Taoïsme

Taoïsme

Lao tseu

Qu’importe le nom et le sens conceptuel que l’on donne au Tao. Qu’importe la métaphysique et les traditions culturelles et philosophiques chinoises. Qu’importent les déviations, et les emprunts au chamanisme qui ont fait du taoïsme une religion populaire auprès des masses paysannes incultes en Chine.
Il existe un état de pleine conscience harmonique atteint par quelques anciens sages dont le légendaire Lao Tzu, qu’ils ont voulu transmettre et faire connaître au commun des hommes, et qui nous ont légué le Dao de jing.
Dans cet état mental d’une félicité permanente, l’être vivant ne pense plus verbalement, mais holistiquement, il n’éprouve plus aucune passion, aucun trouble, aucune émotion, ni aucun stress. En toutes circonstances, il agit spontanément, sans volonté et sans désir de faire. Il se contente de faire ce qu’il y a lieu de faire. Il va sous le ciel, sans rencontrer le moindre obstacle, ni de la nature, ni des hommes. Il est ainsi devenu invincible, hors de toute atteinte. C’est un ignorant qui sait tout faire, car il tête le lait du sein de sa mère, l’universelle. 
Ce qui prouve que la nature mentale de l’homme, néoténique de naissance, et encombrée de multiples dissonances normatives et cognitives, est évolutionnaire, et qu’elle peut s’affiner et s’achever dans un état supérieur de conscience, que certains nomment supramentale.

Réagir
3

Jean-Louis Tripon

Ingénieur géomètre INSA Strasbourg, Chercheur théoricien en sciences mentales, Créateur de la méthode DMS, Président fondateur de l'AFDMS. Directeur du social networking service Sic Itur

Cet article a 4 commentaires

  1. Jean-Louis Tripon

    Le taoïsme des origines ne me semble pas se soucier du carpe diem, mais aller au delà, C’est la doctrine de non agir, du non faire, par le non agir gagne l’univers, celui qui veut faire ne peut le gagner. (lire chap 48 du tao tö king).
    Le non-faire est en fait le non-désir-faire. Ce qui est difficile à comprendre, pour un Chinois comme pour un occidental (ce livre écrit dans une langue classique a 250 traductions en mandarin standard), c’est que cette spontanéité est un acte irréfléchi qui procède d’une harmonie avec les principes universels. Ce comportement ne se préoccupe pas de vouloir ou pas. Dans cette culture chinoise spécifique, on dira que c’est le tao qui fait, pas moi, pas mon être. Pour un mentaliste occidental, qui comme moi, a réglé l’harmonique de mes fonctions mentales, je dirais que c’est l’harmonie de cette synergie mentale qui fait, dès lors je n’ai (mon soi observateur de ce qui se passe) plus besoin de me soucier de vouloir agir.
    Mais tout cela, cet état du non-faire, n’est pas l’aboutissement d’un enseignement conceptuel philosophique d’aucune école, mais d’une évolution mentale intuitive qui se construit dans des percept mentaux, des qualia non transmissibles, qui peut durer des dizaines d’années avant de devenir idéalement fluide. C’est pourquoi, il est souvent dit que toute étude est vaine, et que celui qui se consacre au tao diminue de jour en jour.

    Réagir
    4
  2. Jean-Louis Tripon

    Il n’y a pas de discipline d’annihilation du désir, pas plus que des émotions, cette voie d’auto contrainte est sans issue. Il y a par contre une évolution vers une harmonique vide de toute dissonance cognitive, qui rend caduque le désir et la nécessité de notre système émotionnel. Quand le désir n’a plus de raison d’être pour faire il n’est plus, et dans cet état mental votre performance est optimale ! L’ignorance devient le véhicule de la plus grande efficience. Car il s’agit bien de l’ultime compétence dont parle Lao-tseu, et non de la contemplation de la nature.paisible.

    Réagir
    2
  3. Jean-Louis Tripon

    Ce fut et c’est toujours la réalité. Je déplore les dérives du taoïsme originel qui s’est encombré de divination, haruspices , chamanisme, exorcismes, pour plaire, exploiter et séduire ces populations paysannes analphabètes, pour en faire une religion à laquelle je n’accorde aucune valeur spirituelle.
    Je rêve d’un taoïsme qui n’a peut-être jamais existé, un taoïsme élitiste qui ne comprenait pas plus de cent moines, qui ont écrit le tao tö king, avant de disparaître vers les montagnes de l’ouest, privant ainsi la société chinoise de leur mort, et laissant planer la légende de leur immortalité.
    Donc c’est vrai, il y a un peu de mépris, ou plutôt de regrets, car soyons pragmatiques, c’est de cela qu’il s’agit : Si chacun de ces 100 avait transmis sa complétude à dix, et chacun d’eux à dix autres, et ainsi de suite, notre société humaine ne serait pas dans un tel état de souffrance pathologique. Et la menace écologique, qui pèse aujourd’hui sur l’humanité du fait de ses erreurs matérialistes, ne serait pas là. (Je dis complétude par référence à la néoténie de notre espèce, son inachèvement mental, dans le cadre de la théorie évolutionnaire de l’esprit humain)

    Réagir
    2
  4. Jean-Louis Tripon

    Je suis dualiste de substance parce que mes techniques mentalistes réclament ce cadre conceptuel pour fonctionner, donc je rejette Spinoza pour son monisme physicalisme et son déisme (je suis un métaphysicien, sémanticien athée), d’où René Descartes qui reste le père de cette école en remplaçant son hypothèse imprudente de glande pinéale par le diplosome (un organite cellulaire) comme interface physique/mental, ce qui coupe l’herbe sous le pied de nos ennemis : les matérialistes physicalistes cognitivistes. Nous sommes engagés dans une guerre conceptuelle et culturelle mondiale face aux néolibéraux, aux transhumanistes, aux computationnalistes, et aux neuroscientistes expérimentaux, et aux techniciens de l’Intelligence Artificielle. Il y a des Milliers de milliards de US Dollars et l’avenir de la planète en jeu avec des ramifications dans tout les domaines, et nous comptons bien les faire chuter dans la poussière avec tous leurs lobbys toxiques avant la fin du siècle.
    A coté de cela il y a ce que nous pourrions appeler notre Grand Jeu de Vie, seuls face à l’universel, notre sublime grâce, comme disent les bouddhistes, allons nous nous confondre dans le cloaque collectif de la source sempiternelle de vie, où jouer au Go avec les grands maîtres immortels de tous les univers ? Vous comprendrez que l’enjeu est si important que vos convictions primeront sur celles de tout autre, les uns disent qu’il n’y a rien à faire puisqu’on est déjà, et le Bouddha s’est assis 7 jours sous l’arbre de la Bodhi, mais pas sans rien faire et après une vie d’intense méditation. Je pense qu’il y a quelque chose de réel derrière tout cet imaginaire mystique, mais que nous devons le jouer en dilettante, c’est à dire le plus sérieusement du monde, en aboutissant à savoir mourir à tout instant dans la félicité de la maîtrise de soi. C’est un peu compliqué à dire, et plus encore à faire, mais c’est une valeur sûre, au delà, nous ne pouvons juger de rien.

    Réagir
    4

Laisser un commentaire

Article suivantRead more articles