Violence faite aux femmes

Violence faite aux femmes

Françoise Héritier : « Nous sommes les seuls parmi les espèces où les mâles tuent les femelles »

Alors que des hommes cèdent à leurs « pulsions irrépressibles et licites » selon Françoise Héritier, ce sont les femmes qui subissent la honte, la souillure et le déshonneur. Quels sont les redoutables mécanismes de la violence faite aux femmes ?

Lorsque nous parlons des violences exercées à l’encontre des femmes, il ne vient à l’idée de personne de dire par qui… Mais les violences exercées à l’encontre des femmes, et bien il faut le reconnaître, dans toute l’histoire de l’Humanité et encore maintenant, ce sont des violences exercées par l’autre moitié sexuée de l’Humanité. Bien sûr il y a des femmes qui exercent des violences contre d’autres femmes (…) mais généralement ce sont des violences masculines.
On nous parle d’une nature, qui serait plus violente chez les hommes, qui serait fondamentalement dominatrice, et on nous parle aussi d’accès de bestialité. Dans tous les cas, on a tout faux ! Ce n’est pas une nature, c’est une culture ! C’est justement parce que les humains sont capables de penser, qu’ils ont érigé un système, qui est un système de valences différentielles du sexe. Et cela s’est passé il y a fort longtemps.
Nous sommes ainsi les seuls parmi les espèces où les mâles tuent les femelles. Ce n’est donc pas une question de bestialité, de nature, et parce que ce n’est qu’une question de pensée, de culture, de construction mentale, nous pouvons penser que la lutte peut changer cet état de fait.

Je suis du genre neutre et j’estime que ce discours féministe récurrent nie ce que je suis. Je combattrai toujours un message victimaire qui assimile l’être à son sexe, en dissonance cognitive avec la réalité asexuée de l’être singulier, non physique, que nous sommes.
Le caractère violent qui touche les personnes des deux sexes, est une tare, un vice, une facilité égotique, un comportement inadapté, et un problème psychologique qui relève de la néoténie de l’espèce. Ce n’est pas en soi un problème culturel, même si la culture dominante patriarcale de cette société occidentale a tendance à minimiser et à excuser les comportements violents des mâles. 
Tout type de violence physique ou verbale est à condamner, quels qu’en soient les auteurs et quelles qu’en soient les victimes. Distinguer des catégories d’auteurs et de victimes de violences est source de dissonance cognitive, et empêche de penser comme il faut.

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Ennéa Almeshin

Ennéa Almeshin est l'avatar féminin de Jean-Louis Tripon. Elle est Pei Jing, Première ministre de la RP de Chine dans le roman ATARAX. Elle prétend venir de la troisième planète invisible de l'étoile Aldébaran dans le Taurus, et que Jean-Louis Tripon est son avatar Frawen favori.

Cet article a 4 commentaires

  1. Sylvain Chiron

    Le caractère violent est :
    — une tare : oui ;
    — un vice : oui, mais pas forcément un signe de corruption ;
    — une facilité égotique : non, pas forcément, ça peut être le seul caractère qui permet de garder la conscience de ce qu’on vit ;
    — un comportement inadapté : non plus, pas forcément.

    Toutes les violences ne sont pas à condamner : ce peut être de la légitime défense.

    Condamner les violences n’est par ailleurs pas forcément suffisant : il faut aussi démontrer de la considération pour les victimes, sans quoi elles ne connaitront pas la justice ; c’est leur droit à la dignité.

    C’est vrai qu’il y a aussi des hommes qui subissent des violences et des femmes qui en commettent. Alors pourquoi se concentrer spécifiquement sur les violences faites aux femmes par les hommes ? Parce qu’il n’est point de femmes qui commettent des violences sans que ce soit une question de survie, alors que les hommes sont nombreux, très nombreux à le faire.

    Tu es quand même plutôt viril pour quelqu’un du genre neutre ! Je ne comprends pas ton idée d’« assimiler l’être à son sexe » ; le sexe fait partie de l’être, de l’identité de la personne, il est une manifestation fondamentale de ce que les parents veulent obtenir de leur enfant.

    Dire que la violence serait un problème culturel ne me plait pas énormément non plus. Le problème, c’est la bêtise…

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    1. Jean-Louis Tripon

      Un dualiste de substance, n’est ni son corps, ni son cerveau sexué, notre mental n’a pas de sexe et notre genre est un choix, je suis donc un neutre hétéro de sexe masculin. L’avantage du neutre est de se libérer des aliénations d’appartenance sexuelle, il est faux que tous les parents désirent un genre sexué pour leur enfant (si j’avais un(e) enfant, je ferais en sorte de le/a convaincre de devenir neutre).
      Le féminisme montre un combat de femmes contre leur propre aliénation sociale qui les réduit à n’être que des génitrices et des courtisanes, les deux opportunités que leur laisse la culture patriarcale. Ce qui peut conduire certaines à des excès comme lesbianisme militant d’Alice Coffin, il serait plus simple pour elles de prendre le genre neutre qui n’est pas attaché à cette aliénation et d’échapper à la guerre des genres
      https://www.nationalgeographic.fr/photographie/2019/11/se-passer-du-regard-des-hommes-est-un-immense-defi?fbclid=IwAR06GzPVUcp7pwES0sYW3VKFtWBlsDGqRwlpDkfzug3BcrSYNltQg2GgMd0
      Les violents sont des primaires, des psychotiques attardés mentaux. Tu sais qu’une attitude mentale peux stopper la charge d’un lion ou d’un éléphant (j’ai jamais essayé, mais vu faire). Le problème c’est que certaines femmes sont attirées par ce caractère viril de même que les HPE par les PN, sans savoir maîtriser la brute, donc deviennent des victimes idéales et en prennent plein la gueule ! => 300 mortes en France ! il existe aussi des femmes violentes qui assassinent (elles préfèrent les poisons au couteau). Cependant, il ne faudrait pas assimiler tous les hommes à ce caractère d’un mâle primitif violent.
      La violence défensive contre une violence agressive, n’est sans doute pas la meilleure des choses, mais je comprends qu’il est des cas où nous ne pouvons pas faire autrement pour tenter de sauver notre vie. Personnellement j’ai refusé le service militaire et je ne suis jamais trouvé dans une telle situation de violence.
      Le problème de la violence c’est un peu la culture (voir les jeux de combats) et beaucoup l’immaturité psychologique. (sans être dans une culture nazie qui valorisait cette violence au plus haut point, nous sommes quand même dans une société qui recrute des brutes pour faire la guerre et maintenir l’ordre avec une grande violence, et que dire de certaines compétitions sportives !)

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      1. Sylvain Chiron

        Mon père a fait une grève de la faim pour se sortir du service militaire. Comment tu as fait, toi ?

        Moi, je pense que ça peut être très approprié de foutre un poing dans la gueule à quelqu’un d’incorrect, pour se faire respecter. Pas la peine de se bagarrer ; juste un poing dans la gueule, bien placé. Ça ne fait pas très mal, et dans notre droit pénal, en l’absence de complications c’est une contravention punie de 500 euros d’amende (ça peut valoir le coup !). Ça fait partie de la société. Rappelle-toi aussi que la pénétration sexuelle est très acceptée par la société, mais il est proposé de la punir bien plus sévèrement en l’absence de consentement !

        Quand j’avais quinze ans, dans une soirée entre camarades de classe, l’une des filles que j’aime le plus m’a dit que si je me laissais aller à boire comme les autres, elle me mettrait une claque. Je l’ai trouvée un peu ridicule, et j’étais pris dans une contradiction, parce que j’avais bien envie qu’elle me touche (ce qu’elle décrivait formellement comme une sanction), mais le symbole qu’elle rattachait à l’acte me dérangeait évidemment. J’aurais très bien pu ignorer ce symbole, mais j’ai un respect viril pour la pensée des femmes, et notamment, quand je suis amoureux, je les laisse faire n’importe quoi ! Bref, je n’ai pratiquement pas bu et ça ne m’a pas dérangé plus que ça. Quant à la contradiction, ce n’est pas grave non plus, puisque cette fille est de toute façon très douée en psycholinguistique.

        Pas mal, ce combat d’Alice Coffin. Néanmoins, je trouve sa démarche un peu impertinente, en ce qu’elle demande aux femmes d’« apprendre à se passer du regard des hommes », ce qui sous-entendrait qu’elle serait pionnière du concept. Je ne pense pas que toutes les femmes soient constamment obsédées et oppressées par le regard des hommes ! Quoiqu’il en soit, il faut plus ou moins se préoccuper du regard des autres, mais pas de celui des hommes en particulier. Et parfois, le regard des hommes est aussi très vitalisant !

        D’autres fois, c’est un calvaire, mais on ne peut l’ignorer ! Les filles victimes d’inceste, notamment, qui ne vivent que pour éviter de donner encore plus de pouvoir à leur mauvais père, sont bien obligées de le prendre en compte ! La pensée criminelle ne pardonne pas !

        Les femmes n’assassinent que des personnes qui avaient envie de mourir.

        Le gros problème des femmes, c’est qu’il n’y a pas d’outil social pour explorer l’intimité des gens. Les gens qui dévoilent leur intimité sont présumés coupables, et on s’interdit d’obliger les gens à faire des aveux sur des questions intimes. Alors quand une relation s’est mal passée, il n’y a pas de moyen de le prouver ; tout ce qu’on peut faire, c’est bien choisir les gens avec qui on traine.

        J’ai une amie, à l’opposé de toi, qui disait que le genre neutre, c’est un vilain artifice ; il y a deux sexes, il faut en prendre un et s’adapter ! Moi, ça me plait de reconnaitre qu’il y a un genre neutre. Il n’existe peut-être pas dans notre langue à l’origine, mais on le trouve sur les êtres hermaphrodites et même sur certains êtres humains (les intersexes), même si on n’en parle pas beaucoup ! Néanmoins, je trouve aussi que c’est bien d’affirmer son genre, d’éviter l’ambigüité, de se rendre vulnérable au jugement. Les cultures de la masculinité et de la féminité sont assez développées (surtout celle de la féminité ; celle de la masculinité, ça serait bien qu’on en reparle), mais il y en a peu sur le genre neutre !

        Et j’ai tendance à penser que lorsqu’on est né avec une bite, il faut être viril, mais lorsque c’est un vagin qu’on a entre les jambes, c’est pour être féminine. Le cas mâle est simple, puisque la virilité peut fonctionner en toute indépendance ; mais si les femmes se trouvent dans un contexte sans virilité, elles seront bien obligées de créer elles-mêmes cette virilité.

        Les hommes bénéficient d’une présomption de virilité. Je serais d’avis qu’on s’en débarrasse ; ça et la présomption de consentement, ça fait beaucoup ! Il est approprié de se demander si ce ne sont pas les femmes qui font le plus dur travail !

        Julie Dachez entre autres (une chercheuse en psychosociologie, autiste et investie pour la cause autistique) a dit que les autistes sont particulièrement vulnérables aux pervers narcissiques… Évidemment, obliger un ange à passer son temps avec un démon, c’est très douloureux pour l’ange. Mais de là à dire que l’ange serait attiré par le démon ! Cette théorie ne me convainc pas beaucoup. L’intérêt de cette phrase était plutôt le sous-entendu ambigu suivant : « Si vous vous déclarez autiste à tort, on vous enverra vers un pervers narcissique. Mais moi qui suis autiste, s’il vous plait, évitez-moi les pervers narcissiques ! »

        Les jeux de combat, ça pourrait être bien pour parler posément de la violence, avant qu’elle survienne dans la réalité ! Mais malheureusement, dans mon expérience, on ne s’est pas souvent lancés dans la discussion ! Moi aussi, le sport de compétition me dégoute, même comme simple loisir. C’est triste…

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    2. Brigitte Catez

      hypersensible empathe j ai connu malheureusement l ENFER ! un mariage de 9 mois.Pour me reconstruire je me suis encore battue !Je suis tombée…non Car toujours relevée,je SUIS.Cette réalité je ne la connaissais pas,le mariage àouvert la porte de mon enfer.Quotidiennement mentalement et physiquement j ai subi,tout meme l abominable inimaginable.Honteuse ,cependant une de mes faiblesses fu^t le syndrome de Stockholm donc une lutte encore plus difficile.Rescapée je dois ma survie à un instan d instinc de survie avant ma mise à mort.Lui pervers narcissique au plus haut degré si degré avant la folie il y a…je suis maintenant présente de cette douloureuse expérience qui fait une de mes energies de vaincre dans ce monde fou,agonisant.plusieurs étapes dans ma vie m ont appris,je sais qui je suis en conscience,je pense,je suis entière face à mon reflet,encore plus riche qu hier et moins que demain.Cheffe de meute j ai étè et suis toujours.cheffe de ma liberté retrouvée,je rayonne et résonne par et pour l amour du partage,de la connaissance,du savoir.Heureuse,fière et droite dans mes bottes je suis…heureuse en paix avec ma vie.

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