Science, conscience, et réalité
Montre molle, de Salvador Dali

Science, conscience, et réalité

Discussions dans le groupe Fbk : Astrophysique , Astronomie, Physique quantique, LHC, suite à la publication d’un entretien avec le physicien Thibault Damour, membre de l’Académie des sciences : “L’écoulement du temps est une illusion”

https://usbeketrica.com/article/l-ecoulement-du-temps-est-une-illusion?fbclid=IwAR1OQ3wWyqUPILbJ1RNd8jzlp9kNhcrz48_MnhiKIL2RHaKQJWKq0xwYP7c

Thibault Damour

Demos Ecolo Humanis S’il n’existait aucun être vivant, Thibault Damour aurait parfaitement raison, tout serait totalement déterminé au moindre atome près dans tout l’univers, Il aurait encore raison si tous les êtres vivants étaient des zombies, sans conscience ni intention, comme sont nos ordinateurs.
Pourquoi d’ailleurs, n’en est-il pas ainsi ? Des zombies avec un cerveau qui capte de l’information de l’extérieur, la traite, et assure ses besoins en agissant son corps pour chasser et se nourrir, nul besoin de conscience ni d’intention, c’est seulement un programme qui exécute des tâches.
Seulement, ça ne marche pas comme ça, même si ce physicien feint de l’ignorer et le nier, et en se faisant il se nie lui même, sa conscience, ses intentions, et tout le reste sans lequel il serait incapable d’exploiter les mesures de ses instruments physiques.
Ces deux natures ne peuvent pas obéir aux mêmes lois car elles concernent d’autres grandeurs, donc toutes les théories qui oublient l’une d’elle sont nécessairement fausses, La physique étudie les phénomènes physiques et ne peut étudier les phénomènes de notre esprit qui n’obéissent pas aux lois physiques, ni aux lois déterministes, ainsi que chacun peut le constater dans son libre arbitre, Nous avons donc besoin de deux sciences pour comprendre notre univers : la physique, et une autre : mentale (ou de notre esprit).

Paul Dicar Demos Ecolo Humanis si vous parlez de conscience sur ce forum, vous allez vous faire jeter ! Pour les administrateurs de ce groupe Facebook, la conscience n’a rien à voir avec la physique.

Demos Ecolo HumanisPaul Dicar Exact, la conscience n’a rien à voir avec la physique, mais sans la conscience des physiciens, il n’y a pas de physique, ni de science. Donc la physique ne peut prétendre comprendre seule notre univers, Toutes les médailles d’or du CNRS ni feront rien, les théories et les conclusions du genre de ce Damour sont fausses et invalidées par le simple fait que nul homme ne peut nier l’existence de sa conscience.
Ce forum peut me jeter en dépit de tout principe scientifique, elle nie un fait qui invalide toutes ses connaissances et les rend fausses donc nocives à la civilisation et à notre espèce. Il nous faut deux sciences pour comprendre notre univers. Et un jour ou l’autre ce nouveau paradigme s’imposera aux incomplétudes actuelles. La raison et les faits finissant toujours par triompher des pétitions de principes erronées.
C’est Damour qui parle le premier de notre libre arbitre, de notre être et de notre perception du temps, donc implicitement de notre conscience même s’il ne cite pas le terme, Je lui réponds parce qu’il en parle alors que je sais que ce ne sont pas des grandeurs physiques, C’est dont lui en premier qui doit être jeté de ce forum et non moi !

Jean-marc VienDemos Ecolo Humanis La charge de la science c’est de chercher a comprendre LA réalité. Si la conscience fait partie de cette réalité unique alors son étude tombe est aussi du domaine scientifique. Toutefois, a ce jour, peut de progrès ont été fait en ce sens tout simplement parce que les faits empiriques dans ce champs de recherche sont difficilement vérifiables (condition essentiel a une véritable science). De plus le domaines est pluridisciplinaires (physique fondamentale, biophysique, biochimie, psychologie. mathématiques, etc..) Bref, c’est un champs de recherche toujours tres ambigu et a la lumière de nos connaissance actuelles, il serait même difficile d’élaborer un programme de recherche en se sens. Mais placer la “conscience” a l’écart de la réalité est une erreur et ne peut nullement être considéré comme une démarche scientifique. Vous pouvez “vouloir” deux réalité, vous pouvez le souhaiter, vous pouvez y croire même, Mais la réalité n’en restera pas moins unique.

Demos Ecolo HumanisJean-marc Vien Le N° de décembre du magazine La recherche, titrait : La science de la conscience, Madame Catherine Tallon Baudry (Paris Ulm et CNRS) affirmait : ” Nous sommes à un tournant, les ressentis subjectifs sont devenus l’enjeu majeur des neurosciences. il y a un gouffre explicatif entre une propriété exprimée (l’expérience subjective) et la matière (le cerveau)”… David Chalmers nous parle à ce sujet du hard (difficile) problème de la conscience. Le philosophe Markus Gabriel titre ses livres : ” “Pourquoi je ne suis pas mon cerveau” et ” Pourquoi le monde n’existe pas”. Hilary Putnam de Hardvard écrivait : “Are sensations (or Qualia) identical with brains processes ?… I fear that falling to describe thought in materialistics terms, we will etablish that dualim is correct, that we have immaterial souls over and above our bodies and brains”.
La physique quantique nous offre une dualité expérimentale entre onde et corpuscule, la théorie des cordes (dont Damour est un spécialiste) nous présente une troisième réalité. Pour parler de réalité unique, il faudrait pouvoir y accéder empiriquement, sinon cela reste une idée, un mythe.
Ma (notre) seule réalité est mon expérience mentale (mes qualia) que me livre le contenu de ma fonction révélatrice (que l’on nomme conscience). La réalité physique est donc une hypothèse qui reste à valider (même si j’adhère à cette thèse probable) et non l’inverse, car notre conscience est une expérience immédiate que personne ne peut raisonnablement nier. La science, et non la seule physique, est donc à présent face à un énorme problème de nature à changer son paradigme, et il ne sert à rien de le nier.
Le problème c’est que notre première réalité : notre conscience et ses contenus, ne sont pas mesurables car se sont des qualia ineffables, indubitables, intransmissibles d’une personne à une autre, que la physique s’en est sortie par un biais en extrayant une petite partie d’un type particulier de qualia, celui issu de notre système sensoriel biologique, et quelle en a abstrait des mesures de règles et d’horloges, qu’elle a traité mathématiquement jusqu’à sortir de notre intelligibilité naturelle, en oubliant tout le reste, non mesurable, ce qui n’implique pas son inexistence.
La réalité (je veux bien vous croire) est sans doute unique ! Mais elle n’est pas sensée obéir à notre intention de la percevoir et de la mesurer (sans aller jusqu’à dire que c’est une perverse qui joue à se dérober de notre regard). Je pense qu’en premier lieu, il nous faut admettre que toute réalité n’est pas mesurable si nous voulons élargir le champ de nos connaissances. La conscience étant notre point d’accès à toutes choses se trouve naturellement au centre de toute démarche scientifique, et non à l’extérieur de nos représentations. Nous n’avons donc pas à chercher à intégrer notre conscience et ce que nous sommes dans notre univers physique, mais cet univers dans notre conscience.
Les contraintes du “physiquement mesurable” font que nous devons chercher d’autres protocoles scientifiques pour valider des faits empiriques qui ne sont que qualitatifs, le quantitatif n’étant qu’une exception, de les transmettre et les partager pour qu’ils soient vérifiables par d’autres chercheurs. Ce qui nous oblige aussi de créer une multitude d’autres concepts qui n’appartiennent pas actuellement aux grandeurs et aux concepts de la physique. Car tout le problème réside en cela : la validation d’une découverte exige son partage à tous les milieux scientifiques pour devenir une évidence partagée.

Demos Ecolo HumanisSiham Salhoumi Notre être échappe à la physique, qui est incapable d’en étudier les propriétés, les lois et les conséquences. L’image impersonnelle de l’univers, chère à Einstein et à Damour, fait abstraction de tous les êtres vivants, et de tous leur actes commandés par leur libre arbitre qui modifient les conséquences des lois déterministes de l’univers physique (peu mais c’est beaucoup pour eux à leur échelle, et c’est suffisant pour invalider la belle théorie de Damour qui évite soigneusement d’en tenir compte pour la sauvegarder).
Donc, vous avez parfaitement raison : vous pouvez influencer le devenir de votre futur, et à vous seule vous perturbez les conséquences des lois causales de la physique.
Ce qui implique encore qu’à vous seule, vous créez du présent et que vous transformez le temps en un écoulement dont les événements sont aléatoires et en rupture avec l’espace temps d’Einstein. Prenez conscience que vous avez un formidable pouvoir sur le temps et sur la totalité de l’univers ! Bravo, vous êtes un être singulier unique qui impacte notre univers autant et plus qu’une galaxie ou qu’un trou noir, qui sont de vulgaires masses inertes !

Demos Ecolo HumanisJean-marc Vien Je confesse que je suis un expert de la science de notre esprit et aussi un ingénieur INSA avec une formation scientifique, un dualiste de substance qui a mis au point des techniques originales d’exploration de nos structures mentales (je prépare un doctorat de philosophie en ce sens)
Avec ces deux formations, j’estime que le temps des querelles est dépassé entre physique et sciences sociales et mentales. Je respecte la physique et je sais faire respecter mes découvertes en sciences de l’esprit. Je suis certain qu’il arrivera un jour ou nous nous respecterons mutuellement pour le profit de nos sciences respectives ou de la science réunifiée.
Mais il y a encore trop de scientifiques matérialistes comme Stanislas Dehaene qui méprisent nos travaux, nous déclarant voie sans issue du haut de leur pétition de principe. Un mépris d’ailleurs que nous leur rendons cordialement, Cette division et ce conflit se résoudra sans doute au cours de ce siècle pour le plus grand bénéfice de l’humanité. Sinon, comme le craint Damour à la fin de cet article, la science (la physique) sera rejeté par notre société, ce qui signifie aussi une réduction drastique des crédits de recherche et la fermeture de laboratoires.

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Jean-Louis Tripon

Ingénieur géomètre INSA Strasbourg, Chercheur théoricien en sciences mentales, Créateur de la méthode DMS, Président fondateur de l'AFDMS. Directeur du social networking service Sic Itur

Cet article a 1 commentaire

  1. Emile Thyeff

    Bonjour

    super article très intéressant

    au débotté me viennent quelques idées :

    Il est difficile de ne pas faire le lien avec les mouvements spirituels occultes qui fleurirent au début du 20 ème siècle. notamment la théosophie et l’ Anthroposophie de Rudolf Steiner qui reprenait les enseignement de la première ainsi que des fragments de philosophies orientales , de mystique chrétienne et de célébrations des forces de la nature comme les “élémentaux” ,déjà célébrés par les Celtes et dont les contes de fées constituent des traces.
    On peut aussi penser à Gurdjeff et bien sûr à Carlos Castaneda et son vieux sorcier yaqui, Don Juan Maltus.

    Pour tous ces penseurs, le monde est beaucoup plus mystérieux que ce que le premier rideau de ” réalité” physique veut bien nous laisser voir. Seul l’apprentissage de la maîtrise de nos capacités mentales et spirituelles permet de déchirer le voile et de percevoir le monde autrement que d’une manière on dira “solide” , mais plutôt d’une manière ” fluidique et énergétique “.

    Il parait aussi évident que tous ces penseurs n’avaient aucune chance de convaincre les tenants de la science officielle ” physique” qui toujours ont pris la précaution de se réfugier derrière la barrière de la “zététique” et donc de l’obligation de la fourniture de “preuves” pour invalider les dires des ” spiritualistes “. Preuves bien sûr fondées sur une approche matérielle et physique que les spiritualistes ne pouvaient apporter car ils n’avaient pas la même approche.

    On remarquera que les scientifiques qui se targuaient et se targuent d’être débarrasser de toute influence religieuse, n’hésitent pas à employer les mêmes méthodes que l’ Église du temps de sa splendeur inquisitoriale , pour débouter leurs contradicteurs. Comme quoi, la mauvaise foi est une valeur pour le coup commune et universelle quand il s’agit de remporter le morceau.

    Cette posture de repli perdure encore en haut lieu. pour s’en convaincre il suffit de suivre les péripéties du dossier ” homéopathie” et les arguments développés par les scientifiques officiels pour l’anéantir.

    On notera aussi que cette posture officielle de la science auto prétendue rigoureuse et sincère, est aussi une formidable arme politique. En effet, il est beaucoup plus facile de maintenir sous contrôle des êtres qui ne se perçoivent eux mêmes, ainsi que le monde qui les entoure, que comme physiques et matériels, et accessoirement d’en tirer des profits financiers , ô combien matériels, pour les plus débrouillards et les plus cyniques.

    Pour finir, l’ Intelligence artificielle, ou le transhumanisme qu’on nous présente comme une évolution majeure de l’esprit humain, n’est qu’un gros leurre, car on reste totalement englué dans le plasma de la science physique officielle, caution et suppôt de la machinerie capitaliste coercitive.

    Dernière petite chose : en réponse à une phrase relevée qui dit qu’il y aurait une réalité unique ( la réalité physique )
    Il n’y a pas de réalité unique. Chaque être dans cet univers qu’il soit organique, végétal et même minéral, a sa propre réalité singulière, intrinsèque qui lui est propre, ce que les penseurs spirituels n’arrêtent pas de dire.
    La réalité physique du monde ( le premier rideau) n’est en fait qu’ une réalité commune , une réalité partagée, qui permet la cohabitation entre toutes les entités. c’est là sa seule utilité.

    merci de votre attention

    bonne journée à tous

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