Science de la vie mentale

Science de la vie mentale

1. SCIENCE DE LA VIE MENTALE www.sefome-academie.fr
Notre vie mentale est régie par des lois, des structures et des principes propres, totalement étrangers à ceux ou celles de la physique, de la biologie et de la neurobiologie. Nous ne sommes pas que des êtres physiques et biologiques, mais avant tout des êtres de sens. Ce sens est la chair de notre être mental. Mais le sens n’est pas spatiotemporel, il est présent dans notre conscience et notre mémoire. Il se distingue du monde spatiotemporel qui nous entoure par la multiplicité sans limite de ses nuances qualitatives. L’une de celle-ci se déploie dans des constructions géométriques parce que la forme est l’une de ces qualités de sens. Ce qui montre que nous pouvons créer dans votre monde mental des spatialités virtuelles aux propriétés topologiques variées, comme nous pouvons créer des continuums qualitatifs aspatiaux encore plus riches de possibles. Ceci n’implique pas que notre être et son monde mental soit spatial mais démontre au contraire sa fondamentale aspatialité.
Or, quand nous commençons à examiner cette aspatialité de notre monde mental, nous découvrons qu’elle possède des propriétés surprenantes que les mathématiques et la logique bivalente ignorent. Donc, si nous voulons comprendre comment notre pensée et tout cela fonctionne, il nous faut commencer par abandonner presque tout ce que nous savons ou croyons savoir, en particulier le rôle du cerveau et les postulats des neurosciences et de la neuropsychologie. Ici nous sommes ailleurs et nous avons besoin d’un autre cadre conceptuel que celui utilisé par ces sciences.


2. CONCEPTS ET PERCEPTS
Les concepts sont des architectures arbitraires de sens, leur valeur dépend de deux choses :
a) Que ces sens existent, ce qui est vérifié si se sont des percepts, mais ce n’est pas et loin s’en faut toujours le cas. Le plus souvent se sont des architectures d’idées qui elles-mêmes sont fausses, des contresens et des non sens ou vide de sens, et dans ce cas les concepts ne sont pas véritablement fondés sur quelque chose de réel et c’est du psittacisme.
b) Que ces architectures correspondent à la réalité des structures de sens. Or comme ce sont des constructions analytiques dans un espace de liberté, elles sont vraies ou fausses et le plus souvent fausses, injustifiées ou approximatives.
Les percepts sont des ressentis mentaux, qui existent par et comme expérience. Ils ne supportent aucune définition, pas plus que des couleurs ou des saveurs. Mais nous pouvons les inclure dans des structures conceptuelles de sens, vraies ou fausses.
La science de la vie mentale et la démarche mentaliste qui vise à se créer des savoir-faire mentaux se fonde sur la réalité du sens, donc sur des percepts et non sur des concepts. C’est le cas des ancrages qui permettent d’accéder, de maîtriser et de diriger nos fonctions mentales afin d’améliorer leurs performances.
Les concepts appartiennent à notre imaginaire et les percepts à notre réel.


6. PENSÉE CONCEPTUELLE ET PENSÉE PERCEPTUELLE
Outre ce qui a déjà été dit dans l’article 2. Concepts et percepts, ces deux formes de pensée présentent plusieurs différences :
a) La pensée conceptuelle est libre car les idées y sont articulées librement par la direction volontaire 7d qui la contrôle en suivant les indications du jugement arbitraire 7j, en particulier du jugement de vérité. Alors que la pensée perceptuelle n’est pas libre car elle parcourt nécessairement les structures de sens déjà organisés par l’analytique 2 en fonction de ses contraintes formelles et en particulier les architectures de la mémoire.
b) La pensée conceptuelle est essentiellement linguistique car c’est avec des signifiés rattachés à des signes que la direction volontaire l’organise, en peinant à échapper aux structures mêmes du langage. La pensée perceptuelle est infralinguistique, fractale ou holistique, elle dispose de tous les opérateurs et relateurs logiques de l’analytique.
c) l’ensemble du bagage conceptuel constitue une masse qui
peut être remodelé librement. Alors que le bagage perceptuel est relativement stable et s’étend car il se confond avec celui de la mémoire, ses restructurations sont provoquées par la modalité analytique de la gestion du sens en mémoire.


8. CADRE CONCEPTUEL
Le cadre conceptuel des neurosciences ne convient pas à la science de la vie mentale. Nous ne pouvons explorer notre vie mentale dans tous ses aspects tout en repoussant les limites de l’inconscience qu’en pratiquant l’introspection. Mais pour ce faire il nous faut un cadre conceptuel qui lui convienne et le permette. Ce cadre n’est pas celui que nous utilisons pour l’étude et la maîtrise du monde extérieur, mais celui de notre être singulier, aspatial, dans son intemporelle présence.
Dans ce cadre, ni le cerveau, ni le monde extérieur, ni l’espace temps n’existent en tant que réalités. En état de veille, des images secondaires du monde extérieur subsistent, mais ce ne sont que des représentations sans intérêt, inutiles à notre exploration. Dans les deux autres métacontextes mentaux : le rêve et le rêve lucide, ils disparaissent, ici notre mental est seul, libéré de tout extérieur, de toute réalité autre que lui-même.
Dans ce cadre, ce qui existe ce sont des percepts mentaux, percepts de nos fonctions mentales et de leurs produits, qu’il faut distinguer des concepts, des idées et des signes qui les désignent.
L’étude de ces percepts fera l’objet d’autres publications.
Dans le modèle dualiste, le mental et le cerveau présentent une interface d’information et d’instruction. Le cerveau envoie des informations au mental tandis que le mental envoie des instructions au cerveau.


12. PERCEPTS MENTAUX
Les percepts mentaux sont complexes. Ils ne sont pas aussi simples que les percepts de nos cinq sens sensoriels tournés vers l’analyse de notre environnement extérieur. La raison en est que nous disposons de neuf fonctions mentales dont une double, donc quarante cinq liens interactifs.
Un percept mental est un aspect de l’interaction de nos neuf fonctions mentales, de leur synergie qui évolue et se transforme à chaque instant. Ce n’est donc pas comme un concept un ensemble de relations entre des signifiés propres à un langage.
De ce fait, si un percept mental constitue bien du sens infralinguistique, il n’est pas possible de le traduire dans un langage. Par contre il est possible d’en traduire la conclusion sous une forme linguistique avec tous les défauts relatifs à la polysémie et à la syntaxe de cette langue.
Pour l’exemple, l’ensemble de ce texte et l’image qui l’accompagne, ne constituent qu’une évocation d’un seul percept mental.


13. CATÉGORIES DE CONCEPTS
Mon jugement arbitraire 7j range les concepts en cinq catégories :
a) Les fantasmes : Dieu et les anges.
b) Les théories fausses : L’inconscient freudien, la terre plate, le mot.
c) Les hypothèses non vérifiées : L’énergie noire, le rôle du cerveau.
d) Les représentations approchées : l’ellipsoïde de Clarke, la plus grande partie de la physique et de la chimie.
e) Les tautologies, qui sont selon Ludwig Wittgenstein vides de sens et ne nous apprennent rien : La logique.
Ma foi 9 ne possède qu’une catégorie : ses convictions péremptoires. Les miennes sont distinctes des vôtres.
Chacun(e) d’entre nous range les concepts dans des catégories différentes, aussi nous pouvons considérer que ce rangement équivaut à une signature anthropométrique comme les empreintes des doigts.
Je classe avec assurance cet article dans la catégorie d).
Je range mes percepts (que je distingue des concepts) dans la catégorie d). Par contre ma foi affirme et valide ce précédent jugement d’une conviction péremptoire.
Si nous pouvons discuter aimablement des nuances et des variétés de nos jugements arbitraires (encore que), il faut taire les convictions de notre foi qui sont sources de conflits parmi les hommes.

quale

Réagir
1

Jean-Louis Tripon

Ingénieur géomètre INSA Strasbourg, Chercheur théoricien en sciences mentales, Créateur de la méthode DMS, Président fondateur de l'AFDMS. Directeur du social networking service Sic Itur

Laisser un commentaire