Plus il vivra loin du monde, mieux ce sera. La conviction que le monde est une contrée désertique où il ne faut pas compter sur la compagnie des hommes doit devenir un sentiment profond, rentrer dans son caractère. De la même façon que les murs enserrent le regard, lequel s’élargit de nouveau dès qu’il a devant soi l’étendue de la campagne, la société enserre mon esprit, et la solitude lui permet de nouveau d’élargir sa vision. Giordano Bruno dit de celui qui cherche et atteint la vérité qu’il cesse d’être un homme vulgaire, commun, civil et populaire pour devenir un sauvage, semblable à un cerf ou à l’habitant d’un désert, et que tous ceux qui ont voulu jouir ici-bas d’une existence plus élevée déclarent d’une seule voix : “Vois j’ai fui au loin et suis resté dans la solitude”, car leur préoccupation des choses divines fait d’eux des morts aux yeux de la foule.”

L’Art de se connaitre soi-même (édition Rivages, p.68 – 69) – SCHOPENHAUER

” On ne devient sage que par le malheur, on ne devient bon que par le malheur des autres ” c’est ainsi que parle cette philosophie singulière qui fait découler toute morale de la compassion et toute intellectualité de l’isolement des hommes : par là elle intercède inconsciemment pour toutes les dégradations terrestres. Car la pitié a besoin de la souffrance et l’isolement du mépris des autres.”

Humain, trop humain – Nietzsche

“L’amour de la solitude ne peut pas exister comme penchant primitif; il doit naître comme un résultat de l’expérience et de la réflexion et se produire toujours en rapport avec le développement de la force intellectuelle propre et en proportion des progrès de l’âge: d’où il suit qu’en somme l’instinct social de chaque individu sera dans le rapport inverse de son âge. Le petit enfant pousse des cris de frayeur et se lamente dès qu’on le laisse seul, ne fût-ce qu’un moment. Pour les jeunes garçons, devoir rester seuls est une sévère pénitence. Les adolescents se réunissent volontiers entre eux; il n’y a que ceux doués d’une nature plus noble et d’un esprit plus élevé qui recherchent déjà parfois la solitude; néanmoins passer toute une journée seuls leur est encore difficile. Pour l’homme fait, c’est chose facile; il peut rester longtemps isolé, et d’autant plus longtemps qu’il avance davantage dans la vie. Quant au vieillard, unique survivant de générations disparues, mort d’une part aux jouissances de la vie, d’autre part élevé au-dessus d’elles, la solitude est son véritable élément. Mais, dans chaque individu considéré séparément, les progrès du penchant à la retraite et à l’isolement seront toujours en raison directe de sa valeur intellectuelle. Car, ainsi que nous l’avons déjà dit, ce n’est pas là un penchant purement naturel, provoqué directement par la nécessité; c’est plutôt seulement l’effet de l’expérience acquise et méditée; on y arrive surtout après s’être bien convaincu de la misérable condition morale et intellectuelle de la plupart des hommes, et ce qu’il y a de pire dans cette condition c’est que les imperfections morales de l’individu conspirent avec ses imperfections intellectuelles et s’entraident mutuellement; il se produit alors les phénomènes les plus repoussants qui rendent répugnant, et même insupportable, le commerce de la grande majorité des hommes. Et voilà comment, bien qu’il y ait tant de mauvaises choses en ce monde, la société en est encore la pire: Voltaire lui-même, Français sociable, a été amené à dire: « La terre est couverte de gens qui ne méritent pas qu’on leur parle. » Le tendre Pétrarque, qui a si vivement et avec tant de constance aimé la solitude, en donne le même motif: j’ai toujours recherché une vie solitaire (les rivages, et les campagnes, et les bois le savent), pour fuir ces esprits difformes et myopes, qui ont perdu la route du ciel.”

Aphorismes sur la sagesse dans la vie – SCHOPENHAUER

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